Comment reconnaître une phlébite !


Déjà qu’avoir une insuffisance veineuse n’est pas agréable, les phlébites, doivent être traitées en urgence. Généralement, il y a des symptômes clairs alors que d’autres fois, non. Si une personne est a risque, elle doit porter une attention particulière a ses jambes
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Comment reconnaître une phlébite !

 

Vous avez quelques kilos en trop, les jambes lourdes ou marchez peu ? Vous présentez des risques de phlébite ! Fréquente, la phlébite peut conduire à l’embolie pulmonaire, mortelle. Le point sur ses facteurs de risque, et comment la reconnaître !

Plébite : gare aux varices !

varice phlebite

Le risque de phlébite est une excellente raison de surveiller de près l’état de ses varices !

En effet, « une varice douloureuse et un peu rouge peut traduire la présence d’un caillot de sang dans une veine », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.

Quand s’inquiéter ? Quand la varice est soudainement douloureuse, qu’elle est chaude, qu’elle rougit et qu’on ressent au toucher comme une induration.

« La douleur est localisée et aiguë. Elle n’a rien à voir avec la sensation diffuse et récurrente de jambes lourdes », précise le Dr Ariel Toledano angiologue.

Quand consulter ? Dès que l’on présente ces symptômes, il faut consulter un médecin en urgence.

« On recherchera d’abord une phlébite superficielle, c’est-à-dire la présence d’un caillot dans une veine proche de la surface de la peau (les varices touchant principalement ces veines). Puis une phlébite profonde », explique le Dr Laroche.

Douleur au mollet : attention danger !

douleur mollet phlebite

Votre mollet vous fait soudainement mal ?

Attention ! « C’est un des premiers signes de la phlébite », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.

Pour cause, le caillot de sang qui obstrue la veine génère une inflammation des parois veineuses, donc une douleur.

Quand s’inquiéter ? Quand la douleur est aiguë, permanente, ressentie comme une pesanteur, qu’elle empêche la marche et qu’elle n’est pas soulagée par le repos. Elle peut être localisée au mollet ou à la cuisse.

Quand consulter ? En urgence, dès que l’on ressent ce type de douleur, et surtout si elle s’accompagne d’un gonflement du membre inférieur.

Jambes lourdes : risques de phlébite !

jambe lourdes phlebite

Ce n’est pas parce que l’on souffre de jambes lourdes qu’on est en train de faire une phlébite. Les jambes lourdes sont la manifestation d’un mauvais retour veineux, donc d’une stagnation du sang dans les veines. Non de la présence d’un caillot. Cependant, les deux peuvent quand même être liées ! Le sang qui stagne peut à la longue coaguler et former un caillot, donc une phlébite.

A savoir : « Une phlébite est en général unilatérale. Il est très rare d’avoir les deux jambes atteintes », précisent nos spécialites.

Oedème : consultez en urgence

oedeme mollet cuisse phlebite

Un des signes caractéristiques de la phlébite est l’oedème. En fonction de l’endroit où se situe le caillot, il peut se traduire par un gros mollet, une cheville enflée, une grosse cuisse, voire parfois toute la jambe qui double de volume.

 Pourquoi ?

 « Parce  que le caillot crée un obstacle au retour veineux du sang, ce qui génère un gonflement », répond le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.

Quand s’inquiéter ?

« En général, en cas de phlébite, l’oedème apparaît rarement de manière isolée. Il s’associe à un symptôme douloureux, ou à une sensation de chaleur de la zone suspecte », explique le Dr Ariel Toledano, angiologue et phlébologue.

Quand consulter ? En urgence, dès constatation d’un oedème, seul ou associé à d’autres signes (douleurs du mollet…).

Mollet dur, trop ferme : méfiez-vous !

mollet ballotement phlebite

« Un mollet qui est dur, qui ne ballote plus peut être un signe de phlébite », prévient le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.

 Pourquoi ?

« Parce que comme les veines sont obstruées par un caillot de sang, les muscles se contractent, donc le mollet aussi », explique le Dr Ariel Toledano, angiologue.

Quand s’inquiéter ? Dès que l’on constate une diminution du ballotement du mollet.

« Même si ce symptôme apparaît seul (sans douleur, rougeur de la jambe), il n’est pas normal », précise le Dr Toledano.

Quand consulter ? Dès constatation de ce symptôme.

Fièvre inexpliquée : il peut s’agir d’une embolie…

fievre phlebite

Une fièvre survenant de manière inexpliquée, peut être le signe d’une phlébite, pire, d’une embolie pulmonaire (migration du caillot de sang de la jambe dans les poumons).

 Pourquoi ?

« Parce que le caillot qui bouche la veine enflamme la paroi veineuse. La fièvre est le signe de cette inflammation », répond le Dr Ariel Toledano, angiologue.

Quand s’inquiéter ? Quand la fièvre survient sans explication (sans la présence d’une infection : grippe…) et qu’elle ne baisse pas. Plus encore si elle intervient chez une personne alitée depuis plus de 3 jours (en cas d’hospitalisation par exemple). Le risque de phlébite est alors majoré.

Quand consulter ? Que la fièvre soit observée de manière isolée, ou associée à d’autres signes de phlébite (douleurs au mollet, jambe gonflée…), il faut consulter très vite un médecin, et en urgence si vous présentez des facteurs de risque (surpoids, tabagisme, antécédents personnels ou familiaux…).

Anxiété inhabituelle : symptôme de caillot ?

anxiete phlebite

« L’anxiété peut être un signe clinique de la phlébite », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.

Etonnant ?

 Pas vraiment. « Quand les gens ne se sentent pas bien, qu’ils sont anxieux alors qu’ils ne le sont pas d’ordinaire, surtout s’ils sont alités depuis quelques jours, cela peut traduire la présence d’un caillot dans une veine. »

Quand s’inquiéter ? En cas d’anxiété inhabituelle, survenant de manière brutale sans raison particulière. Plus encore, si elle s’accompagne d’une fièvre ou de dyspnée (essoufflement).

Quand consulter ? Dès constatation du symptôme, en urgence si vous présentez des facteurs de risque (surpoids, tabagisme, antécédents personnels ou familiaux…).

Crampes ou phlébite, comment faire la différence ?

crampe phlebite

« Qu’elles soient aiguës ou à répétition, les crampes ne sont pas des signes de phlébite », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.

Leurs douleurs sont différentes. « Celle de la phlébite ne disparaît pas, elle est permanente, à l’inverse de la crampe. »

A savoir : Il est possible de souffrir de crampes suite à une phlébite. Dans ce cas, les crampes sont particulières. Ce sont des contractures rythmées par la marche. Elles apparaissent progressivement et sont croissantes puis disparaissent après l’arrêt de l’effort. La surélévation des membres (sur un oreiller par exemple) accélère le retour à la normale.

Phlébite : êtes-vous à risque ?

phlebite facteurs de risque

Certains facteurs augmentent le risque de phlébite. Vous êtes concerné si vous :

avez des antécédents personnels ou familiaux de phlébite

– êtes en surpoids (calculez votre IMC pour le savoir)

– avez plus de 70 ans

– êtes sédentaire

– faites de l’insuffisance veineuse (jambes lourdes notamment).

– êtes alité plus de 3 jours (hospitalisé ou non)

– avez un cancer

– êtes immobilisé par un plâtre

– fumez

– prévoyez un long voyage en avion ou en car (plus de six heures)

Si vous présentez un de ces facteurs de risque, surveillez vos jambes et consultez au moindre symptôme : douleur au mollet, oedème, diminution du ballotement…

Phlébite : le vrai risque c’est l’embolie

embolie pulmonaire phlebite examen medical

Douleur au mollet, varices douloureuses, oedème… Ces signes annonciateurs d’une phlébite ne doivent pas être négligés ! Le caillot de sang qui obstrue la veine peut migrer dans les poumons et boucher une ramification artérielle. On parle alors d’embolie pulmonaire, complication ayant un risque élevé de mortalité.

« On dénombre environ 300 000 cas de phlébites par an en France. 15 000 personnes meurent d’une embolie pulmonaire », explique le Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue.

Conclusion : Soyez vigilant et allez consulter votre médecin au moindre symptôme suspect.

Phlébite : quand il n’y a pas de symptômes…

phlebite symptome

Dans certains cas, la phlébite peut être totalement silencieuse. Pas de douleur au mollet, pas d’oedème, pas de sensation de chaleur… Rien. En général, c’est parce que le caillot qui obstrue la veine est de petite taille. Sa présence se manifeste seulement quand il migre dans les poumons (on parle alors d’embolie pulmonaire « cruorique »). C’est là que la fièvre ou l’anxiété peuvent évoquer une phlébite sous-jacente, surtout si on est en situation à risque : alitement, insuffisance veineuse…

Phlébite : il faut faire un échodoppler !

phlebite medecin echodoppler

En cas de symptôme(s), consultez en urgence pour passer un échodoppler afin de confirmer ou non la phlébite.

« C’est vraiment une pathologie pour laquelle il faut avoir un diagnostic de certitude donc un examen qui l’objective. Car s’il y a phlébite, on mettra en place un traitement anticoagulant à potentiel dangereux (risque hémorragique) », explique le Dr Jean-Pïerre Laroche, angiologue.

Ce traitement aura pour mission de stopper l’évolution de la maladie et d’éviter la migration du caillot dans les poumons.

A savoir :

 » Quand la phlébite est traitée, il y a 0,3% de risque de faire une embolie pulmonaire. »

par Aurélie Blaize, journaliste santé et validé par Dr Jean-Pierre Laroche, angiologue et phlébologue

http://www.medisite.fr/

Quels sont les signes d’une phlébite ?


Les phlébites ne doivent pas être pris à la légère. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent provoquer cette inflammation des veines mais certains peuvent être éviter … et les exercices comme la marche est un excellent atout pour activé le flot sanguin dans les jambes
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Quels sont les signes d’une phlébite ?

On parle de phlébite lorsqu’un caillot sanguin bloque plus ou moins complètement la circulation sanguine dans une veine. Si la veine en question n’est pas une veine superficielle, mais une veine profonde ou de gros calibre, il s’agit d’une urgence. Quels sont les signes ou symptômes à repérer?

La phlébite ou thrombose veineuse: superficielle ou profonde?


La phlébite superficielle (blocage de la circulation dans une petite veine, entraînant douleur et inconfort) n’est pas grave en soi, mais constitue un facteur de risque de phlébite profonde. Or cette dernière est une urgence car le caillot qui entrave la circulation dans une veine profonde ou de gros calibre peut se détacher, migrer dans la circulation et provoquer une embolie pulmonaire (le caillot va se loger dans une artère pulmonaire), accident grave et potentiellement mortel.

Quels sont les symptômes d’une phlébite?

Les signes d’une phlébite superficielle:

Une veine rouge, chaude, dure, en relief et donc bien visible en surface. Elle est aussi douloureuse ou sensible au toucher. La zone atteinte est parfois enflée, traduisant un œdème local.

Les signes d’une phlébite profonde:

Dans la moitié des cas, la phlébite profonde ne se manifeste par aucun signe. Sinon, il s’agit d’une douleur au niveau du mollet ou de la cuisse, ou bien de crampes, d’engourdissements, d’une sensation de chaleur ou d’un gonflement du mollet, de la cheville, voire de la jambe entière. La peau est brillante, dure et de couleur blanche ou légèrement bleutée. L’inflammation locale de la veine peut entraîner une fièvre légère (38°C). On repère également une phlébite grâce au signe de Homans: la douleur s’accentue lorsqu’on lève la pointe de pied vers le haut.

Ces symptômes doivent amener à consulter son médecin en extrême urgence car ils annoncent un risque élevé d’embolie pulmonaire, accident grave qui lui, se manifeste par une douleur dans la poitrine, un essoufflement, voire des crachats de sang et une perte de connaissance.

Quelles sont les personnes à risque de phlébite?

Les sujets à risques doivent être particulièrement attentifs aux signes de phlébite.

Voici les principaux facteurs de risques:

•L’insuffisance veineuse.
•Les varices.
•Une intervention chirurgicale nécessitant un alitement prolongé.
•Les positions immobiles de longue durée: voyages
(et notamment en avion), travail statique, etc.
•Les antécédents personnels de phlébite
(les récidives sont fréquentes), d’accident cardiaque, d’insuffisance cardiaque ou respiratoire.
•Les antécédents familiaux de phlébite ou d’embolie pulmonaire.
•Un trouble de la coagulation du sang.
•Les traitements hormonaux car ils augmentent la coagulation sanguine : contraception, traitement hormonal substitutif de la ménopause.
•Un cancer.
•La pose d’un cathéter dans une veine.
•La grossesse.
•L’obésité.
•L’âge.
•Le tabagisme.
•Etc.

Certains de ces facteurs de risques étant modifiables, on peut donc diminuer son risque de phlébite…

http://www.e-sante.be/