Le Saviez-Vous ► 19 Produits Qui Ont Des Noms Distincts Selon les Pays


On utilise divers produits qui se vendent un peu partout au monde. Certains d’entre eux ne portent pas le même nom, ne se vendent pas le même format… Comme M. Net, il se vend un peu partout sous différents noms comme M. Net au Québec, M. Propre en France, Mr Clean au Canada anglais et États-Unis etc …
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19 Produits Qui Ont Des Noms Distincts Selon les Pays


Avant d’introduire un nouveau produit dans une région donnée, les spécialistes du marketing effectuent des recherches et étudient en profondeur les attentes des consommateurs. Les fabricants tentent d’adapter les conceptions d’emballage et les noms des produits aux particularités nationales du marché. Donc si tu penses savoir exactement à quoi ressemble ta barre chocolatée préférée, essaie de la reconnaître dans un autre pays.


Par exemple, imagine que tu arrives au Québec et décides d’aller satisfaire ton envie de KFC. Sauf que… là-bas ça ne s’appelle pas KFC mais PFK ! Ou bien savais-tu que tu ne pourras pas aller chez Burger King en Australie ? Là-bas, cette chaîne de fast-food porte le nom de « Hungry Jack’s ». Voici une liste amusante de produits qui ont un nom ou une apparence différents selon les pays où ils sont vendus.

– Les Européens sont perdus lorsqu’ils essaient de trouver du Coca-Cola Light dans les supermarchés américains ou britanniques. Ce qu’ils ne savent peut-être pas, c’est que dans ces pays, le Coca-Cola allégé est appelé Diet Coke !


– Quand les Européens, les Japonais et les Russes lavent leurs vêtements, ils utilisent souvent un assouplissant populaire appelé Lenor. Mais si tu cherches ce produit aux États-Unis, tout ce que tu verras dans les rayons, ce sont des bouteilles bleues étiquetées Downy.


– Autre produit fabriqué par Procter&Gamble, le détergent Tide se vend sous trois noms différents ! En Europe centrale, il est connu sous le nom de « Vizir », tandis qu’en Turquie les gens achètent « Alo ».


– La vaseline, un remède populaire pour la peau sèche, a un nom différent en espagnol et en portugais. Si tu as besoin de ce produit, mettons au Brésil ou au Mexique, demande du Vasenol.


– Dove est une marque de chocolat populaire que l’on peut trouver presque partout dans le monde. Mais si tu vas en Égypte, en Inde ou au Royaume-Uni, cherche plutôt les chocolats appelés Galaxy.


– Les Européens sont habitués à la barre chocolatée Milky Way, emballée dans un papier bleu avec des petites étoiles blanches. Mais si tu souhaites grignoter la même barre aux États-Unis, il te faudra chercher celle qui porte le nom « 3 Musketeers ».


– Peu de gens savent que les chips Lay’s sont apparues pour la première fois au Royaume-Uni sous le nom de Walkers il y a plus de 70 ans ! Mais tu sais quoi ? Au Royaume-Uni, ils mangent encore des Walkers !


– La marque Rexona, qui produit des déodorants et des anti-transpirants de renommée mondiale, est appelée « Shield » en Afrique du Sud, « Sure » au Royaume-Uni et en Irlande, et « Rexena » au Japon et en Corée du Sud.


– Connais-tu la margarine allégée appelée «Becel» ? Non ? Et celle qui porte le nom de « Flora » ?


– Un distributeur américain célèbre, T.J. Maxx, s’est transformé miraculeusement en T.K. Maxx une fois qu’il a ouvert en Europe.


– En Chine, tu ne trouveras pas de bouteille de Sprite, même si tu cherches vraiment longtemps ! Mais tu peux te rabattre sur la boisson appelée « Xuebi » – c’est le même soda dont tant de gens raffolent.


TIMESTAMPS:

Coca-Cola Light 0:36

Lenor 1:22 Olay 1:50

Choco Krispies 2:42

Tide 3:21

Mr. Propre 3:58

Burger King 4:43

Vaseline 5:22

KFC 5:38

Axe 6:07

Dove 6:51

Danone 7:20

Milky Way 7:58

Lay’s 8:27

Rexona 9:12

Knorr 9:46

Becel 10:12

T.J.Maxx 10:38

Sprite 11:03

Musique par Epidemic Sound https://www.epidemicsound.com/

Économiser du temps en cuisine a un coût


    Les épiceries et comptoirs de repas, veulent nous faire économiser du temps, alors ils offrent des fruits, des légumes, lavés, épluchés, coupés et emballés. Il y a aussi d’autres produits comme des sachets de gruau qu’on a qu’à ajouter l’eau, des plats tout préparer etc … Cela permet effectivement d’économiser le temps, mais ce qu’on ne dit pas, c’est qu’ils font des profits de 100 à 150 %. Sans parler du surplus d’emballage qui augmente.
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    Économiser du temps en cuisine a un coût

    Un bol rempli de quartiers de pamplemousse.

    En optant pour un petit bol de pamplemousse déjà préparé, on gagne 2 minutes 12 secondes.

    PHOTO : RADIO-CANADA

    Barbara Ann Gauthier

    Précoupés, prélavés, précuits, préportionnés : l’industrie alimentaire offre tout un arsenal d’aliments avec la promesse de faciliter la vie au consommateur et de lui faire économiser du temps. Mais qu’en est-il vraiment?

    L’épicerie a voulu savoir combien de temps nous gagnons et combien cela nous coûte, en faisant l’exercice de comparer le prix et le temps d’aliments préparés à des aliments non préparés.

    Trois repas d’une journée pour une seule personne, totalisant 16 aliments différents, ont été évalués.

    Par exemple, le petit déjeuner maison composé d’un pamplemousse, d’un bol de gruau, d’un yogourt avec noix et d’un café a été comparé à son équivalent préportionné. Au total, 4 minutes 7 secondes ont été économisées, mais cela a coûté 2,91 $ de plus.

    En optant pour le pamplemousse déjà préparé, on gagne 2 minutes 12 secondes. Cela nous évite de l’éplucher, de le couper et d’en faire une portion.

    Acheté entier, il coûte 0,66 $ pour 90 grammes de chair, comparativement à 2,19 $ pour la même quantité en petit pot. Une économie d’argent qui exige juste un peu de temps et d’effort.

    Des suprêmes de pamplemousse.

    Éplucher et couper soi-même le pamplemousse prend un peu plus de temps.

    PHOTO : RADIO-CANADA

    La version maison du yogourt saupoudré de noix a nécessité 56 secondes à préparer, mais elle a coûté 0,76 $ de moins que la version déjà assemblée.

    Quant au bol de gruau, le temps de préparation est le même pour un gruau déjà portionné contre un gruau non portionné. Ici, on évite de mesurer la quantité de céréales à préparer. Cela coûte 0,27 $ de plus.

Ce n’est pas tant que ça prend beaucoup plus de temps, mais c’est ce qui nous permet de penser qu’on va mettre ce temps-là à autre chose.

Jacques Nantel, professeur de marketing, HEC Montréal.

Autre exemple : le café en dosette comparé au café préparé avec un filtre réutilisable. On gagne 41 secondes, mais on paie la tasse deux fois plus cher.

Le signal qu’on vous donne, c’est : voici une partie qui n’est pas plaisante pour vous dans votre journée, consacrez donc votre temps à faire quelque chose de mieux, nous, on va s’occuper de la partie non plaisante. Ce qu’on ne vous dit pas, évidemment, c’est combien on va vous faire payer pour s’occuper de la partie qui ne vous plaît pas, ajoute Jacques Nantel.

Un petit déjeuner composé d'aliments emballés individuellement.

L’industrie alimentaire offre toute une variété d’aliments préparés afin de vous faciliter la vie.

PHOTO : RADIO-CANADA

Des marges de profits qui peuvent atteindre 150 %

En épicerie, les comptoirs de prêt-à-manger offrent en quantité fruits et légumes précoupés. Ces produits génèrent de grandes marges de profits pour le détaillant.

Par exemple, des bâtonnets de carottes s’affichent à 7,50 $ le kilo, alors qu’un sac de carottes peut se vendre la moitié moins cher.

On parle d’un profit moyen brut sur des produits de base d’à peu près 19-20 %, là on est rendu dans le 100-150 % facilement.

Jacques Nantel, professeur de marketing, HEC Montréal.

Perte des savoirs culinaires

Certains aliments vendus pour faciliter la vie au consommateur ont de quoi étonner. Pommes coupées en quartiers, pommes de terre enveloppées de papier d’aluminium, prêtes à mettre au four, oeufs cuits durs écalés sont autant de produits conçus pour éviter la plus élémentaire des préparations.

On a perdu beaucoup notre relation avec les aliments, avec la préparation d’aliments. On dirait qu’on fait beaucoup de recettes quand on va recevoir des gens, mais pour tous les jours, on veut éviter tout ça, puis on achète du tout fait, précise Marlène Hutchinson, spécialiste en environnement, Cycle Environnement.

Coûts collatéraux, coûts environnementaux

Et ce tout fait produit une quantité considérable d’emballages.

Le dommage de plus, c’est vraiment l’emballage supplémentaire qui est requis aux aliments pour avoir une durée de vie plus longue. Si on prend l’exemple d’un pamplemousse qui a déjà sa protection naturelle, une fois qu’il est coupé, on a besoin d’y mettre une nouvelle protection et on a besoin en plus de le réfrigérer pour garder sa durée de vie, contrairement à un pamplemousse qui peut rester sur la tablette, explique Marlène Hutchinson.

Des emballages de produits individuels en plastique vides.

Les emballages générés par le prêt-à-manger ne représentent qu’une petite partie de l’impact environnemental global de ces produits.

PHOTO : RADIO-CANADA

Les emballages générés par le prêt-à-manger ne représentent qu’une petite partie de l’impact environnemental global. Le coût environnemental doit tenir compte du cycle de vie des emballages pour offrir un portrait juste de la réalité.

C’est sûr qu’on voit beaucoup l’emballage, mais l’impact va plus loin que ça. Il va aussi dans la préparation, il va dans la réfrigération, il va dans l’espace supplémentaire requis, l’espace supplémentaire des tablettes réfrigérées en supermarché, l’espace supplémentaire dans nos frigos chez nous. Tout ça aussi a un impact.

Marlène Hutchinson, spécialiste en environnement, Cycle Environnement.

Au terme de l’exercice de comparaison, L’épicerie constate que pour trois repas, une personne seule gagne 23 minutes dans sa journée en utilisant du préportionné, mais elle a 15 $ de moins dans ses poches. C’est un manque de 105 $ par semaine et de 420 $ par mois. Et si on multipliait ce coût pour une année, un couple, une famille?

https://ici.radio-canada.ca/

Culture de l’emballage


On nous fait croire que pour bien faire les choses, il faut beaucoup de flafla pour rendre hommage aux gens disparus, à l’amitié, l’amour et toutes les émotions que nous vivons. Quand au physique, nous disons que l’intérieur est plus important que l’extérieur et pourtant ce n’est pas ce qui se passe.
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Culture de l’emballage



Nous vivons dans un monde où les funérailles comptent plus que l’homme mort, le mariage plus que l’amour et le physique plus que l’intellect. Nous vivons dans la culture de l’emballage qui méprise le contenu.


Eduardo Galeno

Manger un aliment avec… son emballage, le nouveau défi dangereux des ados


Un autre défi des plus stupides est lancé dans les réseaux sociaux dont snapchat. Manger des aliments avec la pelure qui souvent est coriace et difficile a mâcher ou encore avec le plastique qui est aussi dangereux pour la santé
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Manger un aliment avec… son emballage, le nouveau défi dangereux des ados

 

© Twitter/@Hostess_snacks.

Le nouveau challenge a été lancé aux États-Unis sur les réseaux sociaux comme Snapchat.

Ingérer un aliment avec son emballage, tel est le nouveau défi dangereux des ados qui porte le nom de « Shell on Challenge ». 

Lancé aux États-Unis sur les réseaux sociaux comme Snapchat, le jeu consistait dans un premier temps à consommer des fruits avec leur peau. Mais certains jeunes sont allés plus loin en avalant des aliments avec leur emaballage plastique face caméra.

Des risques pour la santé

Le phénomène qui se répand inquiète. Interrogé par le journal américain New York Post, le médecin Max Plitt met en garde:

« Manger du plastique peut être dangereux. Le bisphénol A est connu pour influencer les hormones. Les substances chimiques contenues dans le PVC, comme le chlorure de vinyle, ont été associées à des cancers. »

Si ingérer des pelures de fruit ne consiste pas en soi un danger pour la santé, le risque d’asphyxie est grand.

« Encore une fois, tout ça n’est tout simplement pas censé être digéré, cela dépend de la taille de la bouchée qu’ils prennent », a précisé  le docteur Danelle Stabel à la chaîne de télé américaine WXYZ Detroit.

https://www.7sur7.be/

Du plastique dans notre alimentation !


On a beaucoup insisté voir alarmé que les microplastiques se retrouvaient dans l’estomac des animaux marins. Et bien voilà que d’après des analyses fait sur des personnes de partout dans le monde, ces microplastiques se retrouvent dans notre alimentation.
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Du plastique dans notre alimentation !

 

Rich Carey/Shutterstock.com

Après avoir analysé les selles de personnes originaires du monde entier, des scientifiques autrichiens déclarent avoir trouvé des traces de plastiques dans la totalité des échantillons ! Une annonce faite lors d’une réunion de la United European Gastroenterology, une entité qui réunit les sociétés européennes spécialisées en santé digestive.

Des chercheurs de l’Université de médecine de Vienne et de l’Agence environnementale autrichienne ont suivi un groupe de participants venus de pays du monde entier, notamment de Finlande, d’Italie, du Japon, des Pays-Bas, de Pologne, de Russie, du Royaume-Uni et d’Autriche.

Et leurs observations sont alarmantes : chaque échantillon de selles a donné un résultat positif à la présence de microplastiques !

Dans le détail, jusqu’à neuf plastiques différents, d’une taille comprise entre 50 et 500 micromètres, ont été trouvés. Le polypropylène et le polytéréphtalate d’éthylène étant les plus courants. Rappelons que ces deux plastiques sont couramment utilisés pour l’emballage alimentaire (emballage du beurre, bouteilles d’eau…).

Comment expliquer cet état de fait ?

Selon les auteurs, «  2 à 5% de tous les plastiques produits finissent dans les mers. Une fois dans l’océan, le plastique est consommé par les animaux marins et entre dans la chaîne alimentaire où il est probable qu’il soit consommé par l’homme. Ainsi, des quantités importantes de microplastiques ont été détectées chez le thon, le homard et les crevettes. Par ailleurs, il est fort probable que, lors de diverses étapes de la transformation des aliments ou à la suite de leur emballage, les aliments soient contaminés par des plastiques ».

Quel risque pour la santé ?

En l’état des connaissances actuelles, les auteurs ne peuvent, pour le moment pas se prononcer.

Toutefois, « les plus petites particules microplastiques sont capables de pénétrer dans la circulation sanguine, le système lymphatique et peuvent même atteindre le foie. Nous avons donc besoin de recherches supplémentaires pour comprendre ce que cela signifie pour la santé humaine. »

  • Source : United European Gastroenterology, 22 octobre 2018
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dominique Salomon

https://destinationsante.com

Pourquoi le plastique noir pollue la planète et menace notre santé


Le plastique noir recyclé peut contenir des produits chimiques qui sont utiliser un peu partout. Il est d’ailleurs plus facile de faire la couleur noire qu’autre couleur. Cependant quand des objets de plastiques noirs sont en contact avec la consommation, il peut présenter un danger pour la santé à cause des produits chimiques qui le composent.
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Pourquoi le plastique noir pollue la planète et menace notre santé

 

Les objets en plastique noir contiennent de nombreuses traces de produits toxiques. © Andrew Turner, Environment International

Les objets en plastique noir contiennent de nombreuses traces de produits toxiques. © Andrew Turner, Environment International

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Utilisé massivement dans l’industrie électronique, le plastique noir contenant des substances toxiques se retrouve mélangé à d’autres plastiques lors du recyclage, utilisé pour des biens de consommation alimentaire ou des jouets.

Le plastique est partout. Chaque jour, nous en produisons 400 millions de tonnes dans le monde. Mais tous les plastiques ne sont pas équivalents. Selon leur usage, on leur ajoute parfois des additifs pour les colorer, les rendre résistants à la chaleur, plus solides ou plus souples, etc. Certains résidus chimiques proviennent même du processus de polymérisation lui-même.

Parmi tous ces plastiques, celui de couleur noire pose un problème majeur, met en avant une étude publiée dans la revue Environment International. Car ce plastique provient principalement de produits électroniques, qui contiennent de nombreux additifs chimiques : antimoine, cadmium, chrome, mercure, plomb, ou retardateurs de flammes. Or, ce plastique est mélangé à tous les autres lors du processus de recyclage et se retrouve donc dans une multitude d’objets, dont certains potentiellement en contact avec la bouche comme les emballages alimentaires, les ustensiles de cuisine ou les jouets.

La moitié des objets en plastique noir contaminés

15 % du plastique arrivant dans les centres de recyclage est du plastique noir, d’après Andrew Turner, qui a mené l’étude. Car outre ses qualités esthétiques, le plastique noir est plus facile à fabriquer à partir de matériaux recyclés, puisqu’on peut mélanger différentes couleurs, contrairement aux bouteilles transparentes par exemple, qui ne peuvent pas être fabriquées à partir de bouteilles rouges, vertes ou opaques.

Après avoir analysé plus de 600 échantillons de plastique de différents objets noirs (pince à cheveux, écouteur, tournevis, capuchon de feutre, mug thermos, clé USB, boîtier de CD, pique à cocktail…), le chercheur a détecté une présence plus ou moins élevée de substances toxiques dans ces objets. La moitié contient du brome, un quart du plomb et de l’antimoine et 7 % de cadmium. Si les concentrations ne posent pas de véritable danger pour les produits électroniques, il n’en n’est pas de même pour ceux prévus pour un contact alimentaire.

Le cercle vicieux de la contamination

Mais pourquoi utilise-t-on ce plastique noir issu de déchets électroniques plutôt que de recycler celui provenant d’autres sources (emballages alimentaires, boîtiers de CD…) ? Tout simplement parce que celui-ci est jeté à la poubelle. La plupart des centres de tri utilisent la spectrométrieinfrarouge, incapable de détecter le noir de carbone, le pigment utilisé pour colorer le plastique noir. Les emballages de couleur noire sont donc systématiquement écartés et les fabricants sont obligés de se rabattre sur des vieux plastiques noirs déjà recyclés.

Le plastique noir utilisé dans les objets courants est lui-même issu d’autres plastiques recyclés et déjà contaminés. © Andrew Turner, Environment International

Le plastique noir utilisé dans les objets courants est lui-même issu d’autres plastiques recyclés et déjà contaminés. © Andrew Turner, Environment International

    Un cercle vicieux, puisque ces derniers ont déjà été fabriqués eux-mêmes à partir de déchets électroniques. Il contient jusqu’à 15 polymères différents, issus de recyclages successifs.

    « On entretient ainsi une sorte d’économie circulaire de la pollution », observe Andrew Turner.

    Deux échantillons de plastique noir contenant des taux élevés de brome suffisent à contaminer 32 autres produits qui n’en contenaient pas du tout !

    Des trous dans la règlementation

    Plusieurs directives européennes ont pourtant imposé des restrictions sur les substances toxiques dans les produits électroniques. Une filière spécifique de recyclage a été mise en place en 2006 pour les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). La directive 2011/65/UE du 8 juin 2011 (dite directive RoHS II) renforce les exigences de la réglementation sur les limitations en substances dangereuses.

    Contacté, l’organisme Éco-systèmes chargé de la filière du recyclage des DEEE en France nous a confirmé séparer le plastique issu de ces appareils des autres déchets plastiques.

    Néanmoins, pour les produits importés, « nous ne pouvons  garantir qu’ils ne contiennent pas de plastique bromé recyclé car nous ne maîtrisons que les processus de recyclage sur notre territoire ».

    Autrement dit, il est parfaitement possible que du plastique noir contaminé se retrouve dans nos barquettes alimentaires via le recyclage comme le montre l’étude d’Andrew Turner. Et ce d’autant plus que des failles existent dans la législation : l’importation de déchets électroniques provenant d’Asie, en principe interdite, est contournée en qualifiant les déchets de « produits réparables » ou « produits d’occasion ».

    Face à ce constat, plusieurs entreprises ont déjà pris les devants. En Angleterre, les distributeurs Iceland et Waitrose ont annoncé la suppression du plastique noir de tous leurs emballages alimentaires. L’association Waste and Resources Action Programme (WRAP) plaide elle pour l’utilisation de pigments noirs détectables aux infrarouges afin de pouvoir recycler le plastique noir.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les objets en plastique noir sont fabriqués avec du plastique issu de déchets électroniques.

  • Ils contiennent de nombreuses traces de substances potentiellement toxiques, y compris ceux destinés à un contact alimentaire. 

  • Le plastique noir n’est pas recyclé et provient donc d’autres produits recyclés potentiellement contaminés.

https://www.futura-sciences.com/

Emballages: trop prêt à manger


On a mis des emballages dans denrées pour diminuer les coûts et qu’ils se conservent plus longtemps. Pourtant, il y a toujours un énorme gaspillage dans les fruits et légumes. Cependant, l’emballage est souvent exagéré.
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Emballages: trop prêt à manger

 

Le steak de chou-fleur a rapidement disparu des... (Photo tirée de l'internet)

Le steak de chou-fleur a rapidement disparu des présentoirs.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

 

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

Y a-t-il trop de plastique au rayon des fruits et légumes ? Le débat a repris au début de l’année en Angleterre alors que deux supermarchés ont lancé des produits emballés qui ont laissé leur clientèle perplexe et fait le tour du monde par l’entremise des réseaux sociaux.

Chou-fleur à la tranche

Début janvier, la chaîne de supermarchés Marks & Spencer a présenté son « steak de chou-fleur » dans un emballage de plastique, une belle tranche de légume prête à être grillée. Prix : 3,42 $. Couvert de ridicule, le « steak » a rapidement disparu des présentoirs de la chaîne britannique.

Coco plastique

 

La noix de coco prête à boire, elle, est toujours là chez Sainsbury, une autre grande épicerie britannique. Prix : plus de 5 $ pour cette belle noix emballée de plastique.

Oignon tout nu

Autre exemple pour le moins étonnant, cet « oignon nu », un produit néerlandais où l’on a remplacé la pelure de l’oignon (pour faciliter la vie du consommateur) par une pellicule de plastique ! Au rayon des fruits et légumes, il y a suremballage et emballage intelligent.

« Il faut que l’emballage soit présent pour protéger l’aliment, mais il ne faut pas en mettre trop pour rien », dit Anne Maltais, chercheuse à l’Institut des technologies des emballages et du génie alimentaire (ITEGA).

Par exemple, dit-elle, si le fruit a une protection naturelle, comme une banane ou une orange, il n’a pas besoin de plus.

Orange emballée ou remballée

Ce très joli emballage a été remarqué lors d’un concours de design. Il est le fruit du travail d’une étudiante hongroise. Vert ou pas ?

« Le papier sort souvent comme le moins bon choix, car il en faut plus pour une même fonction », tranche Jean-François Ménard, du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) de Polytechnique Montréal.

Aussi pratique soit-il – le Vitapac permet de facilement transporter un demi-kilo d’oranges -, il ne remplacera donc pas le sac réutilisable pour un choix écolo. L’emballage est toutefois moins controversé que celui adopté en 2016 par la chaîne Whole Food, qui a finalement retiré ses oranges « pelées-remballées » devant la colère de ses clients…

Banana la poubelle

Des chercheurs suédois de l’Université de Karlstad ont calculé que le fruit le plus jeté est la banane, sa période de mûrissement optimale étant courte. La banane est rapidement couverte de taches brunes, ce qui rebute certains consommateurs qui préfèrent la jeter plutôt que la transformer en gâteau. En observant les pertes dans le rayon des fruits et légumes de trois épiceries de leur pays, les chercheurs concluent que sept fruits et légumes représentent la moitié de tout le gaspillage dans cette partie du supermarché : les bananes, les pommes, les tomates, la laitue, les poivrons, les poires et les raisins.

Attention: si la banane est championne de la poubelle en quantité et en impact environnemental, selon le calcul de Réchauffement potentiel global, le fruit qui a le quota de perte le plus élevé est la poire.

« Elle est plus sensible et s’endommage plus facilement », explique la chercheure suédoise Lisa Mattsson, jointe par courriel.

Les poivrons et les raisins ont aussi un quota de perte élevé.

Chou chouchouté

L’ITEGA travaille à mettre au point des emballages qui prolongeront la durée de vie des fruits et légumes. Comment ? Une pellicule microperforée, par exemple, créera une atmosphère modifiée passive, véritable petit paradis pour le fruit ou le légume.

« On met à profit la respiration des végétaux », précise Anne Maltais.

Légumes verts verts

Si un emballage de plastique augmente la durée de vie d’une tomate, est-ce que la tomate est plus verte ?

« L’emballage n’est pas le principal contributeur à l’empreinte environnementale d’un aliment », nuance Jean-François Ménard, analyste en cycle de vie au CIRAIG.

Il faut donc arrêter de le voir comme celui qui a le poids le plus important dans la balance écologique. 

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Selon le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), dans une maison américaine moyenne, jusqu’à 51 % des fruits vont à la poubelle, et 44 % des légumes subissent le même sort. Pour Jean-François Ménard, quelqu’un qui achète tout en vrac, mais jette 50 % de ses fruits et légumes à la maison va certainement laisser une empreinte environnementale plus importante que son voisin qui achète ses légumes emballés, mais mange tout ce qu’il met dans son panier. Évidemment, le consommateur au poids plume sera celui qui achète en vrac et mange tout…

Tomates tripotées

La chercheuse Anne Maltais note que les fruits et légumes vendus en vrac génèrent une certaine perte étant donné que les consommateurs choisissent les plus jolis, laissant derrière eux ceux que l’on appelle désormais les moches.

 « Il se fait une certaine sélection naturelle », dit-elle.

 Sélection coûteuse : en palpant les fruits et légumes pour faire leur choix, les consommateurs laissent les fruits fragiles en plus mauvais état qu’au début de leur investigation. Rien pour elle, une tomate moche deviendra carrément en fin de vie après avoir été compressée par un ou deux clients sélectifs. 

Mochetés cuisinées

Oui, le vrac génère des pertes, confirme Sophie Macario, copropriétaire des deux épiceries montréalaises zéro déchet Loco.

« C’est pour cela qu’il faut l’accompagner d’un plan B », dit-elle.

Chez Loco, les fruits et légumes qui ne trouvent pas leur place dans le sac de tissu du client sont transformés en repas et vendus dans la petite section prêt-à-manger du commerce.

Nourrir le dépotoir

« Les emballages ont été développés pour que ça coûte le moins cher possible et pour qu’ils soient le plus performants possible au niveau de la conservation », dit Sophie Macario, doctorante en sciences de l’environnement de l’UQAM. Or, précise-t-elle, leur utilisation est si répandue qu’il faut considérer les déchets que les emballages génèrent.

« C’est ça, le problème de l’emballage. Et la seule solution, c’est de les réduire à la source. »

Dans cette question fort complexe, il faut aussi garder en tête que tous les déchets ne sont pas égaux.

« Chaque matière a sa durée de vie et le plastique est une des pires au niveau de l’impact environnemental, explique Sophie Macario. Produire l’emballage coûte aussi de l’énergie et demande du pétrole. Je ne crois pas que ça soit une technique durable. »

http://www.lapresse.ca/

L’emballage alimentaire de demain


Un nouvel emballage alimentaire qui a tout pour être intéressant développé par des étudiantes à l’École Polytechnique de Montréal. Il est biodégradable, conserve les aliments plus longtemps et serait antibactérien contre des bactéries telles que E. coli, salmonella, listeria, staphylocoque. De plus, grâce à cet emballage, il y aura sans doute moins de gaspillage
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L’emballage alimentaire de demain

 

Le bioplastique produit dans un laboratoire de Polytechnique

Le bioplastique produit dans un laboratoire de Polytechnique Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Des emballages moins polluants et capables de conserver les aliments plus longtemps. Voilà la petite révolution écologique que fomentent, dans leur laboratoire, deux ingénieures en génie chimique de Montréal.

Un texte de Jean François Bouthillette, des Années lumière

À première vue, cette pellicule transparente n’a rien de spécial. Souple, mince, elle fait le même son qu’un sac de plastique ordinaire quand on la manipule.

Mais ce bioplastique à base de chitosan, un produit tiré des carapaces de crustacés, est plein de promesses. Beaucoup moins polluant à produire et biodégradable, il est aussi capable de tuer les bactéries dangereuses et de prolonger la durée de vie des aliments.

En laboratoire, les chercheuses ont pu démontrer que la viande emballée dans leur film de chitosan pouvait être conservée une semaine de plus que dans un emballage ordinaire.

Ce qui empêche le produit de se conserver longtemps, c’est le développement de bactéries. Donc si on arrive à éliminer les bactéries, on augmente la durée de conservation. C’est exactement ce que fait ce bioplastique. Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Mounia Arkoun, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Cet emballage du futur est le fruit du travail de deux étudiantes au doctorat en génie chimique de l’École polytechnique de Montréal, Nury Ardila et Mounia Arkoun. Leurs recherches se poursuivent. Elles s’apprêtent à mesurer l’effet de leur ChitoPack – c’est le nom qu’elles lui ont donné – sur d’autres aliments comme le lait, les fruits et le fromage. Elles tentent aussi d’améliorer certaines propriétés mécaniques du bioplastique, comme sa résistance.

L’industrie alimentaire est très intéressée, évidemment. Mais au-delà des profits liés à une meilleure conservation, le ChitoPack présente aussi un grand intérêt pour la santé et l’environnement.

Avec notre emballage, on peut éviter des maladies, en tuant les bactéries comme la salmonella ou l’E. coli. Et aider à diminuer la pollution par les plastiques qui ne sont pas biodégradables. Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

La pellicule de chitosan est « active » : sa composition chimique lui permet d’éliminer les bactéries qui se développent à la surface des aliments. La viande emballée peut ainsi être conservée une semaine de plus.

La pellicule de chitosan est « active » : sa composition chimique lui permet d’éliminer les bactéries qui se développent à la surface des aliments. La viande emballée peut ainsi être conservée une semaine de plus. Photo : Radio-Canada/Charles Contant

C’est la composition chimique du chitosan qui lui confère ses propriétés antibactériennes. Il s’est montré très efficace pour éliminer des pathogènes parfois présents dans les aliments : E. coli, salmonella, listeria, staphylocoque… Des emballages actifs à base de chitosan pourraient ainsi réduire le nombre de cas d’infection et d’intoxication dus aux aliments contaminés, qui se chiffrent par milliers annuellement au Canada.

Doit-on s’inquiéter d’avaler de ce produit qui interagit avec nos aliments? Non, répondent les chercheuses, qui soulignent que l’innocuité du chitosan est établie depuis longtemps. Si des tests restent à faire, le chitosan ne semble d’ailleurs modifier ni le goût, ni la couleur, ni la texture des aliments.

À base de… carapaces de crevette

Les emballages de plastique ordinaire sont polluants à produire et persistent longtemps dans l’environnement. Le ChitoPack, lui, est beaucoup plus vert. Essentiellement composé de déchets organiques, il a aussi l’avantage d’être biodégradable.

Le chitosan est fait de carapaces de crustacés comme la crevette, réduites en poudre puis traitées pour en éliminer pigments, minéraux et protéines allergènes.

Le chitosan est fait de carapaces de crustacés comme la crevette, réduites en poudre puis traitées pour en éliminer pigments, minéraux et protéines allergènes. Photo : iStock

D’abord, des carapaces de crustacés sont réduites en une poudre : la chitine. C’est le matériau de structure de l’exosquelette de tous les arthropodes.

Des traitements éliminent ensuite pigments, minéraux et protéines responsables des allergies aux fruits de mer, puis rendent cette poudre soluble dans l’acide acétique – du vinaigre. On confectionne alors une solution de chitosan, visqueuse, qui se transforme en pellicule de bioplastique quand on fait s’évaporer l’acide.

Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal

Nury Ardila, finissante au doctorat en génie chimique à l’École polytechnique de Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Contant

Lutte contre le gaspillage

C’est là un autre intérêt du ChitoPack qui tient à coeur aux deux chercheuses. Elles soulignent que si le gaspillage alimentaire est un problème à l’échelle mondiale, il est particulièrement présent chez nous, au Canada.

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. En prolongeant la durée de conservation des aliments, l’emballage actif pourrait contribuer à régler le problème.

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. En prolongeant la durée de conservation des aliments, l’emballage actif pourrait contribuer à régler le problème. Photo : iStock

À l’échelle mondiale, environ le tiers des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés. C’est 1,3 milliard de tonnes d’aliments perdus par année, dont 20 % de la viande, 30 % des céréales et près de la moitié des fruits et légumes.

Dans les pays industrialisés, le gaspillage alimentaire par les consommateurs équivaut à lui seul à plus de 220 millions de tonnes par année – soit l’équivalent de toute la production alimentaire nette de l’Afrique subsaharienne.

En améliorant la durée de conservation des aliments, des emballages actifs pourraient contribuer à régler le problème.

http://ici.radio-canada.ca

Restauration rapide: des substances chimiques inquiètent


En plus de la malbouffe qui est trop souvent trop salée et trop grasse, il y a les certains éléments qui entre pour la production de ces aliments qui peuvent provoquer une perturbation hormonale
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Restauration rapide: des substances chimiques inquiètent

 

Restauration rapide: des substances chimiques inquiètent

Ces substances sont principalement utilisées comme additifs dans les plastiques.Photo Fotolia

Des chercheurs de l’université de Georgetown, aux États-Unis, ont retrouvé dans les urines d’adeptes de la restauration rapide des taux de phtalates 40 % supérieurs à ceux d’autres consommateurs.

Cette substance chimique est utilisée pour fabriquer des matériaux d’emballage alimentaires, des films plastique, des tuyaux pour des produits laitiers et d’autres articles utilisés dans la production de restauration rapide. Elle peut provoquer des perturbations hormonales et des malformations.

Le pain, les cakes, les pizzas, les burritos, plats à base de riz, les nouilles ainsi que la viande seraient les aliments les plus concernés.

Les chercheurs ont scruté à la loupe les habitudes alimentaires de près de 8900 participants qui avaient répondu à des questions détaillées de leur régime dans les 24 heures précédant le test.

D’après les résultats, les personnes se rendant dans ces restaurants signalaient des taux supérieur de 23,8 % de di-2-éthylhexyle (DEHP) dans leur échantillon d’urine et de 40 % de Di-iso-nonyl phtalate (DiNP), comparé aux participants ayant déclaré n’avoir rien fait de tel dans les 24 heures avant le test.

Ces deux substances très semblables sont principalement utilisées comme additifs dans les plastiques pour les rendre plus souples. On les retrouve dans des jouets pour enfants, des revêtements à plancher, des gants, des emballages alimentaires et des contenants pour la nourriture.

En perturbant l’équilibre hormonal, elles peuvent altérer des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice… Même à très faible dose, elles provoquent des changements graves, notamment sur le fœtus, l’embryon, les jeunes enfants. Malformations génitales, ménopauses et pubertés précoces, infertilité peuvent être des conséquences de l’exposition à ces substances.

Cette étude conforte les recommandations de santé visant à éviter les chaines de restauration rapide au profit d’une alimentation moins salée, moins grasse et moins calorique.

Malgré leurs effets néfastes sur la santé, ces substances sont très peu interdites ou limités. En 2008 cependant, le Congrès américain avait interdit l’utilisation des phtalates pour la fabrication des jouets pour enfants.

L’étude américaine a été publiée mercredi dans le journal Environmental Health Perspectives.

http://fr.canoe.ca/

Des champignons pour remplacer le polystyrène


Alors qu’on parle de millions de déchets dans les océans, de plastique et de polystyrène qu’on puisse enfin avoir une alternative moins chère et biodégradable grâce aux champignons ? Que les emballages pourront être mit dans un composteur ou directement dans le jardin sans polluer notre environnement ? Il semble que oui du moins pour des objets comme Dell utilise et prochainement Ikea.
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Des champignons pour remplacer le polystyrène

Ces emballages fabriqués à partir de champignon peuvent remplacer le polystyrène. Ecovative

Ces emballages fabriqués à partir de champignon peuvent remplacer le polystyrène. Ecovative

Par Audrey Boehly

Le « mushroom packaging » séduit les industriels. Après Dell, le suédois Ikéa envisage d’utiliser des matériaux biodégradables à base de champignon pour emballer ses meubles en kit.

COMPOST. Et si, au lieu de jeter vos emballages à la poubelle, vous pouviez les utiliser comme compost dans votre jardin ? Et bien c’est désormais possible ! La société américaine Ecovative a mis au point un matériau innovant à base de champignon. Biodégradable et moins cher que le polystyrène, il est déjà employé depuis 2011 par la société informatique Dell. Aujourd’hui, le géant suédois Ikéa annonce qu’il envisage lui aussi d’utiliser des matières biodégradables comme le champignon pour emballer ses meubles en kit.

Au delà du polystyrène, ce sont tous les emballages type mousse ou papier bulle qu’Eben Bayer, co-fondateur et PDG d’Ecovative, espère un jour remplacer par son « mushroom packaging ». Son procédé de fabrication est simple et peu gourmand en énergie. Ecovative récupère des déchets végétaux issus de l’agriculture locale (paille, enveloppe de maïs…), y ajoute de l’eau et quelques nutriments puis mélange le tout avec du mycélium, la partie végétative qui permet au champignon de se nourrir. L’ensemble est placé dans des moules, et le champignon fait le reste… Au bout de quelques jours, le mycélium a consommé la matière végétale et rempli la totalité du moule. Pour finir, la mousse de champignon est chauffée afin de stopper la croissance du mycélium.

Un matériau biodégradable et moins cher que le plastique

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Le matériau est constitué de mycélium de champignon, des filaments qui lui servent à se nourrir et dont la croissance est très rapide. © Ecovative.

POLLUTION. Alors que le polystyrène, fabriqué à partir du pétrole, ne disparaît dans la nature qu’après plusieurs milliers d’années, l’emballage à base de mycélium lui se décompose en seulement quelques semaines lorsqu’il est mélangé à la terre de votre potager. Une solution prometteuse sachant que les emballages sont une source considérable de pollution. Selon un rapport de la fondation Ellen MacArthur, ils représentent près d’un quart des 300 millions de tonnes de plastiques produites chaque année dans le monde, dont seulement 5% sont recyclés. 

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Enfoui dans le sol, l’emballage au champignon se décompose en quelques semaines seulement. © Ecovative.

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