Et si la ville de New York était inondée tous les 5 ans?


Les scientifiques essaient d’évaluer le futur avec les changements climatiques, le plus pessimistes mettrait peut-être New-York en faillite avec des inondations à tous les 5 ans avec une élévation de la mer. En tout cas, une chose de certain, l’environnement change et il y aura toujours des aveugles qui resteront climato-septique
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Et si la ville de New York était inondée tous les 5 ans?

 

© thinkstock.

Par: rédaction
Source: Belga

New York victime d’inondations massives tous les cinq ans sous l’effet du changement climatique: voilà le scénario du pire que brandissent des chercheurs dans une étude qui prend néanmoins l’hypothèse d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Les dix auteurs de l’étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) s’appuient ainsi sur le modèle climatique RCP8.5, le plus pessimiste parmi les quatre envisagés qui font référence au sein de la communauté scientifique.

D’après l’étude, la fréquence d’une inondation majeure à New York était d’une fois tous les 500 ans avant la révolution industrielle (avant 1800). Durant la période de 1970 à 2005, le laps de temps moyen entre deux événements climatique de ce type est passé à 25 ans, toujours selon les données de l’étude. Pour la période allant de 2030 à 2045, les auteurs prévoient que la fréquence tombe à 5 ans, en intégrant l’hypothèse d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

L’événement climatique correspondrait à une élévation de 2,25 mètres du niveau de la mer, selon le modèle retenu par les chercheurs.

Par comparaison, l’élévation consécutive à l’ouragan Sandy, qui a frappé New York en 2012, a été de 2,8 mètres. Ce phénomène météorologique avait causé la mort de plus de 40 personnes à New York et 147 au total, mais aussi coûté environ 42 milliards de dollars à l’Etat de New York.

L’étude indique qu’en retenant le même scénario pessimiste et en intégrant la fonte partielle de l’Antarctique, l’élévation standard de 2,25 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer deviendrait permanente à partir de 2280.

http://www.7sur7.be

8 îles du Pacifique déjà englouties à cause du réchauffement climatique


Un chercheur a recensé 8 îles et peut-être plus qui serait disparus entre 2007 et 2014. Avec les changements climatiques, cela ne s’arrêtera pas là et c’est dans le Pacifique que les risques sont plus grands
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8 îles du Pacifique déjà englouties à cause du réchauffement climatique

 

Xavier Demeersman

Journaliste

 

Dans l’ouest du Pacifique, où la montée des eaux est plus rapide qu’ailleurs, huit petites îles ont été englouties ces dernières années. Elles s’ajoutent aux cinq autres identifiées comme déjà disparues. Cela donne un aperçu de ce qui va advenir aux territoires situés aux plus basses altitudes dans le monde au cours du XXIe siècle.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • La montée des eaux atteint 12 mm par an dans l’ouest du Pacifique.
  • Au moins huit petites îles ont été englouties.
  • Les îles du Pacifique vont être les plus frappées par les effets du changement climatique.

En 2016, des recherches avaient révélé que cinq des îles Salomon avaient disparu dans le Pacifique au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Patrick Nunn, de l’université de la Sunshine Coast, en Australie, s’est rendu en Micronésie, sur l’île de Pohnpei, pour mener à son tour une enquête. Il y a rassemblé des témoignages des habitants et consulté minutieusement les images satellite, à la recherche d’îles submergées.

Il en a recensé huit (mais, selon lui, il y en a probablement d’autres). Il s’agit de Kepidau en Pehleng et Nahlapenlohd, ainsi que de six autres, d’environ 100 m2 chacune, dans les archipels de Laiap, Nahtik et Ros. Elles ont vraisemblablement été englouties entre 2007 et 2014.

Plusieurs îles de Micronésie ont disparu sous les eaux du Pacifique. © Peter Hermes Furian, Fotolia

Plusieurs îles de Micronésie ont disparu sous les eaux du Pacifique. © Peter Hermes Furian, Fotolia

Certaines îles du Pacifique résistent mieux grâce aux mangroves

À l’origine de leur disparition, il y a, bien sûr, la montée des eaux provoquée par le changement climatique en cours. Dans le monde, celle-ci est actuellement de 3 mm par an en moyenne — les prévisions les plus optimistes du Giec tablent sur 40 cm d’ici 2100 et 126 cm pour les plus pessimistes, si rien n’est fait — mais, dans le Pacifique ouest, principalement en raison d’un cycle naturel des alizés accumulant plus l’eau dans cette région, l’élévation y est plus importante et rapide qu’ailleurs : 12 mm par an depuis les années 1990. Tempêtes et typhons ont achevé de les rayer de la carte…

Pour le chercheur, ces changements en Micronésie sont un aperçu de ce qui va arriver à d’autres territoires à faible altitude au cours du XXIe siècle. Car cette menace est devenue très sérieuse pour plusieurs îles peuplées, comme les îles Carteret, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou Kiribati (110.000 habitants) et Tuvalu (12.000 habitants). 

« Ce sont les premiers endroits sur Terre à connaître des taux vraiment importants d’élévation du niveau de la mer […] et ils donnent une excellente idée de ce qui peut arriver, commente Simon Albert, de l’université du Queensland, qui a signé l’étude de 2016. Mais nous constatons qu’il existe une grande diversité de réponses, et toutes les îles ne vont pas s’éroder ».

En effet, le point positif constaté par chacun des deux chercheurs est que plusieurs îles de faible altitude résistent bien à l’érosion, notamment celles entourées de mangroves et, pour dans certains cas, celles qui sont protégées des vents, des grandes vagues ou lorsque les sédiments sont piégés par les barrières de corail. 

« Les mangroves agissent comme un tampon en absorbant l’énergie des vagues et en piégeant les sédiments. »

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Les incendies du Groenland peuvent-ils faire augmenter le niveau de la mer ?


C’est bien le dernier endroit que j’aurais pensé que le feu puisse autant nuire à l’environnement que le Groenland. Déjà, que ce coin du monde souffre des changements climatiques, le feu qui a duré environs 3 semaines peut faire fondre les glaciers plus vite. Des solutions sont à envisagé
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Les incendies du Groenland peuvent-ils faire augmenter le niveau de la mer ?

 

Glaciers au Groenland

La couleur d’un glacier a une incidence sur sa vitesse de fonte. Ceux plus sombres fondent plus vite.

PHILIPPE ROY / AURIMAGES / AFP

Par Valentin Thévenot

De violents incendies ont ravagé le Groenland entre le 31 juillet et le 21 août 2017. Mais au delà de la végétation brûlée, le phénomène pourrait également accélérer l’élévation du niveau de la mer.

Explications. 

D’importants incendies ont frappé la côte ouest du Groenland entre le 31 juillet et le 21 août 2017, créant d’importantes colonnes de fumées dans l’atmosphère. Après trois semaines de feux ininterrompus, les intempéries ont finalement eu raison des brasiers mais une question demeure : que se passe-t-il dans l’éventualité où des cendres se seraient déposées sur les glaciers environnant ? Dans un précédent article, le glaciologue Jean Jouzel, ancien vice-président du groupe scientifique du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) expliquait que le phénomène aurait pour effet de baisser l’albédo des glaciers et donc de les faire fondre plus vite. Mais comment fonctionne concrètement ce phénomène ?

Explications.

Les surfaces claires réfléchissent mieux la lumière

Chaque surface réfléchit plus ou moins la lumière qu’elle reçoit. Pour catégoriser ce phénomène, il existe une grandeur physique nommée l’Albédo qui s’exprime soit en pourcentages de rayonnements réfléchis, soit par un chiffre allant de 0 à 1. Le 0 équivalant à une surface qui ne renverrait aucun rayonnement et le 1 correspond à un miroir. A titre indicatif, la glace a un albédo d’environ 60% et la neige fraîche de 90%.

Il est par ailleurs possible de déterminer approximativement l’albédo d’une surface à la couleur dont on la perçoit. Par défaut la lumière visible est blanche mais se compose en réalité d’une multitudes de longueur d’ondes colorées. Il est notamment possible de les observer en les séparant à l’aide d’un prisme. 

Lorsque la lumière du soleil atteint la neige, elle est presque totalement réfléchie. La lumière qui parvient à notre œil est donc blanche. De même, les plantes nous apparaissent vertes car c’est la longueur d’onde qu’elles réfléchissent, par opposition aux autres longueurs d’ondes qu’elles absorbent. Une surface qui nous apparaît noire est donc une surface qui absorbe la quasi totalité des longueurs d’ondes.

Le Vantablack, un noir fabriqué depuis 2014 est ainsi célèbre pour ne réfléchir que 0,04% de la lumière qu’il reçoit.

Une étude publiée en 2014 dans la revue Nature Geoscience met également en évidence la forte diminution de l’albédo du Groenland lors de la dernière décennie. En cause : la présence d’impuretés qui assombrissent la neige. Mais les suies ne seraient pas les seules responsables ! Au printemps, les vents contribueraient également à ramener des poussières depuis les zones fondues. 

Une surface sombre est plus chaude qu’une surface claire

Cependant, la couleur d’une surface n’est pas qu’une affaire esthétique mais aussi…de température. Les longueurs d’ondes présentent en effet différents niveaux d’énergie. Lorsqu’elles sont absorbées par un corps, il y a alors passage de cette énergie lumineuse dans celui-ci. Cette transition se manifeste par une excitation des particules au niveau microscopique et donc par une élévation de la chaleur de ce corps. Par conséquent, plus un corps nous apparaît sombre et plus il aura tendance à émettre de la chaleur.

Autrement dit pour le Groenland, de la suie grise ou noire aura tendance à échauffer la glace située en dessous et donc à la faire fondre plus vite. Et en bout de chaîne cela contribuera indirectement à l’augmentation du niveau de la mer.

Peindre en blanc pour augmenter l’albédo

Dès lors, comment abaisser l’albédo d’un glacier pour éviter qu’il ne fonde trop vite ? En 2010, Eduardo Gold, fondateur de l’ONG « Glaciers du Pérou«  avait ainsi entrepris de repeindre le sommet de Chalon Sombrero..en blanc ! Conçue à partir de chaux et de blanc d’œuf dissous dans de l’eau, le péruvien avait pour objectif de refroidir le sol des sommets. Au total, ce ne sont pas moins de 700 hectares qui avaient ainsi été couverts.

Plus récemment, la ville de Los Angeles a également décidé de repeindre certaines de ses rues en blanc. Grâce à un revêtement spécial étalé sur l’asphalte, la municipalité espère ainsi contribuer à abaisser la chaleur de ses routes.

Mais si repeindre le Groenland de peinture blanche semble difficilement envisageable, recouvrir ses glaciers de neige fraîche pourrait bien ralentir leur fonte. Aux deux Alpes, où la technique est expérimentée depuis plusieurs années, cela semble en tout cas fonctionner. Visiblement satisfaite, la station de ski locale prévoit ainsi d’ajouter 6 canons à neige à son dispositif. Inspirant. 

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