Les démocrates s’interrogent sur une procédure de destitution de Trump


Une destitution de Donald Trump, le croyez-vous ? C’est une possibilité, mais je crois plus qu’étant président des États-Unis, cela donne malheureusement une certaine immunité. Pourtant, ce qui est illégal pour un, devrait l’être pour tous, peut importe l’argent en banque ou son statut. Par contre, après un poste de pouvoir, il pourrait faire face à la justice et sans son immunité, il risquera la prison.
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Les démocrates s’interrogent sur une procédure de destitution de Trump

The Associated PressDonald Trump

Des élus démocrates ont évoqué dimanche avec prudence la possibilité d’une procédure de destitution contre Donald Trump, soupçonné par un procureur de New York d’avoir été directement impliqué dans des actes illégaux durant la campagne de 2016.

« Ce sont certainement des délits » qui pourraient ouvrir la voie à un impeachment, a déclaré sur CNN Jerrold Nadler, membre de la Chambre des représentants.

Selon un procureur de New York, l’ex-avocat Michael Cohen a agi « en coordination et sous la direction » de Donald Trump pour empêcher deux maîtresses présumées de dévoiler leur relation extraconjugale avec le milliardaire républicain, peu de temps avant l’élection présidentielle.

« En relation avec les deux paiements, Cohen a agi avec l’intention d’influencer l’élection présidentielle de 2016 », dit le procureur pour qui les versements d’argent à ces deux femmes constituent par conséquent des financements de campagne illégaux.

« Nous avons atteint un nouveau palier dans l’enquête », a réagi le sénateur Chris Murphy sur ABC.

« C’est un président qui est nommé comme un co-conspirateur présumé, l’allégation est qu’il a commis au moins deux infractions pour tenter de manipuler l’élection de 2016 », a poursuivi le démocrate.

Donald Trump n’a toujours pas directement commenté cette première mise en cause par la justice américaine, dans ce dossier périphérique à l’enquête russe qui empoisonne sa présidence.

« Le président est totalement blanchi, merci! », avait-il écrit vendredi soir sur Twitter après une cascade de révélations de la justice de New York et du procureur spécial, dévoilant notamment que Moscou aurait proposé une coopération politique à un membre de son équipe de campagne en novembre 2015.

Mais il a limité ses réactions au dossier russe spécifiquement, pour nier une fois de plus toute collusion avec Moscou.

Si les démocrates n’écartent pas la possibilité de lancer une procédure de destitution contre le 45e président des Etats-Unis, ils restent extrêmement prudents.

L’impeachment, une carte politique à risque

Politiquement, l’ »impeachment » est une procédure risquée. Certes les démocrates auront la majorité à la Chambre des représentants à partir de janvier, après leur large victoire aux élections de mi-mandat. Techniquement, ils auront donc la possibilité de voter la mise en accusation de Donald Trump.

Mais le Sénat est resté aux mains des républicains. Or c’est là que se déroulerait le procès du président, afin de le condamner à une majorité des deux tiers, ou de l’acquitter.

Dans l’histoire américaine, seuls deux présidents ont été sous le coup d’une procédure de destitution, Andrew Johnson au 19e siècle et Bill Clinton. Aucune n’a abouti à une destitution.

Richard Nixon, menacé par le lancement de la procédure a préféré démissionner, englué dans le scandale du Watergate dans les années 70.

« Vous ne lancez pas nécessairement un impeachment contre le président parce qu’il a commis » un délit pouvant ouvrir la voie à une procédure de destitution, a précisé Jerrold Nadler.

« Une procédure de destitution est une tentative d’annuler le résultat de la dernière élection et ne doit être mise en oeuvre que pour des situations très graves », a ajouté l’élu démocrate qui deviendra le président de la commission judiciaire de la Chambre.

Du côté républicain, un certain embarras était palpable même si Marco Rubio, rival malheureux de Donald Trump à la primaire républicaine, a assuré sur CBS que pour l’instant, il n’y avait aucune raison de ne pas continuer à soutenir le président

Le Congrès doit « disposer de tous les faits et de toute l’information » pour se prononcer, a ajouté le sénateur.

Sur cette affaire de financement électoral illégal, la majorité des juristes estime que le président ne peut pas être inculpé comme un justiciable ordinaire, disposant d’une immunité pendant la durée de son mandat.

Adam Schiff, élu démocrate de la Chambre basse, prédit toutefois un sombre avenir au locataire de la Maison Blanche.

« Il y a une réelle éventualité que le jour où Donald Trump quittera le pouvoir, le ministère de la Justice puisse l’inculper. Il pourrait alors être le premier président, depuis un bon moment, à faire face à une vraie possibilité d’emprisonnement », a-t-il déclaré à CBS.

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Les pirates russes ne ciblaient pas que les États-Unis, mais la planète entière


On se croirait dans un film d’espionnage de grande envergure.Lors des élections présidentielles aux États-Unis on a beaucoup parlé que la Russie aurait été pour quelque chose dans l’élection de Donald Trump. Alors que la réalité semble être encore bien pire
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Les pirates russes ne ciblaient pas que les États-Unis, mais la planète entière

 

La lutte contre la cybercriminalité représente un défi de taille.

Des documents obtenus par l’AP semblent prouver de manière irréfutable les liens étroits qui unissent les pirates russes et le gouvernement de leur pays. Photo : iStock

Donald Trump croit Vladimir Poutine quand celui-ci lui soutient que le Kremlin n’a jamais cherché à interférer avec l’élection présidentielle américaine en 2016. Selon des documents inédits, les objectifs des pirates russes allaient bien au-delà de la campagne de Hillary Clinton.

ASSOCIATED PRESS

Le président des États-Unis semble ensuite se raviser quand il déclare faire confiance aux agences de renseignements de son pays, qui estiment que les preuves de l’ingérence russe sont claires.

Quoi qu’il en soit, les objectifs des pirates russes qui ont mis leur nez dans l’élection présidentielle dépassaient largement la seule campagne de Hillary Clinton : ils ciblaient aussi les courriels d’officiers ukrainiens, d’opposants russes, de sous-traitants de l’armée américaine et des milliers d’autres personnes qui intéressaient le Kremlin, selon des documents inédits obtenus par l’Associated Press.

Liens entre les pirates et Moscou

Ces documents semblent prouver de manière irréfutable les liens étroits qui unissent les pirates russes et le gouvernement de leur pays, exposant au grand jour une opération qui se déroule depuis des années et qui a tenté d’infiltrer les boîtes de courriel de quelque 4700 utilisateurs du service Gmail à travers le monde – du représentant du pape à Kiev jusqu’au groupe Pussy Riot à Moscou.

« C’est une liste de souhaits de ceux qu’on voudrait cibler pour faire avancer les intérêts de la Russie », a affirmé l’expert britannique Keir Giles, à qui l’Associated Press a demandé d’examiner ces documents.

Il est d’avis que les données constituent une « liste maîtresse des gens que la Russie voudrait espionner, gêner, discréditer ou faire taire ».

Les conclusions de l’Associated Press découlent de l’analyse de 19 000 liens malveillants colligés par la firme Secureworks, de dizaines de courriels frauduleux, et d’entrevues avec plus d’une centaine de cibles des pirates.

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La Russie a interféré dans la présidentielle pour aider Trump à gagner


La saga des résultats des élections présidentielles continue même si Donald Trump a été élu malgré le vote serré. Une enquête  semble affirmer  que la Russie a réussi un piratage informatique qui aurait privilégié ce dernier. Cela changera-t-il quelque chose ? Maintenant que le mal est fait
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La Russie a interféré dans la présidentielle pour aider Trump à gagner

 

La Russie a interféré dans la présidentielle pour aider Donald Trump à gagner, estime la CIA dans une évaluation secrète dont le Washington Post se fait l’écho après que Barack Obama a ordonné un rapport sur les piratages informatiques menés pendant la campagne.

L’équipe de M. Trump a immédiatement rejeté les conclusions de la CIA, jugeant que les analystes qui y sont parvenus « sont les mêmes que ceux qui disaient que (l’ancien président irakien) Saddam Hussein disposait d’armes de destruction massive ».

Mais un peu plus d’un mois après le scrutin qui a vu le républicain l’emporter face à Hillary Clinton, des interrogations demeurent sur la nature de l’ingérence russe dans la campagne.

Pour tenter d’y voir plus clair avant de remettre les clés de la Maison-Blanche à Donald Trump le 20 janvier, le président Obama a réclamé en début de semaine un « examen complet sur ce qui s’est passé lors du processus électoral 2016 », a expliqué vendredi sa conseillère à la sécurité intérieure, Lisa Monaco.

Quelques heures plus tard, le Washington Post a révélé qu’une évaluation secrète de la CIA concluait que des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des courriels piratés sur les comptes de l’ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du parti démocrate, entre autres.

« La communauté du renseignement estime que l’objectif de la Russie était de favoriser un candidat par rapport à un autre, d’aider Trump à être élu », a indiqué au Washington Post un haut responsable mis au courant d’un exposé fait par le renseignement à des sénateurs.

Le Post note toutefois que l’évaluation de la CIA est loin de constituer un rapport en bonne et due forme reflétant la position des 17 agences américaines du renseignement.

Et des interrogations demeurent. Le renseignement américain ne dispose d’aucune preuve montrant que des responsables du Kremlin auraient « ordonné » à des intermédiaires de transmettre les courriels piratés à WikiLeaks, note un interlocuteur du quotidien.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange se défend d’avoir été manipulé par la Russie pendant la campagne américaine.

Et selon l’évaluation de la CIA, Moscou aurait eu recours à des « intermédiaires » pour éviter d’être directement mêlé à ces pratiques.

Risible

À Washington, la Maison-Blanche a promis de partager les conclusions du rapport demandé par M. Obama avec les élus du Congrès, mais souligné qu’il contiendrait nécessairement des informations très sensibles qui ne pourraient pas toutes être communiquées au grand public.

« Il faut être clair: il ne s’agit pas d’une tentative visant à remettre en cause le résultat de l’élection », à part ailleurs précisé Eric Schultz, porte-parole de l’exécutif américain.

Début octobre, le département de la Sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement (DNI) avaient conclu que la Russie avait piraté les comptes de personnalités et d’organisations politiques dans le but « d’interférer dans le processus électoral américain ».

Donald Trump considère-t-il que les conclusions des agences de renseignements étaient politiquement motivées?

« Je le crois », a répondu le président élu au magazine Time.

« C’est devenu risible (…) À chaque fois que je fais quelque chose, ils disent +oh, c’est la Russie qui s’en est mêlée+ », a-t-il lancé.

Selon Susan Hennessey, ex-avocate de l’agence de renseignement NSA devenue experte en cybersécurité au centre de réflexion Brookings, le problème de l’interférence de Moscou est réel et ce dossier ne peut se résumer à de manoeuvres politiciennes fomentées par des perdants amers.

« L’élection était vraiment très serrée, c’était un événement important. Et c’est pour ça que c’est crucial d’avoir des réponses vraiment sérieuses à tout ça », affirme-t-elle à l’AFP.

Publiés au compte-gouttes pendant des mois avant l’élection, les courriels piratés ont rythmé la campagne. Plusieurs d’entre eux du parti démocrate, publiés juste avant la convention d’investiture du parti en juillet, ont conduit à la démission de sa présidente, Debbie Wasserman Schultz. Ils ont aussi révélé des détails sur les discours rémunérés de Mme Clinton devant des banquiers de Wall Street.

Début septembre, le directeur de la police fédérale (FBI) James Comey avait dit prendre « très au sérieux » le risque d’ingérence d’un pays étranger dans le processus électoral américain.

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80 chats réagissent à l’élection de Trump


Après plusieurs jours que les élections présidentielles aux États-Unis qui ont élu contre toute attente Donald Trump, nous sommes témoins de la colère, de l’incompréhension qu’un tel personnage soit élu. Un petit montage pour sourire malgré tout de ce désastre politique.
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80 chats réagissent à l’élection de Trump

 

 

Régimes autoritaires, Otan, Moyen-Orient… les positions internationales inquiétantes


Comme plusieurs, ce matin, ce fut la déception du résultat des Élections Présidentielles aux États-Unis. Avec tout ce qu’il a dit sur ses positions internationales bien des choses pourront changer peut-être en pire. Par contre, il lui faut l’appui d’autres personnes qui pour arriver à ses fins, mais l’avenir pendant son mandat reste inconnu
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Régimes autoritaires, Otan, Moyen-Orient… les positions internationales inquiétantes de Donald Trump

 

Le HuffPost  |  Par Anthony Berthelier


L’élection surprise de Donald Trump a fait l’effet d’une bombe. Dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 novembre, le populiste républicain est devenu le 45e président des États-Unis, en disposant aisément de la candidate démocrate Hillary Clinton. Une victoire – inimaginable pour les médias et une partie de la population – qui inquiète sur le plan économique, social, environnemental mais aussi international.

Si le milliardaire a largement axé sa campagne sur les thèmes économiques et sécuritaires, il n’a pas manqué de faire plusieurs déclarations sur des dossiers internationaux brûlants. Des prises de positions souvent iconoclastes, et des liens controversés avec certains dirigeants de la planète qui, aujourd’hui, peuvent laisser craindre une détérioration de la – relative – stabilité mondiale.

La remise en cause de l’Otan

En avril 2016, le républicain avait qualifié l’Alliance atlantique « d’obsolète » et « dépassée ». Il avait clairement laissé entendre que l’engagement militaire des États-Unis aux côtés de ses alliés européens, pour répondre à une éventuelle agression russe contre ses voisins, dépendrait des moyens mis au pot commun par les Européens.

« Nous les protégeons, nous leur apportons une protection militaire et bien d’autres choses encore, et ils arnaquent les États-Unis. Et vous savez ce que nous faisons contre cela? Rien », avait-il lancé en meeting dans le Wisconsin.

Quelques mois plus tard, en juillet 2016, Donald Trump n’avait pas hésité à promettre le retrait des troupes américaines du Vieux continent si les États membres de l’Otan, comme les pays baltes, ne consacraient pas 2% de leur Produit intérieur brut pour la défense. Une remise en cause inédite de l’Alliance atlantique qui inquiète les Européens et ouvre la voie aux manoeuvres russes, selon le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg:

« Quiconque serait assis au Kremlin pourrait alors décider d’envahir les Etats baltes sans résistance. Cela rend le monde plus dangereux. »

Une certaine proximité avec les régimes autoritaires

Tout au long de la campagne, Donald Trump n’a cessé de louer les qualités du président russe Vladimir Poutine, affirmant d’ailleurs préférer le locataire du Kremlin à Barack Obama:

« Je pense que j’aurais une très bonne relation avec Poutine (…) Il a été un leader, beaucoup plus que notre président ne l’a été », lançait-il notamment en septembre 2016.

Le président-élu a depuis prévu de donner plus de latitude au Kremlin dans la guerre en Syrie, et de reconnaître l’annexion de la Crimée par la Russie. Des propos qui ont ulcéré Hillary Clinton, pointant une politique étrangère dangereuse qui isolerait les États-Unis sur la scène internationale.

Les démocrates se sont d’ailleurs régulièrement émus de l’ingérence directe et indirecte de la Russie dans la campagne américaine.

« Jamais dans l’histoire de notre pays nous sommes nous retrouvés dans une situation où un adversaire, un pouvoir étranger, fait tant d’efforts pour influencer le résultat de ces élections », accusait la démocrate alors que Vladimir Poutine avait soutenu implicitement le candidat républicain.

Plus largement, Donald Trump a toujours avoué sa préférence pour les régimes autoritaires. Le républicain a non seulement faire part de son admiration pour le leader nord coréen Kim Jong Un, mais il a suggéré une remise en question de l’engagement américain à défendre le Japon et la Corée du Sud. Incitant les deux pays – alliés de toujours des États Unis – de se doter de l’arme atomique.

Les accords sur le climat

Donald Trump est également climatosceptique. Une autre source d’inquiétude pour la communauté internationale. En mai 2016, le républicain parlait du réchauffement climatique comme d’un « canular », avant de promettre « d’annuler », une fois élu la ratification par les Etats-Unis de l’accord de Paris, entré en vigueur le 4 novembre.

Alors que l’accord sur le climat demande aux nations de se détourner des énergies polluantes et fossiles, Donald Trump a promis de relancer des projets d’oléoduc, de maintenir les centrales au charbon et de réduire les aides financières américaines aux politiques climatiques internationales, comme le soulève La Croix.

Des promesses qui effrayent la communauté internationale réunie en ce moment même à Marrakech au Maroc pour la COP22.

Cependant, Malgré les déclarations de Donald Trump, l’Onu assurait avoir « hâte de collaborer avec son administration, afin de faire avancer l’agenda climatique pour le bénéfice des peuples du monde » par la voix de Patricia Espinosa, la responsable climat à l’Organisation.

Des relations tendues avec l’Europe

L’Allemagne? « Infectée par le terrorisme ». La Belgique? « Un trou à rats ». La France? « Ce n’est plus la France ». On ne peut pas dire que durant sa campagne, Donald Trump se soit employé à entretenir de bonnes relations avec les pays européens. S’appuyant sur la vague d’attentats qui a secoué le continent, le républicain n’a cessé d’attaquer les nations européennes sur leur prétendu laxisme et sur leur politique migratoire.

Interview après interview, le milliardaire a dépeint une situation apocalyptique en Europe.

 Déclarant notamment que « la France n’est plus ce qu’elle était, et Paris non plus. Il y a des quartiers dont on a l’impression qu’ils sont devenus hors la loi, qu’ils sont, comme certains de vos essayistes l’ont écrit, des territoires perdus de la République. »

De quoi irriter les dirigeants du continent qui souhaitaient l’élection d’Hillary Clinton. Partagé entre « surprise » et « déception », le président du Parlement européen Martin Schulz a appelé à travailler avec le républicain:

« Ce sera difficile, ce sera plus dur qu’avec les administrations précédentes, mais il est le président librement élu. On va travailler avec lui comme avec tous les autres présidents. »

Ses positions ambiguës sur le Moyen-Orient

« Si vous regardez le Moyen-Orient, c’est le chaos total », avait jugé le candidat républicain lors de la campagne, en qualifiant de « désastre » la politique de l’administration Obama.

« Il est impossible de savoir ce que Donald Trump fera lorsqu’il prendra ses fonctions et quelles seront ses positions sur les Palestiniens ou les dossiers iranien et syrien », soulignait mercredi le quotidien israélien Haaretz, pour lequel « Trump est un voyage dans l’inconnu ».

Il faut dire que depuis le début de la campagne, le républicain n’a pas acté de position précise sur les dossiers brûlants du moyen-orient.

Seules certitudes, « The Donald » veut s’associer à la Russie de Poutine et la Syrie de Bachar-al-Assad pour « exterminer Daech ». D’ailleurs l’élection du républicain a été accueillie à Damas comme « une bonne surprise. » Le président-élu veut également « déchirer » l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 entre l’Iran et six grandes puissances.

Considéré comme une avancée majeure dans un dossier qui empoisonnait les relations internationales depuis plus de 12 ans, cet accord entré en application en janvier a vu l’Iran s’engager à limiter son programme nucléaire en échange d’une levée progressive des sanctions internationales.

Le mur à la frontière mexicaine

Promesse emblématique de sa campagne, Donald Trump veut ériger un mur entre le Mexique et les Etats-Unis. Le tout financé par l’État d’Amérique centrale. Le républicain souhaite également renégocier l’accord de libre échange nord-américain (Alena), trop favorable à ses yeux au voisin du sud.

Un nouveau coup de canif dans la relation entre les deux pays, pourtant « amis, partenaires et alliés » depuis des nombreuses années. L’annonce de la victoire du milliardaire a d’ailleurs provoqué un vent de panique et de colère au Mexique.

Le candidat républicain avait qualifié les Mexicains, durant sa campagne, de violeurs et de trafiquants de drogue, provoquant le mécontentement d’une partie de la population qui avait brûlé ses effigies durant la Semaine sainte.

 

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Voter depuis l’espace, l’américain Shane Kimbrough l’a fait


Hillary Clinton ou Donald Trump auront au moins un vote venant du ciel, enfin façon de parler !!
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Voter depuis l’espace, l’américain Shane Kimbrough l’a fait

 

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Il n’a pas indiqué pour qui il avait voté.Photo Vasily Maximov / AFP

Le seul astronaute américain actuellement dans l’espace Shane Kimbrough a voté pour l’élection présidentielle de mardi depuis la Station spatiale internationale (ISS), a indiqué lundi la Nasa.

Il est arrivé à l’avant-poste orbital le 19 octobre à bord d’un vaisseau spatial russe Soyouz pour une mission de plusieurs mois.

Shane Kimbrough n’a pas indiqué pour qui il avait voté.

Les astronautes américains peuvent exercer leur droit électoral depuis l’espace en vertu d’une loi de 1997 adoptée au Texas, où la plupart résident. Le centre spatial Johnson de la Nasa se trouve à Houston.

Le premier Américain à avoir voté depuis l’orbite terrestre était David Wolf, qui se trouvait alors à bord de l’ancienne station spatiale russe Mir.

Pour pouvoir voter depuis l’espace, les astronautes doivent entamer des démarches un an avant le lancement en choisissant les scrutins (local, de l’État et fédéral) auxquels ils souhaitent participer quand ils seront sur orbite.

Six mois avant l’élection, ils reçoivent un formulaire d’inscription pour voter par correspondance, dans ce cas via internet.

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Mensonges, trumperies et politique


Je crois que je n’ai jamais mis autant d’article sur la politique que cette année. Un exemple est donné sur l’article présent en janvier 2016 que je me souviens d’avoir sursauté avec de tel propos à cette époque. Ce que je ne comprends pas comment des Américains peut soutenir un tel candidat qui profère autant de mensonge. Je comprends par contre, que le choix n’est pas vraiment extraordinaire, mais entre deux maux, on choisit le moins pire
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Mensonges, trumperies et politique

 

Donald Trump lors d'un discours à Sandown, au New Hampshire.

Donald Trump lors d’un discours à Sandown, au New Hampshire.    PHOTO : MIKE SEGAR / REUTERS

Il y a quelques années, les médias percevaient Donald Trump comme un personnage excentrique et divertissant. Mais les derniers mois nous ont fait découvrir toute autre chose.

Un texte de Alain Crevier

Trump peut intimider. Il peut aussi se montrer insultant et parfois grossier. Mais ce qui pique la curiosité, c’est l’idée que les faits et la vérité ne semblent plus avoir d’importance pour le clan Trump.

« Si la vérité fonctionnait, les politiciens utiliseraient la vérité. Le problème, c’est que le mensonge, ça marche », raconte le sénateur André Pratte.

En 1997, alors qu’il était journaliste au quotidien La Presse, il a publié Le syndrome de Pinocchio, un petit essai qui a eu l’effet d’une bombe au Québec. Il y est question de mensonges et de politique.

Vingt ans plus tard, on y trouve un écho extraordinaire à notre époque.

Dans le cas de Trump, il dit tellement des énormités, c’est évident. Quand il dit que le taux de chômage est de 40 %, alors que c’est 5 %, on se dit que les gens vont réagir. Mais son public à lui ne réagit pas. Il n’y a rien qui puisse convaincre ces gens-là que Trump ne dit pas la vérité.

André Pratte, sénateur

L’exemple le plus éloquent de cette partisanerie extrême, c’est un discours de Trump dans lequel il dit qu’il pourrait abattre quelqu’un dans la foule et ne perdrait pas un seul vote (23 janvier 2016).

Mais comment peut-on expliquer une telle partisanerie?

« Pour moi, c’est comme une espèce de processus de radicalisation », dit la commentatrice politique Marie Grégoire.

Elle a en tête ces grands rassemblements où Trump a fait expulser des manifestants, où des coups ont été portés. Et Donald Trump ajoutait : « Je lui casserais la figure », sous les applaudissements de ses partisans (22 février 2016).

« Les fans de Donald Trump sont devenus ses protecteurs. C’est l’armée de Donald Trump, ajoute Marie Grégoire. Ils sont là, dans la rue. Les femmes disent :  » Pas de problème.  »  » Tu sais, il est comme il est. « ,  » Je l’aime comme ça.  » »

On dit que le mensonge et les demi-vérités ont toujours été présents en politique. Mais à ce point? Assez troublant, dit Monique Jérôme-Forget qui a siégé à l’Assemblée nationale pendant 11 ans.

C’est troublant de voir que 40 % de la population américaine appuie cet homme-là. C’est quand même notre voisin immédiat, et de voir un tel niveau d’ignorance, de supporter, pardonnez-moi mon langage, un bouffon – moi, j’appelle ça un bouffon -, c’est troublant.Monique Jérôme-Forget

Voici qui en dit long sur notre époque, sur notre rapport parfois tordu avec la vérité.

Le sénateur André Pratte croit qu’au fond la vérité ne fait pas notre affaire.

« Parce que la vérité, c’est complexe, dit-il. Et si on avait, devant nous, des gens qui nous disaient toute la complexité des problèmes, on serait obligé d’admettre que ces problèmes ne sont pas faciles à régler. Et je ne suis pas sûr qu’on veuille entendre ça. »

Que la vérité soit complexe, c’est une chose. Mais faire fi des faits, c’en est une autre. Par exemple, que doit-on penser lorsque Donald Trump dit que les fondateurs du groupe armé État islamique, ce sont Barack Obama et Hillary Clinton? Est-ce un mensonge?

« On est à l’époque de la bullshit », croit le journaliste et politologue Antoine Robitaille. « Le menteur, il sait qu’il y a une réalité, qu’il y a une vérité, et il sait qu’il dit un mensonge. Le baratineur, il se fout de la vérité parce qu’il dit que ça n’existe pas, précise M. Robitaille. Tout étant relatif. Ce qui est important, c’est la manière dont les gens ressentent les choses. »

Autrement dit, ce ne sont pas les faits, la vérité ou la réalité qui guident les gens, mais leurs sentiments. Par exemple, le sentiment de se sentir menacé est plus important que toutes les statistiques qui démontrent qu’il n’y a pas de danger. C’est ainsi qu’on s’approche des partisans de Trump.

La vérité, les faits, les découvertes de la science ou de certains experts, ça importe peu pour ce type de politicien là. Je pense que c’est contre ça qu’il faut lutter aujourd’hui. Antoine Robitaille, politologue, Le Devoir

D’ailleurs, avec cette interminable campagne électorale américaine, jamais n’avait-on vu autant de médias s’adonner à des vérifications de faits.

« Malgré la quantité inouïe d’informations qui est à la portée maintenant des gens qui peuvent vérifier à la minute près ce qui est dit, le mensonge est plus sophistiqué aujourd’hui et plus énorme aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été », rappelle Antoine Robitaille.

Et M. Robitaille d’ajouter : « Bien là, il faut relire Machiavel. Quand on lit Machiavel, on comprend qu’il y a très longtemps qu’on discute des manières de gagner. Peut-être, parfois, la fin justifie-t-elle les moyens pour plusieurs acteurs politiques. »

http://ici.radio-canada.ca/