La Grande Barrière de corail plus malade que jamais


La Grande Barrière de Corail en Australie est en phase de blanchissement, un épisode qui semble pire que les autres fois. Les plus grandes causes de cette perte est certes des phénomènes naturels tel que El Nino, mais aussi l’homme est en grande partie responsable
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La Grande Barrière de corail plus malade que jamais

 

La Grande barrière de corail a blanchi à 93 %, selon des chercheurs de l'Université James Cook, en Australie.

La Grande barrière de corail a blanchi à 93 %, selon des chercheurs de l’Université James Cook, en Australie.   PHOTO : DAVID GRAY / REUTERS

La hausse de la température de l’eau entraîne le pire épisode de blanchissement de la Grande Barrière de corail, en Australie. Une étude montre que 93 % de ce trésor aquatique, inscrit au patrimoine de l’humanité, a subi une décoloration, signe de dépérissement.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE

Des chercheurs de l’Université James Cook de Townsville, dans l’État du Queensland, en Australie, ont effectué des observations aériennes qui démontrent que seulement 7 % de la Grande Barrière de corail a échappé au blanchissement.

Le blanchissement, qui peut s’avérer fatal pour les coraux, est le résultat de l’expulsion des algues symbiotiques qui donnent sa couleur et ses nutriments aux coraux. Il est réversible si l’eau se refroidit, mais il peut également s’avérer fatal si la température de l’eau persiste.

« Nous n’avions jamais vu auparavant ce niveau de blanchissement », a déclaré le professeur responsable du Groupe de travail national sur le blanchissement des coraux, Terry Hughes.

Ce dernier coordonne les travaux d’une dizaine de centres de recherche sur le phénomène.

Les chercheurs estiment que le sud de la Barrière devrait se remettre de cet épisode de réchauffement de l’eau, mais ils ajoutent que les conséquences pourraient être plus graves pour la partie nord de l’ensemble.

Les dégâts varient entre le sud de la Barrière, où les récifs devraient être en capacité de se remettre rapidement, et le nord, où les conséquences sont très graves.

Seulement 68 des 911 récifs observés ont échappé au blanchissement qui serait le symptôme d’un problème global de la Barrière, selon le professeur Andrew Baird, de l’Université James Cook.

« C’est un problème qui ne concerne pas que l’Australie », explique M. Baird, en précisant que le dépérissement de coraux est également observé en Indonésie et aux Maldives. « Nous nous attendions depuis quelque temps à un épisode très grave de blanchissement en Australie, ajoute-t-il. Je pense que nous l’avons sous les yeux. »

La question que l’on peut se poser est : combien d’épisodes de ce genre les coraux peuvent-ils encaisser? À mon avis, pas beaucoup. Andrew Baird

Les scientifiques de l’Université du Queensland et de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) avaient prédit que le retour du courant chaud équatorial du Pacifique El Nino risquait de provoquer le pire épisode de blanchissement corallien de l’histoire.

Phénomène irrégulier qui revient tous les quatre à six ans, El Nino provoque des hausses de température dans l’océan Pacifique, de fortes pluies dans certaines zones, des sécheresses dans d’autres et des vents faibles.

« Ce qui s’est passé, c’est que la chaleur d’El Nino s’est répandue partout dans le monde », a déclaré M. Hughes.

El Nino avait été montré du doigt pour le premier épisode de blanchissement global observé en 1998.

La Grande Barrière de corail est également menacée par les ruissellements agricoles, le développement économique et la prolifération des acanthasters, ces étoiles de mer qui détruisent les coraux.

Le site de 345 000 km2 a évité de justesse un placement sur la liste des sites en périls de l’UNESCO en 2015.

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El Nino s’en va, la Nina arrive


El Nino est sur le point de tirer sa révérence après avoir chamboulé l’automne-hiver 2015-2016. Bien qu’au Québec, ce fut un hiver tardif, plus chaud et une neige en retard sur le calendrier ailleurs dans le monde, il a fait des dégâts considérables qui laissent des situations économiques précaires et une famine plus grande. Est-ce qu’en Nina va venir prendre la relève ?
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El Nino s’en va, la Nina arrive

 

Un bidonville de Nairobi (Kenya) le 29 octobre après des fortes pluies. SIMON MAINA/AFP

Un bidonville de Nairobi (Kenya) le 29 octobre après des fortes pluies. SIMON MAINA/AFP

Par Loïc Chauveau

C’est officiel: El Nino a atteint son pic d’intensité et désormais décline. Mais ses effets sur l’économie mondiale se font toujours sentir tandis que les prévisionnistes annoncent l’arrivée du phénomène inverse : la Nina.

 

DÉCLIN. L’organisation météorologique mondiale (OMM) vient de confirmer le déclin d’un des plus forts épisode météo el Nino que la planète ait vécu. Tout au long de 2015, les eaux du Pacifique central équatorial se sont réchauffées de plus de 2°C par rapport à la normale. Selon les modèles météorologiques, ces températures de la surface de l’océan devraient désormais lentement décliner jusqu’au début de l’été. C’est du moins la prédiction que fait la National Oceanic and atmospheric administration (NOAA, la météo américaine). Liées aux émissions de gaz à effet de serre, El Nino serait en partie responsable d’une année 2015 la plus chaude jamais enregistrée depuis 1880. Janvier 2016 est également le mois de janvier le plus chaud jamais constaté.

Si en Europe, le phénomène climatique est peut-être responsable d’un hiver très doux, dans la ceinture tropicale les perturbations ont été très importantes et ont provoqué de nombreuses catastrophes. En Afrique de l’Est, Ouganda et Kenya ont subi en novembre des trombes d’eau. Les inondations ont provoqué la mort de 112 personnes et 240 000 habitants ont dû abandonner leurs maisons. En Ethiopie et dans une grande partie de la corne de l’Afrique en revanche, les pluies de printemps ont été très faibles et les récoltes ont été compromises. 18,5 millions de personnes sont actuellement en insécurité alimentaire et 300 000 ont été déplacées.Sécheresse également dans toute l’Afrique australe où, selon le Programme alimentaire mondial, 40 millions de personnes pourraient manquer de nourriture.

Des centaines de milliers de personnes menacées par la faim

MOUSSON. En Inde, la mousson n’a atteint que 86% de la normale, sauf pour le sud du pays et le Sri Lanka où les précipitations ont été plus fortes.

En revanche, dans toute l’Asie du sud-est, la sécheresse a été très marquée, provoquant en Indonésie des feux de forêts « parmi les pires jamais enregistrés », selon l’OMM.

L’Australie a, elle, battu tous ses records de chaleur et de sécheresse. Dans toute la zone pacifique, la hausse de la température des eaux a provoqué un blanchissement majeur des massifs coralliens.

L’Amérique latine a payé un lourd tribut économique. En Equateur, les pluies diluviennes ont causé de sévères dommages sur les infrastructures économiques provoquant pour près de 3 milliards de dollars de dommages, soit 14,6% du PIB. Au Pérou, pluies et inondations ont provoqué une réduction du PIB de 2,8%. Au Venezuela, c’est la sécheresse qui a affecté l’activité économique tandis que les inondations en Argentine ont gravement affecté récoltes et élevages. Les dégâts ont cependant fait peu de victimes, du fait des messages d’alerte et des mesures de précaution prises par les gouvernements sous les conseils du Centre international pour la recherche sur le phénomène El Nino. En 1997-1998, El Nino avait fait au moins 22000 morts en Amérique Latine.

PÊCHE. Les services de prévision météo anticipent désormais la suite. Pour la NOAA, pas de doute, il y a 50% de chance que le phénomène de la Nina intervienne dès la fin de cet été 2016 et 80% pour la fin de l’année. Avec la Nina, les eaux du pacifique équatorial refroidissent auprès des côtes américaines. Cette fois-ci, l’Australie et l’Asie du sud-est devraient connaître de fortes pluies. A l’est, les eaux plus froides font remonter des nutriments et favorisent donc la pêche, le Pérou étant le premier producteur mondial de poisson. Cependant, les services météo australiens sont moins affirmatifs.Selon leurs statistiques, la Nina ne succède à el Nino que dans 40% des cas. En majorité, une période neutre s’intercale entre les deux phénomènes. Pour réduire ces incertitudes et mieux connaître un évènement météo encore très largement mystérieux, la NOAA vient de lancer un important programme de recherche alliant mesures atmosphériques et océaniques.

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2015, année la plus chaude… mais pas pour le Canada


On parle de l’année la plus chaude depuis 100 ans dans le monde, mais pas au Canada, à certains endroits l’hiver 2015 a été particulièrement froid, mais avec la venue d’El Nino, cela a rendu une année pouvant aller entre deux extrêmes
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2015, année la plus chaude… mais pas pour le Canada

 

 

De manière générale, la température moyenne au Canada était en hausse de 1,3 degré Celsius comparativement à la moyenne historique des 68 dernières années.

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

BRUCE CHEADLE
La Presse Canadienne
Ottawa

Contrairement à bien d’autres endroits sur la planète, le Canada n’a pas connu son année la plus chaude en 2015.

La NASA a annoncé mercredi que l’année qui vient de se terminer a complètement pulvérisé les records de chaleur établis depuis un siècle à la surface de la Terre.

Mais au Canada, l’année 2015 a seulement été la 11e la plus chaude depuis que les températures sont compilées, a révélé Environnement Canada.

De manière générale, la température moyenne au Canada était en hausse de 1,3 degré Celsius comparativement à la moyenne historique des 68 dernières années.

Mais cette moyenne nationale cache des réalités régionales autrement plus étonnantes. Ainsi, les provinces atlantiques sont l’une des deux seules régions du globe à avoir vécu des températures plus froides qu’à l’habitude en 2015. L’autre région est un petit secteur du sud de l’Argentine.

Il faut dire que l’hiver a été particulièrement froid dans l’est du pays.

Mais quelques mois plus tard, la situation s’était complètement renversée alors que tout le centre du pays vivait son automne le plus chaud depuis que les températures sont compilées.

N’eut été de cet automne particulièrement doux, l’est du Canada aurait connu une année anormalement froide, croit David Phillips, météorologue à Environnement Canada.

L’année 2015 a été particulièrement chaude en Colombie-Britannique et au Yukon, dans les Prairies canadiennes et dans les Territoires du Nord-Ouest.

L’année tumultueuse que l’on a connue au niveau climatique s’explique par la force du phénomène El Nino dans l’océan Pacifique et par les changements climatiques engendrés par l’activité humaine.

Selon la National Oceanic Atmospheric Administration, la température moyenne en 2015 sur la planète a été de 14,79 degrés Celsius, soit l’année la plus chaude depuis 1880 alors que l’agence commençait à comptabiliser ces données.

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El Niño en grande partie responsable des phénomènes météo exceptionnels de cette fin d’année


El Nino avec la complicité des changements climatiques a chamboulé la météo divers pays. Tornades, inondations, absence de neige, records de chaleurs. Si au Québec, ne fut que des températures plus clémentes, ailleurs ce fut le désastre
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El Niño en grande partie responsable des phénomènes météo exceptionnels de cette fin d’année

 

Des habitants dans la ville de York inondée, en Angleterre, le 28 décembre 2015. (c) Afp

Des habitants dans la ville de York inondée, en Angleterre, le 28 décembre 2015. (c) Afp

Inondations, tornades, vagues de chaleur… les épisodes météorologiques extrêmes qui ont marqué la fin 2015 sont dus au phénomène El Niño particulièrement puissant cette année qui s’ajoute au réchauffement climatique, selon les scientifiques.

RÉCHAUFFEMENT.

« Il n’y a pas de réponse simple » pour expliquer les phénomènes exceptionnels, parfois meurtriers, observés aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis, en Australie et en Amérique latine, souligne Jérôme Lecou, ingénieur prévisionniste à Météo-France.

« On a une conjonction » de facteurs, approuve le climatologue Hervé Le Treut. 

Le phénomène climatique El Niño joue un rôle « évident » dans une partie des phénomènes observés sur la planète, relève M. Le Treut. 

El Niño, qui survient tous les quatre à sept ans en moyenne, est provoqué par un changement de sens des alizés au-dessus du Pacifique équatorial. Les eaux chaudes de surface, qui s’accumulent normalement dans l’est du Pacifique, se déplacent vers l’ouest, entraînant des pluies plus abondantes sur la côte ouest de l’Amérique et davantage de sécheresse en Asie du Sud-est et en Australie. Et cette année, le phénomène est particulièrement intense.

Il « affecte fortement le climat des Etats-Unis actuellement », « il est la cause majeure » de ce qu’il s’y passe, souligne M. Le Treut.

Les tornades meurtrières au Texas, inhabituelles en cette saison, comme la douceur observée dans le nord-est du pays sont partiellement dues à ce phénomène, ajoute-t-il. 

El Niño est un phénomène naturel mais l’épisode de 2015 est « probablement le plus puissant depuis les 100 dernières années », souligne M. Lecou. 

L’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l’ONU, avait averti en novembre 2015 qu’il gagnerait en intensité d’ici à la fin de l’année.

Cet « événement El Niño extrêmement puissant » explique par exemple « les inondations particulièrement intenses du côté du Paraguay et du nord de l’Argentine », indique M. Lecou.

Un mois de décembre historique du côté de l’Europe

Les très fortes chaleurs en Australie correspondent aussi « assez logiquement à des périodes El Niño », ajoute-t-il. 

Par ailleurs, les effets du changement climatique « commencent à se mettre en place« , relève le prévisionniste.

Au niveau mondial, l’année 2015 « sera la plus chaude jamais enregistrée » et les cinq dernières années seront « le quinquennat le plus chaud jamais observé », rappelle-t-il.

 Selon l’OMM, « la température moyenne à la surface du globe franchira sans doute le seuil aussi symbolique que significatif que constitue un réchauffement d’un degré Celsius » par rapport à l’ère préindustrielle. L’accord de Paris conclu le 12 décembre 2015 sur le climat prévoit de limiter « bien en deçà de 2°C » le réchauffement par une limitation des gaz à effet de serre. « De façon plus ponctuelle, on va retrouver ce réchauffement au niveau régional, avec une fin d’année absolument hors normes sur l’hémisphère nord, avec un mois de décembre historique du côté de l’Europe », explique M. Lecou.

« Il y a un réchauffement de fond qui fait que, à application météorologique égale, on a tendance à battre des records un peu partout », explique Hervé Le Treut.

Cette douceur pourrait expliquer notamment les inondations en Angleterre.

« Les hivers doux qu’on vit sont favorables à des précipitations importantes, comme c’est le cas en Angleterre« , estime le climatologue Jean Jouzel.

« Il y a un lien entre le fait d’avoir des inondations et des hivers très doux en Europe de l’Ouest, c’est très clair ».

La puissance d’El Niño est-elle liée au réchauffement de la planète ?

« Pas nécessairement », selon Hervé Le Treut, même si « on peut imaginer qu’elle soit modulée un peu par le réchauffement climatique« .

 Selon le secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, « ce phénomène naturel qu’est El Niño et le changement climatique provoqué par l’homme peuvent interagir et influer l’un sur l’autre de manière totalement inédite », et « El Niño ne fait qu’accentuer la tendance au réchauffement ».

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Un hiver de tous les records


Le 24 décembre à midi, je suis sortie en manche courte dehors et j’ai vu une coccinelle. C’est exceptionnel. Depuis la fin d’automne et ce début d’hiver, la température nous a jouée un bien drôle de tour avec le phénomène El Nino. La suite, probablement que l’hiver va jouer au yo-yo avec nous, mais on annonce de la neige dans la semaine qui vient
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Un hiver de tous les records

 

 

Gilles Brien

Bio-météorologue, communicateur scientifique et auteur du livre «Les Baromètres humains: comment la météo vous influence»

Après la semaine de Noël la plus tropicale que le Québec ait connue en 60 ans, l’hiver qui débute s’annonce historique.

Le Climat Prediction Centerdu Service Météo National américain a publié le 17 décembre son aperçu à long terme pour les mois de janvier, février et mars 2016. Les régions du sud du Québec bordant les États-Unis risquent fort de connaitre un hiver très doux avec des températures au-dessus des normales jusqu’au printemps. Un printemps qui risque d’être hâtif si les choses ne changent pas… Le sol du sud du Québec, privé d’un manteau isolant de neige, continue à emmagasiner de la chaleur. Le résultat pourrait se faire sentir dans les prochains mois. Pour les précipitations, les quantités ne devraient pas s’écarter des normales. Le hic, c’est que ces précipitations «normales» ont plus de chances de tomber davantage sous forme liquide que solide.

Ces prévisions de nos voisins du Sud confirment la tendance à du temps anormalement chaud observé depuis le début de l’automne sur une bonne partie du continent. À Montréal seulement, la température normale moyenne en décembre tourne autour de -6 degrés Celsius. Or, cette année, le mercure reste accroché, de jour comme de nuit, à une valeur dépassant les 3 degrés Celsius! C’est du jamais vu de mémoire de météorologue.

À Environnement Canada, les prévisions mensuelles de température concordent en gros avec les prévisions américaines. On prévoit le même scénario pour cet hiver tout neuf qui commence: un mercure au-dessus des moyennes jusqu’en mars-avril. Quant aux précipitations, les quantités devraient être supérieures aux normales presque partout au Québec, sauf dans l’extrême ouest de la province où elles seront dans les moyennes.

On s’en doute, les avantages d’un hiver plus douillet l’emportent chez bien des gens: frais de chauffage à la baisse, virus de la grippe moins virulents, mobilité accrue, économies dans l’entretien du réseau routier. Uniquement à Montréal, l’absence de neige en décembre a fait épargner à la ville des dizaines de millions de dollars. Par contre, les conditions très clémentes cet automne ont joué contre le gouvernement dans ses négociations avec le front commun. Le temps doux a favorisé les mouvements de mobilisation, les grèves et les marches de protestation. La preuve: les syndicats ont fait des gains.

Chez les amateurs de sports d’hiver et beaucoup de commerçants, le manque de neige et de froidure fait grincer bien des dents. Mais dans l’ensemble, personne ne s’ennuie du vortex polaire de l’an dernier. Jamais le Québec n’avait eu si froid en 30 ans. Verrons-nous encore cette année un vortex du même genre nous tomber sur la tête en janvier?

Pour bien des météorologues, c’est la question à 100 000 degrés. L’effet El Nino, très puissant cette année, complique toute la configuration des vents en altitude. Si deux vortex polaires consécutifs ont pu glisser sur le Sud québécois en 2014 et en 2015, c’est en raison d’une certaine configuration des courants aériens. Cette configuration n’est pas la même actuellement. Les chances de voir basculer sur le sud du Québec un autre vortex polaire cet hiver sont donc plus faibles que l’an dernier.

Les Québécois en sont quittes pour un drôle d’hiver cette année. D’une part, des extrêmes de températures fracassent des records de chaleur en plein début de saison hivernale. Et d’autre part, un scénario de refroidissement brutal dans quelques semaines reste quand même probable. Les climatosceptiques peuvent toujours aller se rhabiller. Mais pas trop. Va faire chaud.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un hiver chaud, est-ce normal?


C’est bizarre qu’au mois de décembre, qu’il n’y a pas de neige. À pareille date, j’ai des photos de ma petite fille qui était émerveillée par la neige. Les changements climatiques jouent un rôle, mais El Niño est un phénomène qui s’ajoute à cette température inhabituelle pour nous au Québec
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Un hiver chaud, est-ce normal?

 

 

C’est en partie à El Niño que Montréal, Toronto, Ottawa et Sherbrooke doivent le record de chaleur qui a été battu vendredi au mercure. Dans ces villes, la température oscillait entre 13 et 14 degrés Celsius.

Il est normal d’avoir des températures douces en période El Niño, rappelle le météorologue de Radio-Canada, Pascal Yiacouvakis. Or, le phénomène naturel – plus accentué encore qu’à l’habitude – se démarque cette année. Dans l’ouest du pays, dans les Prairies par exemple, il devrait y avoir aussi du temps plus doux, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.

« On n’observe pas le patron typique d’El Niño dans les vents de haute atmosphère », souligne le météorologue, évoquant un vaste creux dans le courant-jet sur la côte du Pacifique. « Par conséquent, dans l’est du pays, on a une crête qui se balade et les perturbations qui filent au nord. Et quand les perturbations filent au nord, l’air doux qu’on a sur les États-Unis se propage jusqu’au Québec et en Ontario, et en partie dans les Maritimes, d’où les températures plus élevées », explique-t-il.

Même si les deux derniers hivers ont été froids au Québec, le météorologue rappelle que les précédents hivers ont été tardifs. Une tendance qui va d’ailleurs devenir de plus en plus lourde, notamment en raison des changements climatiques, souligne-t-il.

Le présent hiver s’inscrit dans cette tendance, à la différence près qu’El Niño joue « un rôle complémentaire ».

Sous le soleil

À Montréal, la journée de vendredi a permis de battre de près de 5 degrés Celsius le record datant de 1952, qui s’élevait à 9,4. Un vif contraste avec l’an dernier où, à pareille date, la métropole se relevait d’une grosse tempête de neige.

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Le froid hivernal peut causer un choc aux réfugiés


Une question que je demande souvent aux étrangers qui sont venus s’établir au Québec, comment ils ont trouver leur premier hiver, tous m’ont dit que cela a été très difficile, surtout ceux qui sont arrivé en pleine saison froide. Pour ceux qui viendront dans les semaines avenir, seront peut-être épargné des temps de grands froids vue que la neige est en retard cette année
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Le froid hivernal peut causer un choc aux réfugiés

 

Les réfugiés qui débarqueront en sol canadien au... (Photo archives AFP)

Les réfugiés qui débarqueront en sol canadien au cours des prochaines semaines bénéficieront peut-être d’un répit puisque les météorologues ont prédit que la saison froide serait plus douce cette année au Canada en raison d’El Nino.

PHOTO ARCHIVES AFP

ENNIFER GRAHAM
La Presse Canadienne
REGINA

Getachew Woldeyesus, un jeune réfugié originaire d’Éthiopie, est arrivé en Saskatchewan un jour glacial de février en 1985.

Il n’a pas mis le nez dehors pendant deux mois.

En entrevue avec La Presse Canadienne, M. Woldeyesus s’est rappelé qu’il était effrayé à l’idée de sortir, ne sachant pas si les rues étaient glissantes ou s’il portait les bons souliers pour affronter le froid.

Les 25 000 réfugiés syriens que le gouvernement fédéral s’est engagé à accueillir d’ici le début de la nouvelle année devront sans l’ombre d’un doute relever des défis semblables par rapport aux conditions météorologiques canadiennes.

Partout à travers le pays, des organismes communautaires, des groupes religieux et des particuliers ont lancé des campagnes pour recueillir des vêtements, surtout des manteaux, des gants, des tuques et des bottes d’hiver.

M. Woldeyesus avait 19 ans lorsqu’il a fui son pays natal en 1980 en raison de la guerre civile qui y faisait rage. Il a passé quelques jours au Soudan et quelques années en Italie avant de recevoir l’autorisation de s’installer au Canada.

Il a trouvé difficile de laisser sa famille derrière lui et d’entreprendre ce dangereux périple.

Lorsqu’il est finalement arrivé à Regina, Getachew Woldeyesus a pu compter sur le soutien de la Regina Open Door Society. Un bénévole l’a aidé à passer au travers de la saison froide.

«Il s’est montré très encourageant et d’un grand soutien. Il était toujours avec moi à essayer de m’apprendre comment m’habiller de manière appropriée pour l’hiver. Open Door m’a également fourni beaucoup de renseignements et, en utilisant tous ces outils, j’ai pu lentement commencer à sortir», a raconté M. Woldeyesus, qui occupe aujourd’hui le poste de gestion au sein de l’organisme.

«Le premier hiver s’est mieux passé. Le second, on commence à s’habituer. Évidemment, c’est un choc pour les gens d’arriver en hiver.»

Les réfugiés qui débarqueront en sol canadien au cours des prochaines semaines bénéficieront peut-être d’un répit puisque les météorologues ont prédit que la saison froide serait plus douce cette année au Canada en raison d’El Niño.

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Les baleines face au fléau du réchauffement climatique


Les baleines sont en danger par la hausse des océans, les changements climatiques et El Nino qui s’ajoutent aux calamités, sans compter l’activité humaine en tous genre et la chasse aux baleines sous le couvert de recherches scientifiques
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Les baleines face au fléau du réchauffement climatique

 

 

Les baleines franches australes menacées par le réchauffement climatique. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les baleines franches australes menacées par le réchauffement climatique. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

De nombreuses espèces de baleines sont menacées par les effets du réchauffement climatique et les activités humaines.

RÉCHAUFFEMENT. Soudain, une masse surgit des vagues de l’océan Pacifique, puis une autre… Sous le soleil tropical de Puerto Lopez, au large de l’Equateur, d’énormes baleines caracolent avec leurs petits, sans avoir conscience de la menace du changement climatique qui les affecte. Ce spectacle à couper le souffle se répète tout au long des côtes latino-américaines, de Puerto Piramides (Argentine) à la Laguna Ojo de Liebre (Mexique), en passant par Cabo Blanco (Pérou) ou Bahia Malaga (Colombie). Mais partout, ces géantes du monde animal pâtissent de la hausse des températures, qui modifie leurs sources d’alimentation et leurs cycles migratoires, de plus en plus longs et épuisants. 

« Le changement climatique affecte les baleines », déplore Cristina Castro, biologiste équatorienne interrogée par l’AFP à Puerto Lopez, où elle observe les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) depuis 18 ans. 

Comme d’autres espèces, ces cétacés descendent jusqu’à l’Antarctique pour s’alimenter, puis remontent vers l’Equateur pour se reproduire. Mais ce tracé est perturbé par le réchauffement des eaux, qui désoriente les baleines et chamboule leur parcours.

« Les baleines à bosse ne s’arrêtent plus à l’Equateur. Elles remontent jusqu’au Costa Rica, vont et viennent durant toute la saison. Nous avons repéré des trajets de plus de 10.000 km depuis l’Antarctique jusqu’à des zones d’alimentation au Brésil et même en Afrique », s’inquiète la biologiste.

Une acidification inquiétante des océans

Selon la Commission baleinière internationale (CBI), entre 8.000 et 10.000 baleines à bosse ont été repérées en 2015 dans la zone de reproduction du Pacifique, qui va du Pérou au Costa Rica.

Le réchauffement de la planète « affecte tous les écosystèmes, en particulier l’Antarctique », confirme Mariano Sironi, spécialiste argentin des baleines franches australes (Eubalaena australis). 

Il réduit la quantité de kril, base de l’alimentation des baleines, dans les zones polaires où ces mammifères en ingèrent plusieurs tonnes par jour afin d’engraisser avant d’entreprendre leur migration. Roger Payne, scientifique américain qui a fait connaître le chant des baleines de la Patagonie dans les années 70, tire le signal d’alarme aussi sur l’acidification des océans, également due au changement climatique et qui met en danger la reproduction des cétacés.

« Avec l’enquête que nous avons menée en Argentine ces 45 dernières années, nous avons la preuve de l’effet du changement climatique sur l’une des principales espèces marines : les femelles ne mettent bas que lorsque les conditions pour alimenter leurs petits sont favorables », a-t-il précisé à l’AFP.

L’effet dévastateur d’El Niño

 

La situation des baleines risque encore de s’aggraver avec les conséquences « dévastatrices » d’El Niño affectant déjà les espèces marines de l’archipel équatorien des Galapagos et dont l’épisode actuel devrait connaître un pic d’activité cet hiver.

« On s’attend malheureusement à ce que les effets globaux du changement climatique reflètent en grande partie ceux d’El Niño » comme dans les années 1982-83 et 1997-98, épisodes les plus violents depuis 1950, ont averti les responsables du Parc national des Galapagos dans un rapport.

El Niño, phénomène météorologique consécutif à l’interaction entre l’océan et l’atmosphère qui réchauffe la région du Pacifique, a provoqué la disparition de 90 % des iguanes marins, 50 % des loups de mer, 75 % des pingouins et de presque tous les phoques âgés de moins de trois ans. Pour M. Sironi, la diminution du kril dans l’Antarctique implique moins de naissances de baleineaux.

« Cela peut aussi affecter la capacité de survie des petits », souligne le directeur de l’Institut de conservation des baleines. « Une mère mal alimentée génère un lait de moindre qualité et cela implique un baleineau également mal alimenté », ajoute Florencia Vilches, coordinatrice du Programme d’adoption de la baleine franche australe, dans la péninsule argentine de Valdés, sanctuaire de l’espèce.

Des menaces liées à l’activité humaine

A Puerto Lopez, Cristina Castro a observé des baleines à bosse « amaigries » par le manque de nourriture dans l’Antarctique et les migrations plus longues.

« Elles sont osseuses, malades, pleines de parasites. Ce que nous ne voyions pas auparavant », relève la directrice d’enquête de la Fondation baleines du Pacifique (Pacific Whale Foundation, PWF), basée aux Etats-Unis, lors d’une observation de baleines à bosse au large du port de pêche de Puerto Lopez (295 km au sud-ouest de Quito), paradis de cette espèce. 

Les concentrations de baleines (protégées depuis 1986 par un moratoire international interdisant leur chasse) sont une attraction le long des côtes de plusieurs pays d’Amérique latine.

Mais ces géantes sont en danger, tout comme la baleine bleue dont la population « ne montre plus de signe d’augmentation », avertit la présidente du Centre de conservation des cétacés du Chili, Barbara Galletti, qui les observe depuis 15 ans. 

D’autant qu’à l’impact insidieux du réchauffement climatique sur les baleines s’ajoutent, selon Rodrigo Hucke, chercheur de l’Université australe du Chili, d’autres menaces plus immédiates, dues elles aussi à l’activité des humains, telles que des blessures mortelles lors de chocs avec des navires et l’accroissement du bruit dans les océans qui parasite la communication des cétacés. De plus, le moratoire mondiale de 1986 présente une faille : il autorise la recherche létale sur les mammifères. Le Japon se sert de cette faille afin d’envoyer des baleiniers en Antarctique, chassant plusieurs baleines de Minke (Balaenoptera acutorostrata) sous couvert de recherches scientifiques.

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Météo de l’hiver: les temps sont fous


Que nous réserve l’hiver 2015 ? Il semble que partout dans le monde, c’est une bien drôle de température. Au Québec, les prévisions sont un hiver plus chaud, mais tout est possible, tempête de neige, verglas et peut-être de la pluie ? Pour le moment chez-moi, c’est souvent venteux, mais toujours pas de neige …
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Météo de l’hiver: les temps sont fous

 

Gilles Brien

Bio-météorologue, communicateur scientifique et auteur du livre «Les Baromètres humains»

Avec un effet El Nino extrêmement fort cette année, l’hiver qui vient risque bien de passer à l’histoire. Depuis le début de l’automne, les températures sur tout le sud du Québec se maintiennent largement au-dessus des normales de saison. Et avec un épisode El Nino qui n’a pas fini de s’amplifier, il n’y a pas de raisons de croire que les choses vont changer.

Le phénomène El Nino est un courant d’eau chaude saisonnier dans le Pacifique, au large du Pérou. Le réchauffement de cette eau de surface est si grand à l’heure actuelle que le record de 1997-98 est en voie d’être battu. Quelle relation avec l’hiver qui approche? L’hiver 1997-98 a été marqué par le grand Verglas…

Pour leur part, tant le Service Météorologique du Canada que le National Weather Service américain partagent la même opinion sur l’hiver à nos portes. Leurs prévisions saisonnières sont semblables: l’hiver sera chaud. Comment «chaud»? Assez pour se classer dans les 10 hivers les plus doux en 30 ans.

Ce temps plutôt anormal sur le Québec est à l’image du climat mondial en 2015, une année de tous les records. Le mois de septembre, notamment, a été le mois le plus chaud à ce jour à la surface du globe, selon l’administration nationale américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).

De son côté, le Service météo en Angleterre, le Met Office, a annoncé le 9 novembre que 2015 sera la première année où la température du globe franchira le seuil de 1 degré Celsius de différence par rapport à l’ère pré-industrielle. En d’autres mots, le réchauffement planétaire ne se compte plus en fraction de degré par rapport aux normales, mais en beaux et gros degrés entiers!

Malheureusement, le réchauffement global ne se traduit pas par des hivers toujours plus doux pour le Québec. Les deux derniers hivers en ont fait la preuve. Alors que la plupart des régions de l’hémisphère Nord connaissaient des températures hivernales plus chaudes, le nord-est du Canada et le Québec étaient frappés, pour une deuxième année de suite, par un effroyable vortex polaire qui a fait grincer bien des dents. Il a fait si froid que les Grands Lacs ont gelé en 2014, ce qui n’avait pas été vu depuis 35 ans. L’hiver qui a suivi, en 2015, a été le plus glacial au Québec en 20 ans. Réchauffement global, vous dites? Bref, le El Nino cette année pourrait confondre les sceptiques et faire fondre bien des bancs de neige.

Il n’y a pas deux épisodes El Nino semblables. Il est donc difficile d’en déduire des conclusions et des prédictions justes. Ce qu’on sait, par expérience, c’est que des épisodes forts de El Nino sont associés à des hivers québécois aux températures moins froides.

Et quant aux précipitations, un effet El Nino puissant comme celui de cette année devrait réduire les quantités par rapport aux moyennes. Mais les amateurs de neige et déneigeurs avides de revenus ne devraient pas désespérer pour autant. Il arrive que des hivers plus doux amènent quand même de bonnes tempêtes de neige. En revanche, avec des températures plus chaudes, le risque de verglas sera à la hausse dans la vallée du St-Laurent. Tout dépendra de la trajectoire des dépressions qui monteront à l’assaut du Québec cet hiver.

Mais il n’y a pas que sur la scène météo que l’année 2015 se distingue. Sur le plan astronomique aussi. Depuis 2008, le Soleil est entré dans une phase de grande activité solaire qui devrait se traduire par une série de tempêtes magnétiques et d’éruptions massives de grande amplitude. Or jusqu’ici, c’est plutôt le calme plat.

On n’a jamais vu les taches solaires si peu actives depuis plus d’un siècle, selon Paul Charbonneau, titulaire de la chaire de recherche de l’Université de Montréal en astrophysique solaire.

Serait-ce le prélude à une super tempête solaire monstrueuse qui nous pend au-dessus de la tête? Personne ne le sait.

En attendant, l’année 2015 continue d’être anormale à tout point de vue. Dans bien des pays, c’est de la drôle de météo qu’on parle. À la ville comme à la campagne. Mais attention. Comme le dit un dicton Français, qui parle trop météo passe sa vie au bistro.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le réchauffement climatique va entraîner plus d’épisodes La Niña


Il semble que nous allons avoir de plus en plus des températures extrêmes. La Niña fera des siennes plus souvent et causant sécheresse, orages violents qui auront des répercussions économiques désastreuses
Nuage

 

Le réchauffement climatique va entraîner plus d’épisodes La Niña

 

Au contraire d'El Niño, la Niña se caractérise par... (PHOTO DIEGO GIUDICE, ARCHIVES BLOOMBERG)

Au contraire d’El Niño, la Niña se caractérise par des températures de surface froides dans la partie centre-est de l’océan Pacifique, et par une différence plus grande avec la température de la terre dans des pays du Pacifique Ouest comme l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, le Bangladesh et le Vietnam.

PHOTO DIEGO GIUDICE, ARCHIVES BLOOMBERG

Agence France-Presse
PARIS

Le phénomène climatique La Niña, qui provoque périodiquement sécheresses et orages dévastateurs, sera probablement plus fréquent et plus violent au XXIe siècle à cause du réchauffement climatique, indique une étude publiée lundi.

Les épisodes exceptionnellement sévères comme celui qui avait fait des milliers de morts et des millions de déplacés en 1998-99, seront presque deux fois plus fréquents au XXIe siècle qu’au XXe, indiquent les auteurs de l’étude parue dans la revue Nature Climate Change.

Les chercheurs ont basé leurs calculs sur le scénario le plus pessimiste en matière de réchauffement climatique, prévoyant la poursuite des émissions de gaz à effet de serre au rythme actuel.

Selon le Groupe intergouvernemental d’experts du climat (GIEC), un tel scénario aboutirait à une hausse de 3,7 degrés d’ici à la fin du siècle. La conférence de Paris sur le climat, fin décembre, s’est fixée pour objectif de limiter cette hausse à 2 degrés par rapport à l’ère pré-industrielle.

Selon cette nouvelle étude, si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas, un phénomène La Niña «extrême» se produira en moyenne tous les 13 ans (une fois tous les 23 ans au cours du siècle actuel).

«Cela signifie davantage d’événements météorologiques dévastateurs et plus fréquemment des changements d’un extrême à l’autre, d’une année sur l’autre, avec de profondes conséquences socio-économiques», soulignent les chercheurs.

La Niña intervient parfois l’année suivant un épisode extrême d’El Niño, qui pourrait aussi de son côté devenir plus récurrent et plus violent.

Au contraire d’El Niño, elle se caractérise par des températures de surface froides dans la partie centre-est de l’océan Pacifique, et par une différence plus grande avec la température de la terre dans des pays du Pacifique Ouest comme l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, le Bangladesh et le Vietnam.

Le contraste entre les températures de l’eau et de la terre, qui pourrait augmenter avec le réchauffement climatique, a une influence sur le flux d’air atmosphérique et les précipitations – une différence plus forte entraîne plus de précipitations dans les pays du Pacifique Ouest et un temps plus sec pour les Amériques, écrivent les auteurs.

Le phénomène La Niña exceptionnel de 1998-99, qui avait suivi un El Niño exceptionnel en 1997-98, avait transformé les sécheresses en inondations dans les pays du Pacifique Ouest, et le temps humide en grave sécheresse dans le sud-ouest des États-Unis.

«En moyenne, pour la période 2000-2099, nous devrions avoir huit» épisodes extrêmes de La Niña, a expliqué à l’AFP Cai Wenju, de la Ocean University of China, co-auteur de cette étude réalisée à l’aide de 21 modèles climatiques.

http://www.lapresse.ca/