140 cadavres au coeur arraché: découverte du plus grand sacrifice d’enfants de l’Histoire


Heureusement que la science à évoluer sur la connaissance de l’environnement, vers l’an 1400 et 1450, 140 enfants de 5 à 14 ans ainsi que des lamas de 18 mois et moins ont été sacrifier et on en enlever leur coeur. Il semble qu’ils sont mort dans un seul évènement pour calmer la colère des dieux alors que c’était la présence d’El Niño qui était présent
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140 cadavres au coeur arraché: découverte du plus grand sacrifice d’enfants de l’Histoire

 

© Twitter, touchstone pictures.

Par: rédaction
Source: BBC, National Geographic

Les archéologues ont mis au jour au Pérou les restes d’un macabre rituel perpétré il y a au moins 500 ans, dévoile la BBC. Ceux-ci sont composés des corps de plus de 140 enfants de la civilisation précolombienne des Chimu, ce qui en fait sans aucun doute le plus gros sacrifice d’enfants de l’Histoire. Le site était caché sous la terre depuis plus de cinq siècles.

Des masses de squelettes d’enfants à la poitrine ouverte, vraisemblablement pour en extraire le coeur, voilà la découverte historique d’archéologues sur le site de l’ancienne capitale de la civilisation Chimu et de l’actuelle petite ville péruvienne de Trujillo. Les Chimu, à leur apogée, contrôlaient d’après les historiens une langue de terre de près de mille kilomètres le long du Pacifique, de l’actuelle frontière entre le Pérou et l’Équateur jusqu’à Lima. Les Chimu, certes moins connus du public que les Incas, furent pourtant la seconde plus grande civilisation précolombienne avant l’arrivée des conquistadors européens (dès 1532).

Hasard

C’est dans ce contexte, quelques décennies avant que ces mêmes Incas ne les dominent (on situe cette prise de pouvoir inca vers 1475), que les Chimu auraient mis en place ce colossal sacrifice d’enfants à des fins rituelles, une pratique très répandue dans les peuples archaïques et que l’on attribue fréquemment aux Aztèques. Ces derniers avaient en effet pour habitude de sacrifier les prisonniers ennemis, de leur arracher le coeur et d’offrir ceux-ci au Soleil, pour que celui-ci ait la force de se lever chaque matin. Les sacrifices d’enfants sont quant à eux plus rare et d’une grande valeur en raison de l’innocence des victimes. On en a trouvé la trace aux quatre coins du monde.

La découverte de Trujillo, si on en parle aujourd’hui, ne date pourtant pas de 2018. C’est en effet en 2011 déjà que des habitants de la région ont attiré l’attention des chercheurs, très actifs dans cette zone chargée d’histoire et de mystères archéologiques, sur des restes humains. Gabriel Prieto, de l’université de Trujillo, dirigeait alors une équipe internationale sur des fouilles dans la région. Il apprend que des os sont réapparus à la surface dans des dunes non loin de là. Il se lance alors aussitôt dans des travaux d’excavation d’urgence et tombe sur l’inimaginable: un gigantesque site de sacrifice au bas d’une falaise, à 300 mètres de l’océan. Une découverte hors normes qui présage alors une exception archéologique.

Cages thoraciques béantes, sternums sectionnés

Les recherches se sont poursuivies sans relâche et il aura fallu cinq ans pour en arriver à des conclusions sans appel et qui font froid dans le dos: ce sont plus de 140 enfants et 200 jeunes lamas qui ont été sacrifiés lors d’un seul et même événement rituel, et ce entre l’an 1400 et 1450, selon la datation au carbone 14 des éléments textiles et de cordes retrouvés sur les restes humains. Mais ce n’est pas tout. Les squelettes très bien conservés – tant des enfants que des animaux – présentaient tous les mêmes lésions au sternum et leurs cages thoraciques étaient béantes, ce qui laisse penser que leur coeur en a été systématiquement extrait à des fins rituelles d’adoration et d’offrande. Selon les analyses, les gestes ont été portés de manière technique et avec assurance, ce qui étaye la piste de bourreaux très entraînés.

Entre 5 et 14 ans

Les analyses des os donnent également l’âge approximatif des victimes, qui avaient de 5 à 14 ans et ont été enterrées en direction de l’ouest, vers l’océan. Les lamas eux, avaient tous moins de 18 mois et étaient enterrés vers l’est, soit vers les Andes. L’ADN des enfants a établi que filles et garçons ont indifféremment été sacrifiés et qu’ils faisaient pour certains partie de la civilisation Chimu elle-même et pour d’autres de groupes ethniques ralliés au royaume précolombien. Non genré et non ethnique, ce sacrifice n’avait donc pas de fondement politique ou belliqueux.

Non loin du site, des restes humains adultes ont été découverts: un homme et deux femmes. Ceux-ci présentaient des traces de coups à la tête, vraisemblablement portés à l’aide d’un objet contondant. Selon les historiens, tout porte à croire que les trois individus ont joué un rôle prépondérant dans l’offrande et ont ensuite été éliminés sommairement.

Des traces de pieds nus d’enfants, de résistance

L’étude des strates a permis d’établir que le gigantesque sacrifice s’est déroulé en un acte magistral unique car tous les enfants ont été retrouvés dans une seule et même couche de boue asséchée par la suite dans un coin du site. Particulièrement préservée, la couche de boue a révélé des traces de pas d’adultes en sandales, du passage de chiens, de pieds nus d’enfants et de jeunes lamas. Des traces de freinage laissent transparaître la résistance des animaux traînés vers le lieu d’offrande.

Les empreintes de pas intactes permettent aussi de révéler le déroulement du sacrifice. Deux groupes d’enfants et de lamas distincts auraient été amenés simultanément, l’un depuis le nord et l’autre depuis le sud, jusqu’au centre de la falaise où leur sort funeste les attendait.

El Niño, ou la colère des dieux

Ce qui a naturellement particulièrement intéressé les scientifiques est la raison de ce sacrifice humain colossal. Là encore, la couche de boue découverte lors des fouilles lève le mystère, relate le National Geographic. Cette énorme quantité de boue traduit des pluies battantes qui ont dû s’abattre sur la région dans les semaines qui ont précédé le rituel. On devine aujourd’hui que cela devait être dû à un phénomène naturel s’apparentant à El Niño et celui-ci avait vraisemblablement provoqué tant une hausse de la température de la mer, et donc une chute drastique de la pêche, que des inondations et glissements de terrain, et donc fait payer aux Chimu un lourd tribut dans leurs cultures et infrastructures agricoles.

Face à de telles déconvenues climatiques, les Chimu auraient commencé à sacrifier des adultes, comme de coutume, pour plaire aux divinités. Mais devant leur échec, ils auraient eu recours à de plus lourdes offrandes, à savoir le sacrifice d’enfants: les peuples devaient en effet offrir ce qui leur était le plus cher afin d’obtenir des faveurs surnaturelles de la part des divinités toutes puissantes. 

« Partie émergée de l’iceberg »

Selon Prieto, qui a fait la découverte de sa vie d’archéologue, ce site unique pourrait en fait n’être « que la face émergée de l’iceberg. On est en droit de se demander si la région ne renferme pas d’autres secrets encore intacts ».

En attendant, sa découverte est inégalée: il a mis au jour le plus grand sacrifice d’enfants que le monde ait connu. Ses conclusions seront consignées dans un rapport complet qui sera ensuite publié par National Geographic.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/

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La NASA nous propose de prendre conscience de la hausse des températures depuis 1880 en 30 secondes


Pour mieux comprendre les changements climatiques, la NASA a préparé une vidéo de 30 petites secondes pour démontrer les hausses que la terre subit entre 1880 jusqu’en 2017.
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La NASA nous propose de prendre conscience de la hausse des températures depuis 1880 en 30 secondes

 

 

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Crédits : Capture YouTube / NASA Climate Change

par Brice Louvet

Difficile de comprendre le niveau de changement climatique qui affecte la Terre en ce moment. Mais le fait indéniable est que la planète subit un réchauffement à une échelle globale que nous, les humains modernes, n’avons jamais connu. Toutefois, il est possible de s’en rendre compte et de le voir de nos propres yeux dans cette récente vidéo publiée par la NASA.

En seulement 36 secondes, cette vidéo couvre l’histoire de la température de la surface de la Terre. Les données commencent en 1880, date à laquelle nous avons commencé à recueillir des enregistrements de températures, jusqu’en 2017, avec cette année-là les températures les plus chaudes jamais enregistrées, selon la NASA. L’agence américaine rassemble ses données sur la température de surface de la planète à partir d’un vaste réseau de 6 300 stations météorologiques, navires, bouées et bases de recherche situées en Antarctique.

Le code couleur est ici très simple. Au 19e siècle, et pour la première moitié du 20e siècle, les températures ont nettement fluctué à travers la carte : bleu dans certaines régions, orange et rouge dans d’autres où les zones sont devenues plus chaudes. Mais à partir des années 80, il y a un changement radical. Le globe se retrouve alors lentement submergé par les vagues de chaleur. Et la tendance s’intensifie au cours des cinq dernières années – de 2013 à 2017 – qui sont officiellement les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées.

« Nous ne prévoyons pas des années record tous les ans, mais la tendance actuelle de réchauffement à long terme est assez claire », notait il y a quelques mois Gavin Schmidt, directeur de l’Institut Goddard de la NASA.

Cette dernière vidéo est une version mise à jour d’un visuel publié l’année dernière :

 

Comme vous pouvez également le voir dans la vidéo, le réchauffement ne s’effectue pas au même rythme selon les régions du monde, notamment à cause des phénomènes météorologiques tels qu’El Niño ou La Niña, avec un phénomène clairement plus marqué dans l’hémisphère nord, et plus particulièrement dans les régions polaires, qui sont donc en première ligne.

Source

http://sciencepost.fr/

Depuis 2015, la Terre surchauffe


Pas besoin d’être un expert en météorologie pour s’apercevoir que le climat change. Depuis les 3 dernières années, des évènements météo on attirer plus d’une fois notre attention. Il serait temps que les climato septiques s’ouvrent les yeux
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Depuis 2015, la Terre surchauffe

 

canicule chine

La canicule assèche une rivière en Chine, en juillet 2017.

© JNDSB / IMAGINECHINA / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme « exceptionnel » du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle.

« Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016 et 2017 (…) sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées », a annoncé jeudi 18 janvier 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence spécialisée de l’ONU.

Selon l’OMM, ces trente-six mois « s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ».

Toutes les analyses montrent par ailleurs que les cinq années les plus chaudes dans les annales ont été enregistrées depuis 2010, a précisé la Nasa.

Des records chaque année

Sous l’effet du courant équatorial El Nino qui a été particulièrement intense, 2016 se trouve en tête avec 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle. L’ONU utilise la période 1880 – 1900 comme référence pour les conditions prévalant à cette période. L’année 2017 décroche quant à elle le record de l’année la plus chaude jamais constatée sans El Nino, qui réapparaît tous les trois à sept ans, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales.

« Ces nouvelles données de température montrent que le monde se réchauffe rapidement », conclut Dave Reay, professeur à l’université d’Edimbourg, réagissant au rapport.

« Malgré des températures plus froides que la moyenne dans certaines parties du monde, le thermomètre a continué à monter rapidement sur l’ensemble de la planète à un rythme sans précédent depuis les quarante dernières années », a pointé le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, Gavin Schmidt.

L’OMM a rapporté que la température moyenne à la surface du globe en 2015 et 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l’époque préindustrielle. Et la température moyenne en 2017 a été d’environ 0,46°C au-dessus de la normale calculée entre 1981 et 2010, montrent également les relevés. Selon les experts, il est quasiment impossible de départager 2015 et 2017 car la différence est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d’erreur.

Les glaces fondent

« Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l’Arctique », avec la fonte accélérée des glaces, s’est alarmé le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas. Cela « aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau des océans et sur la météorologie dans d’autres régions du monde », a-t-il ajouté.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président américain Donald Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Le climatosceptique M. Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris signé fin 2015, par lequel la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en-deçà » de 2°C.

« Avec la tendance actuelle du réchauffement, on peut déjà prévoir que d’ici 2060 ou 2070, on pourrait atteindre ce seuil », a déclaré à la presse à Genève Omar Baddour, coordinateur scientifique à l’OMM.

Et « si le réchauffement continue à être accéléré par davantage d’émissions de gaz à effet de serre, on pourra aussi atteindre ce seuil probablement bien avant ces dates », a-t-il mis en garde.

La hausse des températures ne représente qu’une partie du changement climatique, a noté l’ONU, soulignant que la chaleur de 2017 s’est accompagnée de conditions météorologiques extrêmes un peu partout dans le monde, qui ont entraîné « un ralentissement voire une régression économique », a fait observer M. Taalas.

L’ONU a utilisé les données émanant notamment de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), de la Nasa, du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

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Le poisson-clown, stressé par le blanchiment de son anémone, pond moins


Le blanchissement des coraux affecte bien sûr les anémones, mais aussi les animaux marins qui y dépendent. Et le poisson Némo en subira les conséquences négatives
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Le poisson-clown, stressé par le blanchiment de son anémone, pond moins

 

Un poisson-clown.... (123RF/lcalek)

Un poisson-clown.

123RF/LCALEK

 

Tout sur les changements climatiques »

Agence France-Presse
Paris

Quand l’anémone qui le protège blanchit sous l’effet du réchauffement de la mer, le poisson-clown stresse et a moins de petits, selon une étude qui s’inquiète de l’impact du changement climatique sur la reproduction d’autres espèces des récifs coralliens.

«Cette étude de 14 mois montre une forte corrélation entre le blanchiment de l’anémone, la réponse au stress du poisson-clown et les hormones reproductives qui ont conduit à une baisse de la fécondité de 73 %», résume l’étude publiée dans la revue Nature Communications.

Le héros du célèbre dessin animé «Nemo» vit en symbiose avec son anémone, il se cache dans ses tentacules pour se protéger de ses prédateurs et pond au moins une fois par mois à son pied.

D’octobre 2015 à décembre 2016, des chercheurs ont étudié en mer des couples de poissons-clowns dans les récifs coralliens de l’île de Moorea, en Polynésie française.

Pendant cette période, sous l’effet d’El Niño, cette région du Pacifique a connu sur plusieurs mois une augmentation de la température de la mer, causant le blanchiment temporaire d’une partie des anémones, un phénomène similaire à celui plus connu qui affecte les coraux.

En comparant notamment 13 couples vivant sur une anémone ayant blanchi pendant plusieurs mois et d’autres vivant sur une anémone n’ayant pas été touchée, les chercheurs ont mis en lumière l’impact «en cascade» du réchauffement.

«Des prélèvements de sang sur les couples de poissons-clowns ont permis de constater une forte hausse des taux de cortisol, l’hormone du stress, et une baisse importante des concentrations en hormones sexuelles», provoquant ainsi une diminution de la fécondité, a expliqué dans un communiqué le CNRS, associé à l’étude.

«Ces liens, déjà établis dans des expériences de laboratoire, sont confirmés pour la première fois dans des conditions naturelles chez des poissons», a-t-il ajouté.

Et avec le réchauffement climatique qui contribue au blanchiment des coraux et des anémones dans le monde entier, «Nemo» risque de ne pas être la seule victime.

«Nous estimons que d’autres espèces associées aux anémones de mer et aux coraux pourraient répondre de façon similaire aux épisodes de blanchiment, ce qui se traduirait par des pertes importantes d’efficacité de la reproduction», selon l’étude.

«12 % des espèces de poissons côtiers en Polynésie française dépendent des anémones ou des coraux pour se nourrir ou se protéger des prédateurs», précise le CNRS.

«En cas de blanchiment prolongé, comme celui de la grande barrière de corail australienne en 2016 et 2017, c’est le renouvellement de toutes ces populations qui pourrait être affecté, et avec lui la stabilité des écosystèmes», s’inquiète-t-il.

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Il y a 3000 ans, les tigres de Tasmanie sont morts à cause de la sécheresse


On croit avoir découvert la disparition du tigre de Tasmanie en Australie, il y a plus de 3 000 ans. El Niño en serait la cause qui aurait causé une importante sécheresse a Tasmanie. Cependant, les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur ces conclusions
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Il y a 3000 ans, les tigres de Tasmanie sont morts à cause de la sécheresse

Tigre de Tasmanie

En Tasmanie, les Thylacinus cynocephalus ont succombé à la chasse. Sur le continent, ils sont morts à cause de la sécheresse.

© MARY EVANS/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP

Sur le « continent » australien, les tigres de Tasmanie n’auraient pas disparu à cause de l’homme comme sur l’île du même nom. Ils auraient succombé à cause de phénomènes climatiques.

La disparition du tigre de Tasmanie (Thylacinus cynocephalus) du continent australien fut probablement provoquée par la sécheresse et non par les chasseurs aborigènes ou par les chiens sauvages, ont annoncé le 27 septembre 2017 des scientifiques de l’Université d’Adélaïde (Australie) dans la revue Journal of Biogeography. Le mystérieux marsupial, également connu sous l’appellation thylacine, était jadis très répandu en Australie. Mais il a totalement disparu du continent il y a 3.200 ans. Il avait résisté sur l’île de Tasmanie, dans le sud de l’Australie, jusqu’en 1936. A cette date, le dernier spécimen connu était mort dans un zoo de Hobart. Les autres tigres de l’île avaient été exterminés par la chasse intensive en moins de 150 ans.

Le dernier tigre de Tasmanie, mort en 1936. Crédit : MARY EVANS/SIPA

Certains pensent encore que quelques tigres de Tasmanie subsistent

Les raisons de sa disparition en Australie font l’objet d’un véritable débat entre les spécialistes. Certains scientifiques estimaient jusqu’à présent que l’animal avait été victime des chiens sauvages – ou dingos – introduits par les navigateurs il y a à peu près 3.500 ans. Une autre théorie suggérait que les chasseurs aborigènes avaient eu raison des tigres de Tasmanie. D’autres encore refusent de croire que cet animal, presque semblable à un chien et avec le dos rayé, a réellement disparu. Ils signalent régulièrement sa présence mais celle-ci n’a jamais été confirmée.

« L’ADN ancien nous raconte que l’extinction fut rapide sur le continent »

La nouvelle étude réalisée à partir d’ADN anciens extraits d’os fossilisés et de spécimens de musée a, quant à elle, conclu que leur disparition sur le continent était probablement consécutive à la sécheresse. Les chercheurs du Centre d’ADN ancien (ACAD) de l’Université d’Adélaïde ont créé la plus importante base de données d’ADN de thylacine existant à ce jour, avec 51 nouvelles séquences de génome, et s’en sont servi pour étudier l’évolution des populations à travers l’Histoire.

Une mâchoire de tigre de Tasmanie. Crédit : Jeremy AUSTIN / University of Adelaide via the Tasmanian Museum and Art Gallery / AFP

Jusqu’à 3.000 ans en arrière, une population importante et diversifiée de tigres vivait dans le sud de l’Australie. Puis, des sécheresses provoquées par le système météorologique El Nino ont vraisemblablement décimé les populations, selon les chercheurs.

« L’ADN ancien nous raconte que l’extinction fut rapide sur le continent, en raison de facteurs intrinsèques comme la consanguinité et la perte de diversité génétique », écrit Lauren White, co-auteure de l’étude.

« On a aussi trouvé des signes d’effondrement de la population et de perte de la diversité génétique en Tasmanie à la même période », explique Jeremy Austin, directeur adjoint du ACAD. 

« La Tasmanie a dû être protégée dans une certaine mesure de ce climat plus chaud et plus sec par sa pluviométrie plus importante, mais il apparaît que cette population a aussi subi les effets d’El Nino avant de s’en remettre ».

Le courant équatorial El Nino est périodique et provoque des hausses de température dans le Pacifique. En Australie et en Asie, il peut provoquer des sécheresses dans des endroits normalement humides et engendre des inondations en Amérique.

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2016, année record en matière de changements climatiques


La NOAA a préféré rendre son rapport directement au New York Times que passer par la Maison Blanche, de peur d’être censuré. Car leur conclusion pour l’année 2016 n’est pas vraiment positive face aux changements climatiques
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2016, année record en matière de changements climatiques

 

Un homme se rafraîchissant avec une bouteille d'eau

Un homme se rafraîchissant par temps chaud à Skopje, en Macédoine, le 24 juillet 2017. Photo : Reuters/Ognen Teofilovski

L’an 2016 est à inscrire à l’encre rouge dans la liste des années où le climat a montré de dangereux signes de transformation, révèle une étude publiée jeudi.

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

Selon les chercheurs, les températures ont ainsi atteint des niveaux sans précédent l’an dernier, tout comme la montée des océans ou encore la production de gaz à effet de serre.

C’est un portrait particulièrement sombre que dessine le plus récent rapport intitulé L’état du climat. Le document évoque la fonte des glaces polaires, des inondations, des périodes de sécheresse, ainsi qu’un nombre grandissant de vagues de chaleur.

Cette perspective est dévoilée après deux années où les températures mondiales ont atteint des sommets depuis 1880, année des premiers relevés du genre.

« Les records de chaleur de l’année dernière résultent de l’influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d’un fort El Nino au début de l’année », lit-on ainsi dans ce rapport rédigé par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et par l’American Meteorological Society (AMS).

Aux yeux des 500 chercheurs originaires de 60 pays qui ont contribué à la rédaction du document de 300 pages, il ne fait aucun doute que le réchauffement planétaire s’intensifie.

La production de gaz à effet de serre a continué d'augmenter en 2016.

La production de gaz à effet de serre a continué d’augmenter en 2016. Photo : Getty Images/Lukas Schulze/Stringer

Et selon la NOAA, les six premiers mois de 2017, qui ne sont pas analysés dans le rapport, battent également le record de chaleur.

Le document est publié une semaine après l’officialisation de la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris.

Le changement climatique est l’un des problèmes les plus pressants auxquels l’humanité et la vie sur Terre doivent faire face. Les auteurs du rapport sur le climat publié jeudi

Températures records au Mexique et en Inde, vague de chaleur meurtrière en Asie, glaces couvrant la plus faible superficie dans l’Arctique depuis 37 ans, multiplication des tempêtes tropicales… l’étude regorge de statistiques peu encourageantes.

Fuiter pour éviter le bâillon

Aux États-Unis, le New York Times a publié cette semaine une autre étude sur le climat, cette fois rédigée par 13 agences fédérales.

Ce rapport détaille l’impact des changements climatiques sur les États-Unis, où les températures moyennes ont fortement augmenté ces dernières décennies, battant un record vieux de 1500 ans.

Le document, qui n’a pas été rendu public, pas plus qu’il n’a reçu l’imprimatur de la Maison-Blanche, a été donné au quotidien new-yorkais par peur de la censure.

L’administration Trump maintient que la contribution humaine au changement climatique n’est pas démontrée.

http://ici.radio-canada.ca

Signes de répit dans l’épisode de blanchissement des récifs coralliens


Un répit pour les coraux dans des océans Pacifique, Atlantique et Indien après une période de 3 ans de blanchissement. Espérons que cela pourrait éviter leurs disparitions
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Signes de répit dans l’épisode de blanchissement des récifs coralliens

 

Le blanchissement des récifs coralliens se produit quand les... (PHOTO AP)

Le blanchissement des récifs coralliens se produit quand les coraux, stressés par l’augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Washington

Le blanchissement des récifs coralliens dans le monde paraît s’atténuer après un épisode de trois ans, le plus long depuis les années 1980, a indiqué l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).

Des prévisions de la National Oceanic et Atmospheric Administration montrent que le blanchissement ne se produit plus dans les trois bassins océaniques Atlantique, Pacifique et Indien, ce qui suggère probablement la fin de ce phénomène destructeur d’un écosystème marin fragile et vital.

Les scientifiques vont surveiller étroitement les températures à la surface des océans et le blanchissement des coraux au cours des six prochains mois pour confirmer la fin de cet événement dont la NOAA avait déclaré le début en 2015.

Les prévisions de blanchissement établies par l’agence sur les quatre prochains mois montrent certains risques pour les récifs coralliens à Hawaï, en Floride et dans les Caraïbes à la fin de l’été.

Depuis 2015, tous les récifs coralliens tropicaux autour du globe ont connu une température de l’eau au-dessus de la normale et plus de 70% ont subi ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement.

«Ce blanchissement au niveau planétaire a été le plus sévère, le plus long et le plus étendu et peut-être le plus dévastateur jamais observé», a relevé Mark Eakin, le coordinateur de la Nasa chargé de la surveillance de ces écosystèmes.

Ce phénomène se produit quand les coraux, stressés par l’augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose, les zooxanthelles.

Elles fournissent aux coraux leur nourriture et donnent leurs couleurs à leur squelette calcaire.

Si les zooxanthelles ne retournent pas dans le tissu corallien, le corail meurt.

Les récifs coralliens américains ont été particulièrement touchés avec deux années de blanchissement sévère en Floride et à Hawaï ainsi que trois années dans les îles Mariannes et quatre ans à Guam.

Plus tôt en 2017, la montée de la température de l’eau a entraîné un important blanchissement dans la Grande Barrière en Australie pour la deuxième année consécutive et également dans les Samoa américaines, fortement affectées début 2015.

La NOAA relève également que dans certains endroits les récifs coralliens n’ont pas blanchi malgré le réchauffement de l’eau.

Les scientifiques examinent ces zones pour déterminer s’il y a des traits particuliers dans ces coraux ou leur environnement.

Le premier blanchissement à l’échelle planétaire s’est produit en 1998 au moment où le courant équatorial chaud du Pacifique, El Niño, a été particulièrement intense. Un second épisode a été observé en 2010.

Alors que les coraux peuvent survivre et se régénérer d’un blanchissement modéré, un phénomène de cette nature sévère et prolongé est souvent fatal pour ces organismes.

http://www.lapresse.ca/