Le poisson-clown, stressé par le blanchiment de son anémone, pond moins


Le blanchissement des coraux affecte bien sûr les anémones, mais aussi les animaux marins qui y dépendent. Et le poisson Némo en subira les conséquences négatives
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Le poisson-clown, stressé par le blanchiment de son anémone, pond moins

 

Un poisson-clown.... (123RF/lcalek)

Un poisson-clown.

123RF/LCALEK

 

Tout sur les changements climatiques »

Agence France-Presse
Paris

Quand l’anémone qui le protège blanchit sous l’effet du réchauffement de la mer, le poisson-clown stresse et a moins de petits, selon une étude qui s’inquiète de l’impact du changement climatique sur la reproduction d’autres espèces des récifs coralliens.

«Cette étude de 14 mois montre une forte corrélation entre le blanchiment de l’anémone, la réponse au stress du poisson-clown et les hormones reproductives qui ont conduit à une baisse de la fécondité de 73 %», résume l’étude publiée dans la revue Nature Communications.

Le héros du célèbre dessin animé «Nemo» vit en symbiose avec son anémone, il se cache dans ses tentacules pour se protéger de ses prédateurs et pond au moins une fois par mois à son pied.

D’octobre 2015 à décembre 2016, des chercheurs ont étudié en mer des couples de poissons-clowns dans les récifs coralliens de l’île de Moorea, en Polynésie française.

Pendant cette période, sous l’effet d’El Niño, cette région du Pacifique a connu sur plusieurs mois une augmentation de la température de la mer, causant le blanchiment temporaire d’une partie des anémones, un phénomène similaire à celui plus connu qui affecte les coraux.

En comparant notamment 13 couples vivant sur une anémone ayant blanchi pendant plusieurs mois et d’autres vivant sur une anémone n’ayant pas été touchée, les chercheurs ont mis en lumière l’impact «en cascade» du réchauffement.

«Des prélèvements de sang sur les couples de poissons-clowns ont permis de constater une forte hausse des taux de cortisol, l’hormone du stress, et une baisse importante des concentrations en hormones sexuelles», provoquant ainsi une diminution de la fécondité, a expliqué dans un communiqué le CNRS, associé à l’étude.

«Ces liens, déjà établis dans des expériences de laboratoire, sont confirmés pour la première fois dans des conditions naturelles chez des poissons», a-t-il ajouté.

Et avec le réchauffement climatique qui contribue au blanchiment des coraux et des anémones dans le monde entier, «Nemo» risque de ne pas être la seule victime.

«Nous estimons que d’autres espèces associées aux anémones de mer et aux coraux pourraient répondre de façon similaire aux épisodes de blanchiment, ce qui se traduirait par des pertes importantes d’efficacité de la reproduction», selon l’étude.

«12 % des espèces de poissons côtiers en Polynésie française dépendent des anémones ou des coraux pour se nourrir ou se protéger des prédateurs», précise le CNRS.

«En cas de blanchiment prolongé, comme celui de la grande barrière de corail australienne en 2016 et 2017, c’est le renouvellement de toutes ces populations qui pourrait être affecté, et avec lui la stabilité des écosystèmes», s’inquiète-t-il.

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Il y a 3000 ans, les tigres de Tasmanie sont morts à cause de la sécheresse


On croit avoir découvert la disparition du tigre de Tasmanie en Australie, il y a plus de 3 000 ans. El Niño en serait la cause qui aurait causé une importante sécheresse a Tasmanie. Cependant, les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur ces conclusions
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Il y a 3000 ans, les tigres de Tasmanie sont morts à cause de la sécheresse

Tigre de Tasmanie

En Tasmanie, les Thylacinus cynocephalus ont succombé à la chasse. Sur le continent, ils sont morts à cause de la sécheresse.

© MARY EVANS/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP

Sur le « continent » australien, les tigres de Tasmanie n’auraient pas disparu à cause de l’homme comme sur l’île du même nom. Ils auraient succombé à cause de phénomènes climatiques.

La disparition du tigre de Tasmanie (Thylacinus cynocephalus) du continent australien fut probablement provoquée par la sécheresse et non par les chasseurs aborigènes ou par les chiens sauvages, ont annoncé le 27 septembre 2017 des scientifiques de l’Université d’Adélaïde (Australie) dans la revue Journal of Biogeography. Le mystérieux marsupial, également connu sous l’appellation thylacine, était jadis très répandu en Australie. Mais il a totalement disparu du continent il y a 3.200 ans. Il avait résisté sur l’île de Tasmanie, dans le sud de l’Australie, jusqu’en 1936. A cette date, le dernier spécimen connu était mort dans un zoo de Hobart. Les autres tigres de l’île avaient été exterminés par la chasse intensive en moins de 150 ans.

Le dernier tigre de Tasmanie, mort en 1936. Crédit : MARY EVANS/SIPA

Certains pensent encore que quelques tigres de Tasmanie subsistent

Les raisons de sa disparition en Australie font l’objet d’un véritable débat entre les spécialistes. Certains scientifiques estimaient jusqu’à présent que l’animal avait été victime des chiens sauvages – ou dingos – introduits par les navigateurs il y a à peu près 3.500 ans. Une autre théorie suggérait que les chasseurs aborigènes avaient eu raison des tigres de Tasmanie. D’autres encore refusent de croire que cet animal, presque semblable à un chien et avec le dos rayé, a réellement disparu. Ils signalent régulièrement sa présence mais celle-ci n’a jamais été confirmée.

« L’ADN ancien nous raconte que l’extinction fut rapide sur le continent »

La nouvelle étude réalisée à partir d’ADN anciens extraits d’os fossilisés et de spécimens de musée a, quant à elle, conclu que leur disparition sur le continent était probablement consécutive à la sécheresse. Les chercheurs du Centre d’ADN ancien (ACAD) de l’Université d’Adélaïde ont créé la plus importante base de données d’ADN de thylacine existant à ce jour, avec 51 nouvelles séquences de génome, et s’en sont servi pour étudier l’évolution des populations à travers l’Histoire.

Une mâchoire de tigre de Tasmanie. Crédit : Jeremy AUSTIN / University of Adelaide via the Tasmanian Museum and Art Gallery / AFP

Jusqu’à 3.000 ans en arrière, une population importante et diversifiée de tigres vivait dans le sud de l’Australie. Puis, des sécheresses provoquées par le système météorologique El Nino ont vraisemblablement décimé les populations, selon les chercheurs.

« L’ADN ancien nous raconte que l’extinction fut rapide sur le continent, en raison de facteurs intrinsèques comme la consanguinité et la perte de diversité génétique », écrit Lauren White, co-auteure de l’étude.

« On a aussi trouvé des signes d’effondrement de la population et de perte de la diversité génétique en Tasmanie à la même période », explique Jeremy Austin, directeur adjoint du ACAD. 

« La Tasmanie a dû être protégée dans une certaine mesure de ce climat plus chaud et plus sec par sa pluviométrie plus importante, mais il apparaît que cette population a aussi subi les effets d’El Nino avant de s’en remettre ».

Le courant équatorial El Nino est périodique et provoque des hausses de température dans le Pacifique. En Australie et en Asie, il peut provoquer des sécheresses dans des endroits normalement humides et engendre des inondations en Amérique.

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2016, année record en matière de changements climatiques


La NOAA a préféré rendre son rapport directement au New York Times que passer par la Maison Blanche, de peur d’être censuré. Car leur conclusion pour l’année 2016 n’est pas vraiment positive face aux changements climatiques
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2016, année record en matière de changements climatiques

 

Un homme se rafraîchissant avec une bouteille d'eau

Un homme se rafraîchissant par temps chaud à Skopje, en Macédoine, le 24 juillet 2017. Photo : Reuters/Ognen Teofilovski

L’an 2016 est à inscrire à l’encre rouge dans la liste des années où le climat a montré de dangereux signes de transformation, révèle une étude publiée jeudi.

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

Selon les chercheurs, les températures ont ainsi atteint des niveaux sans précédent l’an dernier, tout comme la montée des océans ou encore la production de gaz à effet de serre.

C’est un portrait particulièrement sombre que dessine le plus récent rapport intitulé L’état du climat. Le document évoque la fonte des glaces polaires, des inondations, des périodes de sécheresse, ainsi qu’un nombre grandissant de vagues de chaleur.

Cette perspective est dévoilée après deux années où les températures mondiales ont atteint des sommets depuis 1880, année des premiers relevés du genre.

« Les records de chaleur de l’année dernière résultent de l’influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d’un fort El Nino au début de l’année », lit-on ainsi dans ce rapport rédigé par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et par l’American Meteorological Society (AMS).

Aux yeux des 500 chercheurs originaires de 60 pays qui ont contribué à la rédaction du document de 300 pages, il ne fait aucun doute que le réchauffement planétaire s’intensifie.

La production de gaz à effet de serre a continué d'augmenter en 2016.

La production de gaz à effet de serre a continué d’augmenter en 2016. Photo : Getty Images/Lukas Schulze/Stringer

Et selon la NOAA, les six premiers mois de 2017, qui ne sont pas analysés dans le rapport, battent également le record de chaleur.

Le document est publié une semaine après l’officialisation de la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris.

Le changement climatique est l’un des problèmes les plus pressants auxquels l’humanité et la vie sur Terre doivent faire face. Les auteurs du rapport sur le climat publié jeudi

Températures records au Mexique et en Inde, vague de chaleur meurtrière en Asie, glaces couvrant la plus faible superficie dans l’Arctique depuis 37 ans, multiplication des tempêtes tropicales… l’étude regorge de statistiques peu encourageantes.

Fuiter pour éviter le bâillon

Aux États-Unis, le New York Times a publié cette semaine une autre étude sur le climat, cette fois rédigée par 13 agences fédérales.

Ce rapport détaille l’impact des changements climatiques sur les États-Unis, où les températures moyennes ont fortement augmenté ces dernières décennies, battant un record vieux de 1500 ans.

Le document, qui n’a pas été rendu public, pas plus qu’il n’a reçu l’imprimatur de la Maison-Blanche, a été donné au quotidien new-yorkais par peur de la censure.

L’administration Trump maintient que la contribution humaine au changement climatique n’est pas démontrée.

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Signes de répit dans l’épisode de blanchissement des récifs coralliens


Un répit pour les coraux dans des océans Pacifique, Atlantique et Indien après une période de 3 ans de blanchissement. Espérons que cela pourrait éviter leurs disparitions
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Signes de répit dans l’épisode de blanchissement des récifs coralliens

 

Le blanchissement des récifs coralliens se produit quand les... (PHOTO AP)

Le blanchissement des récifs coralliens se produit quand les coraux, stressés par l’augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Washington

Le blanchissement des récifs coralliens dans le monde paraît s’atténuer après un épisode de trois ans, le plus long depuis les années 1980, a indiqué l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).

Des prévisions de la National Oceanic et Atmospheric Administration montrent que le blanchissement ne se produit plus dans les trois bassins océaniques Atlantique, Pacifique et Indien, ce qui suggère probablement la fin de ce phénomène destructeur d’un écosystème marin fragile et vital.

Les scientifiques vont surveiller étroitement les températures à la surface des océans et le blanchissement des coraux au cours des six prochains mois pour confirmer la fin de cet événement dont la NOAA avait déclaré le début en 2015.

Les prévisions de blanchissement établies par l’agence sur les quatre prochains mois montrent certains risques pour les récifs coralliens à Hawaï, en Floride et dans les Caraïbes à la fin de l’été.

Depuis 2015, tous les récifs coralliens tropicaux autour du globe ont connu une température de l’eau au-dessus de la normale et plus de 70% ont subi ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement.

«Ce blanchissement au niveau planétaire a été le plus sévère, le plus long et le plus étendu et peut-être le plus dévastateur jamais observé», a relevé Mark Eakin, le coordinateur de la Nasa chargé de la surveillance de ces écosystèmes.

Ce phénomène se produit quand les coraux, stressés par l’augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose, les zooxanthelles.

Elles fournissent aux coraux leur nourriture et donnent leurs couleurs à leur squelette calcaire.

Si les zooxanthelles ne retournent pas dans le tissu corallien, le corail meurt.

Les récifs coralliens américains ont été particulièrement touchés avec deux années de blanchissement sévère en Floride et à Hawaï ainsi que trois années dans les îles Mariannes et quatre ans à Guam.

Plus tôt en 2017, la montée de la température de l’eau a entraîné un important blanchissement dans la Grande Barrière en Australie pour la deuxième année consécutive et également dans les Samoa américaines, fortement affectées début 2015.

La NOAA relève également que dans certains endroits les récifs coralliens n’ont pas blanchi malgré le réchauffement de l’eau.

Les scientifiques examinent ces zones pour déterminer s’il y a des traits particuliers dans ces coraux ou leur environnement.

Le premier blanchissement à l’échelle planétaire s’est produit en 1998 au moment où le courant équatorial chaud du Pacifique, El Niño, a été particulièrement intense. Un second épisode a été observé en 2010.

Alors que les coraux peuvent survivre et se régénérer d’un blanchissement modéré, un phénomène de cette nature sévère et prolongé est souvent fatal pour ces organismes.

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Phénomènes extrêmes au menu météorologique 2017


2016 point de vue météorologique détient un bien triste record, elle fut l’année la plus chaude alors que nous réserve 2017, avec la hausse des températures des océans, la banquise en Arctique continue à fondre … et tout ce qui s’en suit
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Phénomènes extrêmes au menu météorologique 2017

 

Photo : earth.nullschool.net

Réduction de la banquise, augmentation du niveau de la mer et réchauffement des océans, les conditions météorologiques et climatiques extrêmes se poursuivent en 2017 après que la température moyenne eut atteint un record en 2016.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

La température moyenne est à la hausse sur la planète, confirme l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence spécialisée de l’ONU pour le climat, dans sa déclaration annuelle sur l’état du climat mondial en prévision de la Journée mondiale de la météo du 23 mars.

« Ce compte rendu confirme que l’année 2016 est la plus chaude jamais enregistrée : la hausse de la température par rapport à l’époque préindustrielle atteint, chose remarquable, 1,1°C, soit 0,06°C de plus que le record précédent établi en 2015 », a souligné le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, par voie de communiqué.

L’OMM soutient que les « phénomènes extrêmes » sont « toujours d’actualité en 2017 » et croit que la situation météorologique de la planète continuera de se détériorer puisque « des études nouvellement publiées […] donnent à penser que le réchauffement des océans pourrait être encore plus prononcé qu’on ne le croyait ».

Un pas dans l’inconnu

Le rythme d’accroissement des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) n’a pas ralenti, selon des données provisoires de l’ONU.

 « Alors même que le puissant Niño de 2016 s’est dissipé, nous assistons aujourd’hui à d’autres bouleversements dans le monde que nous sommes bien en peine d’élucider », a révélé le directeur du Programme mondial de recherche sur le climat, David Carlson.

Nous touchons ici aux limites de notre savoir scientifique concernant le climat et nous avançons maintenant en territoire inconnu. David Carlson

Le phénomène épisodique de la hausse de la température de l’Océan pacifique, appelé El Niño, provoque des sécheresses et des précipitations supérieures à la normale en divers endroits sur le globe, tous les quatre ou cinq ans. Le phénomène atteint généralement son apogée vers la fin de l’année, soit après Noël, d’où sa référence à l’« Enfant Jésus », souvent appelé simplement El Niño.

Pour une région polaire, l’Arctique a connu trois vagues de chaleur au cours de l’hiver, selon l’OMM. L’agence précise qu’il y a eu des journées où le mercure s’est approché du point de congélation même au cœur de l’hiver arctique.

Les chercheurs estiment que ces changements observés dans l’Arctique, combinés à la fonte de la banquise, entraînent une modification des courants marins et atmosphériques à l’échelle planétaire. Ces bouleversements se répercutent sur les conditions météorologiques dans plusieurs autres régions du monde.

2016, année record

Ainsi, le Canada et une grande partie des États-Unis ont bénéficié d’une météo inhabituellement clémente alors que d’autres régions de la planète, comme la péninsule arabique et l’Afrique du Nord, ont enregistré des températures anormalement basses depuis le début de 2017.

Les températures enregistrées à la surface de la mer en 2016 se sont avérées les plus élevées jamais constatées. Cette nouvelle année record a vu le niveau moyen de la mer continuer de s’élever pendant que la surface de la banquise arctique s’est maintenue à des niveaux inférieurs à la normale.

« Les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ne cessent de battre de nouveaux records, ce qui atteste de plus en plus clairement de l’influence des activités humaines sur le système climatique », s’est inquiété M. Taalas.

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Il fait chaud en Arctique cet automne


L’Arctique connait des records de chaleur causés par le réchauffement climatique et probablement par El Niño. Cette fonte de la banquise provoquera des réactions à l’ensemble de la terre
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Il fait chaud en Arctique cet automne

PHOTO : NASA

À la mi-novembre, le thermomètre indiquait près de zéro degré Celsius au pôle Nord, soit 20 °C au-dessus de la moyenne. Les données des quatre dernières semaines montrent en outre qu’il est resté de 9 °C à 12 °C au-dessus de la normale.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE

Les données recueillies par l’Institut météorologique danois (DMI) montrent sans équivoque que la région de l’Arctique connaît cet automne des températures records et un recul sans précédent de la banquise.

Une situation qui pourrait bien se répéter en raison des changements climatiques et avoir un impact sur l’ensemble de la planète. Il faut noter que l’Arctique se réchauffe déjà deux fois plus vite que le reste du globe.

Le centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC) affirme qu’à la fin de l’été l’étendue des glaces arctiques était déjà la 2e plus faible jamais enregistrée (4,14 millions de km2), après celle de 2012.

En octobre, elle n’était remontée qu’à 6,4 millions de kilomètres carrés, soit un tiers de moins que la moyenne de 1981-2010. Cela représente la plus faible superficie pour cette saison depuis le début des relevés satellitaires, en 1979.

C’est un record remarquable. Il peut être lié aussi à l’aléa de la météo, mais c’est le type de choses auxquelles on s’attend de toute façon dans un climat qui se réchauffe.

Valérie Masson-Delmotte climatologue et coprésidente du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat

El Niño montré du doigt

La situation cette année serait due non seulement aux changements climatiques, mais également au courant cyclique El Niño qui a un effet sur la chaleur des vents et des océans. En fait, le phénomène s’auto-entretient : la fonte de glace est une conséquence de la chaleur, mais elle en est aussi une cause.

La banquise a un rôle d’isolant, qui empêche la chaleur de l’océan (-2° près du pôle) de passer vers l’atmosphère, préservant ainsi un air froid. À l’inverse, l’absence de glace favorise le transfert de chaleur de l’océan vers l’air. Cela fait partie des cercles vicieux du climat.

Pour Martin Stendel, chercheur au DMI, le réchauffement cumulé de l’océan ces années passées est l’effet du dérèglement du climat.

Vu le réchauffement océanique, la reprise de la glace intervient de plus en plus tard et la fonte de plus en plus tôt. […] De la glace ancienne disparaît. Elle n’a plus le temps de se reconstituer et de retrouver une épaisseur suffisante pour tenir l’été. […] C’est la spirale vers le bas.

Martin Stendel

Les scientifiques estiment qu’à moyen terme, l’océan Arctique sera libéré des glaces l’été et regagnera seulement une fine banquise l’hiver. Pour certains, cela pourrait se produire dès 2030.

Parmi les nombreux impacts des changements climatiques, la seule fonte de la cryosphère arctique (ensemble des glaces à la surface de la Terre) a des conséquences majeures.

En effet, la banquise régule la température terrestre par son effet miroir l’été, permettant, par la blancheur de sa surface, de renvoyer le rayonnement solaire dans l’atmosphère. Son recul amplifie le réchauffement global et l’accentue particulièrement sur les continents voisins.

De plus, la fonte a des effets sur la densité de l’eau de mer, car ce rejet supplémentaire de sel agit sur la formation des grands courants océaniques profonds.

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La Journée mondiale de l’alimentation aux quatre coins de la planète


Dimanche, ce sera  la journée internationale de l’alimentation. Alors que les pays industrialisés ont souvent des problèmes de surconsommation et de gaspillage alors que dans des pays en voie de développement, l’alimentation se fait rare pour diverses raisons. Les enfants en souffrent qu’il faut des moyens plus rapides et efficaces pour leur donner des suppléments nécessaires à leur croissance
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La Journée mondiale de l’alimentation aux quatre coins de la planète

 

Pour souligner la Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre, voyez la relation qu’entretiennent différentes personnes avec la nourriture.

1. Zimbabwe

Des enfants d’une école primaire au Zimbabwe font la file pour recevoir de la nourriture. Dans la région, plusieurs familles éprouvent des difficultés et ne mangent qu’un repas par jour. Le gouvernement du Zimbabwe estime que plus de quatre millions de personnes auront besoin d’une aide alimentaire à la suite de la sécheresse provoquée par le phénomène El Niño qui a frappé la nation sud-africaine.

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© UNICEF/UN032885/Mukwazhi

2. Haïti

Pierre Tomas, âgé de 14 ans, aide sa mère à cuisiner un repas à l’extérieur de la maison en Haïti. Il a quitté le foyer familial pour tenter sa chance en République dominicaine, mais il a fini par mendier dans les rues, où il a été victime de la violence d’autres enfants. Après avoir vécu dans un orphelinat pendant trois mois, il a retrouvé sa famille en Haïti avec l’aide de Heartland Alliance, un partenaire de l’UNICEF qui offre un soutien aux enfants victimes du trafic d’êtres humains et à ceux qui vivent ou travaillent dans la rue.

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© UNICEF/UNI121807/Dormino

3. Éthiopie

En Éthiopie, où sévit une sécheresse, Habib, âgé de deux ans, couvre un bol de gruau composé d’un mélange de maïs, de soja et d’huile, qui a été préparé par sa mère. Habib, qui a reçu un diagnostic de malnutrition sévère aiguë, bénéficie du programme d’alimentation complémentaire ciblé qui distribue des rations supplémentaires à des enfants souffrant de malnutrition modérée dans le but de favoriser leur rétablissement nutritionnel.

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© UNICEF/UN022189/Ayene

4. Indonésie

Un petit garçon, dans les bras d’une femme, fait partie d’un groupe de jeunes enfants que des adultes accompagnent au Baby Café dans le village de Pandes, en Indonésie. Chaque matin, de nombreux parents et grands-parents viennent au café avec les enfants acheter du «bubor», un gruau riche en nutriments composé de riz, de poulet et de légumes. Ce gruau est préparé très tôt chaque matin par des «cadres» (des travailleurs et travailleuses de la santé communautaire bénévoles) qui ont constaté un besoin et trouvé une solution pour aider les jeunes enfants de la communauté à démarrer leur journée avec une nourriture saine et nutritive. Les «cadres», qui livrent parfois la nourriture à domicile, ont été formés dans le cadre du programme nutritionnel de l’UNICEF-EU.

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© UNICEF/UN04258/Estey

5. Corée

Les membres d’une famille partagent un repas dans les décombres de leur maison, en Corée, tout en discutant avec un représentant de l’UNICEF.

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© UNICEF/UN032091/Iqbal

6. Irak

La grand-mère d’Abdallah, un bébé âgé d’un mois, tend le bras vers un bol de nourriture dans un abri temporaire. Elle est arrivée avec l’enfant au milieu de la nuit après avoir fui les violences près de Mosul, en Irak.

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© UNICEF/UN027649/Anmar

7. Bangladesh

Au Bangladesh, Rexona Begum, âgée de 30 ans, mère de Sumiya Mollah, âgée de 5 ans, et de Moriom Mollah, âgé de 6 ans, partage un plat de pommes de terre et de riz au curry avec ses enfants. Sumiya a reçu un diagnostic de malnutrition. Rexona fait de son mieux pour subvenir aux besoins de ses enfants, mais elle n’a pas les moyens de se procurer un grand nombre des produits de base. Suivant les conseils de la clinique locale, elle a commencé à intégrer davantage de légumes dans sa cuisine, ramassant souvent les légumes verts à feuilles dont les voisins se débarrassent, car ils ne les trouvent pas appétissants.

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© UNICEF/UN019479/Gilbertson VII

8. Éthiopie

Au centre de santé de Kihen, un spécialiste de la santé d’UNICEF Éthiopie nourrit Bertukan avec une bouillie nutritive. Ce centre, dont le but est de renforcer la capacité du système de santé, met en œuvre des programmes de santé, de nutrition, d’hygiène et d’assainissement avec le soutien de l’UNICEF.

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© UNICEF/UN024906/Sewunet

9. Inde

En Inde, dans ce centre Anganwadi d’un district touché par l’exposition au fluorure, des enfants reçoivent chaque jour des œufs et du lait. Ces aliments constituent un complément nutritionnel qui contribue à renforcer leur immunité contre la fluorose. La fluorose est une maladie chronique causée par une prise excessive de composés fluorés, comme de l’eau de puits contaminée par une trop grande quantité de fluorure provenant des roches de granit.

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© UNICEF/UNI162413/Biswas

10. Bolivie

Pendant que d’autres enfants s’alignent derrière elle, une petite fille de la communauté autochtone Quechua, en Bolivie, reçoit du lait fortifié et du pain qui sont distribués par l’UNICEF. Habituellement, les villageois et villageoises survivent en se nourrissant de différentes sortes de pommes de terre et, occasionnellement, de maïs.

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© UNICEF/UNI30193/Balaguer

http://quebec.huffingtonpost.ca/