Toutankhamon usurpateur ! Le masque d’or ne lui était pas destiné


L’Histoire de l’Ancienne Égypte ne finit pas à nous étonner. D’abord, on découvre, on affirme, puis les doutes s’installent, une nouvelle technologie et voilà que les doutes semblent être avérés et l’Histoire se réécrit
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Toutankhamon usurpateur ! Le masque d’or ne lui était pas destiné

 

Des chercheurs allemands spécialistes de la restauration travaillent sur le masque d'or de Toutankhamon au musée du Caire en Egypte, le 20 octobre 2015. ©AFP

Des chercheurs allemands spécialistes de la restauration travaillent sur le masque d’or de Toutankhamon au musée du Caire en Egypte, le 20 octobre 2015. ©AFP

Par Bernadette Arnaud

Le célèbre masque d’or du musée du Caire n’aurait pas été destiné àToutankhamon. Des traces effacées d’un précédent nom royal ont été découvertes.

RÉVÉLATIONS. C’est à une incroyable série d’annonces que nous soumet depuis trois mois l’archéologue Nicholas Reeves. L’expert britannique fait d’ébouriffantes révélations sur Toutankhamon après avoir annoncé la probable présence de cavités insoupçonnées dans son tombeau (à lire dans Sciences et Avenir n° 827, janvier 2016). Selon lui, le masque d’or du plus célèbre pharaon de l’histoire de l’Egypte antique aurait été usurpé!  Toutankhamon aurait en effet détourné à son intention l’extraordinaire masque d’or  -retrouvé dans sa tombe (KV62) par Howard Carter en 1922- alors que celui-ci ne lui était pas destiné ! Preuves à l’appui.

Dans un article à paraître* en décembre intitulé « Le masque d’or d’Ankhkheperure Neferneferuaton » – et dont des extraits ont été publiés le 24 novembre 2015 par le quotidien en ligne Al-Arham Weekly – l’égyptologue britannique se livre à un décryptage minutieux du célèbre portrait en métal précieux. Rappelons que ce chef-d’œuvre d’orfèvrerie de 11kg, fait d’un alliage d’or, d’argent et de cuivre incrusté de quartz, d’obsidienne et de lapis-lazuli, est un trésor inestimable que des millions de touristes viennent admirer chaque année au musée du Caire où il est conservé. Nicolas Reeeves reprend ainsi, en la validant, une hypothèse, qu’il avait émise voici plusieurs années alors qu’il travaillait au département des antiquités égyptiennes au British Museum (Londres), selon laquelle le masque aurait été façonné non pour le jeune roi Toutankhamon, mort à 19 ans, mais pour l’un de ses prédécesseurs, le mystérieux Ankhkheperure Neferneruaton que l’archéologue britannique identifie sous les traits… de Néfertiti.

Des traces effacées d’un précédent nom

C’est à la faveur des récents travaux de restauration effectués sur le célèbre masque à la suite d’une triste histoire de barbe mal recollée que Nicholas Reeves a pu vérifier ce qui n’était jusqu’alors qu’une hypothèse. Car l’examen minutieux du cartouche* de Toutankhamon gravé sur l’or montre bien les traces effacées d’un précédent nom royal ! En collaboration avec l’ancien directeur du musée du Caire, Mahmoud Al-Halwagi, et le photographe Ahmed Amin,

« il a été possible d’obtenir une image exceptionnellement précise de ce palimpseste », explique l’égyptologue Français Marc Gabolde*, maître de conférence à l’université Paul-Valéry de Montpellier III, qui a collaboré à l’analyse en compagnie de Ray Johnson, de l’Institut Oriental de l’université de Chicago. « Le cartouche original gravé sur le masque d’or a été clairement transformé, (voir dessins ci-dessous), poursuit l’expert. Un premier nom a été ‘bruni’ (poli, NDLR) avec un outil qui a permis d’en effacer les traces, et le nom de Toutankhamon a été gravé par dessus ».

Le masque d’or a tout simplement été adapté au jeune pharaon de la 18e dynastie au moment de sa mort.

Les modifications auxquelles ont été soumis le cartouche de Toutankhamon sont présentées dans cette illustration de Marc Gabolde. En vert, l’actuel cartouche de Toutankhamon; en orange, le cartouche d’origine reconstitué; en rouge, les traces toujours visibles du nom effacé. © Marc Gabolde

DOUTES. Dans la communauté des égyptologues, ces doutes existaient depuis plusieurs années et étaient même partagés par Howard Carter, le découvreur du célèbre tombeau.

« Nous avions déjà l’exemple de petits sarcophages à viscères en or ainsi qu’un pectoral, dont j’avais constaté qu’ils n’appartenaient pas à ce souverain. En réalité, nous nous approchons à grand pas du fait que pratiquement tout le mobilier funéraire de Toutankhamon ne lui était pas destiné ! », poursuit Marc Gabolde, auteur d’un livre récent sur le plus célèbre des pharaons (Toutankhamon,  éditions  Pygmalion, 2015).

 C’est donc l’ensemble du mobilier funéraire précieux que Toutankhamon aurait usurpé ! L’archéologue se veut cependant indulgent avec le jeune souverain indélicat

. »Il ne faut pas oublier que les dix années que ce jeune roi a passées au pouvoir ont été riches en productions architecturales, textuelles et artistiques, trop souvent éclipsées par les merveilles et les mystères de sa tombe ».

Cartouche En Egypte antique, un cartouche (shenou) est un symbole hiéroglyphique de forme ovale, fermé par un nœud, qui contient le nom et la titulature du pharaon. L’identification des cartouches royaux fut un des éléments essentiels dans le processus de déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens par Jean-François Champollion (1790-1832).

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La mystérieuse mort de Champollion, l’homme qui décrypta les hiéroglyphes


L’Histoire, les biographies de personnages importants du passé sont sujet à être revu et corrigés. Comme la mort du père des hiéroglyphes qui croyait-on serait mort d’une infection due à un parasite, mais les symptômes semblent coller à une autre maladie grave et mortelle, mais sans preuve, cela demeure une théorie
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La mystérieuse mort de Champollion, l’homme qui décrypta les hiéroglyphes

 

Jean-François Champollion, lorsqu'il déchiffra les hiéroglyphes de la pierre de Rosette. © MARY EVANS/SIPA

Jean-François Champollion, lorsqu’il déchiffra les hiéroglyphes de la pierre de Rosette. © MARY EVANS/SIPA

Par Lise Loumé

Selon plusieurs théories, Jean-François Champollion serait mort d’une infection parasitaire contractée en Égypte. Mais un chercheur britannique dévoile une toute autre explication.

MYSTÈRE. Né en 1790, le français Jean-François Champollion est considéré comme l’un des plus grands linguistes de tous les temps. Il est le premier à être parvenu à déchiffrer les hiéroglyphes. Il meurt brutalement en 1832 à l’âge de 41 ans en France, après avoir passé une année en Égypte. Mais de quoi ? Difficile de le savoir puisqu’à l’époque, sa famille refuse toute autopsie.

Le Dr Hutan Ashrafian, médecin et chercheur de l’Imperial College de Londres, avance une nouvelle théorie : selon son étude récemment publiée dans la revue Clinical Neurophysiology, le père de l’égyptologie aurait été victime d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA, encore appelée « maladie de Charcot »), une maladie neurologique due à la dégénérescence des neurones moteurs, cellules du cerveau et de la moelle épinière qui ont pour fonction de transmettre aux muscles les ordres donnés par le cerveau. De moins en moins sollicités, les muscles finissent par s’atrophier, jusqu’à la paralysie complète du patient.

Des symptômes caractéristiques de la maladie de Charcot

 

THÉORIES. À l’époque, le décès de Champollion est attribué à une attaque, liée à un épuisement professionnel. Par la suite, une deuxième hypothèse fut évoquée : l’égyptologue serait décédé des conséquences d’une bilharziose, maladie infectieuse provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces des zones tropicales. Mais pour le chercheur britannique, cette théorie n’est pas crédible.

« Lors de son séjour d’un an en Egypte, il n’est mentionné nulle part dans les écrits de l’époque et les ouvrages de référence sur Champollion qu’il ait contracté une maladie infectieuse et qu’il ait souffert de fièvre ou de troubles du système lymphatique (ndlr : des symptômes caractéristiques d’une maladie infectieuse) », explique t-il dans son étude.

En revanche, plusieurs symptômes apparus dans les dernières années de sa vie corroborent la théorie de la SLA, selon lui. 

« Avant son voyage en Égypte, en 1828, Champollion ressentait des faiblesses dans les bras, des spasmes et des crampes, l’empêchant par exemple d’écrire de longues lettres. Ces symptômes se seraient même aggravés à son retour à Paris en 1829 », décrivent-ils.

De plus, il aurait éprouvé des difficultés d’élocution lors des conférences qu’il donnait en tant que professeur d’égyptologie, et aurait développé une toux sévère due à des infections pulmonaires récurrentes. Des symptômes qui peuvent se développer dans le cas d’une SLA.

Victime du syndrome d’enfermement

 

Mais le plus flagrant pour le chercheur se déroule quelques semaines avant la mort de Champollion : celui-ci aurait présenté les caractéristiques du syndrome d’enfermement (« locked-in syndrome« ) et du syndrome pseudobulbaire, c’est-à-dire des rires ou des pleurs incontrôlables. Deux symptômes souvent présents chez les personnes atteintes de SLA.

GOUTTE. Enfin, le médecin n’évoque pas de goutte (forme particulière d’arthrite qui provoque des crises récurrentes de vives douleurs à une ou quelques articulations), comme cela a été évoqué par des recherches précédentes, mais plutôt des fasciculations (brèves secousses musculaires involontaires), qui pourraient aussi être une conséquence de la SLA.

« En conclusion, au vu de tous ces symptômes, et de son jeune âge lors de son décès, Champollion est probablement mort des suites d’une sclérose latérale amyotrophique », juge t-il.

Un autre diagnostic est probable, selon cette étude : la maladie du neurone moteur, une affection neurologique dégénérative très grave, mais bien plus rare que la SLA. Bien que l’auteur conclue :

« c’est un génie de plus touché par cette maladie », il manque tout de même quelques preuves formelles d’une perte de capacités cognitives, ou encore d’antécédents familiaux, pour valider sa théorie.

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Les congés-maladie des anciens Egyptiens


Dans l’antiquité égyptienne, les ouvriers avaient-ils une sorte d’assurance salaire pour une absence au travail ? Il semble que oui, mais pas tous ! Certains privilégiés qui étaient malades pouvaient recevoir certaines compensations malgré la pression que le travail soit vite terminé
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Les congés-maladie des anciens Egyptiens

 

Deir el-Médineh - Anne Austin

Deir el-Médineh – Anne Austin

Nicolas Constans

Sans pitié, le pharaon pour les travailleurs à son service ? Non, la main de fer savait parfois enfiler un gant de velours, selon les travaux d’une anthropologue américaine.

Les maladies mortelles, les blessures, on les connaît. Les archéologues les décèlent en scrutant les os des squelettes ou les momies. Mais qu’en est-il des petites maladies des Egyptiens ?  Les rhumes, les grippes, les diarrhées ? Quel était le degré de tolérance de la société égyptienne vis-à-vis de ces affections, mineures certes, mais capables de faucher provisoirement un travailleur ?

La question peut sembler insoluble, tant ces maladies sont difficiles à mettre en évidence dans des populations anciennes. Elles ne laissent généralement pas de traces sur les os. Les généticiens ne se mettent pas en frais pour identifier l’ADN de microbes aussi bénins. Les quelques traités médicaux égyptiens semblent en mentionner quelques-unes, sans aller plus loin qu’une rapide description des symptômes et des remèdes. Mais une jeune chercheuse en contrat avec l’université de Stanford aux Etats-unis, Anne Austin, a trouvé un moyen de s’en faire une petite idée. Elle s’est penchée sur… les mots d’absence de travailleurs égyptiens vivant entre 1300 et 1000 ans av. J.-C. environ, à Deir el-Médineh, près de Louxor, sur la rive ouest du Nil.

Corpus de papyrus

A l’époque, il y a belle lurette que l’habitude de construire des pyramides s’est perdue. C’est au fond des vallées que descendent les ouvriers pour creuser dans le rocher des Ramsès, Toutankhâmon, et autres pharaons. A la suite de dizaines d’égyptologues, Anne Austin s’est plongée dans l’important corpus de papyrus et d’inscriptions découverts dans le village qui logeait peintres, scribes, dessinateurs et carriers qui travaillaient à la construction de ces tombes, dans la vallée des rois. Une paperasse imposante où le zèle administratif de l’Etat égyptien s’exprime pleinement, voire peut-être un peu trop, si l’on en croit le lieu où elle a été découverte : les ordures du village.

Les dizaines d’égyptologues qui s’y sont penchés depuis le début du XXe siècle, eux, n’ont pas boudé leur plaisir : la vie quotidienne de cette communauté d’ouvriers et d’artisans est sans doute l’une des mieux connues de l’ancienne Egypte. La richesse de cette documentation fait qu’aujourd’hui, les scientifiques en découvrent encore de nouvelles facettes. C’est ce qu’a fait Anne Austin.

Deux mille « mots d’absence »

Elle a analysé plus de deux mille « mots d’absence », des tessons sur lesquels sont inscrits la date à laquelle un ouvrier ou un artisan n’était pas allé travailler. Dates qu’il lui a fallu ensuite convertir dans notre calendrier, ce qui n’est pas sans ambiguïtés − la question de savoir, par exemple, si les Egyptiens connaissaient les années bissextiles n’étant pas tranchée. En général, les scribes notaient les raisons de l’absence (en déplacement − le plus souvent −, malade/blessé dans un tiers des cas). Mais ils ne précisent que rarement les causes de la maladie, ou alors de manière extrêmement laconique.

Pas moyen de savoir exactement de quelle maladie les travailleurs du village souffraient. Il est possible d’imaginer que les absences les plus courtes correspondaient sans doute souvent à des petites maladies infectieuses. Deux indices laissent d’ailleurs penser que c’était peut-être bien le cas. C’est d’abord le caractère saisonnier des infections : à Deir el-Médineh, la proportion de malades parmi les absents est maximum en avril-mai. Mille ans plus tard, dans la même région alors dominée par les Romains, c’était toujours le cas, selon une étude datant d’il y a quelques années. Or ce pic en avril-mai est précisément celui causé par les maladies infectieuses, dans l’Egypte moderne (avant la construction des grands barrages sur le Nil au cours du XXe siècle qui ont profondément bouleversé l’environnement de l’Egypte et le cycle des maladies infectieuses).

« Les arguments me semblent solides », explique Ben Haring, de l’université de Leyde aux Pays-Bas.

Un autre indice vient de l’analyse d’une des rares périodes où il est possible de suivre les absences de mêmes ouvriers sur plusieurs semaines consécutives. Elle semble signer un épisode de contagion infectieuse. Comme dans une sorte de mini-épidémie, la maladie d’un premier ouvrier semble en effet se propager à un nombre croissant de collègues, finissant même par toucher le médecin appelé auprès de l’un d’eux.

Pas de retenue sur salaire

Cloués au lit, tous ces malades ne pouvaient donc aller travailler. Mais alors, que leur arrivait-il donc ? Rien ! Une journée d’absence n’entraînait pas de retenue sur leur salaire. C’est ce que montre l’analyse des registres de paie tous les mois. Bref, les travailleurs de Deir el-Médineh semblent bénéficier d’authentiques congés-maladie, voire d’un genre de prise en charge par l’Etat : certains d’entre eux tenaient en effet le rôle de médecins ou d’assistants, payés par des rations supplémentaires. L’Etat leur octroyait des jours pour préparer les remèdes et soigner leurs collègues.

Bien sûr, il s’agit peut-être d’un régime de faveur. Tous ces ouvriers et artisans n’étaient pas n’importe qui. La construction d’une tombe royale requérait des artisans aux compétences rares, parfois lettrés, qui étaient bien traités. L’Etat égyptien leur fournissait un salaire en nature, et leur allouait une domesticité pour fabriquer leur farine, notamment. Ils avaient femmes et enfants avec eux dans leur village.

Un intérêt bien compris

Mais il s’agit vraisemblablement d’un intérêt bien compris, plutôt que la manifestation d’un hypothétique Etat-providence. Car le but était avant tout d’achever la tombe dans les délais. Par des visites répétées du chantier et l’attribution de primes, le vizir maintenait une pression certaine pour que les ouvriers y parviennent.

Des exemples de cette exigence apparaissent ça et là entre les lignes des textes. C’est le cas une fois, quand l’équipe chargée de la partie gauche de la tombe a pris du retard sur celle de droite, à cause de la maladie de l’un des leurs. Visiblement inquiet, l’un des dessinateurs de la première équipe recherche en toute hâte quelqu’un pour l’aider à rattraper le retard, lui offrant la moitié de son salaire en échange. Une autre fois, un ouvrier, malade, tente coûte que coûte d’accomplir sa tâche. Par deux fois il descend dans la vallée, et par deux fois il est totalement incapable de travailler. Enfin contraint au repos, il ne peut revenir que dix jours plus tard.

La pénibilité du travail se reflète aussi dans les squelettes de ces travailleurs, enterrés à Deir el-Médineh. Des restes des ouvriers qui travaillaient là indiquent que beaucoup d’entre eux souffraient d’arthrite, dans les genoux et les chevilles surtout. Ce qui s’explique. Car tous les jours, les ouvriers et artisans descendaient le matin dans le fond de la vallée des rois et remontaient dans leurs huttes le soir, soit l’équivalent d’un immeuble de 36 étages. A la fin de la semaine, ils faisaient un chemin encore plus long pour rejoindre femmes et enfants au village. La chercheuse a également mis en évidence chez un ouvrier un cas d’ostéomyélite, une infection de l’os causée par une infection du sang. Alors qu’une telle pathologie requiert l’immobilisation immédiate du membre touché, l’homme a visiblement continué à travailler. La pression était trop forte.

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des mystères des pyramides d’Égypte


L’Égypte ancienne, l’époque des pyramides apportent plus de questions que de réponses. Pourquoi et comment ces pyramides se sont érigées ? Comment ont-ils fait pour autant de précision alors que les outils étaient rudimentaires ?
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Top 10 des mystères des pyramides d’Égypte

 

    Construites entre 4500 et 2500 ans avant notre ère, les pyramides d’Égypte (près d’une centaine) suscitent depuis au moins le 5e siècle av. J.-C. des dizaines de controverses, à commencer par la plus grande, et la mieux conservée d’entre elles, la grande pyramide de Khéops. Des questions qui ont engendré une multitude de polémiques et de combats entre les égyptologues officiels et les passionnés « amateurs ». On refait le match en dix points essentiels.

    Pourquoi des pyramides ?

    C’est tout bête et malgré les milliards de pages d’études consacrées au sujet, on ne sait toujours pas avec certitude pourquoi les pyramides ont été construites. Des tombes pour les pharaons ? Aucun corps n’a été trouvé à l’intérieur ou au-dessous. Des monuments construits en hommage à un ou des dieux ? Aucune preuve là non plus. Des pavillons de banlieue étranges ? Possible.

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    Crédits photo (creative commons) : lencyclopedix

    Comment les bâtir ?

    Quand elle fut bâtie, la grande pyramide de Khéops était la construction la plus lourde (environ 6 millions de tonnes) jamais construite. Ça l’est toujours. Elle consiste en à peu près 2,3 millions de blocs de pierre d’un poids moyen chacun de 2,5 tonnes. Aucune réponse « consensuelle » n’a été trouvée jusqu’ici pour expliquer comment les ouvriers ont pu « monter » jusqu’à 150 mètres de hauteur de tels blocs. Par ailleurs, les mines de pierre ayant servi à la construction de la grande pyramide de Khéops se trouvaient à plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu de pose : comment y sont-elles arrivées au regard de leur taille et de leur poids ? On est peu de chose hein ?

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    Source photo (creative commons) : Wikipedia

    Combien de temps ?

    Combien de temps a-t-il fallu pour construire une pyramide comme celle de Khéops ? L’égyptologie officielle table sur 25 ans, ce à quoi les égyptologues « alternatifs » répondent qu’au regard de la taille du monument et des contraintes de construction (notamment le trajet entre les mines et le site), cette estimation est impossible, ou alors il aurait fallu débiter, tailler et transporter jusqu’à destination un bloc toutes les huit secondes.

    Quels outils ?

    Il est avéré que les Égyptiens de l’époque disposaient d’outils comme le maillet en bois, mais rien de précis et de sûr quant aux supposés échafaudages pour la levée des blocs ou les dites rampes d’élévation. Que des hypothèses, là encore.

    L’alignement

    La grande pyramide de Khéops est exactement alignée en direction des 4 points cardinaux. Les mesures effectuées montrent une précision au millimètre près. Comment les Égyptiens sont-ils parvenus à un tel degré de perfection ? Certains architectes modernes expliquent ainsi qu’aucun outil actuel ne saurait parvenir à une telle précision. Alors comment les bâtisseurs y sont-ils arrivés ? Mystère…

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    Source photo (creative commons) : Wikipedia

    Le coût

    Une entreprise de construction japonaise a estimé en 1980 que l’érection d’une réplique de la pyramide de Khéops, avec les moyens modernes, coûterait 18 milliards de dollars. Alors évidemment, la comparaison s’arrête là avec l’Égypte ancienne, au sens où le pharaon avait a priori toutes les ressources du pays à sa disposition. Mais certains historiens ont estimé que la production annuelle de blé dans l’Égypte ancienne n’aurait à elle seule pas suffi à nourrir tous les ouvriers présents sur le site pendant six mois. Sans compter le reste de la population. Alors comment ont-ils fait ?

    Énigmes mathématiques

    Nous savons avec certitude que les pyramides sont alignées sur les points cardinaux, que leurs tailles et surfaces conduisent à des rapports mathématiques ramenant à leurs coordonnées géographiques, et même au diamètre de notre planète. Sachant que les mathématiques, la géométrie et autres sciences nécessaires à de tels résultats n’existaient pas dans l’Égypte ancienne (en tout cas pas sous une forme élaborée), comment les bâtisseurs y sont-ils parvenus ?

    La même chose, de l’autre côté du globe

    Les pyramides égyptiennes sont alignées sur la même latitude que les temples pyramidaux incas. Cela signifie-t-il que les deux peuples se sont rencontrés ? Qu’ils ont alors échangé des informations ? Que les Égyptiens ont « formé » les Incas ? Dans quel but ?

    Le visage du Sphinx de Gizeh

    Le sphinx de Gizeh est la statue qui se dresse devant les grandes pyramides du plateau de Gizeh. Des mesures sophistiquées (laser…) ont permis d’établir que le visage de ce Sphinx, sculpté dans la roche, est parfaitement symétrique de part et d’autre du nez. Là encore le niveau de précision est tel que l’on a beaucoup de mal à croire que les hommes n’ont utilisé que leurs mains. Alors comment ?

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    Source photo (creative commons) : Wikipedia

    Des martiens ?

    Alors forcément, quand il y a des mystères dans l’Histoire, on entend toujours la même musique : LES MARTIENS. Et si les petits hommes verts avaient construit les pyramides, dans un petit délire à la Stargate SG1 ? Certains y croient, peut-être un peu trop, nous on préfère se dire que les architectes égyptiens étaient costauds.

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    Source photo : fourthdimensionalrecovery

    http://www.topito.com

    La tombe d’une reine pharaonique découverte en Egypte


    Une reine du passé de l’Égypte ancienne refait surface à Louxor connu pour ses richesses d’époques révolues.
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    La tombe d’une reine pharaonique découverte en Egypte

     

    Le site de Louxor

    La tombe de l’épouse d’un pharaon de l’époque ramésside a été découverte à Louxor par une équipe d’archéologues français et égyptiens, a annoncé jeudi le ministère des Antiquités égyptien.

    «Les recherches se poursuivent pour déterminer le nom du pharaon que la propriétaire de la tombe avait épousé», selon un communiqué du ministère.

    L’époque ramésside couvre la XIXe dynastie (1314-1200 av.JC) et la XXe dynastie (1200-1085 av. J-C), au cours desquelles de nombreux pharaons ont porté le nom de Ramsès.

    Les archéologues ont notamment retrouvé dans la tombe les fragments de 20 ouchebtis (statuettes funéraires), sur lesquels est inscrit le nom de la reine, «Karomama».

    Cela «va aider à en savoir plus sur cette personnalité importante», selon le ministère, qui souligne que peu de vestiges concernant cette reine ont été découverts, si ce n’est une statue recouverte de bronze qui se trouve au musée du Louvre à Paris, des vases canopes et douze statuettes funéraires.

    Louxor, ville d’un demi-million d’habitants située sur les rives du Nil, est un musée à ciel ouvert où foisonnent temples et tombes de l’Egypte antique.

    http://www.journaldequebec.com

    Les premières momies égyptiennes


    La momification en Égypte n’a pas fini de surprendre. En fait, il semble que le début de cette pratique de préserver le corps daterait encore plus loin que l’on croyait. Des cimetières anciens ont révélé d’autres informations sur les origines de la momification égyptienne
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    Les premières momies égyptiennes

     

    By Bobak Ha'Eri (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) or CC-BY-2.5 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.5)], via Wikimedia Commons

    Figurine fabriquée par les populations où se trouvent ces plus anciennes momies
    Bobak Ha’Eri − CC-BY-2.5

    La momification n’est pas un produit de la civilisation égyptienne à son apogée, révèle une étude. Mais de ses devanciers mal connus, qui vivaient il y a six mille ans au centre du pays.

     

    Que mon cadavre ignore la corruption !

    Qu’il ne serve pas de nourriture aux vers !

    Qu’ils ne viennent pas, sous leurs différentes formes

    M’attaquer, me détruire !

    Une obsession. Préserver son corps, coûte que coûte. On plonge le cadavre dans une substance voisine de la soude, pour le dessécher. On prélève le cœur, le foie, les organes, pour éviter la fermentation. On casse un petit bout du crâne pour retirer le cerveau. On bourre le corps de plantes, on l’enduit d’un baume et on l’enveloppe de bandelettes… À la fin, près de la momie on dépose des rouleaux de papyrus avec des incantations comme ci-dessus. C’est l’époque, autour de 2000 à 1000 ans av. J.-C., où la momification en Égypte est à son zénith et s’étend à de nombreuses couches de la population.

    Mais d’où vient cette pratique ? Pendant longtemps, le scénario privilégié était le suivant. Inhumant leurs morts dans de simples fosses dans le désert, les Égyptiens auraient d’abord constaté l’étonnante capacité de ce dernier à préserver les cadavres de la putréfaction. Puis l’Égypte serait devenue peu à peu un État centralisé et organisé, inventant même sa propre écriture vers 3300 ans av. J.-C.. Mais ce n’est que vers 2500 ans av. J.-C. que ses savants, sans doute, auraient constaté que différentes substances, comme les résines, permettait de mieux préserver les cadavres. C’est de cette manière que peu à peu, l’art de la momification aurait pris son envol, devenant de plus en plus sophistiquée au fil du temps.

    Dans les années 1990-2000, des découvertes relancent le débat. Une équipe internationale met au jour un bien étrange cimetière, à Hiérakonpolis dans le sud de l’Égypte, datant d’environ 3500 ans av. J.-C. Leur attention est d’abord accaparée par l’abondance de victimes d’exécution ou de sacrifices (tués à la massue, décapités ou égorgés, scalpés, …) Mais ils font une autre découverte, en apparence plus modeste. Sur certains défunts, les fossoyeurs ont appliqué des linges imprégnés de quelque chose qui ressemble à de la résine. Puis ils les ont en partie emmaillotés dans du lin, et déposés sur des nattes. À l’inverse des momies usuelles, ils ne l’ont fait que sur certaines parties du corps − la tête ou les mains. Il y a même une jeune défunte, sans doute d’un haut statut social, dont les fossoyeurs ont traité de la sorte un organe, avant de le remettre en place.

    Les premières momifications ? Il faudrait faire des analyses. Or le service des Antiquités égyptiennes impose qu’elles se fassent sur son territoire… qui manque cruellement de laboratoires bien équipés. En l’état, impossible de trancher, la substance pouvant avoir été naturellement exsudée par le cadavre.

    Mais les chercheurs se rappelèrent alors ce qu’ils avaient lu dans un vieux livre des années 1920. Deux archéologues britanniques y relataient des emmaillotements similaires de têtes et de mains dans un autre cimetière. Par chance, ils avaient envoyé à l’époque des échantillons de ces tissus dans un musée anglais. Et au fil du temps, plusieurs égyptologues y avaient noté la présence d’une substance un peu cireuse… En outre, les textiles proviennent de cimetières a priori encore plus anciens que celui d’Hiérakonpolis. Bref, des analyses s’imposent.

    Celles-ci révèlent que la substance contient bien de la résine de conifère. Et d’autres ingrédients : principalement des graisses, animales ou végétale, et un petit peu de sucre (ou de la gomme plantes), de cire végétale et de bitume.

    « Les résultats sont convaincants » explique Alain Tchapla, de l’université Paris sud.

    Les échantillons les plus anciens, indiquent les datations, remontent à près de 4200 ans av. J.-C. La plus ancienne preuve de momification. Et à une époque franchement inattendue pour les chercheurs.

    En outre la recette est étonnamment similaire, écrivent les chercheurs, à celles des « embaumeurs égyptiens quand ceux-ci étaient au sommet de leur art, 2500 à 3000 ans plus tard ».

    De là à conclure que les bases de l’embaumement étaient déjà en place à cette date et ont perduré, il n’y a qu’un pas qu’Alain Tchapla enjoint de ne pas franchir.

    « Parfois, pour certaines momies, les analyses ne détectent rien d’autre que des corps gras. Il y avait visiblement une certaine diversité des pratiques de momification » (voir aussi ici, en anglais).

    Les chercheurs sont encore loin de savoir comment ces dernières ont évolué au cours du temps. D’abord en raison de la difficulté de réunir un échantillon vraiment représentatif de momies, notamment pour les hautes classes sociales (pharaons, grands prêtres, etc.) Ensuite parce que beaucoup de momies ont reçu divers traitements pendant leur conservation dans les musées, qui n’ont pas toujours été notés, ce qui peut brouiller les analyses.

    Reste qu’il s’agit bien de prémices de la momification. Une raison de plus de s’intéresser aux occupants de ces cimetières, des populations méconnues que les égyptologues appellent la culture Badari. C’est en 1922 qu’un des deux archéologues britanniques cités plus haut, Guy Brunton, la découvre. Alarmé par les pillages dans la région qui alimentent les antiquaires du Caire, il se rend sur place et met au jour plusieurs centaines de tombes. Ces populations, des éleveurs, chasseurs, pêcheurs, fabriquent de belles figurines en ivoire, des palettes à fard dans une pierre bleu-noire. Ils semblent constituer en Égypte les premiers frémissements d’une société organisée.

    Nicolas Constans

     

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    Aux populations de la culture Badari succèdent celles de Nagada, qui s’étend à l’ensemble du pays. Sur leurs images commencent à apparaître des personnages beaucoup plus importants que les autres, pour aboutir en 3200 ans av. J.-C., à la première représentation d’un pharaon, identifiée récemment sur une gravure rupestre (explication et photos). Sur l’histoire du pays avant la période pharaonique, voir le livre de Béatrix Midant-Reynes, Aux origines de l’Egypte, Fayard 2003.

    La publication scientifique : J. Jones et al., PLoS ONE, 9, e103608, 2014.. La citation en exergue est tirée du Livre des morts des anciens égyptiens, (trad. Paul Barguet).

    Tabac et cocaïne En 1976, l’État égyptien confie la momie de Ramsès II attaquée par les champignons, aux scientifiques français. La momie est reçue avec les honneurs dus à un chef d’état par le président d’alors, Valéry Giscard d’Estaing. Chargée de l’étudier, une botaniste du Muséum national d’histoire naturelle est obligée de se rendre à l’évidence : elle trouve dans l’abdomen du pharaon des minuscules fragments de feuille qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à du tabac. Quoi ? Ce dernier n’aurait pas été ramené d’Amérique après la conquête espagnole ? Faudrait-il imaginer d’extravagantes connexions entre l’Égypte ancienne et l’Amérique ? Le tollé est général. Mais la chercheuse française ne se démonte pas et fait analyser ses échantillons par un autre laboratoire, qui confirment ses conclusions. Le mystère aujourd’hui, reste entier. Il existait peut-être en Afrique à l’époque, une plante cousine du tabac et qui aurait disparu aujourd’hui. Les embaumeurs de Ramsès l’aurait utilisé, peut-être comme insecticide. Mais la momie ayant connu de multiples déménagements au cours des siècles, des contaminations à l’époque moderne ne sont pas totalement exclues, quoique assez improbables.

    Une polémique similaire se répète en 1992, quand des analyses détectent des traces de cocaïne, de nicotine et de haschisch sur des momies d’un musée de Munich. Du haschisch, qui vient du cannabis, plante eurasiatique, passe encore… Mais la cocaïne est issue des feuilles de coca, que personne n’a vu pousser hors d’Amérique du sud avant le XXe siècle. Mais là encore, le travail des scientifiques est mis hors de cause. Ce qui n’est pas le cas de l’usage de drogue par ceux qui ont approché ou manipulé les momies, des archéologues au personnel du musée…

    http://archeo.blog.lemonde.fr/

    Découverte d’un sarcophage égyptien en Israël


    Un sarcophage Égyptien en Israël ? Il semble que cela ne soit pas le premier. Mais d’un pharaon, cela doit être beaucoup plus rare.
    Nuage

     

    Découverte d’un sarcophage égyptien en Israël

     

    Le sarcophage trouvé à Tel Shadud

    Le sarcophage trouvé à Tel Shadud Photo :  PC/AP Photo/ Israel’s Antiquities Authority

    Des archéologues israéliens ont découvert un rare sarcophage orné d’un visage fin ainsi qu’un anneau portant le nom d’un pharaon égyptien et figurant un scarabée.

    L’homme dont le squelette a été retrouvé à l’intérieur était probablement un dirigeant cananéen local au service de l’Égypte ancienne, à une époque où la région était gouvernée par les pharaons.

    L’archéologue et égyptologue Edwin Van den Brink a expliqué que le sarcophage a été découvert lors de fouilles à Tel Shadud, dans la vallée du Jezreel, entre décembre et le mois dernier. Il a fallu environ trois semaines pour excaver le sarcophage.

    M. Van den Brink croit que d’autres sarcophages sont probablement enfouis au même endroit, en attendant d’être trouvés.

    Quant à l’anneau serti d’or, il porte le nom du pharaon Seti I, qui a régné sur l’Égypte ancienne au 13e siècle avant Jésus-Christ. Seti I a conquis une portion de l’Israël actuelle pendant sa première année sur le trône, pour s’emparer de certaines routes commerciales et récolter des impôts pour l’Égypte.

    Seti I était le père du pharaon Ramsès II.

    Le dernier sarcophage du genre a été retrouvé il y a 50 ans à Deir al-Balah, dans la bande de Gaza, où une cinquantaine de cercueils similaires ont été déterrés, souvent par des pilleurs de tombes. Certains se trouvent aujourd’hui au Musée d’Israël, à Jérusalem.

    http://ici.radio-canada.ca/