Les ruines d’un temple vieux de 2200 ans découvertes par hasard en Egypte


Suite a des travaux de canalisation en Égypte, un temple longtemps enfouie dans le sable après 2 200 ans. Il serait situé sur un site qui aurait été une capitale de la Haute-Égypte.
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Les ruines d’un temple vieux de 2200 ans découvertes par hasard en Egypte

Les ruines d'un temple vieux de 2200 ans découvertes par hasard en EgypteCe sont des ouvriers qui menaient des travaux d’assainissement qui ont dévoilé accidentellement les ruines du temple.© Ministry of Antiquities

Par Emeline Férard

En Egypte, des ouvriers qui menaient des travaux sur des canalisations ont découvert par hasard les ruines d’un temple antique. Selon les archéologues dépêchés sur place, l’édifice est décoré de nombreuses gravures et remonterait à l’ère du pharaon Ptolémée IV, il y a quelque 2.200 ans.

Après les momies révélées près d’une pyramide, c’est une nouvelle découverte qui vient de sortir du sable d’Egypte. Dans la région de la ville de Tama, sur les rives du Nil, des archéologues ont dévoilé les restes d’un temple vieux de 2.200 ans. L’édifice est apparu accidentellement début septembre alors que des ouvriers menaient des travaux sur des canalisations dans le village de Kom Ishqaw.

Rapidement, les travaux ont été stoppés et une équipe du ministère de Antiquités égyptien est arrivée sur place pour mener des fouilles. Elles ont permis jusqu’ici de dégager le mur s’étendant de l’est vers l’ouest, le mur allant du nord au sud et le coin orienté sud-ouest du temple, d’après un communiqué du ministère. Des parois qui ont révélé de nombreuses gravures.

Parmi elles, figurent des représentations du dieu Hâpy, divinité associée à la fertilité et au Nil, accompagné d’oiseaux et d’autres animaux. Les archéologues ont également mis au jour des inscriptions permettant d’évaluer la date de construction du temple : elles mentionnent en effet le pharaon Ptolémée IV, quatrième souverain de la dynastie ptolémaïque ayant régné jusqu’à 204 avant notre ère.

On ignore pour le moment l’étendue exacte du temple. Les fouilles se poursuivent pour mettre au jour le reste des ruines. Toutefois, la découverte d’un temple à Kom Ishqaw n’est pas totalement inattendue. Le site constituait autrefois la capitale du dixième district de la Haute-Egypte et portait le nom de Per-Wadjet. La première mention de la ville remonterait ainsi à la quatrième dynastie, d’après Egypt Independent.

Ptolémée IV a régné de 221 à 204 avant notre ère mais la période fut mouvementée, selon les historiens qui racontent que le souverain était plus préoccupé par ses loisirs que par les affaires du royaume. Il aurait ainsi gouverné sous l’influence d’un ministre conspirateur et manipulateur appelé Sosibios. Marqué par des conflits et des révoltes, son règne représenterait, pour certains, le début du déclin de l’Égypte ptolémaïque.

Pour les archéologues, le temple antique révélé à Kom Ishqaw pourrait donc constituer une découverte majeure afin d’en apprendre plus sur cette période. Le ministère a suspendu les travaux d’assainissement le temps de terminer les fouilles.

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Il y a 2000 ans, les Egyptiens chassaient des crocodiles sauvages pour en faire des momies


Les Égyptiens momifiaient des humains, mais aussi des chats, chiens, chèvres, oiseaux, chevaux, et même des crocodiles. Ils avaient des élevages d’animaux prévus pour la momification. Des chercheurs français ont pu analyser pour la première fois, un crocodile momifié, il y a 2 000 ans. La surprise est que cet animal était sauvage, et il a été attaqué par des hommes qui l’ont momifié rapidement après son décès.
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Il y a 2000 ans, les Egyptiens chassaient des crocodiles sauvages pour en faire des momies

Il y a 2000 ans, les Egyptiens chassaient des crocodiles sauvages pour en faire des momiesDes chercheurs ont mené une étude inédite sur une momie de crocodile vieille de plus de 2000 ans découverte en Egypte.© Porcier et al/ESRF, programme MAHES

Par Emeline Férard

Des chercheurs français ont passé au scanner une momie égyptienne de crocodile vieille de plus de 2.000 ans. Les observations suggèrent que l’animal aurait été chassé à l’état sauvage avant d’être momifié.

En Egypte antique, la momification n’était pas réservée qu’aux humains. Chiens, chats, chèvres, oiseaux, chevaux ou encore crocodiles, on sait aujourd’hui que des millions d’animaux ont subi le même sort au temps des pharaons. En attestent les très nombreuses momies animales mises au jour notamment dans des sépultures antiques. Mais l’une d’elle a récemment livré des secrets inattendus.

La momie en question fait partie de la vaste collection du musée des Confluences de Lyon et appartient à un crocodile mort il y a plus de 2.000 ans en Egypte. Elle a été découverte sur les rives du Nil, dans l’ancienne cité de Kôm Ombo, connue pour abriter un magnifique temple dédié au culte de Sobek, un dieu à tête de crocodile.

La dépouille du reptile avait déjà fait l’objet d’analyses par le passé. Mais c’est une étude inédite que des chercheurs français ont menée. Ils ont utilisé une technologie de pointe appelée synchrotron afin de voir à travers les bandelettes sans prendre le risque d’abîmer la momie et son contenu. Des observations qui ont permis d’en savoir plus sur l’animal.

Mort d’un violent coup sur la tête

Selon les résultats publiés dans la revue Journal of Archaeological Science, le crocodile était un jeune mâle âgé de trois à quatre ans au moment de sa mort. Les analyses n’ont pas permis de déterminer de quelle espèce il s’agissait. Elles ont néanmoins indiqué que la momie était encore dans un bon état de conservation et ne montrait pas de trace de décomposition.

Comme pour la plupart des animaux momifiés, les organes du reptile n’ont pas été retirés, ce qui a aidé à déterminer son dernier repas. Son estomac contenait encore les restes d’un rongeur, d’insectes, de poissons et d’oeufs. Selon les chercheurs, ceci indique que le processus de momification a démarré très rapidement après son décès. Et celui-ci n’a rien eu de naturel.

L’examen des os du crâne a révélé la présence de plusieurs fractures, suggérant que le crocodile a reçu un violent coup à la tête.

« La cause la plus probable est une grave fracture à l’extrémité du crâne qui a directement provoqué un traumatisme au cerveau », écrivent dans leur étude les auteurs qui pensent que le « coup unique » a été asséné « avec un bâton en bois de deux centimètres d’épaisseur ».


« C’est une histoire incroyable », a confié Stephanie Porcier, principal auteur du rapport et coordinatrice du programme MAHES (Momies animales et humaines égyptiennes) au Los Angeles Times. « Nous ne nous attendions pas à trouver le crâne de la momie fracturé quand nous avons démarré les analyses ».

Si l’observation réjouit tant les spécialistes, c’est qu’elle en dit long.

Un cas inédit

Elle suggère que le reptile se reposait au sol quand l’attaque a eu lieu et surtout qu’il s’agissait d’un spécimen sauvage. On savait déjà que les Egyptiens avaient recours à des élevages d’animaux et collectaient des carcasses dans le seul but de les momifier. Mais c’est la première fois qu’un tel cas est documenté par les scientifiques, affirment les chercheurs.

« Seuls quelques égyptologues ont suggéré la chasse comme une méthode pour obtenir des animaux pour la momification, parce qu’il y avait trop peu de preuves pour soutenir cette hypothèse », précisent-ils dans leur étude.

Cette nécropsie virtuelle « est la première preuve concrète«  que la chasse était bien utilisée dans cet objectif.

A partir de ce seul crocodile, impossible de dire si cette pratique était répandue, stimulée par la demande en momies, ou s’il s’agit d’une exception. Cette découverte ouvre cependant de nouvelles perspectives sur la momification des animaux en Égypte ancienne qui serait bien plus diversifiée que ce que pensaient les spécialistes jusqu’à présent.

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Toutankhamon va quit­ter son sarco­phage pour la première fois depuis trois millé­naires


J’imagine les précautions que les restaurateurs doivent prendre avec leurs gants blancs pour rénover le sarcophage du pharaon Toutankhamon, surtout en sortant la momie de son cerceuil. J’aurais bien aimé voir cela de près.
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Toutankhamon va quit­ter son sarco­phage pour la première fois depuis trois millé­naires

Crédits : The Times

par  Mathilda Caron 

Après avoir reposé dans sa nécro­pole pendant plus de 3 300 ans, le sarco­phage de Toutankhamon est restauré pour la première fois depuis sa décou­verte en 1922, rappor­tait le Los Angeles Times le 4 août. L’opé­ra­tion a débuté en juillet dernier et devrait s’étendre sur huit mois, au Caire, en Égypte.

Fils du pharaon Akhe­na­ton et époux de la légen­daire reine Néfer­titi, « l’en­fant pharaon » serait mort du palu­disme combiné à une affec­tion osseuse.

« Nous avons trans­porté le sarco­phage au musée, puis nous l’avons isolé pendant sept jours avant de commen­cer la fumi­ga­tion », racon­tait le ministre des Antiqui­tés égyp­tien, Khaled el-Enany.

Pour les besoins de la réno­va­tion de son cercueil d’or, la momie du pharaon a été reti­rée et repose à présent dans une cage de verre à la tempé­ra­ture minu­tieu­se­ment contrô­lée.

Le sarco­phage de 2,23 mètres, décoré d’un portrait du jeune roi, était « très fragile », selon les archéo­logues.

Il sera ensuite exposé au Grand musée d’Égypte du Caire, qui ouvrira ses portes l’an prochain.

Source : Los Angeles Times

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Ces cher­cheurs ont recréé le parfum envoû­tant que portait Cléo­pâtre


Un parfum qui aurait servi a Cléopâtre refait son apparition à notre époque. Grâce à des résidus dans une amphore et des inscriptions sur des textes anciens, des chercheurs ont pu reconstituer la recette du parfum de Cléopâtre

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Ces cher­cheurs ont recréé le parfum envoû­tant que portait Cléo­pâtre


par  Laura Boudoux

La fragrance recréée par deux profes­seurs de l’uni­ver­sité d’Ha­waï, à Mānoa, serait la même que celle que portait Cléo­pâtre. Connue pour le carac­tère enivrant de son parfum, la reine d’Égypte ancienne aurait envoûté Marc Antoine avant même qu’il ne la voie grâce à son essence musquée.

La légende raconte en effet que Cléo­pâtre, à l’oc­ca­sion de sa première visite à Tarse, avait fait enduire les voiles pourpres de son bateau d’un parfum si puis­sant qu’il flot­tait jusqu’au rivage.

Le 30 juillet 2019, l’uni­ver­sité d’Ha­waï annonçait sur son site que les profes­seurs Robert Litt­man et Jay Silver­stein avaient réussi à repro­duire cette fragrance épicée, grâce aux rési­dus retrou­vés dans une amphore, à Thmuis en Basse-Égypte. C’est dans cette ville que des archéo­logues ont retrouvé des fours datant du IIIe siècle avant J.-C., utili­sés notam­ment pour la fabri­ca­tion de parfums. Grâce aux analyses des rési­dus trou­vés dans l’une des jarres, et à la lecture de textes anciens, les deux profes­seurs ont repro­duit de la myrrhe, une résine natu­relle extraite d’arbres.

« Quel plai­sir de sentir un parfum que personne n’avait plus senti depuis 2000 ans, et qui a pu être porté par Cléo­pâtre », s’émeut encore Robert Litt­man. « C’est le Chanel No. 5 de l’Égypte ancienne, le parfum le plus prisé de l’an­cien monde », assure le profes­seur.

L’es­sence de Cléo­pâtre embaume actuel­le­ment le Natio­nal Geogra­phic Museum, à Whashing­ton D.C., à l’oc­ca­sion de expo­si­tion Queens of Egypt, qui a lieu jusqu’au 15 septembre.

Sources : Univer­sity of Hawai’i News

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Cet étrange verre jaune décou­vert au Sahara a été formé par une météo­rite


Les météorites ne font pas juste détruire, ils créer des pierres uniques lors de leur impact sur la Terre. Le pharaon Toutankhamon a d’ailleurs eu des bijoux ornés de cet étrange verre jaune.
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Cet étrange verre jaune décou­vert au Sahara a été formé par une météo­rite

Crédits : Mark Riddick

par  Mathilda Caron

Les mystères de l’ori­gine du verre libyque, un éton­nant miné­ral jaune trans­lu­cide que l’on trouve dans la partie orien­tale du Sahara, ont enfin été percés. 

Des cher­cheurs de l’uni­ver­sité Curtin, en Austra­lie, révèlent dans une nouvelle étude qu’il a été créé par l’im­pact d’une météo­rite il y a 29 millions d’an­nées, rappor­tait Sky News le 16 mai.

Il exis­tait jusqu’ici deux hypo­thèses quant à son exis­tence.

« La ques­tion de savoir si le verre s’est formé lors de l’im­pact d’une météo­rite ou lors d’une explo­sion aérienne faisait l’objet d’un débat perma­nent depuis des années », explique le géologue Aaron Cavo­sie. « Les impacts de météo­rites et les explo­sions aériennes peuvent causer la fonte, mais seuls les impacts de météo­rites créent des ondes de choc qui forment des miné­raux à haute pres­sion », tel que le verre libyque.

C’est la présence dans les échan­tillons préle­vés de traces de reidite, un cris­tal rouge extrê­me­ment rare qui se forme unique­ment lors d’im­pacts météo­riques, qui a achevé de convaincre les cher­cheurs de son origine cosmique. L’étrange verre jaune est dispersé sur des dizaines de kilo­mètres dans l’est du Sahara, en Libye et en Égypte. Il a été retrouvé dans des bijoux anciens, notam­ment ceux que portait du pharaon Toutan­kha­mon.

Source : Sky News

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Un tombeau de 4.500 ans découvert près des pyramides de Gizeh


La terre d’Égypte dévoile encore une fois un nouveau tombeau datant 4 500 ans. Il aurait en plus été réutilisé plus tard pour d’autres sarcophages.
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Un tombeau de 4.500 ans découvert près des pyramides de Gizeh


Le tombeau datant de 4.500 ans se trouve à proximité des pyramides de Gizeh, dans la partie sud-est du plateau du même nom. La découverte revêt un intérêt particulier car elle jouxte les tombes des bâtisseurs des pyramides, d'après l'égyptologue Zahi Hawass. © Egyptian Ministry of Antiquities

Le tombeau datant de 4.500 ans se trouve à proximité des pyramides de Gizeh, dans la partie sud-est du plateau du même nom. La découverte revêt un intérêt particulier car elle jouxte les tombes des bâtisseurs des pyramides, d’après l’égyptologue Zahi Hawass. © Egyptian Ministry of Antiquities

Floriane Boyer


Rédactrice


Un nouveau tombeau datant de l’Ancien Empire égyptien, soit de 4.500 ans approximativement, a été mis au jour dans la partie sud-est du plateau de Gizeh portant les célèbres pyramides, a annoncé le Ministère des Antiquités égyptiennes dans un communiqué.

Selon les archéologues, menés par Mostafa Waziri, qui ont exhumé ces vestiges, le site comprend plusieurs tombes. La plus ancienne, une tombe faite de calcaire et datant de la Vème Dynastie (- 2.500 à – 2.300 av. J.-C.), est le lieu de repos de deux personnages appelés Benhui-Ka et Nwi.

Tombeau en calcaire datant de la Vème Dynastie, soit d'il y a environ 4.500 ans. Les inscriptions apportent des détails sur les deux personnages qui gisent là : Benhui-Ka et Nwi. © Egyptian Ministry of Antiquities

Tombeau en calcaire datant de la Vème Dynastie, soit d’il y a environ 4.500 ans. Les inscriptions apportent des détails sur les deux personnages qui gisent là : Benhui-Ka et Nwi. © Egyptian Ministry of Antiquities

Le premier des deux occupants de la tombe portait sept titres, dont le Prêtre, le Juge ou encore le Purificateur des pharaons Khafrê (ou Khéphren, qui a fait construire la pyramide à son nom), Ouserkaf (fondateur de la Vème Dynastie) et Niouserrê (sixième souverain de cette dynastie). Le second portait cinq titres, dont ceux de Chef du grand État, de Contremaître des nouvelles installations et de Purificateur du pharaon Khafrê. La tombe contenait de « nombreux artefacts », dont des statues en calcaire d’un des deux hommes enterrés là, de sa femme et de son fils.

Sarcophages des occupants de la tombe en calcaire datant de 4.500 ans : Benhui-Ka et Nwi. © Egyptian Ministry of Antiquities

Sarcophages des occupants de la tombe en calcaire datant de 4.500 ans : Benhui-Ka et Nwi. © Egyptian Ministry of Antiquities

D’après le directeur général du plateau de Gizeh, Ashraf Mohi, le tombeau a été « amplement réutilisé » durant la Basse époque égyptienne, c’est-à-dire à partir du 7ème siècle avant J.-C. D’où la présence de sarcophages en bois peints et sculptés, dont certains portent une ligne d’inscriptions hiéroglyphiques sur le couvercle, ainsi que de masques funéraires en bois et en argile, datant de cette période.

Le tombeau contenait également des sarcophages en bois colorés datant de la Basse époque égyptienne. © Egyptian Ministry of Antiquities

Le tombeau contenait également des sarcophages en bois colorés datant de la Basse époque égyptienne. © Egyptian Ministry of Antiquities

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Un sarcophage en bois peint découvert dans un tombeau datant de l'Ancien Empire situé à proximité des pyramides de Gizeh. © Egyptian Ministry of Antiquities

Un sarcophage en bois peint découvert dans un tombeau datant de l’Ancien Empire situé à proximité des pyramides de Gizeh. © Egyptian Ministry of Antiquities

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi le Sphinx de Gizeh a-t-il le nez cassé ?


Le Sphinx de Gizeh est probablement une sorte de gardien, mais sa particularité fut le vandalisme fait à son nez et ses oreilles qui aurait été fait au XIVe siècle par un seul homme.
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Pourquoi le Sphinx de Gizeh a-t-il le nez cassé ?

 

par Mathilde Secci, rédactrice web

 

Tout le monde connaît le célèbre Sphinx de Gizeh, cette immense statue située en Égypte et dépourvue de nez. Cette perte a inspiré de nombreuses théories, même humoristiques : l’auteur des BD Astérix, René Goscinny, a rejeté la faute sur son personnage Obélix ! En réalité, pourquoi le Sphinx de Gizeh a-t-il le nez cassé ? Était-ce un acte volontaire ou s’agissait-il d’un simple accident ? Vous en saurez davantage en lisant les lignes qui suivent !

L’histoire et le rôle du Sphinx de Gizeh

Cette statue est un témoignage de l’Égypte antique, puisqu’elle a été construite vers 2 500 av. J.-C.. Elle repose sur l’immense plateau de Gizeh, non loin de la pyramide de Képhren.

Le Sphinx est un thérianthrope, c’est-à-dire une créature mi-humaine, mi-animale. En effet, cette gigantesque statue haute de vingt mètres dispose d’un corps de lion et d’une tête d’homme. On pense d’ailleurs que son visage a été inspiré de celui de Képhren, le roi égyptien qui régnait au moment de sa construction.

Les sphinx sont souvent associés à des gardiens. On les retrouve de manière générale devant des entrées de bâtiments, ou barrant des points de passage. Cette prédisposition est décrite dans l’histoire d’Œdipe, qui doit répondre à l’énigme posée par un sphinx pour rentrer dans la ville de Thèbes. Les spécialistes de l’Égypte antique supposent alors que le grand Sphinx est le protecteur de la nécropole de Gizeh où l’on retrouve les pyramides.

C’est une figure courante que l’on retrouve dans de nombreuses civilisations, notamment en Mésopotamie et en Asie.

sphinx nez casse

Le Sphinx gardant les pyramides égyptiennes. Crédits : Pixabay/Cezzare

Pourquoi n’a-t-il plus de nez ?

Si le Sphinx de Gizeh est si célèbre, c’est surtout grâce à son nez manquant. Les historiens ont tout d’abord pensé que le nez du Sphinx avait été détruit par un boulet de canon. Entre 1798 et 1801, Napoléon Bonaparte a mené une campagne en Égypte. Les soldats de l’empereur s’entraînaient à tirer au canon : un boulet aurait alors involontairement heurté son nez. Cependant, l’admiration que possédait Napoléon pour l’art égyptien a vite écarté cette théorie.

Durant les années 1980, la vérité a finalement éclaté grâce à des écrits historiques du XVe siècle. C’est au XIVe siècle que le Sphinx aurait eu le nez cassé. En effet, un soufiste opposé à la représentation d’idoles païennes aurait délibérément cherché à abîmer le visage et les oreilles du Sphinx. Il aurait été pendu par des paysans suite à ce vandalisme, puis brûlé au pied de la statue.

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