Égypte ancienne : d’immenses hiéroglyphes vieux de plus de 5.000 ans découverts


Des archéologues ont découvert des hiéroglyphes sur des parois rocheuses qui seraient les plus grands et des plus anciens découverts jusqu’à maintenant. Ils auraient été gravés il y a environ 5.250 ans
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Égypte ancienne : d’immenses hiéroglyphes vieux de plus de 5.000 ans découverts

 

Laurent Sacco

Journaliste

 

Des archéologues ont découvert des hiéroglyphes égyptiens de grande taille gravés sur une paroi rocheuse du site de Nekheb. Ils ont plus de 5.200 ans et figurent parmi les plus anciens connus. Leur utilisation date d’avant les premières dynasties pharaoniques.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les hiéroglyphes ont plus de 5.000 ans et ont d’abord été utilisés pour des raisons artistiques et symboliques avant de composer de vraies phrases, il y a environ 4.700 ans.
  • Leur origine reste mal comprise, mais une pièce supplémentaire de ce puzzle a été trouvée sur une paroi rocheuse qui aurait été gravée il y a environ 5.250 ans, en Haute-Égypte.
  • Ces hiéroglyphes déjà connus étonnent par leurs grandes tailles. Un assemblage de quatre de ces signes dépasse les 70 cm.

Il y a environ 5.100 ans, la première dynastie égyptienne prend son essor avec l’unification des royaumes de la Haute-Égypte, au sud, et de la Basse-Égypte, au nord. Juste avant cet évènement majeur de l’antiquité, à la fin de la période dite prédynastique (-3.500 à -3.100 av. J.-C. environ), régnait en Haute-Égypte ce que les égyptologues ont appelé la dynastie 0.

Ses rois, d’avant la période pharaonique, avaient pour capitale la ville de Nekhen, plus connue sous son nom grec de Hiérakonpolis (hierakōn polis, littéralement « ville des faucons »). Située à environ 100 km au nord d’Assouan, on y adorait le dieu faucon Horus. C’est là qu’ont été découvertes des suites de signes qualifiées de pré-écriture (ou de proto-écriture) gravées sur des objets et datant de la période prédynastique.

 

L’un des sites archéologiques de fouilles proches de la ville antique de Nekheb en Égypte. © Yale University, Ministry of Antiquities

L’un des sites archéologiques de fouilles proches de la ville antique de Nekheb en Égypte. © Yale University, Ministry of Antiquities

Les hiéroglyphes égyptiens sont nés il y a 5.200 ans

Les égyptologues ont toutes les raisons de penser que les hiéroglyphes égyptiens sont nés dans la région de Hiérakonpolis, il y a environ 5.200 ans, même si leur gestation est probablement plus ancienne de quelques siècles. Leur origine n’est cependant pas très bien comprise et certains spéculent sur une influence possible de la civilisation mésopotamienne, laquelle, à la même période, invente aussi l’écriture.

Il semble établi, en revanche, qu’il ne s’agit que d’une proto-écriture pendant quelques centaines d’années. Les phrases construites, en effet, ne semblent apparaître qu’il y a 4.700 ans, sous le règne du pharaon Djoser, célèbre pour sa pyramide à degrés. Il semble que cette proto-écriture n’était pas utilisée pour l’administration d’un empire mais qu’elle avait plutôt une fonction tout d’abord magique et religieuse. Ce qui, toutefois, ne lui interdit pas de servir à commémorer une bataille ou un souverain.

 

L’égyptologue John Coleman Darnell devant les hiéroglyphes géants de Nekheb. © Yale University, Ministry of Antiquities

L’égyptologue John Coleman Darnell devant les hiéroglyphes géants de Nekheb. © Yale University, Ministry of Antiquities

Des hiéroglyphes prédynastiques de 50 cm de haut

Des données supplémentaires concernant l’essor des hiéroglyphes pendant la période prédynastique nous font défaut pour bien comprendre l’origine de l’écriture égyptienne. C’est bien pour cela qu’un récent communiqué de l’université de Yale présente un certain intérêt, même s’il n’y figure rien de révolutionnaire.

Il y est question d’une découverte inattendue faite par des membres d’une mission archéologique de cette université, près d’un village situé à environ 7 km au nord du site bien connu de la cité antique de Nekheb, entre le Nil et le désert (à 90 km au sud de Thèbes, sur la rive droite du fleuve en face de Hiérakonpolis).

 

Gros plan sur les hiéroglyphes géants de Nekheb. © Yale University

Gros plan sur les hiéroglyphes géants de Nekheb. © Yale University

Les archéologues y ont en effet découvert des inscriptions qui avaient échappé à leurs prédécesseurs sur des parois rocheuses, en particulier les hiéroglyphes parmi les plus grands et les plus anciens découverts à ce jour. Il s’agit d’une inscription contenant quatre signes écrits de droite à gauche, comme le seront par la suite les textes égyptiens, et qui auraient été gravés il y a environ 5.250 ans. On y voit un buste avec une tête de taureau suivi de deux jabirus d’Afrique dos à dos et surmontés d’un ibis chauve. Ce qui a frappé les archéologues (ces signes étaient déjà connus) est que chaque dessin est haut d’environ 50 cm et quatre forment un ensemble de plus de 70 cm.

Mais que signifiait donc cette inscription ? Selon les archéologues, l’arrangement de ces symboles est commun aux représentations égyptiennes ultérieures du cycle solaire et celle du concept de luminosité. Ils proposent qu’ils expriment la domination d’une certaine autorité sur le cosmos.

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Le Saviez-Vous ► Les œufs dans la mythologie, le folklore et les croyances


Les oeufs ont été mêler a des croyances, des légendes, de traditions pendant des millénaires. Alors qu’avant tout un oeuf fait partie d’une alimentation équilibré
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Les œufs dans la mythologie, le folklore et les croyances

 

Par Les Producteurs d’œufs du Canada

Au Canada, les œufs et l’ovoculture représentent aujourd’hui beaucoup de choses pour beaucoup de gens : mets nutritifs et délicieux, emplois et activité économique au sein des collectivités du pays et aliment frais et à prix abordable produit localement.

À vrai dire, les œufs ont toujours eu une signification spéciale dans nos vies — si nous remontons au début de l’histoire de l’humanité, les œufs ont toujours eu un statut unique dans les mythes et le folklore de nos ancêtres. Dans de nombreuses cultures et croyances dans le monde, les œufs ont été utilisés pour symboliser la genèse des dieux, de la terre et de la vie.

Et, maintenant que le printemps est enfin arrivé, nous croyons que le moment est propice pour remonter dans le passé lointain pour voir comment les diverses cultures autour du monde ont utilisé les œufs pour symboliser et comprendre le monde.

Les œufs dans l’Antiquité

Un des premiers exemples de l’utilisation de l’œuf comme symbole mythologique se trouve dans l’Orphisme, la religion populaire à l’époque de la Grèce antique. L’Orphisme accordait une signification spéciale à l’œuf. Souvent représenté entouré d’un serpent1, l’œuf orphique était décrit comme ayant incubé la déité primordiale, Phanes, qui, à son tour, avait créé tous les autres dieux.2

De la même manière, les anciens Égyptiens croyaient que Ra, le dieu du soleil, était éclos d’un œuf cosmique. Les Égyptiens croyaient également que le soleil était un œuf — qui avait été pondu par Seb, une oie résidant dans les cieux, et qui avait donné naissance au Phoenix.3

Vers l’Est

L’Hindouisme adopte une approche similaire dans la conception de parallèles entre l’œuf et le cosmos. Dans les Chandogya Upanishads, une collection de textes en Sanskrit, l’œuf est associé à toute la création : la coquille correspond aux cieux et le jaune à la terre.4

Dans la mythologie chinoise, l’œuf cosmique apparaît dans de nombreuses légendes, une d’entre elles voulant que certains membres d’une société pouvaient retracer leurs ancêtres jusqu’à une princesse qui avait pondu des œufs.5

Symboles dans le Pacifique sud

Si nous nous rendons ensuite dans les Îles de la Société situées dans le Pacifique sud, nous trouvons cette même mythologie entourant l’œuf : créateur du monde, Ta’aroa vient aussi d’un œuf qui se sépare en deux pour former la terre et le ciel.6

Pas très loin de là, en Australie, le Temps du rêve des anciens Aborigènes faisait de l’œuf un symbole du soleil. Ce mythe commence avec Dinewan l’ému et Brolga l’oiseau dansant. Lors d’une querelle entre les deux, Brolga prit un œuf dans le nid de Dinewan et le lança vers le ciel. Sur son chemin, le jaune de l’œuf  a frappé du bois, s’est enflammé et s’est transformé en soleil.7

Dans le monde occidental

Les œufs étaient souvent utilisés dans les rituels comme moyen d’encourager la fertilité chez des humains et de Mère Nature. Ces pratiques survécurent jusqu’en France du 17e siècle alors que les jeunes mariées cassaient des œufs pour assurer leur fécondité. Par ailleurs, les fermiers allemands écrasaient des œufs sur leurs charrues au printemps — un rite de fertilité durant la saison des semailles.8 En Ukraine, les gens faisaient des œufs Pysanka en les couvrant de cire et de décorations en l’honneur de Dazhboh, le dieu soleil. Éventuellement, le Christianisme supplanta ces coutumes en alignant les œufs Pysanka avec les célébrations de Pâques.9

La décoration des œufs de Pâques est une pratique que de nombreuses cultures entretiennent depuis des générations. Par exemple, les Iraniens décorent des œufs à l’occasion de Nowruz, la nouvelle année iranienne qui coïncide avec l’équinoxe du printemps.10

Les œufs sont une importante partie de notre histoire depuis d’innombrables générations. Pas étonnant qu’ils occupent une place importante dans notre vie. Il serait vraiment très difficile de s’en passer!

1 Symbol Dictionary
2 Wikipedia
3 Scientific American
4 Scientific American
5 Scientific American
6 The Journal of Polynesian Society
7 Folklore Thursday
8 Folklore Thursday
9 Thought Co.
10 Huffington Post

http://www.producteursdoeufs.ca

L’ADN de momies égyptiennes enfin analysé


Je trouve la génétique, une science surprenante et étonnante. Avec la nouvelle technologie, ils ont pu mieux comprendre l’histoire de la population égyptienne grâce à des momies datant de 1400 ans avant à 400 ans après Jésus
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L’ADN de momies égyptiennes enfin analysé

 

L'Égypte vue de l'espace.

L’Égypte vue de l’espace.   Photo : NASA

Les anciens Égyptiens partagent plus de leur patrimoine génétique avec les personnes qui vivaient à l’époque au Proche-Orient que celles qui vivaient en Afrique subsaharienne, alors que les Égyptiens d’aujourd’hui sont plus proches des Africains subsahariens, montre l’analyse génétique de dizaines de momies réalisée par une équipe internationale pilotée par des scientifiques allemands.

Un texte d’Alain Labelle

Les momies égyptiennes ont préservé à travers les millénaires plusieurs caractéristiques du défunt, comme les traits du visage, les signes de maladie, et même les tatouages.

Les scientifiques n’avaient cependant pas réussi à en extraire de l’ADN et en étaient venus à penser que leur matériel génétique avait été détruit par le climat chaud du désert et par la nature des produits chimiques utilisés lors du processus de momification.

Et quand certains affirmaient y être parvenus en 2010, des problèmes de méthodologie et de possibles contaminations des spécimens analysés soulevaient beaucoup de scepticisme dans la communauté scientifique sur la valeur des résultats.

Or, une équipe menée par le généticien allemand Johannes Krause, du Max Planck Institute, a réussi à séquencer le génome de momies datant de 1400 avant à 400 après Jésus-Christ en utilisant les dernières technologies de séquençage.

Le sarcophage de Tadja, dont la momie a été analysée dans la présente étude.

Le sarcophage de Tadja, dont la momie a été analysée dans la présente étude.   Photo : Sandra Steiss

D’hier à aujourd’hui

Dans leur étude, les chercheurs ont examiné la différenciation génétique et la continuité de la population sur une période de 1300 ans. Ils ont ensuite comparé ces résultats aux populations modernes.

Les 151 momies analysées au départ provenaient de deux collections allemandes et avaient pour origine le site archéologique d’Abousir, qui longe le Nil au centre de l’Égypte. L’ADN mitochondrial de 90 momies a été extrait et l’étude d’association pangénomique de trois individus a été réalisée, une première.

La trace d’Alexandre le Grand

L’équipe de chercheurs voulait entre autres déterminer si les populations anciennes de la période étudiée avaient été affectées sur le plan génétique par la conquête et la domination étrangères. Ils voulaient aussi comparer la génétique de ces populations aux populations égyptiennes modernes.

Nous voulions vérifier si les conquêtes d’Alexandre le Grand et d’autres puissances étrangères avaient laissé une empreinte génétique sur la population égyptienne ancienne. Verena Schuenemann, de l’Université de Tuebingen

Proche du Levant

Les résultats montrent donc une similitude avec les populations néolithiques du Levant, plus précisément de l’Anatolie (Turquie) et même de l’Europe.

La génétique de la communauté d’Abousir n’a subi aucun changement majeur au cours de la période de 1300 ans que nous avons étudiée, ce qui laisse à penser que la population est restée génétiquement relativement peu affectée par la conquête et la domination étrangères. Wolfgang Haak, Institut Max Planck

Les données montrent que les Égyptiens modernes partagent environ 8 % de plus de leur patrimoine génétique avec les populations d’Afrique subsaharienne que les Égyptiens anciens.

Cela montre donc une augmentation de la mixité génétique avec l’Afrique subsaharienne au cours des 1500 dernières années.

Les facteurs qui ont pu mener à cette réalité :

  • Une plus grande mobilité le long du Nil;
  • Une augmentation du commerce entre les deux groupes;
  • L’augmentation du commerce des esclaves;

Cette étude publiée dans la revue Nature Communications montre clairement qu’il est possible d’utiliser l’ADN ancien afin de préciser et de mieux définir notre compréhension de l’histoire des populations égyptiennes.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Découverte d’une tombe de scribe de l’Égypte ancienne


En Ancienne Égypte, les scribes avaient un statut particulier, grâce aux découvertes archéologiques, on peut comprendre leur importance chez un peuple en majorité illettré
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Découverte d’une tombe de scribe de l’Égypte ancienne

Une découverte rare et fascinante, soit celle du tombeau d’un scribe royal de l’époque «ramesside», vieille de 3200 ans! Comme les scribes royaux jouaient un rôle important dans l’administration du pays, il s’agit d’une découverte qui pourra être très riche en informations


Photo:
Université de Waseda

La découverte:


Le scribe Khonsu et sa femme
Photo:
Université de Waseda

C’est le département des Antiquités égyptiennes qui a annoncé la découverte précisant que l’équipe d’archéologues menée par Jiro Kondo avait découvert une cavité menant à une tombe en travaillant déjà dans une autre sépulture dans le secteur de El-Khokha près de Louksor.


Des babouins vénèrent le dieu soleil Rê-Atoum
Photo:
Université de Waseda

En lisant les hiéroglyphes sur les parois du tombeau, l’équipe a découvert qu’il s’agissait de la tombe d’un scribe royal de la période des Ramsès (1292-1069 av. J.-C.) et que ce scribe s’appelait Khonsu. En plus de son nom inscrit en hiéroglyphes, le scribe apparaît en peinture dans différentes scènes, notamment avec son épouse, mais aussi avec les divinités Osiris et Isis. Une scène en particulier illustre des babouins adorant le dieu du soleil Rê-Atoum, qui voyage sur sa barque céleste. Pourquoi des babouins accueillent-ils le roi des dieux du panthéon égyptien? Possiblement parce que dans la réalité, ces mammifères crient au lever du soleil et adorent se prélasser sous ses chauds rayons…

Être scribe en Égypte dans l’Antiquité:


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Source)

La découverte d’une tombe de scribe est importante car elle peut fournir beaucoup d’informations sur la vie à la cour pharaonique à cette époque. Les scribes royaux étaient en effet des personnages haut placés et essentiels au fonctionnement de l’État égyptien. Dans un pays où une grande partie de la population était illettrée, les scribes étaient des piliers de l’administration égyptienne.


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source)

Ils devaient prendre en notes les messages royaux, les copier pour les «nomarques» qui géraient les différentes régions du pays, tenir les registres des taxes et des impôts et assurer les échanges commerciaux avec d’autres royaumes et territoires en Méditerranée. À travers eux, le pharaon faisait régner la justice, s’assurait du bon fonctionnement de l’économie et de l’état des terres partout dans son royaume et avait conséquemment une bibliothèque d’archives sur papyrus!


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atériel de scribe
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Source)

Nous devons ainsi une grande partie de nos connaissances de l’Égypte ancienne à ces hommes (et quelques rares exemples de femmes) qui ont contribué à la conservation de la mémoire de leur pays. Que peut nous apprendre la tombe de Khonsu? À suivre…

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

www.historiatv.com

Un trésor archéologique découvert en Égypte


Encore des découvertes grandioses en Égypte datant 1550–1295 avant J.-C. 8 momies et plusieurs artéfacts et il se pourrait que les archéologues trouvent encore d’autres choses en continuant les fouilles
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Un trésor archéologique découvert en Égypte

Huit momies révèlent leurs secrets

Huit momies, des sarcophages en bois et un millier de figurines funéraires ont été mis au jour dans une tombe datant de l’époque pharaonique près de la ville de Louxor, dans le sud de l’Égypte.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

La tombe a été découverte dans la nécropole de Dra Abou el-Naga, près de la vallée des Rois. Selon les informations recueillies, la tombe appartenait à Userhat, un magistrat de la 18e dynastie (1550–1295 avant J.-C.) portant le titre de « juge de la ville ». Elle aurait été réutilisée quelques siècles plus tard sous la 21e dynastie pour accueillir d’autres momies.

L’une des six momies découvertes à ce jour dans la tombe. Photo : EPA/Ahmed Taranh

Les archéologues ont été surpris de découvrir autant d’objets dans la tombe.

C’était une surprise de découvrir autant d’éléments à l’intérieur : des ustensiles en argile portant le nom du propriétaire de la tombe, plusieurs sarcophages et des momies, ainsi que plus d’un millier d’oushebti, petites statuettes funéraires déposées dans les tombes pour remplacer le mort dans les corvées de l’au-delà. Khaled Al-Anani, ministre égyptien des Antiquités

Des milliers de petites statuettes funéraires  ont également été découvertes.

Des milliers de petites statuettes funéraires ont également été découvertes. Photo : Reuters/Ahmed Taranh

M. Al-Anani pense que les archéologues découvriront d’autres objets dans les prochaines semaines.

L’Égypte a récemment donné son feu vert à plusieurs projets archéologiques dans l’espoir de découvrir de nouveaux artéfacts.

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Égypte : une tombe et une momie d’un haut dignitaire exhumées


L’Égypte a encore une fois dévoilé son histoire aux archéologues, il reste à l’interpréter pour peut-être mieux comprendre la vie des gens de noblesses qui entouraient les pharaons. Car, ils n’ont très peu d’information sur ces gens
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Égypte : une tombe et une momie d’un haut dignitaire exhumées

Le cadavre retrouvé serait celui du frère de Sarenput II, l'un des gouverneurs les plus influents de son époque.

  • Le cadavre retrouvé serait celui du frère Sarenput II, l’un des gouverneurs les plus influents de son époque. Crédits photo : Ministère égyptien des antiquités

Par Thomas Romanacce

Des archéologues espagnols ont trouvé un vaste tombeau proche d’Assouan. Il contenait de nombreuses poteries, des ustensiles funéraires et surtout la momie d’un homme qui pourrait avoir appartenu à une très puissante famille. Une découverte très intéressante pour étudier la noblesse égyptienne au temps des pharaons.

La petite ville multimillénaire d’Assouan réserve encore bien des surprises aux archéologues. Lors d’une fouille, des chercheurs espagnols ont déniché une tombe vieille d’environ 4 000 ans. Selon le site Egyptian Streets, le tombeau ayant échappé aux ravages du temps et des pillards renferme encore de nombreux trésors.

Les archéologues espagnoles ouvrent la tombe de celui qui pourrait être le frère de Sarenput II.

Les archéologues espagnoles ouvrent la tombe de celui qui pourrait être le frère de Sarenput II

Il s’agit d’un site funéraire contenant entre autres, un cercueil en cèdre protégeant une momie pas encore totalement identifiée. Cependant, les archéologues ont traduit les inscriptions gravées sur le sarcophage et ont estimé que le cadavre serait celui du frère de Sarenput II, l’un des gouverneurs les plus influents d’Égypte sous le règne du pharaon Senwosret II.

Connaître le mode de vie de la noblesse égyptienne

«Cette découverte est très importante car elle nous renseigne sur le mode de vie d’individus qui existaient dans l’ombre des puissants en ce temps-là», a expliqué au site égyptien, Mahmoud Afifi, le chef du département des antiquités au Caire. «Il y a d’habitude très peu voire aucune information sur ces personnes qui entourent les dépositaires du pouvoir», a-t-il ajouté.

Talisman en forme de scarabée

Talisman en forme de scarabée

Les archéologues espagnols ont exhumé de ce tombeau énormément d’objets intacts. Il y avait surtout de la poterie, des ustensiles funéraires et de nombreux modèles en bois censés représenter des bateaux sépulcraux ainsi que des scènes de la vie courante.

Optimistes, les chercheurs pensent pouvoir découvrir de nouveaux tombeaux. Leur précédente expédition leur avait permis de déceler une douzaine de sites funéraires également indemnes dans une région proche d’Assouan.

Des restes de statues présentées comme celles de pharaons de la XIXe dynastie (XIIIe siècle avant J.-C.) ont été découverts dans une fosse à proximité du temple de Ramsès II, dans la banlieue du Caire. Il semblerait que le sol égyptien n’a pas encore livré tous ses secrets…

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Des statues de pharaons découvertes au Caire


L’Égypte n’a pas fini de dévoiler les vestiges du passé et encore, une statue gigantesque serait possiblement celle de Ramsès II
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Des statues de pharaons découvertes au Caire

 

Tête découverte en mars 2017

Des restes de statues présentées comme celles de pharaons découverts par une équipe d’archéologues égyptiens et allemands à Matareya, le 9 mars 2017, dans la banlieue du Caire.

AFP/KHALED DESOUKI

Des restes de statues présentées comme celles de pharaons de la XIXe dynastie ont été découverts dans une fosse à proximité du temple de Ramsès II, dans la banlieue du Caire.

La découverte a été effectuée par une équipe d’archéologues égyptiens et allemands dans une friche à Matareya, une banlieue populaire au nord-est du Caire construite sur le site antique du temple solaire d’Héliopolis. Selon Ayman Ashmawy, le chef de l’équipe d’archéologues égyptiens, certains des restes découverts sont ceux d’une statue de huit mètres de long, sculptée dans du quartz et qui « représente probablement » le roi Ramsès II qui a gouverné l’Egypte il y a plus de 3000 ans (1279 à 1213 avant JC). 

« Cette statue n’est pas gravée et ne peut ainsi pas être identifiée mais le fait qu’elle se trouve à l’entrée du temple du roi Ramsès II voudrait dire qu’elle pourrait lui appartenir », explique le ministère égyptien des Antiquités dans un communiqué.

Les fouilles doivent se poursuivre au Caire

 

Crédit : KHALED DESOUKI / AFP

Parmi les restes de l’autre statue figure un buste de 80 cm du roi Seti II qui a régné sur l’Egypte pendant dix ans (de -1203 à -1194). Il a été sculpté sur une roche calcaire avec un visage aux traits fins, selon ce communiqué.

Dans ce texte, M. Ashmawy qualifie les découvertes de « très importantes » car « elles montrent que le site du temple solaire était gigantesque avec des structures magnifiques, des inscriptions prestigieuses, des colosses et des obélisques ». 

D’après le communiqué, le site d’Héliopolis a été endommagé à l’époque gréco-romaine quand la plupart de ses obélisques et colosses ont été transportés vers Alexandrie ou l’Europe. A l’époque de la conquête musulmane, ses pierres ont en outre été utilisées pour construire Le Caire. Le chef de l’équipe allemande, Dietrich Raue, a expliqué que la mission travaillait à déplacer les statues vers le site archéologique proche de Matareya pour restauration. Les fouilles vont se poursuivre, selon le communiqué.

vidéo trouvé chez mon ami Jack

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Le Saviez-Vous ► Mauvaise haleine, un problème millénaire qui ne se soigne toujours pas


La mauvaise haleine est vraiment difficile à supporter pour les autres. Ce n’est pas un mal qui est dû à notre époque, il y a plus de 5 000 ans, on se brossait les dents avec des brindilles, plus tard des brosses à dents en Chine sont apparus, même la pastille de menthe était créer il y a 3 000 ans, Pourtant, le problème reste le même, malgré les millénaires, car il n’y a pas encore de recettes miracles
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Mauvaise haleine, un problème millénaire qui ne se soigne toujours pas

 

Tooth-brush drill at school, England: children pose with tooth-brushes in mouth in a school building | Fæ via Wikimedia CC License by

Tooth-brush drill at school, England: children pose with tooth-brushes in mouth in a school building | Fæ via Wikimedia CC License by

Repéré par Florian Adam

Repéré sur Smithsonian Magazine

Brosse en poils de porc, brindilles, décoctions de plantes… Depuis des milliers d’années, l’homme se bat contre l’haleine fétide. Malheureusement, on n’a toujours pas trouvé de solution miracle.

 

Au moins 25% des Français souffrent de mauvaise haleine –ou halitose, selon son petit nom médical. Un problème moderne? Pas du tout.

«Les Égyptiens ont inventé la pastille à la menthe il y a 3.000 ans» raconte le Smithsonian magazine qui se penche sur l’histoire de ce complexe. 

Les Égyptiens ont eux pu développer une décoction d’herbes et d’épices tels que la cannelle ou la myrrhe, le tout mélangé à du miel. Les Babyloniens, il y a plus de 5.000 ans, se brossaient déjà les dents avec des brindilles alors que les Chinois ont inventé au XVe siècle une brosse à dents dont les poils étaient recueillis du cou d’un porc.

Tout est mis en œuvre pour lutter contre cette source de stigmatisation sociale, assure le magazine de l’Institut de recherches, qui cite même une étude parue dans le journal de l’association médicale israélienne, mettant en évidence des références à l’halitose dans la Torah. Le livre sacré du judaïsme la décrit comme «un handicap majeur», qui, pour un couple, peut justifier un divorce ou, pour un religieux, la perte de sa charge.

Ce handicap se retrouve également décrit dans la littérature. Par exemple, le poète persan Firdousi, dans son épopée du Xe siècle Le Livre des rois (Shāhnāmè) imagine qu’elle pourrait avoir des conséquences historiques importantes. Comme l’explique le Smithsonian:

«L’histoire raconte comment la jeune mariée du roi Darab, Nahid, a été renvoyée en Macédoine à cause de son intolérable mauvaise haleine. À son insu ou de son mari ou de son père, le roi Phillip, alors qu’elle était déjà enceinte d’un petit garçon. Son fils ne deviendrait pas moins que Iskander – mieux connu sous le nom d’Alexandre le Grand.» 

Dans ce cas, Alexandre le Grand aurait été légitime pour devenir roi de Macédoine. La littérature pullule de références à la mauvaise haleine comme dans les écrits de William Shakespeare ou encore de Geoffrey Chaucer.

Le sulfate, notre pire ennemi

Au XXe siècle, la médecine commence à s’intéresser à la mauvaise haleine qui prend alors son nom scientifique. On comprend enfin que la mauvaise haleine est causée par des bactéries situées sur notre langue et les gencives, qui se régalent de minuscules morceaux de nourriture. Dans la plupart des cas, la mauvaise haleine est causée par des bactéries à l’origine de gaz, et plus particulièrement le sulfate. Plus rarement, l’estomac ou des maladies du pancréas peuvent également être à l’origine de l’halitose.

Wenyuan Shi, professeur et titulaire de la chaire de microbiologie orale à l’université de Californie, étudie les bactéries qui fourmille dans notre bouche. Dans l’article du Smithsonian, le chercheur explique:

«Utiliser un bain de bouche, se brosser la langue, c’est mieux que rien, mais tout au plus ils servent à se débarrasser de la couche superficielle des bactéries qui reviennent aussi vites.»

Une hypothèse serait d’ajouter plus de bonnes bactéries pour contrer l’effet de celles causant la mauvaise haleine, ajoute le scientifique. Pour l’heure, aucune solution durable n’existe pour contrer ce problème vieux comme le monde.

http://www.slate.fr

Une tombe vieille de 3000 ans découverte en Égypte


L’expression, une pierre, deux coups, expriment bien cette découverte Des archéologues découvrent une tombe caché par une autre et qui seraient plus ancienne et richement décoré qui appartiendrait à une scribe royale
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Une tombe vieille de 3000 ans découverte en Égypte

 

Une

La tombe du scribe Khonsu découverte à  Louxor.Photo Gentside

Une tombe peut en cacher une autre. C’est ce qu’ont découvert des archéologues japonais menant des fouilles à Louxor en Égypte. Anciennement nommée Thèbes, la ville est célèbre pour les nombreux temples et nécropoles antiques qu’elle abrite. C’est ainsi sur l’un de ces sites que Jiro Kondo et son équipe de l’Université de Waseda ont mis au jour une sépulture inconnue.

Alors qu’ils nettoyaient les débris de la tombe d’Userhat, un officiel au service du pharaon Amenhotep III, les archéologues ont découvert un trou au niveau de l’avant-cour. En l’explorant, ils ont constaté que la cavité menait vers une chambre funéraire séparée et totalement inconnue.

D’après Jiro Kondo et son équipe, la tombe en forme de T aurait plus de 3000 ans et remonterait à  la période ramesside entre 1292 et 1069 avant notre ère. Quant à l’identité de son propriétaire, celle-ci a rapidement pu être déterminée grâce aux hiéroglyphes présents sur les murs de la sépulture. Nommé Khonsu, le défunt détenait «le titre de scribe royal».   

UNE TOMBE RICHEMENT DÉCORÉE

Outre des hiéroglyphes, la tombe est richement décorée de scènes représentant le défunt et des dieux.

«Sur la partie Sud du mur Est du hall transversal, Khonsu et sa femme sont montrés adorant les dieux Osiris et Isis. Derrière Khonsu et sa femme se trouve une représentation de deux divinités à  tête de bélier, probablement, Khnoum ou Khnoum-Rê», expliquent les archéologues dans un communiqué.  

La frise observée au niveau du plafond est selon Jiro Kondo, d’un style typique de la période ramesside. Mais une autre scène a attiré l’attention des spécialistes.

«Sur le mur Nord de l’entrée, se trouve une scène gravée montrant le bateau solaire du dieu Rê-Atoum adulé par quatre babouins en pose d’adoration», expliquent-ils.

Bien qu’ils ne soient pas natifs de la région, les babouins étaient des animaux très appréciés durant l’Égypte antique.

Selon les historiens, ils étaient même régulièrement associés à  Rê-Atoum, le dieu créateur et parfois décrits comme la muse spirituelle des scribes. Ce qui expliquerait probablement la présence de l’animal sur les murs de la tombe de Khonsu qualifié de «véritable scribe renommé».

DES FOUILLES À POURSUIVRE 

Les peintures sont dans un état variable. Certaines sont encore clairement visibles alors que d’autres ont été effacées par le temps. De façon générale, celles du plafond paraissent mieux conservées que celles des murs. Une étude plus approfondie pourrait permettre d’en apprendre plus sur le défunt mais les fouilles sont loin d’être terminées.

Les archéologues pensent que toute une partie de la tombe reste à  mettre au jour.

«L’entrée de la chambre intérieure est actuellement obstruée par des colonnes de blocs rocheux», précisent les chercheurs dans le communiqué.

Ils s’attendent ainsi à découvrir davantage de murs peints à  l’intérieur de cette pièce inexplorée.

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Le Saviez-Vous ► Vivre en Égypte à l’époque des pyramides


L’Égypte ancienne fait toujours des adeptes pour son histoire, l’héritage de ce vieux pays qui a laissé des traces malgré les millénaires que se sont écoulés. Un papyrus découvert en 2011 qui laisse des indices sur la façon qu’on vécut les travailleurs lors de la construction de la pyramide Chéops.
Nuage

 

Vivre en Égypte à l’époque des pyramides


(Source)

Les plus anciens papyrus de l’Égypte ancienne, datant de l’époque du pharaon Chéops, qui a fait construire la Grande Pyramide. Intéressons-nous à ces documents uniques et à travers eux brièvement à la vie en Égypte à cette époque!

Les papyrus et leur découverte:


Photo:
©Pierre Tallet

L’égyptologue français Pierre Tallet, de l’Université Paris-Sorbonne, a suivi les notes d’un voyageur britannique du XIXe siècle et celles de deux pilotes d’avion des années 1950 afin d’arriver sur le site de Ouadi el-Jarf, près de la Mer Rouge. Lors des premières fouilles en 2011, il y a découvert une trentaine de grottes scellées dans les falaises, réalisant en cours de fouilles qu’il s’agissait d’anciens entrepôts d’un port aujourd’hui disparu. Ces installations dataient de 4600 ans, soit de l’époque de l’Ancien Empire!


(Source)

En 2013, coup de théâtre! Lui et son équipe ont mis au jour quelque chose de rare pour cette époque de l’Égypte ancienne: des papyrus en relativement bon état de conservation. Jetés arbitrairement jadis, il s’agissait de documents de comptabilité datant essentiellement de la Ve dynastie (2498-2345 av. J.-C.), dont certains mentionnaient le chantier de construction de la pyramide Chéops. 


Photo:
©Amr Nabil

Non seulement certains de ces documents racontent-ils le travail dans les carrières de calcaire destiné à la Grande Pyramide, mais ils sont pour le moment les plus anciens documents écrits sur papyrus jamais découverts! Parmi ces précieux documents figure le journal de bord d’un inspecteur de l’État pharaonique du nom de Merer, qui décrit les travaux de chaque jour. 


Photo:
©Amr Nabil

Ces précieux documents, en cours d’étude et de déchiffrement, sont exceptionnellement exposés pour deux semaines au musée du Caire.

Vivre à l’époque de Chéops:


Photo:
Seule statuette connue de Chéops

L’époque de celle des bâtisseurs des pyramides s’est étendue de 2686 à 2345 av. J.-C. environ. D’un monde agricole et minier, l’Égypte se transforma alors en un royaume placé sous le signe des constructions, des essais, des erreurs et des innovations. Une vingtaine de pharaons convertirent de simples paysans en des tailleurs de pierre et des constructeurs de machine d’éternité pour leurs souverains, soit les pyramides. 


Photo: Vue du village des travailleurs du plateau de Gizeh ©Evelyne Ferron

À cette époque, l’Égypte était parvenue à développer un bon système administratif régenté par le pharaon et son vizir, basés dans la capitale qu’était Memphis. Le pays fut divisé en zones administrative appelées des nomes et gérées par des nomarques, soit des fonctionnaires chargés de faire le lien entre l’État et leur région.


Photo:
Statue d’un nomarque de la 6ème dynastie, MET

L’économie reposait sur l’extraction de l’or, associé aux dieux, mais aussi et surtout à l’agriculture favorisée par les crues annuelles du Nil. C’est à l’époque des pyramides que furent développées de meilleures techniques d’irrigation qui permirent, par le biais de canaux, de détourner l’eau du fleuve vers l’intérieur des terres afin d’aller chercher le maximum d’espaces cultivables dans une région autrement désertique.


(Source)

Si l’État avait besoin de paysans pour faire fonctionner l’économie agricole et dégager des surplus de céréales pouvant être échangés contre d’autres produits comme le bois par le biais des routes caravanières, il mobilisa à cette époque une importante force de travail pour les chantiers de construction des pyramides et des temples funéraires de pharaons comme Snéfrou, Chéops ou Céphren. Les ouvriers logeaient sur le site et étaient rémunérés entre autres en vêtements, en nourriture et en bière, qui calorique, désaltérait et nourrissait les travailleurs pendant la journée.


Photo: Le revêtement calcaire mentionné dans les papyrus découverts en 2013. Il en reste un petit morceau sur le sommet de la pyramide de Céphren. ©Evelyne Ferron

La pyramide de Chéops prit environ vingt ans à construire et a nécessité le déplacement estimé de 100 000 blocs de pierre par jour. Les plus imposants ont pu peser jusqu’à 16 tonnes! Les papyrus récemment découverts nous ouvrent une petite fenêtre sur la gestion du travail quotidien dans les carrières de pierres, qui n’étaient pas situées près du chantier de construction même.

La suite de leur étude nous permettra de mieux comprendre comment le travail des ouvriers était organisé et supervisé afin d’arriver au résultat qui impressionne encore autant aujourd’hui!

Evenlyne Ferron, s^pécialiste en histoire ancienne

 

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