Les femmes vikings avaient une place aussi importante que les hommes


Des archéologues se sont penchés sur les ossements des Vikings. Il semble que les femmes fussent égales aux hommes d’après l’émail des dents et de la longueur du fémur. Elles auraient eu autant accès à la nourriture et aux autres ressources du temps.Ce qui n’était pas le cas des autres régions européennes
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Les femmes vikings avaient une place aussi importante que les hommes


femme viking

Thomas Boisson

Contrairement à la vision patriarcale et masculine que renvoie généralement la culture Viking, les femmes auraient eu une place importante dans celle-ci. La société viking a peut-être été un exemple d’égalité des sexes il y a un millénaire, alors que les femmes dans une grande partie de l’Europe n’étaient pas aussi valorisées que leurs homologues masculins.

Une nouvelle recherche soutient que ce point de vue précoce peut avoir contribué à la prospérité des pays scandinaves aujourd’hui.

Utilisant l’archéologie pour retracer l’égalité sanitaire et nutritionnelle des Scandinaves vivant entre le VIIIe et le XIe siècle, des archéologues décrivent dans la revue Economics & Human Biology la manière dont les hommes et les femmes de l’époque viking avaient connu une remarquable égalité, en particulier par rapport aux autres régions européennes privilégiant les hommes.

Des chercheurs de l’université de Tubingen ont analysé les dents et les squelettes de restes scandinaves datant de plusieurs milliers d’années afin de comparer la santé des hommes et des femmes à l’aide des données du projet Histoire globale de la santé en Europe, une base de données à l’échelle continentale comprenant des études sur le squelette humain de plus de 100 sites européens des 2000 dernières années.

Une égalité sanitaire et alimentaire entre femmes et hommes

Ils ont constaté que l’émail dans les dents, ainsi que les longueurs du fémur, étaient relativement égaux chez les hommes et les femmes. Si l’égalité faisait défaut, les archéologues soutiennent que les enfants sous-alimentés ou malades auraient présenté des dommages permanents de l’émail dentaire, une lésion connue sous le nom d’hypoplasie linéaire de l’émail.

Les valeurs relatives à la santé étaient plutôt similaires entre les deux sexes, ce qui signifie que les femmes et les hommes avaient un accès similaire à la nourriture et à d’autres ressources. Ces résultats ont été confirmés par une analyse de la longueur du fémur — les fémurs contiennent des informations sur la taille, et des plus longs peuvent indiquer une bonne santé et une alimentation suffisante.

« De telles femmes dans les pays nordiques ont peut-être mené aux mythes populaires sur les Valkyries : elles étaient fortes, en bonne santé et grandes » explique Jörg Baten, ajoutant que la vie urbaine était différente. Mais la situation dans les villes scandinaves était différente. « Les villes suédoises de Lund et Sigtuna – sur le site de l’actuel Stockholm – et à Trondheim en Norvège, avaient mis au point un système de classes au début du Moyen Âge. Les femmes n’y avaient pas la même égalité que leurs soeurs à la campagne ».

La place sociétale importante des femmes scandinaves

Les chercheurs soutiennent que l’égalité peut avoir été liée au type de travail effectué. La culture était en grande partie perçue comme une tâche masculine, car elle nécessitait « une plus grande force musculaire », mais l’élevage a permis aux femmes de contribuer aux revenus de la famille, améliorant ainsi leur place dans la société.

Les femmes scandinaves étaient généralement plus aisées que les femmes des autres régions européennes, en particulier des villes méditerranéennes et d’Europe orientale, et elles ont pu conserver leur place dans la société depuis 1000 ans, dans l’ère industrielle et au-delà. Les chercheurs soutiennent que c’est la raison pour laquelle la Norvège, le Danemark, la Suède et la Finlande occupent une place si importante aujourd’hui en termes d’éducation, de santé, de prospérité économique et d’espérance de vie.

Sources : Economics and Human Biology

https://trustmyscience.com/

Les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles de subir des agressions sexuelles


Si ces pronostics s’avèrent vraie, il semble que la situation de la femme sont loin de s’améliorer. Alors qu’il y a des sensibilisations contre le harcèlement, la violence et agression sexuelle faites aux femmes, on peut comprendre la quantité des types de violences, mais il semble que cela soit plus compliqué au fait que le nombre d’agressions risquent d’augmenter aux femmes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. Il ne faudrait surtout régresser à la situation des femmes
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Les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles de subir des agressions sexuelles

 

HuffPost Québec  |  Par Sarah Daoust-Brau

Les jeunes femmes canadiennes risquent tout autant de subir des agressions sexuelles et d’être exposées à la violence que leurs aînées. C’est ce que croient quatre Canadiens sur cinq selon une nouvelle étude de la Fondation canadienne des femmes.

Selon le sondage mené auprès de 1004 répondants, 79 % considèrent que les femmes de la génération Z, qui sont nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, sont aussi susceptibles que les femmes des générations précédentes d’être victimes d’agressions sexuelles.

Les chiffres sont aussi pessimistes quant aux autres formes de violence que peuvent subir les femmes. Selon les sondés, les jeunes femmes ont autant de chance d’être exposées au harcèlement en ligne (87 %), à la violence physique entre partenaires intimes (81 %), au harcèlement sexuel en public (70 %) et en milieu de travail (64 %).

« Les chiffres sont surprenants, mais pas tant que cela », soutient la directrice des programmes de prévention de la violence de la Fondation canadienne des femmes, Anuradha Dugal.

Celle-ci estime que les résultats sont défaitistes puisque la population n’a pas encore saisi toute la complexité et l’ampleur de la violence faite aux femmes, malgré un plus grand souci de sensibilisation ces dernières années.

« On commence peu à peu à comprendre la quantité et les types de violence auxquelles les femmes sont exposées comme la violence financière, indique-t-elle. On est en train de vivre un changement social, mais ce n’est pas fini. »

Quatre Canadiens sur cinq interrogés croient aussi que les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles que celles des générations précédentes de vivre de l’insécurité en raison de leur genre.

Lutter pour l’égalité des sexes


« On ne peut pas atteindre l’égalité des sexes sans éliminer la violence faite aux femmes. Il y a un lien direct »,
affirme Anuradha Dugal. Selon l’étude, beaucoup craignent que la lutte reste vaine.

La moitié des Canadiens estiment que le Canada risque d’échouer dans ses efforts visant à atteindre l’égalité. Chez les femmes, 59 % ont peur qu’il soit impossible de réaliser de nouvelles avancées. Du côté des femmes de la génération Y (18-34 ans), ce chiffre grimpe à 69 %.

Le tiers des sondés juge que la collectivité risque de subir des reculs en matière d’égalité des sexes en raison du climat social et politique actuel. Cette impression est partagée chez 42 % des femmes et 28 % des hommes.

« Les jeunes femmes nous disent très clairement qu’elles s’inquiètent de l’avenir de l’égalité des sexes au Canada. Nous avons réalisé des avancées considérables jusqu’à maintenant, et nous ne pouvons pas nous permettre de revenir en arrière ou d’arrêter cette progression », indique la présidente et directrice générale de la Fondation canadienne des femmes, Paulette Senior.

L’étude réalisée par la fondation coïncide avec le lancement de sa campagne annuelle pour mettre fin à la violence qui se déroule du 1er au 31 mai. L’organisme, qui espère recueillir entre 1,5 et 2 millions de dollars partout au Canada, souhaite sensibiliser la population canadienne et soutenir financièrement plus de 450 centres d’hébergement d’urgence et programmes de prévention de la violence.

Le sondage a été réalisé en ligne par la firme Maru/Matchbox entre les 13 et 17 avril auprès d’un échantillon de 1004 Canadiens âgés de 18 ans ou plus et représentatifs de la population.

http://quebec.huffingtonpost.ca/