Les avocats sont-ils vraiment vegans?


Sans être vegan, j’aime bien les avocats, mais j’en achète presque plus à cause de sa popularité et des effets désastreux sur l’environnement. Comme bien des légumes vendus à grande échelle, comme aussi amandes, brocolis et melon, il y a des conséquences. Par exemple aux États-Unis, les abeilles locales ne peuvent pas polliniser ces cultures alors ils font appelle à des abeilles de l’extérieur sous le nom apiculture migratrice et ces petites bêtes sont malmenés.
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Les avocats sont-ils vraiment vegans?


L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan. | Abigail Lynn via Unsplash

 

L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan. | Abigail Lynn via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur CNN

Cultivés à grande échelle, les avocats, comme les amandes ou les melons peuvent nécessiter l’exploitation de certains animaux.

On connaissait déjà le terrible impact environnemental de la culture d’avocats. Le fruit star des réseaux sociaux est aujourd’hui tellement populaire qu’il vide les nappes phréatiques, nécessitant 1.000 litres d’eau par kilo produit, contre 130 litres pour un kilo de salade.

Ce que l’on sait moins, c’est que ce fruit particulièrement apprécié des stars d’Instagram pour ses vertus nutritives, gustatives et photogéniques, n’est pas toujours un aliment totalement vegan. La culture à grande échelle de l’avocat, mais aussi des amandes, des brocolis, ou encore du melon, requiert dans certaines régions du globe un recours à l’apiculture migratrice. Cette pratique est répandue dans certaines zones comme la Californie, où la population locale d’abeilles et d’autres insectes pollinisateurs n’est pas assez importante pour assurer la pollinisation des immenses vergers d’avocats ou d’amandiers. Des ruches itinérantes sont donc déplacées d’exploitation en exploitation pour assurer le développement des fruits.

Comme le relève un article de The Conversation repris par CNN, ces abeilles sont transportées à l’arrière de poids lourds et peuvent être trimballées des vergers d’amandiers de Californie à une plantation d’avocats au Texas, avant de rejoindre les champs de brocolis de l’Oregon.

L’utilisation d’abeilles dans la production de ces fruits et légumes est contraire à l’éthique vegan qui interdit la consommation de produits d’origine animale ou nécessitant l’exploitation d’animaux.

Des abeilles maltraitées

Dans un article pour Scientific American, le journaliste Ferris Jabr révèle que l’apiculture migratrice prive les abeilles de la nourriture riche et diversifiée qu’elles trouvent habituellement à l’état sauvage.

Il alerte aussi sur les traitements infligés aux insectes, notamment lors des déplacements entre les fermes:

«Sur la route, les abeilles ne peuvent pas butiner, ni déféquer. Le sirop de sucre et les galettes de pollen que les apiculteurs offrent en compensation ne sont pas aussi nutritifs que le pollen et le nectar des plantes sauvages. Sans compter que le mélange dans les mêmes fermes de différentes races d’abeilles venues des quatre coins du pays propage des maladies, ce qui peut entraîner l’effondrement des colonies.»

Il est toutefois important de préciser que seuls certains légumes et fruits, produits à très grande échelle, sont concernés. L’apiculture migratrice n’est d’ailleurs pas pratiquée dans toutes les régions du monde. Si elle est répandue aux États-Unis où elle garantit environ un tiers des récoltes de fruits et légumes, elle reste très marginale en Europe et en Asie.

http://www.slate.fr/

Les abeilles savent compter


Si on se demande pourquoi étudier les mathématiques, quoique la réponse soit évidente, sachez que de primates, certains oiseaux, araignée, et même des abeilles comprennent les mathématiques de base. Malheureusement, avec l’effondrement des abeilles, les insecticides détruisent leurs neurones du cerveau, sans leurs capacités cognitives pour butiner.
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Les abeilles savent compter

 

Gros plan sur la tête d'une abeille.

Les abeilles ont la réputation d’être des insectes intelligents. Photo: iStock / Andy Nowack

Alain Labelle

Les abeilles mellifères peuvent réaliser des calculs mathématiques de base, ont démontré des scientifiques australiens et français.

Les chercheurs sont affiliés à l’Université RMIT et à l’Université Toulouse III – Paul Sabatier. L’année dernière, la même équipe avait établi que ces insectes sociaux étaient capables de se représenter et d’interpréter le zéro.

La présente étude montre qu’on peut apprendre aux abeilles à reconnaître les couleurs comme des représentations symboliques de l’addition et de la soustraction, et à utiliser cette information pour résoudre des problèmes arithmétiques.

La résolution de problèmes mathématiques exige un niveau d’intelligence sophistiquée, qui fait appel à une gestion mentale complexe de nombres, de règles, mais aussi à une mémoire de travail à court terme.

En outre, les opérations numériques comme l’addition et la soustraction sont complexes, parce qu’elles nécessitent deux niveaux de traitement.

Vous devez être capable de maintenir les règles d’addition et de soustraction dans votre mémoire à long terme, tout en manipulant mentalement un ensemble de nombres donnés dans votre mémoire à court terme. Le professeur Adrian Dyer, de l’Université RMIT

« De plus, nos abeilles ont également utilisé leur mémoire à court terme pour résoudre des problèmes arithmétiques, car elles ont appris à reconnaître les notions de plus et de moins comme des concepts abstraits plutôt qu’en les associant à des aides visuelles », explique le Pr Adrian Dyer.

Le saviez-vous?

  • Les abeilles n’ont qu’un million de neurones, soit 100 000 fois moins que l’humain;
  • elles possèdent une mémoire à court terme élaborée qui leur permet d’envisager les décisions à venir;
  • elles comprennent des concepts abstraits comme la similitude et la différence;
  • elles acquièrent des compétences complexes auprès d’autres abeilles.

Ces surprenantes capacités élargissent, selon les chercheurs, notre compréhension de la relation entre la taille et la puissance du cerveau.

Ainsi, même le petit cerveau d’une abeille peut réaliser des opérations mathématiques de base, une connaissance qui pourrait servir au développement futur de l’intelligence artificielle en raffinant l’apprentissage machine.

Nos résultats laissent à penser que la cognition numérique avancée pourrait être plus répandue dans la nature chez les non-humains que ce que l’on pensait. Adrian Dyer

De précédentes études ont montré que certains primates, des oiseaux comme le corbeau, et même des araignées sont capables d’additionner et de soustraire.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science Advances(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Une abeille sur une fleur.

Une abeille. Photo : Getty Images / Peter Vahlersvik

Un cerveau déstabilisé

De plus en plus de travaux, dont plusieurs menés à l’Université Laval de Québec, montrent que l‘effondrement des colonies d’abeilles observé en Amérique et en Europe depuis une dizaine d’années est lié aux insecticides, particulièrement à ceux de la famille des néonicotinoïdes. Pour réussir à butiner, les abeilles se servent de leurs grandes capacités cognitives, mais les produits toxiques attaquent la communication entre les neurones de leur cerveau, ce qui les déstabilise et nuit au butinage.

https://ici.radio-canada.ca/

Les abeilles se réfugient en ville


Les abeilles ont peine a survivre dans plusieurs pays, .. les pesticides sont au banc des accusés. Mais ou fuir, non pas a toutes jambes mais a toutes ailes si n’est qu’en ville
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Les abeilles se réfugient en ville

 

Les abeilles se réfugient en ville

Photo: AFP/Jean-Pierre Clatot

Menacées de disparition à la campagne par les pesticides, les abeilles trouvent refuge dans certaines villes françaises qui installent des ruches sur les toits des opéras ou au pied des immeubles pour évaluer la pollution de l’air en milieu urbain.

 

Par Estelle EMONET

Dans un laboratoire de recherche de Grenoble, le CEA-Leti, est ainsi né Bee-Secured, un projet de réseau de milliers de ruches équipées de capteurs qui permettrait de recueillir des données environnementales.

Grâce à des capteurs surveillant le comportement des abeilles, les ruches de Bee-Secured pourront recueillir des informations sur la pollution, la biodiversité, les bactéries, voire la radioactivité, selon ses concepteurs.

Pour l’heure, Bee-Secured espère pouvoir rapidement installer ses 300 premières ruches.

Il s’agira de mesurer la qualité de l’air à partir des particules ramenées par les abeilles, qui offrent l’avantage de couvrir une zone bien plus étendue qu’un capteur fixe, de l’ordre d’une trentaine de km2 autour de l’essaim.

Des associations, comme «Hommes et abeilles» dans la banlieue de Grenoble, testent déjà des ruches en milieu urbain, à quelques centaines de mètres de l’autoroute, coincées entre un immeuble de huit étages et quelques pavillons aux jardins fleuris.

La ville, refuge idéal

 

Et, contrairement aux idées reçues, la ville se révèle un refuge «idéal» pour les abeilles, se réjouit Christophe Faucon, directeur général de l’association.

«La biodiversité est plus grande et les pesticides moins nombreux», explique l’apiculteur, dont l’association vise à créer de nouveaux cheptels d’abeilles en ville pour repeupler des zones d’apiculture rurale «sinistrées».

«L’abeille est la première victime des insecticides et pesticides utilisés en agriculture», explique Henri Clément, de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf).

Confrontés depuis le milieu des années 90 à l’effondrement des colonies d’abeilles, les apiculteurs trouvent également avec cette incursion dans les villes le moyen de donner une visibilité à leur cause.

Avec un conseiller municipal dédié à l’apiculture, la mairie de Lille, qui a installé en 2007 trois ruches sur le toit de son opéra, fait figure d’exemple.

«Les abeilles nous incitent à ne plus utiliser de produits phytosanitaires pour traiter les espaces verts», explique un responsable du programme alors que la ville compte désormais 54 ruches.

La récolte de miel reste anecdotique, nuance toutefois le syndicat professionnel, qui estime à environ 1 à 2% la production de «miel des villes», par rapport aux 20 000 tonnes produites chaque année en France.

«Des études ont montré que le miel des villes contenait des traces de plomb aussi infimes que dans les autres zones de récolte», affirme l’Unaf, alors qu’aucune analyse sanitaire n’est nécessaire pour commercialiser ce miel.

http://fr.canoe.ca