L’extinction d’une espèce peut en entraîner d’autres…


Vouloir détruire une espèce que ce soit un animal, un insecte, une plante, il y a de grand risque qu’un effet domino se produise et un déséquilibre de tout l’écosystème du plus petit ou plus grand, car une disparition risque fortement à faire disparaitre d’autres espèces
Nuage

 

L’extinction d’une espèce peut en entraîner d’autres…

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

Par un effet domino, l’extinction d’une espèce peut en entraîner d’autres. Des chercheurs montrent qu’il y a plus de risque d’extinctions en cascade lorsqu’aucune espèce ne vient boucher le trou laissé par la disparition d’une autre.

Les activités humaines continuent de causer la disparition d’espèces, au point de provoquer la sixième extinction de masse de l’histoire de la planète. Or, cette perte de biodiversité pourrait avoir des conséquences dramatiques. Des chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni) ont réalisé des prédictions en travaillant sur des communautés de plantes et d’insectes, notamment la guêpe parasitoïde Aphidius megourae. S’ils retiraient une espèce de guêpes de l’écosystème, d’autres espèces indirectement liées pouvaient disparaître.

Pour Dirk Sanders, de l’université d’Exeter, « les interactions entre les espèces sont importantes pour la stabilité de l’écosystème ». Il ajoute : « Et parce que les espèces sont interconnectées par de multiples interactions, un impact sur une espèce peut également affecter les autres ».

Tout dépend de l’importance du réseau de la chaîne alimentaire dans laquelle se trouve l’espèce qui disparaît.

La perte de biodiversité accroît la vulnérabilité de l’écosystème

Quand un réseau alimentaire est complexe, avec une biodiversité importante, une espèce peut plus facilement en remplacer une autre : il y a moins de risque d’extinctions en cascade. En revanche, si des espèces disparaissent et que l’écosystème devient plus simple, les espèces restantes sont plus vulnérables et le risque de nouvelles extinctions est plus grand.

Le communiqué de l’université prend aussi l’exemple des prédateurs : si le loup disparaît dans un massif montagneux, les grands herbivores comme les cerfs seront plus nombreux et mangeront ainsi plus de plantes. La végétation va alors manquer pour nourrir d’autres espèces, comme des lapins ou des insectes, qui seront alors menacés.

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L’effet domino de l’extinction des espèces démontré scientifiquement


Il semble que ce soit clair que les espèces ont besoin des uns et des autres tout autant que leur environnent. Qui peut encore en douter ? Que ce soit la faune et la flore .. tout s’enchaine ..briser la chaine c’est de mettre en périls plusieurs espèces
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L’effet domino de l’extinction des espèces démontré scientifiquement

 

Une guêpe, plongée dans un pot de miel.

Une guêpe, plongée dans un pot de miel. AFP PHOTO DDP/MICHAEL URBAN GERMANY OUT

BIODIVERSITE – Des chercheurs ont montré que loin d’être en compétition, les prédateurs s’entraident…

 

C’était jusqu’à présent une intuition, c’est désormais une certitude. L’extinction des espèces animales serait un grand jeu de dominos, ont démontré des scientifiques britanniques de l’université d’Exeter. Selon leurs recherches, publiées dans le journalRoyal Society Biology letters, l’extinction d’un carnivore pourrait entraîner la mort de plusieurs autres prédateurs à cause des liens qu’ils peuvent avoir dans la chaîne alimentaire.

Pour aboutir à ces conclusions, les  chercheurs ont élevé deux espèces de guêpes et les deux types de pucerons dont elles se nourrissent respectivement. Dans un premier bocal, ils ont mis une seule espèce de guêpe : elle s’est éteinte au bout de quelques semaines. Dans un second bocal, ils ont mis les deux espèces et elles ont toutes deux prospéré. Pas de compétition donc mais bien plutôt une entraide utile: lorsqu’une seule espèce de guêpe est présente, les pucerons que ces guêpes ne mangent pas se sont multipliés, menaçant la survie de l’autre espèce de pucerons dont elles se nourrissent. Elles ont donc eu moins à manger que les guêpes qui se rendaient mutuellement service en régulant la quantité de proies de chacune.

Les scientifiques en ont conclu que les programmes de préservation d’une seule espèce, comme il en existe aussi bien pour les tigres que pour les baleines, avaient tout faux: ce sont des écosystèmes entiers qu’il faudrait préserver.

Audrey Chauvet

http://www.20minutes.fr/