Russie : les services secrets retournent à la machine à écrire


Les secrets, qu’ils soient petits ou gros, qu’ils soient personnels, politiques, pour la sécurité du pays peuvent devenir un secret polichinelle pour certains … Revenir aux bonnes vieilles machines à écrire ont eux aussi des pour et des contre … Je crois qu’en fait, il n’y a pas de solution idéale
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Russie : les services secrets retournent à la machine à écrire

 

Les services secrets russes ont acheté 20 machines à écrire pour se protéger du piratage informatique.

Les services secrets russes ont acheté 20 machines à écrire pour se protéger du piratage informatique. © STAFF / AFP

Par OSCAR BESSON

Le Service fédéral de la protection russe a effectué début juillet un achat un peu spécial : une vingtaine de machines à écrire. Elles sont d’occasion, puisque la dernière usine a officiellement fermé ses portes en avril 2011 à Bombay. Un sacré retour en arrière pour les services secrets russes !

D’après le quotidien russe Izvestia, cette décision a été prise après les scandales de WikiLeaks, les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage américain et les informations selon lesquelles le Premier ministre Dmitri Medvedev avait été écouté lors du sommet du G20 à Londres.

D’après des experts russes spécialisés dans le domaine de la sécurité, les machines à écrire sont encore utilisées par de nombreuses forces spéciales. Elles possèdent l’avantage de ne pas pouvoir être piratées électroniquement.

 L’ex-directeur du FSB (ex-KGB) Nikolaï Kovalev estime que « le moyen le plus primitif doit être privilégié : la main humaine ou la machine à écrire ».

En Russie, la démarche est loin de faire l’unanimité.

« Les documents papier sont plus difficiles à stocker et plus vulnérables. Les gens impliqués dans la rédaction de documents secrets quittent souvent leur travail en emportant des papiers qu’ils jugent utiles. Ils peuvent ensuite les perdre, les transmettre à des personnes intéressées… », a réagi à cette annonce Oleg Glebov, expert en sécurité numérique, cité par l’agence RBC.

Le FSB s’apprête à dépenser 486 500 roubles (11 500 euros) pour ces nouvelles machines à écrire. Un investissement pour la sécurité du pays..

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Les samouraïs du Net


Peut-être que nous ne voyons pas toute l’ampleur des révélations qu’a faite Edward Snowden a propos de l’espionnage, mais depuis nombres d’articles, de documentaires nous met la réalité sur les conséquences de l’espionnage. Mais aussi on peut voir l’hypocrisie des gouvernements qui ont semblé offusqué d’apprendre qu’ils étaient espionné par les États-Unis (peut-être qu’ils le savaient déjà) mais aucun pays ne donnerait asile a celui qui a mit a jour les révélations sur l’espionnage sauf deux pays qui peut-être lui donneraient asile soit le Venezuela ou le Nicaragua
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Les samouraïs du Net

Photo © Jason Lee / Reuters

Le Canada, qui a offert l’asile aux déserteurs de la guerre du Viêt Nam, l’offrirait-il aujourd’hui à Edward Snowden ? (Photo © Jason Lee / Reuters)

Une génération se bat aujourd’hui pour la « liberté d’Internet », comme d’autres se sont battues pour le droit à l’avortement légal ou le droit de s’asseoir n’importe où dans un autobus. Et son combat est tout aussi important.

Grâce aux révélations du lanceur d’alerte états-unien Edward Snowden, 29 ans, des millions d’internautes ont découvert que dans le ventre de Facebook, YouTube ou Google se cachent des mouchards au service des analystes de la National Security Agency (NSA), le troisième pilier de la sécurité américaine, avec le FBI et la CIA. Washington écoute.

Depuis sept ans, le programme américain PRISM permet à la NSA — en toute légalité, grâce au Patriot Act, adopté après les attentats de septembre 2001 — de stocker toutes les communications qui passent par les grands opérateurs états-uniens. Des analystes puisent à volonté dans cette manne de messages et d’images. Nul besoin d’obtenir une autorisation légale sur la base de soupçons d’activités criminelles ou subversives. Votre voisin peut tout bêtement se retrouver dans les filets d’une enquête parce qu’il compte parmi ses amis Facebook une personne liée à une autre jugée digne d’intérêt par la NSA.

Cette agence a aussi lancé plus de 60 000 cyber-attaques, a révélé Snowden : contre des cibles mondiales, des universités chinoises, des organismes publics, des multinationales… D’autres pays plus tyranniques — de l’Iran à la Chine en passant par l’Arabie saoudite — ont certainement fait de même, direz-vous. Bien sûr.

Mais pour leur sécurité, les démocraties doivent-elles espionner tous leurs citoyens ? Pour un attentat évité, combien d’autres, comme celui du marathon de Boston, ne le seront pas ? Afin de préserver nos libertés, faut-il sacrifier nos vies privées ?

Pour avoir levé le voile sur cette dérive, Snowden a vu son passeport révoqué et est un homme traqué.

Le jeune idéaliste a des alliés : pirates informatiques, activistes, programmeurs, pionniers d’une nation sans frontières qui défend la liberté de communiquer sans être espionné. Il faut voir sur ARTE l’excellent documentaire français Une contre-histoire de l’Internet pour saisir l’importance de cette lutte. L’Electronic Frontier Foundation, ONG internationale citée dans ce documentaire, œuvre à protéger les droits des programmeurs qui créent et diffusent gratuitement des logiciels de cryptage de données afin de mettre celles-ci à l’abri des regards des puissants. Crypter des données est illégal dans certains pays.

Cette défense des libertés électroniques a envahi le débat politique. Un député du Parti pirate suédois siège au Parlement européen. En Australie, une cour de justice a rabroué, en juin, le gouvernement, qui voulait forcer des entreprises de télécoms à conserver pendant deux ans des données de leurs usagers (au cas où l’État voudrait y jeter un œil !).

Partout, des gens luttent pour éviter qu’Internet ne soit enchaîné. Snowden a rejoint leurs rangs. Et son parcours d’autodidacte idéaliste annonce assez bien la perte de contrôle des élites traditionnelles.

Féru d’ordinateurs, Snowden n’avait même pas de diplôme d’études secondaires quand la CIA l’a embauché, en 2007, et l’a installé en Europe. À Hawaï, comme consultant de la NSA, il gagnait plus de 100 000 dollars. À Internet, qui lui a donné accès gratuitement au savoir, il rembourse une dette de loyauté.

Le président Obama, dont les victoires ont reposé sur l’usage d’Internet et le soutien des jeunes, ne peut-il trouver une autre réponse au geste de Snowden que de le menacer de 30 ans de réclusion ?

Traître à son pays ou héros, Snowden nous invite à réfléchir. Que voulons-nous livrer de nos vies à ce monde numérique qu’aucune police ne protège pour nous ? Pourquoi lui faisons-nous si aveuglément confiance ? Quel rôle voulons-nous que nos gouvernements jouent dans ce combat ?

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Une société française a vendu à la Syrie le système qui permet d’espionner toutes les communications du pays. Une entreprise canadienne a fait de même au Pakistan.

http://www.lactualite.com

Edward Snowden, traître ou héros?


 

Pourquoi tant de secret ? Chercher par l’espionnage sous des prétextes plus ou moins justifiables. Depuis quelque temps, Edward Snowden est en fuite pour échapper a la justice américaine. A-t-il raison de vouloir fuir a tout prix ? Serait-il jugé équitablement avec ce qu’il a divulgué. Des informations que nombres de personnes se doutaient mais qu’il a confirmé ces suspicions
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Edward Snowden, traître ou héros?

Les révélations d’Edward Snowden font-elles de lui un traître ou un héros?

Les révélations d’Edward Snowden font-elles de lui un traître ou un héros? Radio-Canada est allée poser la question à l’ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité, Michel Juneau-Katsuya, et à l’ancien lieutenant-colonel des Forces canadiennes Rémy Landry.

Pour M. Landry, il ne fait aucun doute que l’ancien agent de l’agence de sécurité américaine (NSA) est un traître, qui n’a pas respecté ses engagements vis-à-vis de son organisation.

« Il a trahi l’engagement qu’il avait signé avec l’agence de la sécurité nationale, il n’y a aucun doute dans mon esprit », explique-t-il.

M. Landry estime que l’ancien analyste de la NSA doit faire face à la justice américaine, afin de montrer qu’il a voulu agir dans l’intérêt public, comme il l’affirme.

« S’il est réellement convaincu, donc à ce moment-là, qu’il fasse face à la justice américaine, plutôt que de chercher à fuir », a-t-il expliqué, en entrevue lors de l’émission 24 heures en 60 minutes.

M. Juneau-Katsuya estime qu’Edward Snowden a contribué à mettre en lumière des situations qui méritent d’être débattues de manière publique, même s’il a agi illégalement.

« Il a bel et bien enfreint les lois américaines, toutefois, il a peut-être dénoncé quelque chose et engagé une discussion dans un processus démocratique […] peut-être que les manières de le faire sont questionnables, mais la question de fond est importante », a indiqué M. Juneau-Katsuya.

Selon lui, les autorités américaines ont utilisé des méthodes très discutables, dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, à partir de 2001.

« On a organisé des prisons secrètes, on a commencé à faire de la torture, on a commencé à faire des assassinats sélectifs en dehors d’un cadre juridique […] parce qu’on a dit que la fin justifiait les moyens, et c’est ça que Snowden met en lumière », a-t-il expliqué, en entrevue à l’émission 24 heures en 60 minutes.

Mais selon M. Landry, c’est aux élus de déclencher un tel débat.

Des informations dont pourraient se servir des pays hostiles aux États-Unis

En révélant, à des pays hostiles aux États-Unis, comme la Chine, des informations censées être gardées secrètes, M. Snowden peut mettre en danger la sécurité des Américains, selon M. Juneau-Katsuya.

« Snowden est allé révéler certaines opérations que les Américains avaient dans des pays étrangers, on est peut-être allé un peu trop loin », explique-t-il.

« Durant son court séjour à Hong Kong, il a probablement passé de l’information à nos alliés chinois et c’est probablement ce qu’il a fait aujourd’hui […] en Russie », estime M. Landry.

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