Métamorphose


Qu’est-ce être une femme en Orient ou en Occident, d’un côté on voit la femme comme un boulet, une charge de plus et de l’autre côté comme un objet. Des femmes se sont battus pour nos droits et des fois on se demande si aujourd’hui, avec la génération montante si nous n’avons pas perdu du terrain …  On la méprise mais on aime sa féminité, on l’expose pour vendre la bière, les voitures, On lui offre la mode, maquillage parfait, les anti-ride, les colorations pour cacher les cheveux gris, alors  s’il vous plait cacher cette fatigue, un bourrelet  horreur .. !!!! Voici le régime parfait ! On veut voir vos os … C’est vraiment cela qu’une petite fille rêve quand elle sera grande ?
Nuage

 

Métamorphose

Les alertes à dix ans, attention
Aux signes que dégagent la puberté
Devenir victime de tes passions
Le devoir immole la volupté

Dés que la poitrine prend plus d’ampleur
Nourri par la diabolique sève
Changements des hanches dans toute sa chaleur
Où tu reçois le témoignage d’Ève

Un début de peur et de malaise
Point au dialogue sourd qui s’achève
Des sujets tabous comme une fournaise
Des peurs féminines qui se soulèvent

Et pourtant en toute sérénité
Tu te prépares à renaître femme
Entre mirage de la liberté
Ne féconde que des cœurs en flamme

A vingt ans, une très grande anxiété
Quel rêve à quel saint se vouer
Prise entre piété et impiété
Dans tout les sens, tu es bafoué 

Encore dix ans pour patienter
S’acharner devant un rêve muet
Avant le compte à rebours soit daté
Que le rêve fuit avec les secrets

Quel des périodes as-tu savouré ?
Pour ne point regretter d’être fille
Terre charnelle parée à s’enrouler
Un corps que les regards déshabillent

Avant, les tunnels t’ont abritée
Maintenant, la mort en toute ses formes
Assassinat d une virginité
Qui n’a respecté que certaines normes

Depuis le début à l’origine
L’homme à ton égard t’a dénigrée
D’être faible dans leur état masculine
Sorti de l’Éden contre leur gré

Ils t’ont méprisé à la naissance
D’être fille, un être délicat
Sans se soucier de ta conscience
Et geins de ne pas avoir un soldat

Puis, espère pourtant de tes faveurs
Et te traite comme une prostituée
Si tu mets au monde une fille, malheur
Car la descendance est arrêtée

Pourtant, tu enflammes par ton essence
Sans toi, l’humanité est néant
Tu es la matrice de l’espérance
Pourquoi donc, l’homme est si malséant ?

Envoûté par les célébrités
Ils ont noyé ta timidité
Ils ont étouffé ta fertilité
Pour croire à une frigidité

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
16 Février 2004

Qu’importe si …


J’ai souvent écrit des poèmes sur le coup d’une contrariété qui ne durait pas des heures, Je trouve d’ailleurs que les poèmes tristes sont les meilleurs et souvent je prenais ici et là des conversations, ou même des anecdotes dans un film ou a partir d’une photo ..
Nuage

Qu’importe si …

 

 

Qu’importe si le temps est interminable
Si je trouve au déclin, le paradis d’Eden
Qu’importe si le vent demeure redoutable
Si je trouve au matin, une élégance sans peine

Mais cette ère est si loin, mon coeur est épuisé
Mon horizon stérile, je ne vois que tristesse
Mon espoir vague au coin de l’esprit trop usé
D’une attente indocile, aux visions poétesses

Malgré l’isolement, de mes balafres impures
J’aspire au fond de moi, le moyen de voler
Vers d’autres cieux cléments, aux teintes d’un bleu d’azur
Pour confondre cette loi, fréquemment violé

Du haut des nuages blancs, je convoite un refuge
Vers une escale secrète, loin de toute médisance
Laver mon corps en sang, du reste de ce déluge
Ainsi payer ma dette, de mon compte en souffrance

Qu’importe si le temps, bientôt va cesser
Si je trouve à ma mort, le jardin tant promis
Qu’importe si le vent, une nuit m’a laissé
Si je trouve réconfort, mon âme sera  guérie

Rachel Hubert (Nuage)
2 Septembre 2002

L’arbre disparu


Il y avait un vieux liard qui était entre la maison du dentiste (Quelle idée de rester à côté du dentiste) et la salle de quille de ma mère (le commerce faisait partie de la maison). Puis nous avons déménager un peu plus loin. La maison et le commerce furent vendus et plus tard démoli, l’arbre a subit son triste sort pour être abattu a son tour, le paysage de mon enfance avait disparu, une belle maison neuve, mais ce nouveau décor n’allait pas avec les vieilles demeures qui la côtoient
Nuage

L’arbre disparu


Sous un croissant de lune qui me sourit
Je cherche mon refuge tant aimé
Ce lieu d’Éden n’était qu’un vieil arbre soumis
Mais pourtant me procurait ce repos espéré

Cet arbre a disparu maintenant
Laissant en guise d’empreinte un tronc abîmé
La mort la reconnu à ses cent ans
Créant un vide de cet espace déguisé

Pourtant jadis, il était fort et vigoureux
Attirant les oiseaux et les écureuils
Écoutant les chants et les rires des amoureux
Calmant les déshérités en deuil

Brandissant ses branches vers le soleil
Dansant du nord au sud avec le vent
Laissant ses racines boire la source des merveilles
Cet arbre à vécu l’histoire du temps

Il ne laisse que de doux souvenirs
Et dans mon coeur s’est gravé l’amour de la vie
Cet arbre de mon enfance de tant de fantaisie
Vit en moi, nourri de sa sève d’espoir pour ma survie

Rachel Hubert (Nuage)
11 juillet 2000