Des textes de la Bible pourraient être plus vieux que ce que l’ont croyait


Il semble qu’on parle de l’Ancien testament vue que ces manuscrits datent avant JC. Cependant, j’aimerais bien voir les différences entre hier et aujourd’hui sur ces écrits, car je ne crois pas que la Bible d’aujourd’hui, soit tout a fait la même qu’il y a 2 mille ans
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Des textes de la Bible pourraient être plus vieux que ce que l’ont croyait

 

Des lettres inscrites sur de la poterie ont... (PHOTO DAN BALITY, ASSOCIATED PRESS)

Des lettres inscrites sur de la poterie ont été découvertes lors d’une fouille dans une ancienne forteresse à Arad, en Israël.

PHOTO DAN BALITY, ASSOCIATED PRESS

Associated Press
JÉRUSALEM

Des mathématiciens et des archéologues israéliens affirment qu’ils ont trouvé des preuves suggérant que des textes bibliques clés pourraient avoir été écrits plus tôt que certains universitaires le croient.

À l’aide de technologies d’analyse d’écriture comparables à celles utilisées par les agences de services secrets et les banques pour analyser les signatures, une équipe de recherche de l’Université de Tel-Aviv a déterminé qu’un célèbre ensemble d’inscriptions anciennes en hébreu, qui daterait d’environ 600 avant Jésus-Christ (av. J.-C.), a été rédigé par au moins six auteurs différents.

Même si les inscriptions ne sont pas de la bible hébraïque, leur découverte suggère une alphabétisation répandue en Judée à cette époque, ce qui pourrait soutenir la théorie de la composition d’ouvrages bibliques au même moment.

La découverte, dévoilée lundi par The Proceedings of the National Academy of Sciences, une revue scientifique américaine, contribue à un débat de longue date sur le moment où les textes bibliques ont commencé à être compilés pour la première fois : est-ce que cela a eu lieu avant ou après le siège de Babylone et la destruction de Jérusalem en 586 av. J.-C. et l’exil de ses habitants vers Babylone?

Au cours des dernières années, plusieurs chercheurs ont attribué la composition d’un groupe de textes bibliques, du Livre de Josué au second Livre des Rois, à la période suivant le siège, selon l’archéologue israélien Israël Finkelstein, qui a participé à l’étude. Cette théorie veut que les textes bibliques aient été écrits comme résultat de l’exil à Babylone, quand leurs rédacteurs ont commencé à réfléchir à leur passé, et ont couché leur histoire sur du parchemin.

L’équipe – composée d’étudiants au doctorat en mathématiques appliquées, de professeurs de mathématiques, d’archéologues et d’un physicien – a examiné 16 inscriptions à l’encre sur des morceaux de céramique découverts sur le site d’une ancienne forteresse militaire à Arad, dans le sud d’Israël.

Ils ont utilisé de l’imagerie multispectrale pour reconstituer des lettres hébraïques qui ont été partiellement effacées avec le passage du temps, et ont ensuite utilisé un algorithme informatique pour analyser les écritures pour relever des différences dans la méthode d’écriture.

Vaste maîtrise de l’écriture

Les inscriptions ne sont pas des textes bibliques. Elles détaillent plutôt les mouvements des troupes et les dépenses pour des provisions indiquant que des personnes à différents niveaux de la chaîne de commande militaire étaient capables d’écrire.

Le ton des écritures, qui suggère qu’elles n’étaient pas rédigées par des scribes professionnels, combiné à la localisation éloignée de la forteresse, indique une vaste maîtrise de l’écriture à l’époque.

Un haut niveau de littératie soutiendrait l’idée que les textes bibliques auraient déjà été écrits à cette époque.

L’on croit que les manuscrits de la mer Morte, la plus ancienne collection de textes bibliques, auraient été écrits des siècles plus tard.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Alde Manuce, imprimeur vénitien du XVIe siècle, a été le Steve Jobs de la Renaissance


Les débuts de la création des livres a suivi une route de changement pour rendre plus accessible à tous ceux qui savaient lire à la fin du XVe siècle, est semblable aux changements des journaux et livres en papiers via la tablette, le téléphone
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Alde Manuce, imprimeur vénitien du XVIe siècle, a été le Steve Jobs de la Renaissance

 

Les Odes d'Horace imprimées par Alde Manuce | via Wikimedia Commons (domaine public)

Les Odes d’Horace imprimées par Alde Manuce | via Wikimedia Commons (domaine public)

Nonfiction et Catherine Kikuchi

L’in-octavo, «livre de poche» de la Renaissance, a révolutionné les modes de lecture et d’écriture: on pouvait finalement emporter les livres au boulot… Événement tout aussi révolutionnaire que le passage au numérique.

En février 1455 était achevée la Bible de Gutenberg, le premier livre imprimé avec des caractères amovibles. Soixante ans après, en février 1515, mourait Alde Manuce, un des plus grands imprimeurs de la Renaissance. Au cours de cette période, l’imprimerie avait été implantée partout en Europe; on trouvait des livres produits par cette méthode dans toutes les villes, dans toutes les cours. Si certains intellectuels de la fin du XVe siècle ont été réticents à accepter la nouvelle technologie, la plupart l’ont accueillie comme un don de Dieu qui permettait la large diffusion des lettres et des connaissances.

Peut-être est-il nécessaire de se rappeler ces grandes figures du développement de l’imprimerie à une époque où le livre perd de son importance face à de nouveaux modes de lecture. Il ne s’agit certainement pas de le déplorer –ce site montre tous les usages féconds que l’on peut faire du numérique pour la diffusion de l’écrit!– mais davantage de se rappeler les évolutions dont le numérique lui-même est tributaire.

Alde Manuce, imprimeur élitiste

Alde Manuce, imprimeur et éditeur vénitien de la fin du XVe siècle, vivait lui aussi une époque de changements. Ce n’était pas un génie isolé, mais quelqu’un qui a su s’entourer des bonnes personnes pour faire fonctionner son entreprise éditoriale: l’édition et la diffusion des classiques grecs et latins. Alde était un humaniste avant toute chose, c’est-à-dire quelqu’un qui croyait au renouveau des lettres antiques et aux leçons que les hommes devaient en tirer. L’imprimerie était pour lui l’instrument par excellence de cette renaissance.

Pourtant, ce n’était pas un révolutionnaire. Les livres d’Alde étaient assez chers par rapport aux autres livres imprimés; ils étaient destinés à un public de connaisseurs lisant les classiques dans leur langue originale; il ne s’encombrait pas de production populaire ou de diffusion courante. Non, lui, ce qu’il voulait diffuser, c’était Aristote en grec, Ovide, Platon, ou des œuvres italiennes contemporaines hermétiques. Il a certainement fait beaucoup pour la diffusion des lettres dans une certaine élite intellectuelle européenne; mais en cela, il ne faisait finalement qu’exploiter une invention qui servait ses idéaux, sans la modifier en profondeur.

L’invention du «livre de poche» médiéval 

C’est dans le support même qu’il a réussi à innover. Les imprimeurs souffraient dans les premières années d’un sérieux complexe d’infériorité par rapport aux copistes: les manuscrits étaient des objets de luxe, personnalisés, avec des reliures et des enluminures qui en faisaient des œuvres d’art autant que des objets de savoir; les imprimés par contre étaient souvent perçus comme une production de masse bas-de-gamme, que certains collectionneurs méprisaient. C’est pourquoi les premiers livres imprimés ont cherché à copier le modèle manuscrit pour devenir des sortes de «manuscrits imprimés»: la mise en page était la même, les caractères étaient copiés d’écritures manuscrites, on laissait de la place pour des miniatures,… Or, Alde est l’un des premiers à avoir adopté des modèles de livres qui s’adaptent véritablement à l’imprimé, sans vouloir à tout prix copier les modèles existants. Il a produit de façon systématique de petits formats, les in-octavo, précurseurs des «Folio» ou «Livre de poche» actuels; il a adapté l’écriture à ces nouveaux formats; la mise en page était bien plus aérée… Tout était fait pour faciliter l’utilisation et la lecture

Finalement, l’’idée était de faire du livre imprimé un outil d’étude courant pour les lettrés qui les achetaient; cette évolution était rendue possible par la baisse significative de prix par rapport au livre manuscrit: l’imprimé restait un objet cher, mais ce n’était plus un objet de luxe, apanage seulement des plus riches. Les petits formats étaient destinés à un public d’administrateurs, qui ne pouvaient pas rester toute la journée dans le secret de leur propre cabinet, et devaient donc pouvoir transporter leurs livres, afin de méditer sur Platon entre deux écritures de chancellerie. Les caractères comme la mise en page ont dû s’adapter à ce nouveau format. De plus, la mise en page aérée permettait toujours la prise de note dans les marges et donc la personnalisation de ces volumes: des livres humanistes créés par un imprimeur humaniste, qui comprenait les besoins de ce nouveau marché.

Aujourd’hui, le numérique 

Repensons à la manière dont l’écriture s’est adaptée au numérique. Au début, les journaux ont cherché à rendre la lecture de leurs articles sur internet le plus proche possible d’une lecture «papier»; les numéros sont toujours disponibles en version pdf pour les lire comme si on l’avait entre nos mains; les liseuses également cherchent à reproduire l’expérience du livre traditionnel. Pourtant de nouveaux modes d’édition électronique apparaissent progressivement: on adapte la mise en page, on utilise des renvois, des liens hypertextes pour exploiter les possibilités d’internet… les habitudes de lecture et d’écriture s’adaptent. Les textes mis en ligne ou en format numérique ne sont plus de simples copies des pages imprimées. On ne lit plus son journal en prenant son café au petit-déjeuner, mais dans le métro; les éditeurs doivent donc s’adapter à une lecture plus rapide, une lecture sur des écrans d’ordinateur, de tablettes ou de téléphones portables, avec des écrans petits et tactiles. Tous ces changements qui nous rappellent singulièrement les changements progressifs des premiers temps de l’imprimerie.

Nouveau support, nouvelle manière de lire (et d’écrire)

La notoriété d’Alde Manuce en tant qu’humaniste et en tant qu’éditeur lui a permis de généraliser les changements de format, d’écriture et de mise en page qui lui semblaient les plus aptes à aider l’étude des lettrés de son temps. Il a de fait étendu certaines habitudes à l’ensemble de l’industrie du livre, en exploitant les transformations techniques et technologiques de son temps.

Bien sûr, tout ne s’est pas fait en un jour. Il restait des personnes attachées au manuscrit, comme il reste toujours des personnes aujourd’hui attachées au livre «papier». Il ne s’agit pas d’effacer l’un au profit de l’autre, mais de lire les uns à la lumière des autres.

http://www.slate.fr/

L’énigme des quipus incas enfin élucidée ?


Difficile de comprendre un mode de communication quand il n’y a pas d’indices. Oui, il aurait pu en avoir, mais ils ont été détruits par des personnes qui n’aimaient ce qu’ils ne comprenaient pas. Dans la civilisation Incas, les quipus, cet assemblage de cordelettes est un vrai mystère qui a été peut-être enfin un début d’explication
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L’énigme des quipus incas enfin élucidée ?

 

Les quipus constituent un système d'écriture utilisant des successions de noeuds, le long de cordelettes, mis au point par les Incas. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Les quipus constituent un système d’écriture utilisant des successions de noeuds, le long de cordelettes, mis au point par les Incas. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Par Bernadette Arnaud

Un méli-mélo de cordelettes mis au jour au Pérou va peut-être contribuer à élucider un des mystères les plus tenaces de la civilisation inca : celui des cordes nouées, une forme d’écriture originale.

COMMUNICATION. Rares sont les cordes nouées – les quipus (nœud, en langue quechua) – parvenues jusqu’à nous. La découverte de vingt-neuf d’entre elles sur le site d’Incahuasi dans la vallée de Canete, à 160 km sud de Lima au Pérou, constitue donc un événement archéologique exceptionnel comme l’a expliqué au New York Times Gary Urton, l’un des principaux spécialistes des quipus :

« Elles ont été retrouvées dans un entrepôt de stockage de produits agricoles (…) de cette cité bâtie au 15e siècle. »

A la tête du Khipu Database Project, ce chercheur du département d’études précolombiennes de l’Institut Dumbarton Oaks de l’université d’Harvard (Cambridge, Massachusetts), essaie depuis plusieurs années de démêler et déchiffrer  cet écheveau de vestiges incas. En compagnie de l’archéologue Alejandro Chu, il tente ainsi de découvrir une « pierre de Rosette » qui permettrait de percer enfin le mystère de ce qui semble être un étonnant système de communication.

Ils semblent avoir été utilisés comme des livres de compte »

Souvent dépeint comme étant un peuple sans écriture, les Incas avaient en réalité développé un ingénieux système de communication faisant appel à des dispositifs mnémoniques : les quipus. Il s’agissait d’une sorte de collier constitué d’un cordon principal auquel étaient rattachées de nombreuses cordelettes pendantes recouvertes de nœuds. Selon un code  particulier de ligatures, ces nœuds auraient permis de stocker de l’information.

 A Incahuasi, « ils semblent avoir été utilisés comme des livres de compte pour enregistrer les quantités d’arachides, de piments, d’haricots et de maïs qui entraient et sortaient de la cité », poursuit  Alejandro Chu.

Les Incas s’en seraient ainsi servis pour assigner des valeurs à des séries d’arrangements de « nœuds » selon le type de matière première utilisée pour la confection des quipus (coton ou laine), la torsion particulière des fibres ou à l’aspect (recto ou verso) des ligatures. Un usage codifié de couleurs contribuait également à permettre leur lecture.

Maitre du Quipu Inca

Le moyen le plus sûr de dévoiler ce secret des anciens Incas serait, bien sûr, de retrouver une traduction dequipu. En 1542, par exemple, des caciques indiens avaient été rassemblés pour effectuer des lectures pendant que des scribes espagnols notaient les traductions. Les chroniques de l’époque rapportent en effet que seule une élite, lesquipukamayuq (« maitres du Quipu ») était habilitée à « lire » ces ligatures, qu’ils égrainaient entre leurs doigts à la façon d’un chapelet. Mais ces précieuses transcriptions furent à leur tour victimes des exactions des conquistadors espagnols qui, craignant qu’ils ne contiennent des récits idolâtres, les firent systématiquement détruire…

Pour l’heure, Gary Urton a créé une base de données où sont enregistrés les 870 quipus actuellement connus et découverts au Pérou et au Chili.

« Les quipus d’Incahuasi, associés à des informations agricoles, seront peut-être plus faciles à déchiffrer que les autres », a-t-il confié.

Les chercheurs ont en effet pu constater que les quipus rattachés aux arachides, piments, haricots ou maïs possédaient des couleurs nettement distinctes. De là à ce qu’une couleur puisse être précisément attribuée à un des produits agricoles… et ce sont de premiers mots qui surgiraient enfin de  la nuit !

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Le crayon de plomb


On nomme le crayon à papier, le crayon de plomb, mais en réalité, la mine est faite d’autre chose que le plomb
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Le crayon de plomb

 

 

Le crayon à papier, qui permet d’écrire et de dessiner puis d’effacer avec une gomme, a été inventé au cours du XVIIIe siècle. Ses origines remontent toutefois à la Renaissance. Nous vous proposons de découvrir l’histoire de cet objet très courant.

Origines du crayon de plomb

L’ancêtre du crayon à papier actuel a vu le jour au XVIe siècle, après la découverte en 1564 d’un gisement de graphite extrêmement pur à Borrowdale, en Angleterre.

Ce minerai est alors appelée plombagine, un nom signifiant « sorte de plomb ».

Il est taillé en bâtonnets et enchâssé dans une gaine de bois ou recouvert de cuir pour servir à écrire.

A noter : il a fallu attendre la fin du XVIIIe siècle pour que le chimiste suédois Carl Wilhelm Scheele découvre que le graphite ne contient pas de plomb, mais est une forme cristalline particulière du carbone.

C’est le géologue allemand Abraham Gottlieb Werner qui lui a donné le nom de « graphite », dérivé du verbe grec graphein qui signifie « écrire ».

L’invention du crayon de plomb

Ce nouvel instrument d’écriture à base de graphite a progressivement remplacé les pointes de métal (plomb et étain) qui étaient utilisées pour écrire depuis l’Antiquité.

Les archives de ville de Nuremberg rapportent qu’en 1662, un artisan appelé Friedrich Staedtler fabriquait des crayons. Le graphite pur étant rare et cher, les fabricants de crayons ont cherché des substituts.

En 1760, à Stein près de Nuremberg, Kaspar Faber fabrique des crayons en utilisant du graphite en poudre mélangé à des gommes, des résines, de la colle et d’autres substances. Cependant, il n’obtient pas une qualité identique à celle des crayons anglais, à base de graphite pur.

Le crayon à papier tel que nous le connaissons aujourd’hui a été inventé indépendamment par l’autrichien Joseph Hardtmuthen 1792 et par le chimiste français Nicolas-Jacques Conté en 1795.

Les différentes mines

La mine d’un crayon à papier est un mélange d’argile et de graphite, en proportions variables. On distingue ainsi les mines tendres (qui contiennent plus de graphite) et les mines dures (qui contiennent plus d’argile).

L’échelle qui sert à classer la dureté des mines a été imaginée par Lothar von Faber vers 1839. Elle va de 9H pour la mine la plus dure à 9B pour la mine la plus tendre. Sur cette échelle, les lettres ont la signification suivante :

• H (hard) : pointe dure ou sèche

• B (black) : pointe tendre ou grasse

• HB (hard black) : pointe moyenne

• F (fine point) : pointe fine qui représente le milieu de l’échelle.

Le modèle standard, le plus utilisé, est le crayon HB.

Le saviez-vous ?

Les crayons de couleurs, dont la mine est un mélange de pigments, de résine et d’argile, sont apparus au début du XXe siècle.

http://www.gralon.net/

Le Saviez-Vous ► Charlemagne a inventé l’école, mais ne savait pas écrire


Vous souvenez de la petite chansonnette « Qui a inventé l’école, c’est, c’est, c’est sacré Charlemagne … » et bien pourtant, il ne savait pas écrire
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Charlemagne a inventé l’école, mais ne savait pas écrire

Charlemagne n’a appris que tardivement à écrire et il ne parviendra jamais à maîtriser cette technique difficile. C’est d’ailleurs ce qui motivera la création d’une école au sein de son palais afin que ses hommes soient capables de rédiger des rapports à son intention.

Pour lui permettre de signer autrement que par une simple croix, Eginhard, son homme de confiance et futur biographe (photo), va lui apprendre à tracer un signe simple. Il s’agit d’un monogramme (ci-dessous) qui contient toutes les lettres de son nom Karolus (Charles en latin). Les consonnes sont sur les branches de la croix ; les voyelles sont, quant à elles, contenues dans le losange central (le « A » en haut, le « O » est le losange, le « U » est la moitié inférieure).

Le monogramme n’est pas écrit avec le « C » latin mais avec le « K » franc pour symboliser le fait que l’héritage de l’Empire romain est passé à l’Empire des Francs. En outre, le fait de placer les lettres en forme de croix n’est pas uniquement l’affirmation du Christianisme comme base de l’Empire carolingien. Il accentue davantage le fait que l’empereur des Francs se considère comme la première personne de la Chrétienté.

http://curieuse-histoire.over-blog.com/

Contre les troubles de l’écriture des malades de Parkinson, des étudiants ont inventé le parfait stylo


Des étudiants se sont intéressés aux personnes atteintes de troubles moteurs comme ceux qui ont la maladie de Parkinson. Écrire avec des tremblements peut être un exercice frustrant, voilà qu’avec un prototype d’un stylo spécialement conçu pour eux donne des résultats encourageant
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Contre les troubles de l’écriture des malades de Parkinson, des étudiants ont inventé le parfait stylo

 

trouble écriture parkinson

Les troubles de l’écriture sont souvent l’un des symptômes qui amène une personne atteinte de la maladie de Parkison à consulter pour la première fois. Dès le début de la maladie, les parkinsoniens peuvent être atteints de micrographie: l’écriture devient plus petite, difficilement lisible et les tremblements rendent cette activité quotidienne pénible.

Des étudiants britanniques du Royal College of Art et de l’Imperial College London ont inventé un outil qui pourrait permettre aux patients atteints de troubles moteurs de recommencer à écrire normalement: un stylo vibrant.

Derrière ce stylo vibrant nommé ARC et repéré par nos confrères du Journal du Geek, on retrouve quatre jeunes ingénieurs et designers. Comme l’explique leur vidéo, les vibrations produites par le moteur du stylo stimulent les muscles des mains et aident le malade à mieux contrôler son écriture. Les lettres deviennent plus grosses, le tracé plus régulier, l’ensemble plus lisible.

« 93% des participants aux premiers tests ont réussi à avoir une écriture plus grosse », annoncent les concepteurs d’ARC. Une vraie victoire sur la micrographie.

avant apres stylo parkison

Après l’élaboration d’un prototype, l’équipe de Dopa Solution a confectionné un modèle plus ergonomique et présentable. Les jeunes inventeurs cherchent encore des participants pour leurs tests et des distributeurs pour passer à la prochaine étape.

Pour le futur, ils s’interrogent également sur l’intégration de générateurs de vibrations dans d’autres objets du quotidien précise le Journal du Geek. Imaginez le même dispositif dans une souris d’ordinateur… Un vrai espoir pour les personnes atteintes de troubles moteurs.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Et si l’usage du stylo disparaissait complètement…


Ce serait une erreur monumentale d’arrêter d’enseigner l’écriture aux enfants du primaire au profit du clavier. L’apprentissage de l’écriture manuscrite permet un meilleur apprentissage de la lecture et de la mémoire
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Et si l’usage du stylo disparaissait complètement…

 

Les enfants ayant appris à tracer les lettres les identifieraient plus facilement que les autres. Photo: Stephan Savoia Associated Press Les enfants ayant appris à tracer les lettres les identifieraient plus facilement que les autres.

Abandonner l’écriture manuscrite au primaire pourrait engendrer des difficultés en lecture. Et à l’âge adulte, la prise de notes sur un clavier d’ordinateur plutôt qu’à la main est moins efficace pour apprendre de nouveaux concepts, suggèrent diverses études scientifiques.

Fastidieuse pour les jeunes enfants, l’écriture manuelle est boudée par certains, même par plusieurs pédagogues qui lui préfèrent le clavier, devenu le principal outil de communication aujourd’hui. Or un tel choix pourrait être néfaste, selon Jean-Luc Velay et Marieke Longchamp, de l’Institut de neurosciences cognitives de la Méditerranée, à Marseille. Ces neuroscientifiques en sont persuadés depuis qu’ils ont observé, grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF), l’activité du cerveau d’adultes auxquels on avait demandé de lire des lettres et des pseudo-lettres (n’ayant aucune signification). En fait, la vue des lettres, au contraire des pseudo-lettres, active une zone du cortex prémoteur impliqué dans la planification et l’organisation des mouvements.

Or cette même aire du cerveau est également activée lors de l’écriture manuelle de lettres et de symboles inconnus, confirmant que cette région cérébrale est bel et bien liée à l’écriture.

« Le mouvement d’écriture laisse une trace, une mémoire sensori-motrice qui est réutilisée au moment où on lit », explique M. Velay, dans la revue Science et vie.

Et pour vérifier s’il est nécessaire d’écrire pour apprendre à lire, ces mêmes chercheurs ont enseigné à certains élèves de la maternelle des lettres en les écrivant à la main et à d’autres en les tapant sur un clavier. Au final, les lettres apprises à la main étaient mieux reconnues que celles apprises au clavier, lors de tests de lecture. Des résultats comparables ont été obtenus chez des adultes à qui on apprenait une langue étrangère.

« Si l’enfant n’a pas appris à écrire à la main, la mémoire sensori-motrice des lettres est absente chez lui. Cela peut diminuer ou ralentir sa capacité à identifier des caractères. On peut imaginer qu’il rencontrera des difficultés à lire des textes », affirme M. Velay.

Karin James, de l’Université de l’Indiana, est arrivée aux mêmes conclusions après avoir montré à des enfants de quatre à cinq ans à écrire des lettres et à d’autres à simplement les visualiser, comme lorsqu’on se sert d’un ordinateur. Encore une fois, les enfants ayant appris à tracer les lettres les identifiaient plus facilement que les autres, et cette tâche activait chez eux un réseau de neurones. Un réseau, associé au « circuit de la lecture », qui n’est pas activé chez les enfants ayant assimilé les lettres sans les écrire.

Une autre étude, de Pam Mueller de l’Université Princeton et Daniel Oppenheimer de l’Université de Californie à Los Angeles, a montré que les étudiants universitaires qui prenaient leurs notes de cours avec l’ordinateur réussissaient moins bien dans les épreuves de conceptualisation que ceux recourant aux notes manuscrites.

Plusieurs études ont déjà démontré que l’ordinateur distrait les élèves, moins prompts à participer aux discussions en classe, et compromet ainsi leur apprentissage. Même quand l’appareil, non connecté à Internet, ne sert qu’au traitement de texte — comme dans l’étude de Mueller et Oppenheimer —, il pousse les étudiants à transcrire le contenu complet du cours, puisqu’il permet de noter rapidement plus d’informations qu’à la main. Par contre, les étudiants contraints d’écrire à la main doivent trier les informations les plus importantes.

« Ils synthétisent et résument le contenu du cours », un exercice de traitement de l’information profitable en définitive.

Après révision de leurs notes une semaine après le cours, ces derniers ont mieux réussi aux tests portant sur des informations factuelles ainsi que sur des compréhensions conceptuelles que leurs collègues qui avaient tapé leurs notes de cours.

Compte tenu de ces constats favorables à l’écriture manuscrite, les auteurs affirment qu’« en dépit de la popularité grandissante de l’emploi des ordinateurs en classe, ceux-ci pourraient faire plus de mal que de bien ».

http://www.ledevoir.com

Cancer: l’écriture favoriserait la guérison des survivantes


L’écriture est libératrice, le fait de prendre un crayon et papier et d’écrire nos émotions peut s’avérer salutaire. D’ailleurs lors de traitements contre le cancer, cela peut aider à combattre la maladie
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Cancer: l’écriture favoriserait la guérison des survivantes

 

Écrire sur ses émotions peut améliorer la santé des survivantes du cancer du sein.

Photo Fotolia

HOUSTON, Texas – Écrire sur ses émotions et sur les bénéfices d’un traitement de cancer peut améliorer la santé des survivantes du cancer du sein, selon une nouvelle étude.

La recherche a été menée par la professeure Qian Lu, de l’Université de Houston, au Texas, auprès de patientes d’origine asiatique. Le but de l’étude était de réduire le fardeau psychologique de la maladie sur les patientes provenant de minorités ethniques, particulièrement chez les survivantes du cancer du sein.

«Dans mon étude, j’ai découvert que les conditions physiques et la santé mentale des patientes s’améliorent lorsqu’elles expriment par écrit leurs peurs les plus profondes et décrivent les avantages du diagnostic de cancer», a dit Mme Lu, dans un communiqué.

Selon Mme Lu, écrire sur les épreuves de la vie, même si ce n’est que pour des périodes de 20 ou 30 minutes pendant trois ou quatre jours, peut renforcer le système immunitaire du corps. La détente engendrée par l’écriture aurait un impact direct sur la capacité du corps à résister au stress et à combattre l’infection.

L’équipe de la chercheuse a fait remplir un questionnaire standard de santé aux participantes et leur a demandé d’écrire 20 minutes par semaine pendant trois semaines.

«L’étude révèle que les participantes ont trouvé le devoir d’écriture facile et qu’il leur a permis d’extérioriser leurs émotions comme elles ne l’avaient jamais fait auparavant, a expliqué la scientifique. Elles disent avoir écrit sans se censurer sur ce qu’elles pensaient et ressentaient. Elles indiquent aussi que l’intervention médicale a été appropriée et indispensable.»

Selon l’auteur, l’exercice d’écriture, après six mois, a permis de réduire la fatigue, l’anxiété et le stress post-traumatique.

L’étude a été publiée dans le journal médical Health Psychology.

http://fr.canoe.ca

Prendre des notes à la main est plus efficace qu’au clavier


Une étude très intéressante qu’au retour à l’école bientôt, les étudiants devraient prendre en considération. Mais aussi pour tout le monde qui veut mieux retenir les informations. Pour la mémorisation, la main avec un crayon est mieux que le clavier
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Prendre des notes à la main est plus efficace qu’au clavier

 

une main tenant un crayon

Les gestes exécutés par la main sont plus complexes que ceux de la frappe au clavier. L’engagement du cerveau serait différent, et permettrait un meilleur accès aux concepts.

Lorsque nous prenons des notes avec un crayon ou un stylo lors d’un cours ou d’une conférence, nous retenons plus de choses que si nous notons à l’aide d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur.

De plus en plus, les tablettes, claviers et smartphones prennent la place du stylo et du calepin pour prendre des notes, que ce soit en cours, en réunion professionnelle ou lors de conférences. Au point qu’aux Etats-Unis, 45 états sur 50 ont abandonné l’apprentissage de l’écriture manuscrite pour engager les enfants sur la voie du tout numérique.

Ce choix pourrait bien être le mauvais. Nous pourrions avoir sous-estimé la puissance de la main et de ses connexions avec la pensée. Récemment, des travaux de recherche menés à l’Université de Princeton ont montré que des personnes prenant des notes avec un crayon lors d’une conférence gardaient un meilleur souvenir de la présentation que des personnes ayant pris leurs notes à l’aide d’un clavier.

Dans cette expériences, les participants devaient écouter une mini-conférence sur un sujet donné (par exemple, la vie et la mort des civilisations) puis répondre à des questions posées par un examinateur qui testait ce qu’ils avaient retenu. L’examinateur testait deux choses   le nombre de données factuelles retenues par les auditeurs (À quel siècle est apparue la civilisation de l’Indus ?) et le nombre de données conceptuelles qu’ils avaient mémorisées (Comment Grecs et Phéniciens se distinguaient-ils dans leur vision du monde ?).

Les concepts mieux activés

Pour la mémorisation de données factuelles, le stylo et le clavier arrivaient à égalité. En revanche, pour le nombre de données conceptuelles, le stylo livrait de bien meilleurs résultats. Les participants ayant pris leurs notes à la main arrivaient à extraire l’essentiel de ce qu’ils avaient entendu, à mettre en relation plusieurs contenus de la présentation et à en tirer de grandes lignes.

Les raisons de cet avantage sont essentielles : à cause de la plus grande rapidité de prise de notes offerte par le clavier, les auditeurs ont tendance à tout noter, y compris de façon littérale en rapportant les propos exacts de l’orateur. Ce faisant, ils placent chaque information sur un pied d’égalité alors que les personnes prenant des notes à la main sont obligées d’établir une hiérarchie dans les faits et de ne retenir que le plus important. Un travail de conceptualisation est automatiquement réalisé et le résultat est plus structuré.

La main, outil optimal ?

Réfléchissons bien avant de sacrifier l’usage de la main à un outil technologique qui pourrait bien s’avérer à double tranchant. D’autres études ont d’ores et déjà révélé que la qualité des textes produits par des élèves de CE2 munis de stylos est supérieure au niveau conceptuel à celle des textes produits par les mêmes élèves avec des claviers. A cela s’ajoute un étonnant pouvoir de la main de réduire les problèmes de dyslexie, et ce pour une raison à la fois simple et étonnante : pour le cerveau, toutes les touches d’un clavier se ressemblent, alors que le geste réalisé par les muscles de la main pour exécuter différentes lettres cursives sont programmés par des schémas moteurs entièrement distincts dans le cerveau… Une leçon de neurosciences et de pédagogie à méditer !

http://www.pourlascience.fr

SMS4Science: tout sur nos textos


Les textos ont changé beaucoup dans la mode de communication, les gens textent plus qu’ils parlent au téléphone. Ce phénomène a eu des idées préconçues face à l’écriture, qu’une étude que font partie les pays français et la province du Québec au Canada viennent de mettre à jour leurs résultats
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SMS4Science: tout sur nos textos

 

Il y a 20 ans, les oiseaux de malheur prédisaient la mort de l'écriture. Or... (Photo Digital/Thinkstock)

Photo Digital/Thinkstock

Silvia Galipeau
La Presse

Il y a 20 ans, les oiseaux de malheur prédisaient la mort de l’écriture. Or aujourd’hui, qui l’eût cru? On écrit plus que jamais, notent avec enthousiasme les linguistes. Grâce, entre autres, à l’immense popularité des textos. Oui, oui, des textos, ces petits messages envoyés à toute heure de la journée, pour tout, mais aussi (surtout?) pour rien.

Des chercheurs scrutent à la loupe cette trace unique du langage quotidien, dans le cadre d’un projet international baptisé SMS4Science, coordonné par l’Université catholique de Louvain, en Belgique, et auquel participe une foule de pays francophones (la France, la Suisse, la Réunion) ainsi que le Québec.

Voici, en vrac, quelques conclusions qui brisent bien des idées reçues: non, les textos ne sont pas truffés de fautes d’orthographe, mais sont en fait très créatifs. Et non, les Québécois n’écrivent pas non plus comme les Français. Société distincte jusqu’au bout des doigts, quoi…

1. «Je, me moi»

Est-ce vraiment une surprise? Sur plus de 93 000 textos analysés par l’équipe française, le mot le plus fréquent, loin devant tous les autres, est le «je».

«On met beaucoup de soi dans les textos», signale la linguiste Rachel Panckhurst, de l’Université de Montpellier.

Un très grand nombre de textos est d’ailleurs composé de messages à sens unique, dans lesquels l’auteur parle de lui à l’autre, en exprimant ses émotions, ses joies, sa tristesse, son amour.

2. L’amouuuur

La petite phrase que l’on trouve le plus est aussi celle-ci: «Je t’aime.» Les chercheurs notent à cet égard que les textos sont aussi truffés de mots doux, lesquels sont nettement plus fréquents que les messages de tristesse, de rage ou de colère.

3. 🙂

Les «smileys» sont de plus en plus populaires: le tiers de tous les messages en contient. Mais étrangement, les bonshommes classiques demeurent nettement plus populaires que les icônes graphiques, lesquels ne comptent que pour 1% de tous les «smileys».

4. Sans fautes!

Qu’on se le dise. La directrice du projet, Louise-Amélie Cougnon, a rédigé une thèse de doctorat sur la question. Les résultats sont limpides: quel que soit le pays, les textos ne contiennent que de 4 à 7% de fautes d’orthographe, ce qui est finalement bien peu. Certes, les jeunes (qui sont les plus grands adeptes des textos) en font davantage, mais toujours moins de 7 %. Voilà de quoi remettre en question bien des idées reçues.

5. Très créatifs

La langue française a toujours évolué avec le temps. Et ces jours-ci, c’est avec les textos que ça se passe. Les observateurs notent une grande créativité (en matière d’abréviations, de substitutions phonétiques, de réductions, etc. – la consécration du terme « lol » en est l’exemple par excellence), beaucoup de jeux de mots, même un registre qui change, selon le destinataire (on ne parle pas de la même manière à un enseignant qu’à un ami, évidemment).

 «Il est très riche, le SMS, et il induit des pratiques linguistiques et sociales nouvelles. On a même tendance à moins téléphoner!», signale la linguiste Rachel Panckhurst.

6. Distinctions québécoises

Au Québec, les textos sont typiquement plus courts qu’ailleurs, concis, directs. Nous avons aussi tendance à traduire beaucoup de mots de l’anglais («bon matin», «bienvenue»), ou à carrément écrire dans les deux langues («I’m dead. Je viens pas ce soir»), ce qui ne se voit pas en France. Finalement, alors que les Français ont tendance à croire que notre langage est ici souvent très cru, c’est tout le contraire.

«Ce sont les Français qui sont les plus crus», note Betty Vouillon, qui fait justement une maîtrise en sciences du langage sur la question.

«Les Français utilisent des insultes-mots doux à la pelle!», dit-elle («Salut ma grosse pute», et autres «grognasse», des expressions qu’on voit peu, voire pas, ici).

Découvrez le projet international: SMS4Science http://www.sms4science.org/

http://www.lapresse.ca/