Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les océans?


    Si vous allez en vacances à la plage dans le sud. Il est important de ne pas oublier sa crème solaire. Si vous avez un souci de l’environnement, les crèmes solaires qui contiennent d’oxybenzone et l’octonoxate sont à éviter pour protéger les coraux et les algues qui sont essentiels pour les coraux. Même si on ne se baigne pas dans la mer, sous la douche, des résidus de la crème se retrouvent dans les eaux usées, puis dans la mer. Mieux vaut opté pour des crèmes solaires minérales.
    Nuage


    Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les océans?

    Faudrait-il bannir les crèmes solaires pour protéger les

    BOOPHOTOGRAPHY VIA GETTY IMAGES

    Entre 6000 et 14 000 tonnes d’écrans solaires sont retrouvées chaque année dans les océans.

    • Par Annie St-Jacques,

      • Prévenant le vieillissement de la peau, les coups de soleil et le cancer, la crème solaire est l’accessoire primordial d’une journée en bord de mer. Et si cet accessoire est grandement valorisé pour ses bienfaits pour la peau, il serait aussi responsable de la destruction de la vie aquatique.

        Chaque année, entre 6000 et 14 000 tonnes d’écrans solaires se retrouvent dans les océans. Et bien que la baignade soit en cause, le rejet des eaux usées en est aussi responsable, puisque les filtres UV qui font partie des cosmétiques, des textiles, des plastiques et des peintures s’y retrouvent. 

        Le 3 juillet dernier, l’État d’Hawaï a banni les crèmes solaires qui contiennent deux produits chimiques, soit l’oxybenzone et l’octinoxate, ce qui interdira, dès janvier 2021, près de 70% des écrans solaires commerciaux. Il s’agit du premier État américain à adopter cette loi afin de préserver les coraux déjà fragilisés par le réchauffement climatique et la pollution.

        Mais si la destination vacances américaine est la première à poser des actions concrètes, elle est loin d’être la seule dont les récifs de corail subissent des impacts négatifs. À l’échelle mondiale, ce sont près de 10% des coraux qui sont menacés d’être atteints par les filtres UV organiques, qui contiennent des produits chimiques; en zone côtière, ce taux s’élève à 40%. 

        Les destinations touristiques devraient-elles toutes adopter une législation?

        Selon le professeur en chimie environnementale à l’Université de Montréal Sébastien Sauvé, dans les régions touristiques où les coraux pourraient être directement affectés, oui

         «Là où il y a des coraux en quantité raisonnable, c’est certainement valable d’offrir des alternatives. Ce n’est pas comme si on enlevait les crèmes solaires, on demande aux gens d’utiliser des écrans solaires sans la molécule qui est dangereuse.»

        Les filtres UV organiques sont les principaux responsables de la fragilisation des coraux. Plus précisément, ce sont l’oxybenzone et l’octonoxate. Ces filtres pénètrent dans notre épiderme et absorbent les rayons UV à la place de notre peau.

        «Quand les rayons UV touchent cette molécule, elle va se mettre à absorber les rayons UV et donc, à les empêcher de continuer ou de traverser plus loin. Ce sont ces molécules-là qui sont soupçonnées d’avoir des impacts sur les coraux.»

        Les filtres minéraux, quant à eux, ne sont pas toxiques pour les récifs coralliens, puisqu’ils ont une action physique ou mécanique, explique le professeur. Les crèmes solaires minérales contiennent de l’oxyde de zinc ou de l’oxyde de titane, qui sont comme des grains de sable sur notre peau; ceux-ci bloquent «physiquement» les rayons UV, ajoute-t-il. 

        «Les deux (types de crème solaire) vont avoir une efficacité un peu différente pour protéger les gens qui les prennent, mais la toxicité sur les coraux va être assez différente. Un écran opaque à base d’oxyde de titane, donc mécanique, n’aura pas de toxicité chez les coraux», a soulevé Sébastien Sauvé. 

        Pour ce qui est des impacts, l’oxybenzone engendre une déformation des larves des coraux qui sont, simplement dit, des «bébés» coraux. Il les immobilise, accélère leur blanchissement et leur ossification. Ces «bébés» coraux se retrouvent donc prisonniers de leurs propres squelettes.

        Les zooxanthelles, ces algues qui recouvrent les coraux et leur donnent leur couleur, sont essentielles à la survie des récifs coralliens. Or, les filtres UV retrouvés dans les crèmes solaires déclencheraient une infection virale chez les algues, ce qui les chasserait des coraux, et ainsi mèneraient ceux-ci à un blanchissement. Le virus se répand ensuite sur les autres récifs à proximité, entraînant d’autres vagues d’infection. Le blanchissement du corail affecte son alimentation, son métabolisme et sa capacité à construire un récif, ce qui le rend très vulnérable. 

        Un aperçu du blanchissement des récifs coralliens à l'archipel de la Société,...

        ALEXIS ROSENFELD VIA GETTY IMAGESUn aperçu du blanchissement des récifs coralliens à l’archipel de la Société, en Polynésie française.

        Les solutions

        Se rincer sous la douche, bien qu’elle semble une bonne idée, ne constitue pas une solution pour contrer les résidus de crème solaire retrouvés dans les océans. La raison est simple: en se douchant, l’excès de crème solaire se retrouve dans les eaux usées qui, elles, se déversent dans les océans.

        «Si on se met de la crème solaire et qu’on va prendre notre douche, on va se laver et donc, on va enlever la crème. Elle va aller dans l’eau de la douche, qui va aller dans l’égout et qui peut, selon le traitement d’eau qu’il y a en place, se retrouver dans l’environnement», a expliqué Sébastien Sauvé.

        Et donc, la solution la plus simple serait d’opter pour des crèmes solaires «biologiques». Toutefois, prises en plein débat, les crèmes solaires dites «biologiques» contiennent des éléments métalliques comme l’oxyde de zinc ou de titane qui, pour certains, n’entrent pas dans la catégorie du «bio», explique le professeur. Mais qu’elles soient biologiques ou pas, les crèmes solaires minérales n’auraient aucune incidence sur les coraux, ou la vie marine, ajoute-t-il.

        Ainsi, elles présentent des solutions écologiques aux crèmes solaires traditionnelles qui contiennent des molécules toxiques pouvant nuire aux coraux. Lors de votre prochaine escapade, ne bannissez surtout pas la crème solaire, mais tentez de vous procurer des marques qui sont écoresponsables. Quelques compagnies québécoises bien connues offrent cette option, par exemple, Les produits de MaYa, Druide, Attitude et La Coursière bio organic.

        Et puis au Québec?

        S’il est important d’opter pour une crème solaire minérale lors d’une escapade en bord de mer, il en est autrement sur les plages du Québec. Bien qu’il n’y ait pas d’étude concrète sur l’impact des résidus de crème solaire sur les plantes aquatiques et les autres animaux marins, les filtres UV chimiques ne sont certes, pas une priorité dans les contaminants des eaux d’ici, a soulevé Sébastien Sauvé.

        «Il y a quand même une nuance; au Québec, c’est beaucoup moins un enjeu. Il y a beaucoup d’autres soucis et plein d’autres contaminants qui m’inquiètent plus que les résidus de crèmes solaires; tout ce qui va être les résidus de pesticides, d’hormones, les molécules perforées, les antibiotiques, les sous-produits de plastique. Il y a plein d’autres choses qui sont toxiques pour nous, pour les poissons, ou pour l’environnement.» 

        https://quebec.huffingtonpost.ca/

      Les crèmes solaires sont nocives pour les océans (mais des alternatives existent)


      Ceux qui ont la chance de passer des vacances près de la mer. Il ne faut surtout pas oublier la crème solaire. Cependant, certaines crèmes sont très néfastes pour les  coraux et c’est une des causes du blanchissement de récifs. Et même si une personne ne baigne pas, la crème solaire se retrouve au sol ou quand on prend une douche, cela  contamine quand même la mer. On dit qu’il y a 14 000 tonnes de crème solaire qui aboutissent dans les mers. On doit donc trouver des crèmes qui respecte l’environnement
      Nuage

       

      Les crèmes solaires sont nocives pour les océans (mais des alternatives existent)

       

       

      PHOTOGRAPHIE DE DAVID FLEETHAM, VWPICS/REDUX

      Des composés chimiques présents dans les crèmes solaires peuvent se déverser dans les océans et ainsi s’attaquer aux coraux. Des alternatives aux écrans solaires existent.

       

      Vue de loin, la Grande Barrière de corail australienne s’apparente à un joyau sous-marin. Les coraux colorés du récif servent de jardin subaquatique à un écosystème marin vibrant de vie et attirent des visiteurs venus du monde entier. Les plongeurs peuvent nager aux côtés de milliers d’espèces de poissons ayant élu domicile dans le récif. Les voyageurs les plus chanceux peuvent même apercevoir les tortues de mer ou les dugongs qui composent cet écosystème.

      Cette biosphère est cependant fragile. La hausse des températures ainsi que les produits chimiques nocifs déversés dans les eaux provoquent le blanchissement du récif, jadis éclatant. Nous garderions même certaines de ces toxines sur notre peau.

      Lorsque vous nagez avec de la crème solaire sur la peau, des composés chimiques comme l’oxybenzone sont susceptibles de s’infiltrer dans l’eau puis d’être absorbés par les coraux. Ces substances peuvent alors perturber la reproduction et le cycle de croissance des coraux, conduisant ainsi à leur blanchissement.

      Même si vous ne vous baignez pas après avoir appliqué de la crème solaire, elle risque de s’écouler pendant votre douche. Les aérosols pulvérisent souvent d’importantes quantités d’écran solaire dans le sable qui finissent par être emportées dans les océans. Chaque année, près de 14 000 tonnes de crème solaire finissent dans les mers.

      Si nous sommes à l’origine de cette contamination, nous sommes également à même d’aider ces fragiles écosystèmes marins à guérir. Le 1er mai, les législateurs hawaïens ont adopté un projet de loi visant à interdire la vente d’écran solaire contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate, autre composé chimique néfaste. Hawaï est le premier État à prendre une telle mesure, qui pourrait entrer en vigueur d’ici le 1er janvier 2021.

      DES RÉCIFS MENACÉS

      La pollution menace les récifs coralliens du monde entier et les coraux d’une majorité de sites touristiques parmi les plus prisés sont en danger. Outre la Grande Barrière de corail, les nombreux visiteurs dans les baies d’Hawaï, dans les Îles Vierges des États-Unis ainsi qu’en Israël rendent les récifs particulièrement vulnérables.

      La baie de Hanauma sur l’île d’Oahu, parc d’État formé au sein d’un cône volcanique, en est un exemple flagrant. Ses vagues turquoises et ses récifs coralliens frémissants attirent près d’un million de touristes chaque année, faisant de ce lieu l’un des plus fréquentés d’Hawaï pour la plongée libre. Cette baie abrite 450 espèces de poissons ainsi que les plus grands récifs de l’île d’Oahu.

      LANCER LE DIAPORAMA

      Hurricane Hole, dans le Monument national du récif corallien des îles Vierges, situé au large de Saint John, est également une destination populaire. Ce monument subaquatique protège 35 kilomètres d’habitats marins, dont 30 espèces de coraux. Les visiteurs peuvent faire de la plongée libre dans les mangroves aux côtés des coraux, des poissons et d’invertébrés aquatiques.

      La réserve naturelle de coraux d’Eilat, en Israël, en est un autre exemple. Le golfe d’Eilat abrite les seuls récifs coralliens du pays et constitue en cela une attraction majeure aux yeux des touristes. Grâce à des ponts bâtis au-dessus des récifs, les visiteurs peuvent admirer les coraux ainsi que les poissons colorés qui évoluent dans le golfe. Il est également possible de faire de la plongée sous-marine le long du récif afin d’avoir une vue privilégiée.

      Si les récifs coralliens viennent à disparaître, nous aurons perdu un écosystème vital. L’économie mondiale en serait également impactée, puisqu’ils constituent une attraction touristique importante ainsi qu’une source de revenus pour ces sites touristiques populaires.

      POUR LA SANTÉ DES RÉCIFS

      L’interdiction imminente à Hawaï ne signifie pas que les gouvernements attendent de nous que nous cessions d’utiliser de la crème solaire. L’écran solaire permet toujours de protéger contre les risques de brûlures et le cancer de la peau. Bonne nouvelle : il existe des alternatives plus sûres, que ce soit pour notre peau, qui sont dénuées d’oxybenzone.

      Chaque année, Haereticus Environmental Lab publie une liste des crèmes solaires sans danger pour l’environnement. Des organisations telles que l’Environmental Working Group éditent également un guide sur les écrans solaires avec lesquels vous pouvez vous badigeonner les yeux fermés. Ceux à base de minéraux, notamment de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc, sont à préférer à ceux à base d’oxybenzone car ils présentent moins de risques. Les crèmes qui ne contiennent pas de nanoparticules ne peuvent pas être ingérées par les coraux et sont donc plus sûres. Certaines combinent nanoparticules et particules de taille normale ; le Consumer Products Inventory propose une base de données qui vous indique si votre crème solaire contient des nanoparticules.

      Certaines agences de voyage obligent les touristes à n’utiliser que de l’écran solaire biodégradable pour des destinations populaires comme le Mexique. Des hôtels et des compagnies aériennes hawaïennes distribuent gratuitement des échantillons de crème solaire dépourvue de composés chimiques nocifs pour les récifs. La majorité de ces hôtels informent leurs clients de ces restrictions ou les font figurer sur leur site web.

      Selon les dermatologues, les vêtements sont aussi efficaces que l’écran solaire pour protéger la peau des rayons du soleil. Seul bémol, ils ne couvrent pas l’intégralité du corps. De nombreuses compagnies offrent des tenues de protection contre le soleil, comme des combinaisons à manches longues ou des maillots de bain qui recouvrent le corps. En dernier recours, rien de tel qu’un bon vieux t-shirt.

      https://www.nationalgeographic.fr/

      Les écrans solaires formeraient des produits dangereux dans l’eau


      L’avobenzone est un ingrédient qui entre dans la composition de plusieurs crème solaire, bien qu’il n’est pas dangereux en soit, il le devient quand il entre en contact avec l’eau chlorée
      Nuage

       

      Les écrans solaires formeraient des produits dangereux dans l’eau

       

      Des écrans solaires peuvent se décomposer en interagissant avec l'eau chlorée... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

      PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

       

      La Presse Canadienne

      Des écrans solaires peuvent se décomposer en interagissant avec l’eau chlorée et la radiation solaire, donnant ainsi naissance à des produits potentiellement dangereux, préviennent des chercheurs russes.

      Les scientifiques de l’université Lemonosov, à Moscou, se sont intéressés plus spécifiquement à l’avobenzone, un filtre chimique qui entre dans la composition de plusieurs écrans solaires.

      L’avobenzone a la capacité d’absorber les rayons ultraviolets et n’est pas, en elle-même, une substance dangereuse. Les chercheurs ont toutefois constaté qu’elle se dégrade une fois exposée au chlore et aux rayons du soleil. Cette décomposition pourra se produire directement sur la peau mouillée du baigneur.

      La dégradation de l’avobenzone donne notamment naissance à des phénols et à de l’acétylbenzène chloré – deux produits qui entrent dans la composition des gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l’ordre.

      Les chercheurs préviennent enfin que l’avobenzone, s’il entre en contact avec les sels de cuivre qui sont souvent utilisés pour colorer l’eau, produira des quantités importantes de bromoforme, un produit qui peut interférer avec le foie, les reins et le système nerveux central.

      http://www.lapresse.ca/

      Cette femme atteinte d’un cancer de la peau vous met en garde contre le soleil et le bronzage


      Il y a des cancers qu’on peut éviter, comme le cancer de la peau surtout quand il est causé par l’abus du soleil ou des séances de bronzage. Ce n’est pas après 30-40 ans qu’il faut faire attention, mais dès le très jeune âge. Quand on passe la journée dehors, il devrait avoir un automatisme de se mettre de la crème solaire aux enfants et adultes
      Nuage

       

      Cette femme atteinte d’un cancer de la peau vous met en garde contre le soleil et le bronzage

       

      skin cancer

      Une femme a partagé des photos sur Facebook pour rappeler les dangers de l’exposition au soleil, et somme la population d’utiliser de l’écran solaire.

      Judy Cloud, qui se bat contre un cancer de la peau depuis des années, a publié sur Facebook des images de son visage après ses opérations et elles sont rapidement devenues virales, attirant plus de 102 000 partages.

      La femme de 49 ans révèle des photos de sa douloureuse rémission.

      « J’ai eu ma quatrième intervention chirurgicale pour enlever les taches cancéreuses, écrit-elle. Le cancer de la peau continue de revenir. Ce fut la chirurgie contre le cancer de la peau la plus invasive que j’ai eue jusqu’à maintenant.»

      « J’ai eu une chirurgie de trois-quatre heures, et j’étais sous anesthésie général. J’ai passé deux heures en récupération. Vingt-trois parties de mon corps ont été retirées en une journée – dix par excision et treize interventions au laser.»

      Elle a aussi décrit, en détail, le lendemain de l’opération – y compris combien de temps elle a dû prendre congé au travail et comment elle avait de la difficulté à mâcher.

      Cloud a expliqué qu’elle était insouciante lorsqu’elle se faisait bronzer dans sa jeunesse.

      « C’est le résultat d’avoir été dans les cabines de bronzage quand j’étais plus jeune. C’est le résultat d’avoir eu plusieurs coups de soleil quand j’étais enfant et adolescente, et de ne pas avoir été assidue lorsque venait le temps d’appliquer de la crème solaire, et d’être restée trop longtemps au soleil à l’adolescence, dans la vingtaine, et même au début de la trentaine. »

      Elle a aussi dit que ça lui faisait mal de voir les gens abuser du soleil.

       « J’entends trop de personnes dire qu’ils se sentent mieux après avoir été faire un tour dans les salons de bronzage ou après avoir cuit sous le soleil pendant des heures. Regardez ces photos. Ça pourrait être vous .»

      « Tout le monde peut attraper un cancer de la peau, même les personnes avec une peau plus foncée. C’est une fausse idée de penser que seules les personnes à la peau claire peuvent être atteintes du cancer de la peau. Le cancer ne fait pas de discrimination. »

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Protection solaire Plus de 80% des produits ne passent pas le test


      Neutrogena, Banana Boat et de Coppertone seraient les pires produits a utiliser pour se protéger des rayons du soleil. Il faudrait des règlements en Amérique du Nord comme en Europe pour que les écrans solaires puissent faire en quoi on s’attend d’eux
      Nuage

       

      Protection solaire

      Plus de 80% des produits ne passent pas le test

       

      Plus de 80% des produits ne passent pas le test

      Crédit photo : Archives Agence QMI

      Plus de 80% des écrans solaires ne rempliraient pas leurs promesses ou pourraient même être dangereux pour la santé, selon une récente étude américaine.

      Environmental Working Group (EWG), un organisme dédié à la protection de la santé humaine et de l’environnement, a analysé 1700 produits de protection solaire disponibles aux États-Unis et au Canada.

      EWG a constaté que même des produits pour bébés pouvaient contenir des ingrédients chimiques connus pour leur effet nocif et irritant pour la peau.

      Parmi les pires écrans solaires, on retrouve ceux mis en marché par Neutrogena, car ils renferment pour la plupart de l’oxybenzone, un perturbateur endocrinien. Un tiers des produits de protection solaire de cette marque contient aussi du rétinol palmitate, une forme de vitamine A qui serait instable au soleil et augmenterait les risques de dommages pour la peau.

      Par ailleurs, l’écran solaire Neutrogena pour bébés renferme un agent de conservation appelé méthylisothiazolinone, qui est déconseillé dans la composition des produits d’hygiène personnelle et les cosmétiques.

      La compagnie propose également des crèmes dont le facteur de protection solaire (FPS) est supérieur à 70, alors que les études démontrent qu’au-delà d’un FPS de 50, les impacts en termes d’efficacité sont minimes.

      Ces FPS élevés peuvent aussi créer un faux sentiment de sécurité chez les utilisateurs, les incitant à croire qu’ils peuvent s’exposer au soleil plus longtemps et réappliquer la crème moins souvent.

      Plusieurs produits de Banana Boat et de Coppertone sont aussi déconseillés par l’organisme.

      EWG estime que plus de la moitié des produits vendus en Amérique du Nord ne pourraient pas se retrouver sur les tablettes en Europe, où la règlementation est beaucoup plus sévère.

      EWG a aussi constaté que les écrans solaires en aérosol sont moins efficaces et potentiellement dangereux.

      «Si on utilise un aérosol, on est plus susceptible de respirer des produits chimiques qui pénètrent profondément dans les poumons, qui causent des irritations et entrent dans la circulation sanguine», lit-on dans le rapport de l’organisme.

      Ces aérosols ne devraient être utilisés que dans des lieux bien aérés, recommande Santé Canada.

      http://tvanouvelles.ca/

      Gare au cancer de peau en hiver


      L’hiver le soleil est beaucoup plus proche de la Terre, donc avec la neige blanche par de belles journées ensoleillées, la réflexions de la lumières est plus fort et les effets de l’astre de feu peut faire tout autant de dommages qu’en saison estivale
      Nuage

      Gare au cancer de peau en hiver

      Gare au cancer de peau en hiver

      © Shutterstock

      Durant la saison froide, les rayons du soleil peuvent sembler moins nocifs pour la peau qu’en plein été. Pourtant, c’est l’hiver qu’ils sont les plus traîtres.


      Par Sira Chayer

      En effet, lors d’une belle journée hivernale ensoleillée, le tapis de neige blanche au sol peut refléter les rayons ultraviolets dans une proportion pouvant atteindre 80 %, alors que l’eau et le sable sec l’été les reflètent à 10 et 15 % respectivement.

      La neige blanche au soleil peut être si éblouissante que les verres fumés deviennent rapidement indispensables pour se protéger les yeux. Mais qu’en est-il de l’utilisation des écrans solaires l’hiver? Un récent sondage commandé par le Réseau mélanome Canada révèle que très peu de Canadiens en font usage en période hivernale.



      Les hommes seraient les moins disciplinés. Seulement 4 % des Canadiens appliqueraient un écran solaire sur leur peau l’hiver, comparativement à 14 % des Canadiennes, ce qui n’est guère mieux.


      Pour la présidente du Réseau mélanome Canada, Annette Cyr, il est indispensable de protéger sa peau autant en été qu’en hiver.

      «Le niveau de rayonnement UV dépend non pas de la température extérieure, mais de l’élévation du soleil, de la couverture nuageuse, de l’altitude et de la réflexion, ce qui signifie qu’un écran solaire s’impose à longueur d’année. L’absence de protection cutanée augmente le risque de mélanome», explique-t-elle.

      Le mélanome, un cancer agressif

       

      © Shutterstock


      Le mélanome est la plus agressive des formes de cancer de la peau et la plus mortelle. Peu de cancers sont à la hausse au Canada, mais le mélanome est de ceux-là; son incidence augmente chaque année de 1,6 % chez les hommes et de 1 % chez les femmes. Cette année, on estime que 5500 personnes au Canada recevront un diagnostic de mélanome et que 950 mourront de ce cancer.


      Ces chiffres peuvent faire peur, mais il faut aussi savoir que le mélanome a le taux de survie le plus élevé de tous les cancers puisqu’il est facilement détectable à un stade précoce.

      Il est donc important de faire l’auto-examen de dépistage de cancer de la peau régulièrement, soit une fois par mois. Le Dr Manish Khanna, directeur du département de dermatooncologie à l’Hôpital général juif et directeur médical du centre de médecine esthétique PEAU, suggère la méthode ABCDE pour reconnaître un mélanome.

      «A pour l’asymétrie, B pour la bordure, C pour la couleur, D pour le diamètre, E pour plus grand que six millimètres. Y a-t-il asymétrie, bordures irrégulières ou nouvelles couleurs? Ces changements devraient créer une sensibilité assez grande et une alerte suffisante pour que le patient ressente le besoin de consulter son médecin de famille ou son dermatologiste», indique le Dr Khanna.Pour éviter l’apparition de mélanomes, il faut bien sûr se protéger et appliquer un écran solaire doté d’un FPS d’au moins 30 sur la peau exposée au soleil et répéter l’opération toutes les deux heures.

       

      Le Dr Khanna, lui-même amateur de ski en famille, rappelle aussi l’importance de sensibiliser sa propre famille et son entourage, au plus jeune âge possible, aux enjeux reliés à l’exposition au soleil.

      «Il est estimé maintenant que 90 % de l’exposition au soleil d’une personne est le plus souvent attribuée aux 25 premières années de sa vie!», souligne-t-il.

      http://fr.canoe.ca/