Quelqu’un qui écoute


Je n’irais pas à dire que cela est improbable, mais c’est l’impression que nous pouvons parfois ressentir. On aime parler, mais pas écouter. Beaucoup s’isolent dans leur bulle pour ne pas entendre l’entourage.
Nuage


Quelqu’un qui écoute



C’est tellement rare, tellement improbable, c’est tellement miraculeux que c’est peut-être ça la civilisation et la culture. Rencontrer quelqu’un qui écoute.


Michel Serres

La nature


La nature ne cesse de nous avertir que nous sommes rien sans elle. Nous sommes tellement sourd et aveugle par tous les signaux qu’elle nous envoie que nous subissons les conséquences et on se demande encore pourquoi.

Nuage



La nature



C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.
  
Victor Hugo

Apprendre


Comment lutter contre la violence, ce n’est sûrement pas en tant sourd aux autres, mais de rechercher à se comprendre, à accepter les différences entre nous et les autres ?
Nuage

 

Apprendre

 

 

 

“Apprendre à penser, à écouter l’autre, c’est être capable de dialoguer, c’est le seul moyen d’endiguer la violence effrayante qui monte autour de nous.”

Jacqueline Worms de Romilly

La parole comme moyen pour prévenir le suicide


Dans les médias à travers le monde, on parle du suicide. Au Québec aussi, l’Association québécoise de prévention du suicide incite les gens à parler aux personnes vulnérables, et même demander si la personne pense au suicide, cela pourrait changer vraiment les choses.
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La parole comme moyen pour prévenir le suicide

 

Le Québec a enregistré 1128 suicides en 2015.

Le Québec a enregistré 1128 suicides en 2015. Photo : iStock/Adam Petto

Trois personnes s’enlèvent la vie chaque jour au Québec. Pour éviter ces drames, il faut mieux communiquer et, surtout, se parler franchement, soutient l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS).

À l’occasion de la 28e édition de la Semaine nationale de prévention du suicide (SPS), l’AQPS lance la campagne « Parler du suicide sauve des vies ».

Elle vise à sensibiliser la population québécoise à la nécessité d’ouvrir le dialogue sur le sujet.

La campagne met l’accent sur un élément fondamental de la prévention, soit la prise de parole, mais il accorde aussi une place importante à l’écoute attentive.

Le directeur général de l’AQPS, Jérôme Gaudreault, indique que parler est à la portée de tous, que chacun d’entre nous peut faire une différence auprès des personnes vulnérables.

Lorsqu’on est en détresse, parler de ses idées suicidaires à un proche ou à un intervenant est un pas important pour diminuer sa souffrance. Jérôme Gaudreault, porte-parole de l’AQPS

« C’est aussi vrai quand on s’inquiète pour quelqu’un : prendre le temps de l’écouter, lui rappeler qu’on est là pour lui et lui poser la question « Penses-tu au suicide? » peut véritablement aider », ajoute-t-il.

Besoin d’aide pour vous ou un proche?

Ligne québécoise de prévention du suicide: 1 866 APPELLE (277-3553).
Ce service est disponible partout au Québec, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
Le nouveau site
commentparlerdusuicide.com outillera les Québécois qui veulent parler du sujet.

Un témoignage touchant

L’animateur télé et ancien joueur de hockey, Dave Morissette, a été touché par le suicide d’un membre de sa famille. À titre d’ambassadeur de la SPS, il a livré un témoignage dans une vidéo de sensibilisation.

« Mon frère s’est enlevé la vie il y a 22 ans. J’aurais aimé qu’il me dise qu’il souffrait, qu’il avait mal en dedans, qu’il ne reste pas seul avec son mal-être. Ensemble, nous aurions pu trouver des solutions, passer au travers. Nous aurions dû pouvoir en parler », a relaté Dave Morissette.

Le Québec a enregistré 1128 suicides en 2015, selon des données provisoires diffusées par l’Institut national de santé publique. Ce nombre était de 1125 en 2014.

Selon l’organisme, la légère baisse du taux de suicide amorcée au début du siècle s’est atténuée au cours des dernières années, suggérant qu’un plateau a été atteint.

La Semaine nationale de prévention du suicide est soulignée partout au Québec.

Des statistiques inquiétantes 

  • Le taux de suicide augmente avec l’âge : il atteint son maximum entre 45 et 64 ans.
  • Les hommes de 45 à 64 ans présentent le taux de suicide le plus élevé au Québec, selon les données de 2013 à 2015.
  • Les jeunes de 15 à 24 ans et de 10 à 14 ans affichent le taux le plus faible.
  • Pour les femmes, le taux de suicide le plus élevé est observé, comme pour les hommes, auprès des 45 à 64 ans.
  • De 2011 à 2014, le suicide représentait près du tiers des décès chez les jeunes hommes de 15 à 24 ans, tandis que chez les femmes, cette proportion était d’environ 22,1 %.

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