D’anciens organismes reprennent vie avec le dégel du pergélisol


Les changements climatiques annoncent la fonte de glacier et du pergélisol. Des mousses se sont réveillée après 1 500 enfouie à plus d’un mètre sous terre. Les scientifiques ont pu redonner vie a des vieux nématodes après 41 000 ans. Certains organismes sont assez fort pour renaitre si la glace le protège du gel et dégel. Reste qu’on ne voudrait quand même pas que de vieux virus et bactéries nuisibles ressuscitent aussi.
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D’anciens organismes reprennent vie avec le dégel du pergélisol

organismes pergelisol

| Shutterstock/TrustMyScience

Thomas Boisson

L’emprisonnement dans la glace ne scelle pas nécessairement le destin des organismes piégés. Au cours des dernières années, les chercheurs ont exploré les étendues glacées de l’Arctique et de l’Antarctique à la recherche de survivants d’époques lointaines. Au plus profond du pergélisol, ils ont retrouvé des végétaux cryopréservés de plusieurs centaines (voire milliers) d’années, ainsi que des nématodes vieux de plus de 40’000 ans ramenés à la vie après leur exhumation.

Ces découvertes permettent aux chercheurs de mieux comprendre les mécanismes sous-tendant cette spectaculaire faculté de résilience.

De 1550 à 1850 environ, une vague de froid globale appelée Petit Âge Glaciaire a entraîné une augmentation de taille des glaciers à travers l’Arctique. Sur l’île Ellesmere au Canada, le glacier Teardrop s’est étendu et a emprisonné une petite touffe de mousse. Depuis 1850, celle-ci est restée gelée sous une couche de glace de 30 mètres.

La biologiste de l’évolution Catherine La Farge, et ses collègues, ont retrouvé la mousse de l’espèce Aulacomnium turgidum enfin libérée de son piège glacé. Elle était fanée et déchirée, mais arborait une teinte verdoyante. Les histoires de changement climatique soulignent souvent la fragilité vacillante du système écologique de la Terre. La situation est devenue encore plus alarmante lorsqu’un rapport des Nations Unies a déclaré qu’un million d’espèces de plantes et d’animaux de notre planète sont menacées d’extinction.

carte site mousse

Carte indiquant les sites où l’équipe de La Farge a découvert les mousses. Crédits : Catherine La Farge et al. 2013

Mais pour quelques espèces exceptionnelles, le dégel des calottes glaciaires et du pergélisol commence à révéler un autre récit, celui d’une étonnante résilience biologique. Des chercheurs, dans un Arctique en réchauffement, découvrent des organismes, congelés et présumés morts depuis des millénaires, capables de revenir à la vie. Ces « zombies » de la période glaciaire vont de simples bactéries à des animaux multicellulaires, et leur endurance incite les scientifiques à revoir leur compréhension de ce que signifie la survie biologique.

Des mousses emprisonnées dans la glace et ramenées à la vie

En 2009, l’équipe de La Farge explorait le glacier Teardrop pour collecter de la matière végétale noircie et expulsée par le rétrécissement du glacier. Leur objectif était de documenter la végétation qui formait il y a longtemps la base de l’écosystème de l’île.

« Le matériau avait toujours été considéré comme mort. Mais en voyant du tissu vert, je me suis dit : c’est plutôt inhabituel » déclare La Farge à propos des touffes de mousse

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mousse glacier

Les types de mousses exposés à la surface par le dégel du pergélisol. Crédits : Crédits : Catherine La Farge et al. 2013

La Farge a ramené à Edmonton des douzaines de ces échantillons curieux, les installant dans un sol riche en nutriments, dans un laboratoire chaud et lumineux. Près du tiers des échantillons ont repris vie avec de nouvelles pousses et de nouvelles feuilles. « Nous étions époustouflés » déclare-t-elle. La mousse a montré peu d’effets secondaires suite à son sommeil glacé.

mousse culture laboratoire

Les échantillons de mousse ramenés à la vie en laboratoire, par l’équipe de La Farge. Crédits : Catherine La Farge et al. 2013

Une glaciation peut entraîner de sérieux dommages. Les cristaux de glace peuvent déchiqueter les membranes cellulaires et d’autres machines biologiques vitales. Au début de l’hiver, de nombreuses plantes et animaux succombent simplement au froid, espérant faire germer leurs graines ou éclore leurs œufs pour créer une nouvelle génération au printemps.

Survie des mousses : adaptations biologiques et pergélisol protecteur

Les mousses se dessèchent lorsque la température baisse, évitant ainsi le risque de formation de glace dans leurs tissus. Et si certaines parties de la plante subissent des dommages, certaines cellules peuvent se diviser et se différencier en divers types de tissus qui constituent une mousse complète, similaire aux cellules souches d’embryons humains. Grâce à ces adaptations, les mousses ont plus de chances que les autres plantes de survivre au gel à long terme, explique Peter Convey, écologiste du British Antarctic Survey.

Après la renaissance de la mousse canadienne trouvée par La Farge, l’équipe de Convey a annoncé qu’elle avait réveillé une mousse de 1500 ans enfouie à plus d’un mètre sous terre, dans le pergélisol de l’Antarctique.

« L’environnement du pergélisol est très stable » déclare Convey, soulignant que le sol gelé en permanence peut isoler la mousse des agressions exercées à la surface, tels que les cycles annuels de gel/dégel ou les rayonnements nuisibles à l’ADN.

mousse in vitro

L’équipe dirigée par Convey est parvenue à ramener à la vie des mousses emprisonnées dans la glace depuis 1500 ans. Crédits : Esme Roads et al. 2014

La repousse de mousses séculaires suggère que les glaciers et le pergélisol ne sont pas simplement des cimetières pour la vie multicellulaire, ils pourraient plutôt aider les organismes à résister aux périodes glaciaires. Et tandis que le réchauffement provoqué par l’Homme diminue la couche glaciaire de la banquise Arctique et Antarctique, le mécanisme qui les fait sortir vivants de la glace est sur le point de dominer les écosystèmes polaires naissants.

Une survie permettant une recolonisation végétale plus rapide

Convey explique que lorsque la glace fondante expose les surfaces émergées, les plantes colonisent généralement le nouveau terrain depuis un autre endroit, via des spores transportées sur de longues distances par le vent. Une telle dispersion est lente et prend souvent des décennies.

Mais quand quelque chose peut survivre in situ, indique Convey au sujet de la mousse découverte par son équipe, cela accélère considérablement le processus de recolonisation. Ces mousses peuvent recoloniser un paysage sans vie presque du jour au lendemain, ouvrant la voie à d’autres organismes, qui pourront s’établir. Bien que les mousses âgées découvertes par La Farge et Convey soient remarquables, l’ensemble des survivants de l’âge de glace s’étend bien au-delà de ce groupe de plantes.

Tatiana Vishnivetskaya étudie les micro-organismes anciens depuis longtemps. Microbiologiste à l’Université du Tennessee, Vishnivetskaya a exploré le pergélisol sibérien pour cartographier le réseau d’organismes unicellulaires qui ont prospéré il y a bien longtemps. Elle a réussi à ramener à la vie des bactéries datant d’il y a un million d’années dans une boîte de Pétri.

Elles ont l’air « très similaires aux bactéries que l’on peut trouver dans les environnements froids d’aujourd’hui » déclare-t-elle.

Des nématodes vivants vieux de 40’000 ans retrouvés dans la glace

Mais l’année dernière, l’équipe de Vishnivetskaya a annoncé une « découverte accidentelle »une découverte impliquant un cerveau et un système nerveux — qui a bouleversé la compréhension des scientifiques concernant l’endurance biologique extrême.

Comme d’habitude, les scientifiques recherchaient des organismes unicellulaires, les seules formes de vie considérées comme viables après des millénaires enfermées dans le pergélisol. Ils ont placé l’échantillon congelé dans des boîtes de Pétri dans leur laboratoire, à température ambiante, et ont remarqué quelque chose d’étrange.

Parmi les bactéries et les amibes chétives, il y avait de longs vers segmentés avec une tête à un bout et un anus à l’autre — des nématodes.

« Bien sûr, nous avons été surpris et très excités » déclare Vishnivetskaya.

Faisant un demi-millimètre de long, ces nématodes étaient les créatures les plus complexes qu’aucun chercheur n’avait pu ramener à la vie après une glaciation aussi longue.

nematodes pergelisol

Observations au microscope de nématodes vivants emprisonnés dans la glace depuis le Pléistocène tardif (42’000 ans). Crédits : A. V. Shatilovich et al. 2018

L’équipe a estimé qu’un des nématodes avait 41’000 ans — de loin le plus vieil animal vivant jamais découvert. Ce ver, qui vivait dans le sol sous les pieds de l’Homme de Néandertal, a été ramené à la vie en laboratoire sans effets secondaires notables. Les experts ont suggéré que les nématodes sont bien équipés pour supporter les millénaires d’emprisonnement dans le pergélisol.

Endurance extrême des organismes : un atout pour la vie extraterrestre

« Ces animaux survivent à peu près à tout » déclare Gaétan Borgonie, expert des nématodes.

Il explique que les nématodes sont omniprésents dans les divers habitats de la Terre. Borgonie a trouvé des communautés de nématodes fourmillantes à plus de 3 km de la surface de la Terre, dans des puits de mines en Afrique du Sud, avec très peu d’oxygène et une chaleur brûlante.


Vishnivetskaya ne sait pas si les nématodes que son équipe a retirés du pergélisol ont traversé les époques en stade dauer, mais elle a supposé que les nématodes pourraient théoriquement survivre indéfiniment s’ils étaient gelés de manière stable.

Borgonie considère l’endurance des nématodes dans un contexte cosmique.

« C’est une très bonne nouvelle pour le système solaire » explique-t-il, estimant que ces exploits de survie pourraient laisser présager de la vie sur d’autres planètes.

Ici sur Terre, de nombreuses espèces sont en voie d’extinction alors que les humains perturbent le climat mondial. Mais près des pôles en dégel, quelques organismes robustes révèlent une endurance incroyable.

Sources : Doklady Biological Sciences, PNAS, Current Biolog

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Groenland: le réchauffement climatique menace des vestiges archéologiques


Les changements climatiques font de multiples conséquences sur l’environnement. Au Groenland, risque de perdre ses vestiges archéologiques qui seront perdu pour toujours.
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Groenland: le réchauffement climatique menace des vestiges archéologiques

Il y a plus de 180 000 sites archéologiques... (PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Il y a plus de 180 000 sites archéologiques à travers l’Arctique.

PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS


Agence France-Presse
Copenhague

Dangereux pour la pérennité des écosystèmes, le changement climatique menace aussi l’histoire : au Groenland, le réchauffement affecte des vestiges archéologiques, certains vieux de 2500 ans avant notre ère, d’après une étude publiée jeudi dans la revue Nature.

« Comme le taux de dégradation est directement lié à la température et la teneur en humidité du sol, la hausse des températures de l’air et les changements de précipitations pendant la saison du dégel peuvent entraîner la perte d’éléments organiques clés comme le bois archéologique, les os et l’ADN ancien », résume le rapport.

Ces éléments étaient avant protégés notamment par la fraîcheur des sols.

L’équipe, menée par Jørgen Hollesen, a étudié depuis 2016 sept différents sites dans l’ouest et le sud de l’immense territoire arctique, autour de sa capitale Nuuk. 

Outre les éléments organiques, comme des cheveux, des plumes, des coquillages et des traces de chair, on trouve sur certains d’entre eux des ruines d’anciens campements Viking.

Selon les projections utilisées dans l’étude et réalisées à partir de différents scénarios de réchauffement, la température pourrait augmenter jusqu’à 2,6 °C, entraînant « la hausse de la température du sol, une saison de fonte plus longue », explique à l’AFP M. Hollesen, spécialiste d’archéologie environnementale.

« Nos résultats montrent que d’ici 80 ans, 30 à 70 % de la fraction archéologique du carbone organique [qu’on trouve dans les vestiges] pourrait disparaître », dit-il.

Ces éléments, autant de preuves uniques de la vie des premiers habitants du Groenland à partir d’environ 2500 avant JC, sont en péril.

Par rapport aux enquêtes précédentes, « sur certains sites, nous n’avons trouvé aucun os intact ni des morceaux de bois, ce qui laisse supposer qu’ils se sont désintégrés lors des dernières décennies », avance le chercheur.

Pour la préservation des vestiges archéologiques « plus de pluie, ça serait bien, moins de pluie mauvais », énonce-t-il : « si les couches organiques restent humides, les microbes auront moins d’oxygène à leur disposition pour dégrader les matières organiques ».

Il y a plus de 180 000 sites archéologiques à travers l’Arctique.

En Alaska, des centaines d’artefacts anciens ont récemment émergé du permafrost, cette couche de sol jadis gelée tout au long de l’année qui désormais tend à fondre sous l’effet du changement climatique.

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Des milliers de pois­sons meurent d’une over­dose de whisky après l’in­cen­die d’une distil­le­rie


Ce n’est pas la perte de l’alcool qui me peine, mais le tort à l’écosystème qui subit les conséquences de l’incendie qui a réduit en cendres une distillerie au Kentucky. Tout ces poissons morts est un drame. À chaque fois que l’être humain exploite quelque chose et qu’une catastrophe arrive, les conséquences sont pire pour l’environnement
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Des milliers de pois­sons meurent d’une over­dose de whisky après l’in­cen­die d’une distil­le­rie


Crédits : Kentu­cky Energy and Envi­ron­ment Cabi­net / Face­book

par  Suzanne Jovet

L’in­cen­die qui a ravagé la distil­le­rie Jim Beam le 2 juillet dernier a engen­dré des dommages irré­ver­sibles sur la faune locale. Les millions de litres de whisky déver­sés dans la rivière du Kentu­cky ont déjà tué des milliers de pois­sons, rapporte la BBC.

L’in­cen­die, dont les causes n’ont pas encore été déter­mi­nées, a réduit en cendres 45 000 tonneaux de Jim Beam, soit près de 9 millions de litres de bour­bon. L’al­cool s’est alors écoulé sur près de 28 km dans la rivière Kentu­cky, lais­sant des milliers de cadavres. Il menace désor­mais de conta­mi­ner la rivière Ohio où, heureu­se­ment, sa dilu­tion devrait en atté­nuer le danger, estiment les experts.

Crédits : Kentu­cky Energy and Envi­ron­ment Cabi­net / Face­book

Alors que le nombre de pois­sons morts ne fait qu’aug­men­ter, l’agence de protec­tion de l’en­vi­ron­ne­ment dirige actuel­le­ment une enquête pour déter­mi­ner l’im­pact de cette énorme fuite sur l’éco­sys­tème. En paral­lèle, les auto­ri­tés utilisent des barges pour aérer l’eau, dans le but d’aug­men­ter le niveau d’oxy­gène et de sauver les pois­sons en diffi­culté. Elles veillent aussi à éviter tout écou­le­ment d’al­cool supplé­men­taire vers les cours d’eau à proxi­mité.

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Envahis par les éphémères? C’est signe que l’écosystème se porte bien


Les éphémères portent bien leur nom, car elles vivent entre 90 minutes à 3 jours pas plus. Quand elles sont en grand nombre, elles peuvent faire beaucoup de dégâts, comme des accidents de la route ou même un arrêt de traversier. Malgré tout ces insectes volants donnent de bonnes nouvelles à l’environnement comme présentement dans le secteur des Grands Lacs.

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Envahis par les éphémères? C’est signe que l’écosystème se porte bien


Un lampadaire éclaire un essaim d'éphémères.

Les éphémères sont particulièrement présents dans le bassin des Grands Lacs.

PHOTO : CBC/ GAIL MACLELLAN

Rose St-Pierre

Ce sont de petits insectes, mais ils peuvent causer d’importants dégâts : allant jusqu’à causer des accidents de la route, les éphémères ont même forcé l’arrêt d’un traversier transportant des centaines de personnes dans le Sud-Ouest de l’Ontario cette fin de semaine. Mais leur présence est aussi porteuse d’une bonne nouvelle : si les éphémères sont en grand nombre, c’est que l’écosystème est en santé.

Samedi dernier, des milliers de petits insectes aux ailes transparentes, réfugiés dans le système de refroidissement du traversier entre Kingsville et l’île Pelée, ont fait surchauffer les moteurs et ont forcé l’arrêt au quai du plus important traversier entre le continent et l’île la plus au sud du Canada.

Les éphémères ont causé un ralentissement de service durant l’une des fins de semaine les plus achalandées pour le tourisme de l’île Pelée.

C’était pas un bon temps pour une panne de traversier, admet le maire de l’île Pelée, Raymond Durocher. C’était quelque chose qu’on ne pouvait pas prédire… c’est à cause des éphémères qu’on a arrêté le bateau; il était trop chaud!, lance le maire.

Des éphémères collés sur une boîte en bois.

Les éphémères sont des insectes autochtones présents partout en Amérique du Nord.

PHOTO : CBC/ MEAGAN FIDDLER

L’insecte dont la vie adulte se résume parfois à 90 minutes seulement peut même causer des accidents de la route : les phares de voitures attirent les éphémères qui tapissent ensuite les routes et les rendent très glissantes, particulièrement sur les ponts.

Mais ces petites bêtes qui causent de grands ravages ne sont pas que synonymes de mauvaises nouvelles. Une population vigoureuse d’éphémères est aussi signe d’un environnement en santé, selon Roselyne Labbé, entomologiste pour Agriculture et agroalimentaire Canada à Harrow, en Ontario.

Ces espèces sont des indicateurs environnementaux assez importants, explique l’entomologiste. C’est surtout un bon signe d’avoir des éphémères, dit Mme Labbé, puisque les insectes signifient qu’il y a un bon taux d’oxygène dans les lacs et que l’apport en nutriments (comme le phosphore ou l’azote) n’est pas trop élevé, limitant ainsi la présence d’algues. En plus, ils servent de nourriture aux poissons, ajoute la chercheuse.

Jérôme Marty, scientifique spécialisé en étude des eaux douces, se réjouit aussi de la présence de nuages d’insectes survolant le bassin des Grands Lacs.

Les éphémères sont attribués à une bonne qualité de l’eau. Et une bonne qualité de l’eau ça veut dire beaucoup d’oxygène et pas trop de nutriments qui causent des algues, note-t-il. Ça veut dire qu’il n’y a pas trop de bactéries dans l’eau et que les poissons sont en santé.

Une bonne nouvelle pour les nageurs… et les pêcheurs!

Des essaims d'insectes

Des essaims d’insectes

PHOTO : RADIO-CANADA

Leur présence est un bon signe d’autant plus qu’ils se sont longtemps faits discrets…

Au début des années 1990, on a vu une grande population d’éphémères au lac Érié après une absence d’environ 30 ans à cause d’un manque d’oxygène au fond du lac, explique Mme Labbé.

À l’état larvaire dans le fond des lacs, parfois pendant plusieurs années, ces insectes présents partout en Amérique du Nord font surface seulement en transition vers le stade adulte. Ils vivent alors tout au plus trois jours.

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250 espèces qu’on croyait dispa­rues retrou­vées dans une cité perdue au Hondu­ras


La cité perdue au Honduras, un endroit sans route, sans infrastructure, une végétation dense, viens de dévoiler aux explorateurs des secrets. Elle cache dans sa forêt des espèces qu’on croyait éteintes au Honduras et d’autres jamais répertoriées. Preuve quand l’homme est absent, la nature se porte à merveille. C’est une raison qu’il faut préserver ce coin du monde.
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250 espèces qu’on croyait dispa­rues retrou­vées dans une cité perdue au Hondu­ras


Crédits : Conser­va­tion Inter­na­tio­nal’s Rapid Assess­ment Program

par  Suzanne Jovet

Dans une cité perdue du Hondu­ras, au fond de la forêt tropi­cale, des scien­ti­fiques ont décou­vert un écosys­tème rempli d’es­pèces mena­cées ou que l’on pensait éteintes, rapporte CNN.

Une équipe de l’as­so­cia­tion Conser­va­tion Inter­na­tio­nal a passé trois semaines à explo­rer un site archéo­lo­gique dans la forêt de Moqui­tia.

Cette « cité perdue du singe d’or » ou « ville blanche » aurait été bâtie par une civi­li­sa­tion pré-colom­bienne.

Crédits : Conser­va­tion Inter­na­tio­nal’s Rapid Assess­ment Program

« Il n’y a pas de route, pas d’in­fra­struc­ture logis­tique, vous devez donc y aller en héli­co­ptère. Et quand vous le faites, vous visi­tez des endroits où la faune à tendance à être beau­coup plus abon­dante» a déclaré Trond Larsen, direc­teur du programme.

Parmi les animaux rares obser­vés, trois avaient, pensait-on, disparu depuis long­temps du Hondu­ras. Il s’agit de la chauve-souris au visage pâle (phyl­lo­derma stenops), du serpent coral­lien (rhino­bo­thryum boval­lii) et de la cicin­dèle (odon­to­chila nica­ra­guense), un coléo­ptère.

Crédits : Conser­va­tion Inter­na­tio­nal’s Rapid Assess­ment Program

Au total, les scien­ti­fiques ont décou­vert 246 espèces de papillons, 30 espèces de chauves-souris et 57 espèces d’am­phi­biens et de reptiles ; 22 n’avaient jamais été réper­to­riées au Hondu­ras.

« Cela fait de la région une prio­rité abso­lue en matière de conser­va­tion », a indiqué le scien­ti­fique.

Bien que la cité perdue soit offi­ciel­le­ment proté­gée depuis 2015, la défo­res­ta­tion illé­gale reste une menace pour l’éco­sys­tème.

Crédits : Conser­va­tion Inter­na­tio­nal’s Rapid Assess­ment Program

Source : CNN

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Les plantes disparaissent à un rythme plus alarmant que les animaux


On parle beaucoup de d’extinction d’animaux, moins des plantes. Pourtant, il y a plus de plantes qui disparaissent dans le monde que d’animaux. C’est dramatique, car les plantes sont liés aux animaux. Il semble que ce soient surtout les plantes vivaces et certains arbres et buissons qui sont le plus touché. La majorité des plantes disparues viennent des régions tropicales et des petite iles. On ne doute pas que ce soit l’activité humaine qui en est la grande cause, que ce soit par l’agriculture, barrage, urbanisation, déforestation ….
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Les plantes disparaissent à un rythme plus alarmant que les animaux


Photo: iStock

Renaud Manuguerra-Gagné

Depuis 1900, trois espèces de plantes disparaissent chaque année. C’est le double des disparitions qu’on remarque chez les animaux et c’est 500 fois plus rapide que ce que l’on observerait si la nature en était la seule responsable.

Selon de nombreux scientifiques, la Terre se trouve actuellement au début d’une sixième extinction de masse. Un récent rapport de l’ONU a d’ailleurs montré que plus d’un million d’espèces risquent de disparaître d’ici le prochain siècle à cause de l’activité humaine.

Jusqu’à maintenant, la majeure partie de l’attention et des efforts de conservation a été dirigée vers les animaux, comme les mammifères ou les oiseaux. Or, une nouvelle étude, parue dans la revue Nature Ecology & Evolution, montre que le nombre de plantes à avoir disparu de la surface de la Terre au cours des 250 dernières années est deux fois plus élevé que ce qu’on a constaté du côté des animaux (Nouvelle fenêtre).

Puisque les plantes sont à la base de nombreux écosystèmes, cette découverte pourrait avoir des conséquences importantes pour plusieurs autres espèces animales qui les utilisent comme source de nourriture ou comme habitation.

Les îles et les régions tropicales particulièrement touchées

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont ratissé large, passant en revue des études scientifiques, des bases de données d’organismes internationaux ainsi que des archives de musée. De toutes les espèces de plantes cataloguées depuis 1753, environ 571 ont maintenant disparu de la surface de la Terre.

Carte du monde montrant le nombre d’espèces de plantes disparues depuis 1750. Carte du nombre d’espèces de plantes disparues depuis 1753. Photo : Nature Ecology & Evolution

Bien que ce chiffre soit quatre fois plus élevé que ce qu’on retrouve actuellement sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, les chercheurs croient que leur premier bilan sous-estime largement l’ampleur du problème.

Ces derniers soulignent que les données actuelles restent limitées et que de l’information supplémentaire provenant de plusieurs régions à travers le monde permettrait d’avoir un portrait plus global de la situation.

Ces résultats ont quand même montré que les plantes touchées avaient des origines génétiques ou évolutives assez variées, ce qui signifie que ces extinctions ne sont pas nécessairement liées à des caractéristiques biologiques.

Malgré tout, les chercheurs ont relevé que des plantes vivaces comme certains arbres ou buissons étaient les plus touchés par ces disparitions. De plus, leurs données indiquent que certains endroits sont plus concernés que d’autres, et que la majorité des plantes disparues provenait de régions tropicales ou de petites îles.

De toutes les régions étudiées, c’est dans l’archipel d’Hawaï que l’on a retrouvé le plus d’espèces éteintes, avec 79 plantes aujourd’hui disparues. Le triste palmarès concerne aussi l’Afrique du Sud, avec 37 espèces, ainsi que des régions comportant des biodiversités uniques, comme Madagascar, l’Australie, l’Inde et le Brésil.

Dans ces régions, la principale cause d’extinction est attribuable aux activités humaines, comme l’agriculture, l’urbanisation, la déforestation ou la construction de barrages.

Des espèces en fin de vie

Une partie de la difficulté de faire un bilan des espèces disparues vient du fait qu’il faut plusieurs années pour confirmer qu’une variété de plantes s’est éteinte. Pour les chercheurs, parcourir le monde entier à la recherche des derniers survivants d’une espèce est souvent impossible.

À cela, il faut aussi ajouter qu’il existe plusieurs espèces surnommées « mortes-vivantes », c’est-à-dire que leurs derniers représentants n’ont plus aucune chance de reproduction et sont condamnés à disparaître au cours des prochaines années.

De plus, puisque la communauté scientifique découvre plusieurs milliers de nouvelles espèces chaque année, il est probable que plusieurs espèces se seront éteintes avant même qu’on ne les découvre et ne puissent jamais faire partie de ce recensement.

Heureusement, il arrive que des espèces considérées comme éteintes soient redécouvertes par la suite, lorsque des populations inconnues sont répertoriées pour la première fois. Ces espèces ne sont toutefois pas nécessairement hors de danger, et leur faible nombre leur occasionne un risque élevé de disparaître de nouveau.

Pour les chercheurs, ce type de recensement est essentiel pour faciliter le travail de conservation, en déterminant non seulement les espèces les plus à risques, mais aussi les lieux où la biodiversité a été fragilisée par les activités humaines.

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Les automobilistes incités à aider les tortues à traverser la route


Pour ceux qui ne savent pas encore, il y a des tortues qui vivent dans notre coin du monde. Il y a 8 espèces en Ontario et 6 espèces au Québec, et malheureusement, elles sont menacées. Sachant que les tortues se déplacent pour pondre leur oeufs, elles doivent souvent traverser la route. Et la route n’est vraiment pas le meilleur endroit pour la sécurité des tortues. Il est donc demandé d’aider ces animaux a traverser avec douceur.
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Les automobilistes incités à aider les tortues à traverser la route


PHOTO HO, PC

La Presse Canadienne
Pelee Island

Le groupe Conservation de la nature Canada exhorte les automobilistes à aider les tortues à traverser la route.

Kristyn Ferguson, directrice de la conservation pour la région de l’Ontario, rappelle que nous traversons le moment de l’année où les tortues doivent traverser les routes pour se rendre à leurs aires de nidification. Elles peuvent aussi creuser ou de déposer leurs oeufs sur l’accotement de sable ou de gravier des routes ou se réchauffer sur l’asphalte.

Les huit espèces de tortues recensées en Ontario et six autres au Québec sont considérées comme menacées.

Les tortues sont des éléments importants de l’écosystème des milieux aquatiques parce qu’elles se nourrissent de feuilles mortes, d’insectes et de débris.

Mme Ferguson dit qu’il peut s’écouler jusqu’à 25 ans avant qu’elles se reproduisent et que seulement 2 % des oeufs parviennent à l’âge adulte. En conséquence, même la mort d’une seule tortue tuée par un véhicule peut avoir des effets importants sur une population.

Elle ajoute que la plupart des tortues peuvent être facilement transportées.

Sur le site carapace.ca, on conseille de « [soulever] la carapace à deux mains vers l’arrière de la tortue en la maintenant près du sol ou de la pousser doucement hors de danger [avec un objet].

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Il faut cesser de lutter contre les pissenlits, disent des experts


Si j’avais une maison, je ne voudrais plus de pelouse, mais quelque chose de plus naturel. Une pelouse demande beaucoup de soin, de l’eau, et souvent les gens vont mettre des produits chimiques tels que les herbicides pour se débarrasser des pissenlits. C’est un combat à faire à chaque été. Est-ce que cela vaut vraiment la peine ? De plus, les pissenlits sont là pour rester, et s’avèrent utiles pour les insectes pollinisateurs, de plus les feuilles peuvent se servir en salade …
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Il faut cesser de lutter contre les pissenlits, disent des experts


Une abeille butine un pissenlit.

Une abeille butine un pissenlit. Photo: Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Charles D’Amboise

Souvent considéré comme un intrus, le pissenlit est essentiel aux écosystèmes de la ville ou de la campagne. Il faut cesser de le combattre et laisser la nature suivre son cours, affirment des experts en biologie et en apiculture.

Pour le biologiste Claude Villeneuve, les compagnies d’engrais et d’herbicides entretiennent depuis des lunes le mythe « que le pissenlit est une plante envahissante à éliminer ».

« Ça ne date pas d’hier. Si vous regardez les publicités pour l’aménagement paysager, on voit toujours que pour les hommes, la pelouse, c’est comme une bête à maîtriser. C’est jaune et c’est la plante parfaite pour les vendeurs de pesticides. Il n’y a jamais moyen de s’en débarrasser. C’est des ventes à répétition. »

Selon l’expert, le marketing entretient « le désir d’avoir une pelouse verte », alors qu’en fait, « avoir une pelouse verte est très nuisible pour l’environnement ».

Maintenir des pelouses vertes, ça demande énormément d’énergie. Ça demande du pétrole, des engrais qui sont des polluants, ça demande énormément d’eau. Claude Villeneuve, biologiste

M. Villeneuve ajoute que la guerre aux pissenlits est inutile parce que son éradication est pratiquement impossible, ajoute le biologiste.

« Pour des façons difficiles à comprendre, les gens se font une obsession de la lutte aux pissenlits. C’est une lutte perpétuelle à recommencer avec des résultats discutables. »

Et les abeilles!

Au printemps, la plante est aussi activement prisée par les insectes pollinisateurs.

« C’est vraiment une ressource florale attirante entre autres pour les abeilles », indique Valérie Fournier, professeure titulaire au Centre de recherche et innovation sur les végétaux de l’Université Laval.

« Au printemps, on a souvent un manque de fleurs alors que les abeilles refont leur colonie. Le pissenlit tombe à point pour les nourrir de manière bien nutritive », affirme-t-elle.

La chercheuse ajoute qu’avec l’engouement grandissant pour les ruches en milieu urbain, les pissenlits ont leur place dans les espaces verts.

« Quand on ajoute des ruches en milieu urbain, c’est qu’on ajoute des grandes quantités d’abeilles. Si on n’ajoute pas de fleurs, à un moment donné, on va saturer l’environnement. Avec le pissenlit, c’est facile, on n’a pas à le planter et c’est une source de nourriture abondante », poursuit-elle.

« On veut une diversité florale. Le pissenlit ne va pas devenir une plante dominante. Il faut laisser la nature faire un équilibre », dit-elle.

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Le chat marsupial moucheté repart à la conquête de l’Australie


Le chat marsupial moucheté ne ressemble vraiment pas à un chat, mais grâce a la réintroduction dans des parcs protégés en Australie, cela pourra aider a rééquilibré l’écosystème de ce pays. En autant que les espèces invasives telles que les chats et les renards ne continuent pas à les chasser
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Le chat marsupial moucheté repart à la conquête de l’Australie


Un chat marsupial moucheté remis en liberté dans le parc national Booderee, en Australie, dans le cadre d'un programme de réintroduction pour restaurer l'écosystème australien et éviter à cette espèce en danger le sort funeste qu'a rencontré son cousin, le tigre de Tasmanie, aujourd'hui éteint. Cet animal carnivore et nocturne n'a de commun avec certains chats domestiques que la taille (environ 60 cm, queue comprise). © Aussi Ark

Un chat marsupial moucheté remis en liberté dans le parc national Booderee, en Australie, dans le cadre d’un programme de réintroduction pour restaurer l’écosystème australien et éviter à cette espèce en danger le sort funeste qu’a rencontré son cousin, le tigre de Tasmanie, aujourd’hui éteint. Cet animal carnivore et nocturne n’a de commun avec certains chats domestiques que la taille (environ 60 cm, queue comprise). © Aussi Ark

Floriane Boyer
Rédactrice

Apparenté au fameux tigre de Tasmanie (Thylacinus cynocephalus ou thylacine) éteint depuis les années 1930, le chat marsupial moucheté (Dasyurus viverrinus) a quant à lui disparu de l’Australie depuis les années 1960 et ne vit plus aujourd’hui que sur l’île de Tasmanie.

Il figure sur la liste rouge des espèces en danger. Pour tenter de réintroduire ce marsupial, carnivoremalgré son innocente frimousse, au sein de la faune australienne, des ONG, dont Aussie Ark et Global Wildlife Conservation, ont relâché un groupe de 17 individus élevés en captivité dans le parc national Booderee, situé dans le coin sud-est de l’île-continent.

Des chats marsupiaux mouchetés ont déjà été remis en liberté dans ce parc en 2018 et semblent s’y épanouir, s’étant reproduits avec succès. D’après un communiqué, Aussie Ark compte relâcher 52 individus supplémentaires au cours de l’année, cette fois dans le parc national de Barrington Tops dans l’est de l’Australie, un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Le chat marsupial moucheté a été identifié comme une espèce clé de voûte, dont la présence est déterminante pour maintenir l’équilibre d’un écosystème. Il a été poussé au bord de l’extinction par la destruction de son habitat et l’arrivée d’espèces invasives prédatrices, notamment les chats et les renards, de véritables fléaux en Australie.

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Deux tiers des plus longs cours d’eau du monde entravés par des structures humaines


Avec les inondations, on parle un peu, mais peut-être pas assez des infrastructures humaines qui sont construit sur des cours d’eau dont des barrages pour l’électricité. Quand on pense qu’il y a 2,8 millions de barrages dans le monde et plus de 3 700 de barrages hydroélectriques sont en construction ou du moins en projet. Cela a des effets autant chez les poissons que l’environnement lors des crues.
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Deux tiers des plus longs cours d’eau du monde entravés par des structures humaines

Les auteurs s'inquiètent notamment de la situation du... (PHOTO TANG CHHIN SOTHY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

Les auteurs s’inquiètent notamment de la situation du Mékong.

PHOTO TANG CHHIN SOTHY, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Paris

Deux tiers des plus longs cours d’eau du monde sont entravés par des barrages et autres infrastructures, menaçant les écosystèmes et les communautés qui en dépendent, selon une étude qui s’interroge ainsi sur l’hydroélectricité comme alternative aux énergies fossiles.

Utilisant des données satellites et des modèles informatiques, une équipe internationale de scientifiques a analysé près de 12 millions de kilomètres de fleuves et rivières dans le monde, créant la première cartographie mondiale de l’impact des constructions humaines sur ces cours d’eau.

L’étude publiée cette semaine dans la revue Nature conclut que seuls 37 % des 246 cours d’eau dépassant les 1000 km sont encore « à courant libre », c’est-à-dire libre d’aménagement entravant son cours naturel, et seulement 21 fleuves gardent un cours ininterrompu entre la source et la mer.

Et les cours d’eau qui restent « sauvages » sont surtout dans des régions très isolées comme l’Arctique, l’Amazonie et le bassin du Congo.

Pourtant, « les cours d’eau à courant libre sont tout aussi importants pour les humains que pour l’environnement », a commenté Günther Grill, de l’Université McGill.

Ces écosystèmes et les poissons qui y vivent sont ainsi cruciaux pour la sécurité alimentaire de centaines de millions de personnes, mais ils permettent aussi de protéger contre les inondations et d’apporter les sédiments dans les grands deltas.

Les chercheurs pointent surtout la responsabilité des routes dans les plaines inondables, des réservoirs, mais surtout des barrages hydroélectriques.

Aujourd’hui, il existe 2,8 millions de barrages dans le monde, dont 60 000 barrages d’au moins 15 mètres de haut, selon l’étude. Et plus de 3700 barrages hydroélectriques sont en cours de construction ou en projet.

Les auteurs s’inquiètent notamment de la situation du Mékong.

« Dans ce bassin, plus de 60 % de la population dépend de la pêche et plus d’un million de tonnes de poissons d’eau douce sont pêchés chaque année », explique à l’AFP Bernhard Lehner, également professeur à McGill.

« Il y a de nombreux barrages prévus sur le Mékong, et il est probable qu’ils auront un impact négatif sur beaucoup d’espèces de poissons », a-t-il ajouté.

Dans un monde qui subit déjà les impacts du changement climatique, les chercheurs s’interrogent alors sur le développement de cette énergie plus propre que le pétrole ou le charbon en terme d’émissions de gaz à effet de serre.

« L’hydroélectricité a inévitablement un rôle à jouer dans la révolution des énergies renouvelables. Mais nous devons changer notre approche », a indiqué à l’AFP Michele Thieme, de l’ONG WWF, qui a également participé à l’étude.

« Les énergies renouvelables sont comme une recette : vous devez trouver le bon mélange pour avoir à la fois un réseau énergétique durable et un monde naturel prospère », a-t-elle ajouté, estimant que le solaire et l’éolien « bien planifiés » pouvaient être des « options plus viables pour les cours d’eau » et ceux qui en dépendent.

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