Les images magiques d’une éclipse filmée il y a 119 ans


Le plus ancien film astronomique au monde à été fait lors d’une éclipse solaire en 1900. Maintenant numérisé, nous pouvons le voir sur YouTube.
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Les images magiques d’une éclipse filmée il y a 119 ans

© YouTube BFI


La première vidéo d’une éclipse solaire filmée en 1900 est désormais disponible sur YouTube.

C’est la toute première éclipse solaire jamais filmée. Les images ont été enregistrées par le magicien et inventeur Nevil Maskelyn le 28 mai 1900 depuis la Caroline du Nord. Passionné de vidéo et véritable pionnier en la matière, le magicien avait participé à une expédition de la British Astronomical Association. Il était parvenu à capturer ce phénomène astronomique grâce à un adaptateur télescopique installé sur sa caméra. 

Plus d’un siècle plus tard, les images de Nevil Maskelyne ont été numérisées et restaurées dans le cadre d’une collaboration entre la Royal Astronomical Society (RAS) et le British Film Institute. Le film, intitulé “Solar Eclipse”, est considéré comme le plus ancien film astronomique au monde, a déclaré Joshua Nall, président du Comité du patrimoine astronomique de la RAS, dans un communiqué. 

Selon la société, Nevil Maskelyn avait déjà tenté de filmer une éclipse solaire un an plus tôt à New Delhi, en Inde, mais la pellicule avait été volée lors de son voyage retour et n’a plus jamais été retrouvée.

La prochaine éclipse solaire totale observable en Belgique aura lieu le 3 septembre 2081. Si vous ne pouvez pas attendre, une autre éclipse totale aura lieu le 12 août 2026, mais il faudra vous déplacer en Islande ou en Espagne pour l’apercevoir.

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« Star wars » chez les Mayas : qu’étaient les guerres des étoiles ?


Les archéologues ont trouvé grâce aux glyphes des liens entre les guerres des Mayas les planètes surtout Vénus, qui était synonyme du Dieu de la guerre. Ils savent qu’ils n’y avait pas de conflits lors de la saison des récoltes, mais il y en avait pendant la période de sécheresse.
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« Star wars » chez les Mayas : qu’étaient les guerres des étoiles ?


guerres etoiles maya

Thomas Boisson

Bien que de l’avis général des historiens, les Mayas étaient un peuple pacifique, les découvertes archéologiques ont révélé qu’ils semblaient se livrer à d’importants conflits meurtriers internes, entre différentes entités politiques, dans le but d’asseoir une nouvelle autorité politique pour la partie gagnante.

Ces conflits sont désignés par les Maya via des glyphes très particulières représentant des étoiles, car corrélés le plus souvent à des phénomènes astronomiques. Ces guerres intestines ont été baptisées « guerres des étoiles » (star wars) par l’archéologue-linguiste américaine Linda Schele.

Durant le premier millénaire apr. J.-C., la civilisation Maya a été le siège de nombreux conflits. Le langage Maya place ces guerres dans quatre catégories et assigne à chacune une glyphe (symbole) spécifique. La plus importante de ces catégories est désignée par une glyphe étoilée et correspond à des conflits internes particulièrement meurtriers impliquant des partis politiques, combattant pour installer une nouvelle dynastie, asseoir sa domination sur un autre parti ou revendiquer son indépendance.

Pour le parti perdant, les conséquences pouvaient être extrêmement désastreuses. Le 29 avril 562 — date de la première guerre des étoiles selon les traces retrouvées — le conflit a opposé les cités politiques de Caracol et Tikal. Pour cette dernière, la perte de la guerre a entraîné une sombre période de 120 ans : déclin de la population, cessation de l’érection de bâtiments et destruction partielle de la Grande Place. De la même manière, la perte de Naranjo face à Calakmul en 631, a entraîné la torture à mort de son souverain, qui a ensuite été mangé.

glyphes etoiles maya

Deux glyphes de la catégorie « guerres des étoiles ». À gauche, une glyphe de la colonnade hiéroglyphique de Naranjo (613 apr. J.-C.). À droite, une glyphe du Monument 6 de Tortuguero (669 apr. J.-C.). Crédits : Robertson, Elizabeth C

Les glyphes représentent une étoile surplombant la Terre et déversant des gouttes dessus, ou bien alors une étoile au-dessus d’une coquille. Ces glyphes correspondent à un verbe, mais sa phonétique et sa signification exacte sont encore inconnues. Pour les astroarchéologues spécialistes de la civilisation Maya, l’étoile est utilisée car les chercheurs ont découvert que la majorité des guerres des étoiles étaient corrélées à des événements astronomiques.

Notamment impliquant la planète Vénus (visible le matin ou le soir). Pour les civilisations Mésoaméricaines, Vénus représente le dieu de la guerre (l’équivalent de Mars pour les romains ou Arès pour les grecs), nommé Chak Ek’, signifiant « Grande Étoile ». Le Codex de Dresde, le codex astronomique des Maya, comporte des tables de calcul pour déterminer la position et la trajectoire de Vénus.

codex dresde venus

Dans le Codex de Dresde, le codex Maya astronomique, la planète Vénus est personnifiée par le dieu de la guerre, tenant deux grandes lances et empalant ses victimes en passant au-dessus de leur tête. Crédits : Saxon State Library

Ainsi, 70% des dates d’apparition des guerres des étoiles correspondent aux phases nocturnes de Vénus, tandis que 84% d’entre elles sont corrélées à la première apparition visible de la planète en soirée. Bien que le lien exact entre les guerres des étoiles et Vénus soit encore flou, les archéologues pensent qu’au regard de la signification guerrière conférée à la planète par les Mayas, l’apparition de celle-ci était vue comme un présage militaire encourageant les guerriers à se lancer au combat.

En outre, les guerres des étoiles semblaient suivre une sorte de planning saisonnier, ayant majoritairement lieu entre novembre et janvier (période de sécheresse), et aucune entre septembre et octobre (période de récolte). Quelques dates (notamment à Tikal) correspondent également à la survenue d’éclipses solaires. Enfin, un nombre non négligeable de conflits semblent corrélés aux périodes rétrogrades de Mars, Jupiter et Saturne, impliquant un lien (encore inconnu) avec d’autres planètes que Vénus.

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Curiosity observe deux éclipses de Soleil sur Mars


Sur Mars, le rover Curiosity continue d’envoyer des informations sur ses recherches sur Mars. Il a pu envoyer ce qu’on peut voir sur Mars lors d’éclipses solaires.
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Curiosity observe deux éclipses de Soleil sur Mars

 

 

Floriane BOYER,

Deimos passant devant le Soleil le 17 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L’éclipse a duré plusieurs minutes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

La fin du mois de mars a été riche en émotions pour notre rover martien préféré, Curiosity, qui a assisté à pas moins de deux éclipses de Soleil… et demi !

Les deux lunes de Mars, Deimos et Phobos, ont en effet joué les trouble-fêtes. La première est passée devant notre étoile à Sol 2350, soit le 17 mars. C’est la plus petite des deux et elle apparaît si minuscule qu’il faudrait plutôt parler de transit que d’éclipse, indique la Nasa dans un communiqué.

Neuf jours plus tard, à Sol 2359, soit le 26 mars, c’est au tour de Phobos de s’aventurer devant le Soleil. On peut parler cette fois d’éclipse annulaire, car cette lune, quoique que plus grosse que Deimos, ne parvient pas à occulter complètement le disque solaire.

Phobos passant devant le Soleil le 26 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L'éclipse a duré 35 secondes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Phobos passant devant le Soleil le 26 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L’éclipse a duré 35 secondes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Ces deux éclipses ont été capturées par la caméra Mastcam de Curiosity. Observer un grand nombre d’éclipses solaires permettra de mesurer avec davantage de précision l’orbite des lunes martiennes.

À Sol 2358, soit le 25 mars, un autre instrument de Curiosity, en l’occurrence sa paire de caméras Navigation Cameras (Navcams), a enregistré une « éclipse » un peu particulière puisqu’elle est survenue après le coucher du Soleil. En passant entre Mars et le Soleil alors que celui-ci avait déjà disparu sous l’horizon, la lune Phobos a fait brièvement baisser la lumière du Soleil couchant.

Phobos est passée devant le Soleil le 25 mars 2019, alors que celui-ci était déjà descendu sous l'horizon, assombrissant ainsi le ciel encore éclairé par les rayons du Soleil couchant. Les images ont été capturées par les caméras Navcams de Curiosity. Elles ont été accélérées 4 fois et le contraste a été augmenté. © Nasa/JPL-Caltech

Phobos est passée devant le Soleil le 25 mars 2019, alors que celui-ci était déjà descendu sous l’horizon, assombrissant ainsi le ciel encore éclairé par les rayons du Soleil couchant. Les images ont été capturées par les caméras Navcams de Curiosity. Elles ont été accélérées 4 fois et le contraste a été augmenté. © Nasa/JPL-Caltech

Un coucher de Soleil observé par la Mastcam de Curiosity à Sol 956, soit le 15 avril 2015. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Un coucher de Soleil observé par la Mastcam de Curiosity à Sol 956, soit le 15 avril 2015. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

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Le retour de la fin du monde (selon une obscure histoire d’astrologie et de numérologie biblique)


Un de mes proches me racontait un truc qui se passerait le 23 septembre que sa petite amie lui a raconté. Je n’avais pas compris grand chose, mais je lui a dit qu’à mon avis la personne ne sait exactement quand la fin du monde viendra et de ne pas croire tous ces faux prophètes de malheur qui assurent connaître la date exacte. Et cet article viens tout expliquer d’ou part ce nouvel avertissement de fin du monde et comme le 23 septembre touche bientôt à sa fin … On ne peut que conclure que c’est encore une pathétique annonciation de la fin. Alors rendez-vous en 2020, il parait qu’une voyante américaine annonce aussi la fin du monde. Sinon à qui le prochain tour ?
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Le retour de la fin du monde (selon une obscure histoire d’astrologie et de numérologie biblique)

 

IG0RZH VIA GETTY IMAGES

 

Jésus avait 33 ans. Elohim est mentionné 33 fois dans la bible. Il s’est écoulé 33 jours depuis l’éclipse solaire. Imparable, non?

 

Vous n’avez envie de rien aujourd’hui? Ca tombe bien, ce samedi 23 septembre, c’est la fin du monde. Encore? Eh oui, en tout cas, si l’on en croit d’obscures affirmations provenant de chrétiens évangéliques. Par exemple, le site Unsealed a mis en place un compte à rebours depuis quelques jours pour cette date fatidique.

Ne paniquez pas pour autant. Si vous aviez l’once d’un doute, on vous rassure: tout cela est abracadabrantesque. Il n’y a qu’à voir les arguments cités par l’un des auteurs de cette théorie, David Meade, interrogé par le Washington Post.

Pour faire simple, celui qui se dit scientifique (sans expliquer dans quelle université), part d’une lecture de la Bible. Et de beaucoup de mauvaise foi.

« Jesus a vécu 33 ans. Le nom Elohim, celui du dieu des Juifs, est cité 33 fois », affirme-t-il.

Le rapport avec le 23 septembre? Cela fera tout juste 33 jours que l’éclipse solaire au dessus des Etats-Unis a eu lieu, le 21 août dernier.

Une femme, des dragons, mais pas de Marcheurs Blancs

Pas convaincus? Vous faites bien, mais David Meade a d’autres arguments. Il rappelle que dans l’Apocalypse de Jean, une femme enveloppée de soleil avec une lune sous ses pieds et une couronne d’étoiles doit donner naissance à un enfant qui dirigera le monde (alors qu’elle est menacée par un dragon à sept têtes).

Pour certains chrétiens évangéliques, à l’instar de Gary Ray, un des auteurs d’Unsealed, cette prophétie est carrément en train de se réaliser, explique le Washington Post. La constellation de la Vierge représenterait cette femme et elle devrait justement se retrouver encerclée par la Lune, neuf étoiles et trois planètes. Et accoucherait de Jupiter, qui passe justement dans le coin.

Le tout est expliqué dans une vidéo pleine d’images de synthèses qui a été vue plus de 3 millions de fois.

Evidemment, les conspirateurs rappellent que si rien ne se passe le 23 septembre, cela veut simplement dire que le début de l’apocalypse arrive. Pour David Meade, il prendra à terme la forme d’une planète entière qui foncera vers la Terre.

Après Nibiru et Niburu 2012, le retour de Nibiru

Baptisée Nibiru, elle devait normalement nous détruire en 2003. Puis le 21 décembre 2012, pour coller au nouveau cycle du calendrier maya. Evidemment, il est totalement impossible qu’une planète massive se rapprochant de nous puisse avoir échappé aux scientifiques, rappelait en 2012 la Nasa.

D’autant que cette planète ayant une orbite de 3600 ans selon ces théories, elle aurait déjà du passer plusieurs fois en plein coeur du système solaire. Ce qui aurait mis un sacré bazar dans les orbites des différentes planètes, rappelle l’agence spatiale américaine.

Celle-ci a l’habitude de devoir démentir des rumeurs de fin du monde. En 2015, elle rappelait que non, aucune base scientifique ne permettait de dire qu’un astéroïde puisse entrer en collision avec la Terre dans les mois à venir.

Pas totalement rassurés? Sachez que même les théologiens ne croient pas du tout à ces affabulations

Ed Stetzer, chercheur et pasteur américain, affirme tout simplement dans un article que « quand quelqu’un vous dit qu’il a trouvé un nombre secret dans la Bible, arrêtez la conversation ».

Déçus? Rassurez-vous, ce sera bientôt à nouveau la fin du monde. La prochaine prédiction de l’apocalypse, réalisée par la célèbre voyante autoproclamée américaine Jeane Dixon, débute en 2020.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Aux origines mythologiques des éclipses de Soleil


L’être humain a toujours essayer de trouver des explications aux phénomènes qu’il ne connait pas. Auparavant, les éclipse solaire, dépendant des cultures, étaient considérés comme de mauvais présages, le démon, de mauvais génie, voir même des dragons ou des chiens qui avalaient le soleil. Aujourd’hui, les scientifiques ont pu prédire à la seconde près l’apparition de ce phénomène céleste naturel. Il demeure quand même des croyances qui persiste encore aujourd’hui
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Aux origines mythologiques des éclipses de Soleil

 

éclipse

Une éclipse solaire partielle aux États-Unis en 1994.

SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

L’origine des éclipses totales de Soleil est longtemps demeurée mystérieuse avant que la Lune ne soit identifiée comme la seule coupable. Elles appartenaient au répertoire de la mythologie… puis les sciences ont pris progressivement le relais.

ECLIPSE. Le 21 août 2017, les Américains vont vivre une éclipse totale de Soleil. Le phénomène est aujourd’hui bien connu grâce au travail des astrophysiciens au cours des siècles derniers, mais il n’en a pas toujours été de même au cours de l’histoire de l’humanité. Confrontées à la disparition inattendue du Soleil en plein jour, les différentes cultures passées ont cherché à donner un sens à ce phénomène, y voyant l’intervention d’une divinité, d’un démon ou parfois même d’un génie malin. Il a fallu du temps avant que le véritable coupable, c’est à dire la Lune, ne soit identifié. Rétrospective.

« De mauvais présages »

Pendant longtemps, les éclipses ont été « perçues comme des mauvais présages », explique Robert Massey, de la Royal Astronomical Society britannique. 

En Chine, on considérait que le fautif était un dragon céleste qui dévorait le Soleil. On essayait ainsi de faire lâcher prise à l’assaillant mythologique en faisant du bruit, notamment en frappant sur des tambours ou divers objets. Du côté de la Corée ou des Vikings, on croyait encore que c’étaient des chiens qui tentaient de voler l’astre solaire.

LUNE.

« Il a fallu les observations des astronomes et l’étude du mouvement du Soleil et de celui de son satellite naturel, pour comprendre que c’est la Lune qui à chaque éclipse s’interpose devant le Soleil », souligne Pascal Descamps, astronome à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) à Paris.

Des observations millénaires

Les éclipses font l’objet d’observations depuis des millénaires. A partir de 700 avant Jésus-Christ et jusqu’à 50 av. J.-C., les Babyloniens les ont méthodiquement consignées sur des tablettes. Les Chinois aussi surveillaient attentivement ce phénomène, jugé très important pour l’Empereur. Et gare à ceux qui échouaient dans leurs prédictions ! En 2137 avant notre ère, deux astronomes de cour, les frères Hi et Ho, auraient eu la tête tranchée pour avoir échoué à prédire l’éclipse. Des anecdotes comparables parsèment notre culture héllénique : l’historien grec Hérodote raconte que Thalès de Milet aurait été capable de prédire une éclipse en 585 av. J.-C. L’éclipse se serait produite lors d’une bataille entre les Lydiens et les Mèdes, suite à quoi les belligérants auraient alors déposé les armes, y voyant une injonction des dieux à cesser le combat. Une thèse contestée par les astronomes contemporains, mais qui a marqué l’Histoire.

PRÉDICTION. C’est au IIè siècle de notre ère, avec le grec Ptolémée et son grand traité d’astronomie, que la connaissance précise des différents paramètres nécessaires pour prédire correctement une éclipse a été acquise, souligne Pascal Descamps.

« À la Renaissance, et très certainement grâce à l’invention du télescope (vers 1600) et aux travaux de Copernic, ies éclipses totales de Soleil n’étaient plus considérées comme un événement particulièrement effrayant », considère Robert Massey.

Le moine polonais Copernic (1473-1543) a en effet théorisé le fait que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil, et non l’inverse comme le pensait Aristote. Et il y a quelque 300 ans, le Britannique Edmond Halley a réalisé une carte décrivant de façon presque exacte la trajectoire de l’ombre induite par l’éclipse de Soleil totale sur l’Angleterre en mai 1715.

« Le triomphe du rationalisme »

De nos jours, les scientifiques savent prédire les éclipses avec une extrême précision (moins d’une seconde).

« De ce fait, les éclipses peuvent être perçues comme une célébration du rationalisme », relève l’Agence spatiale européenne (ESA) sur son site.

Toutefois certaines croyances ont la vie dure et résistent aux explications scientifiques, pointe pour sa part l’agence spatiale américaine (Nasa) sur son site. La Nasa dresse ainsi une liste des « idées fausses » autour des éclipses. Parmi elles, le fait que les femmes enceintes ne doivent pas regarder le spectacle parce que cela peut faire du mal au bébé ou bien que la nourriture préparée pendant une éclipse peut être empoisonnée par les radiations qui s’échappent de la couronne solaire. Autant d’affirmations sans fondement scientifique.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Les premières images d’une éclipse totale en 1854


Photographier une éclipse solaire en  1854 avec les moyens vraiment rudimentaire est assez exceptionnel. Cela est très loin de ce que l’on peut admirer aujourd’hui, mais pour un premier essaie cela devait être extraordinaire à l’époque
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Les premières images d’une éclipse totale en 1854

 

Les frères William et Frederick Langenheim étaient originaires d’Allemagne et on commencé leur carrière en tant que journalistes après avoir émigré aux États-Unis dans les années 1830. Vers 1842 ils ont ouvert un studio de photographie à Philadelphie.

Stereopticon

Un appareil de leur invention appelé Stereopticon permettait de visualiser ce qu’ils appelaient des Hyalotypes. L’appareil projetait sur les murs les photographies et les détails ainsi très aggrandis pouvaient être facilement admirés du public.

Ce Stereopticon avait une autre fonction : un système à deux lentilles permettait de fondre l’image suivante avec la précédente. En mettant les clichés sous forme de séquence chronologique avec une progression, ils ont ouvert la voie à la découverte de l’image animée. Les gens se pressaient pour voir ça, au prix d’une dime la visite.

Le 26 mai 1854, le parfait sujet pour cette machine se présenta dans le ciel de l’Amérique du Nord sous la forme d’une éclipse totale de soleil, la première aux états unis depuis que Louis Daguerre avait annoncé son procédé de fixation d’images en 1839.

Les frères Langenheim ont pris huit daguerréotypes de l’éclipse durant son déroulement, seulement sept d’entre eux sont parvenus jusqu’à nous. Ils sont conservés dans les collections permanentes du Metropolitan Museum of Arts.

Dans l’hémisphère nord, la lune obscurcit toujours le soleil de droite à gauche, mais cette technique inverse les images comme dans un miroir. C’est pourquoi le soleil semble être masqué progressivement dans l’autre sens.

Ces images sont particulièrement petites car les Langenheims ont été forcés de se procurer les plus petits appareils disponibles qui nécessitaient donc moins de lumière. Il est probable que la huitième image manquante était parmi les moins grandes et ne montrait rien du tout, au moment de la totalité de l’éclipse.


http://www.laboiteverte.fr/

Le Saviez-Vous ► 10 choses à savoir sur l’éclipse de Soleil


C’est aux États-Unis que l’éclipse solaire sera à son maximum. Au Canada, elle sera partielle, à Victoria, en Colombie-Britannique qu’ils pourront voir le mieux cette éclipse, l’ombre sera différente. Alors qu’en bas de 80 % l’assombrissement ne sera pas vraiment perceptible. Chez moi, elle sera un peu plus de 60 % et tout dépendant de la météo, pas certain qu’on pourra voir ce phénomène naturel
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1 0 choses à savoir sur l’éclipse de Soleil

 

RDI Matin Week-end en parle avec Philippe Moussette, astronome et photographe.

Une éclipse solaire sera visible lundi dans le ciel nord-américain. Si 12,2 millions d’Américains se trouveront dans la bande d’ombre traversant les 12 États d’où ils pourront observer une éclipse totale, les Canadiens devront se contenter d’une éclipse partielle.

Un texte d’Alain Labelle


1. Qu’est-ce qu’une éclipse totale du Soleil?

Une éclipse est en quelque sorte un jeu d’ombres.

En gros, vous avez trois joueurs : le Soleil, la Lune et la Terre. La Lune, qui est en orbite autour de la Terre, vient s’interposer entre le Soleil et nous. La Lune cache ainsi le Soleil de manière plus ou moins profonde. C’est l’éclipse. Marc Jobin, astronome au Planétarium Rio Tinto Alcan

Ainsi, la Lune étant éclairée par le Soleil, elle projette dans l’espace une ombre en forme de cône long et pointu (ombre totale). Les personnes qui se trouvent à l’intérieur de ce cône d’ombre voient un Soleil presque entièrement caché par la Lune. Elles se trouvent dans la zone de totalité.

Les personnes qui se trouvent autour du cône d’ombre (ombre partielle), dans la pénombre, assistent à une éclipse partielle, puisque le Soleil n’est pas complètement caché. Plus elles s’en éloignent, moins le Soleil est couvert par la Lune.

2. Quelles sont les conditions nécessaires à la création d’une éclipse?

Outre l’alignement Soleil-Lune-Terre, une éclipse solaire ne peut se produire qu’à la nouvelle lune, soit lorsque la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre. Ce n’est qu’à ce moment que l’ombre ou la pénombre de la Lune peuvent atteindre la surface de notre planète.

Une éclipse totale de Soleil telle que captée par le photographe Beawiharta sur la plage de Ternate, en Indonésie, le 9 mars 2016.

Une éclipse totale de Soleil captée par le photographe Beawiharta sur la plage de Ternate, en Indonésie, le 9 mars 2016. Photo : Reuters/Beawiharta

3. Si la Lune est si petite par rapport au Soleil, comment peut-elle le cacher lors d’une éclipse totale?

« C’est une heureuse coïncidence », explique Marc Jobin.

Le Soleil est 400 fois plus gros que la Lune. Mais il est aussi en moyenne 400 fois plus éloigné de la Terre que la Lune.

Ce qui fait que, dans le ciel, les deux objets ont presque exactement la même taille apparente. À peu près un demi-degré de différence. Marc Jobin

4. Que vais-je voir de chez moi?

Cela dépend d’où vous observez l’éclipse. Une éclipse totale n’est visible que dans l’étroite bande balayée par l’ombre de la Lune. Dans le cas présent, la bande traversera les États-Unis. Au Canada, l’éclipse sera partielle à divers degrés. La ville la plus proche de la zone de totalité est Victoria, en Colombie-Britannique. L’assombrissement atteindra 86 %. Dans ce cas, la lumière ambiante prend une drôle de texture, les ombres deviennent différentes.

Pour toutes les autres régions du pays, il n’est pas possible d’observer des changements dans la luminosité.

À Montréal, l’assombrissement sera pourtant de 58 %.

Ce ne sera pas suffisant pour sentir une diminution de l’éclairage ambiant. On sent vraiment que l’éclairage devient étrange à environ 80 % d’assombrissement. Marc Jobin

Sous les 80 % d’assombrissement, souligne Marc Jobin, l’œil fait un excellent travail d’adaptation aux variations d’éclairage, si bien que les changements ne sont pas perceptibles.

Si c’est une éclipse totale ou partielle vraiment très profonde, même sous les nuages, on s’aperçoit que les lumières se sont éteintes dehors! L’éclairage urbain va parfois s’allumer. Ce ne sera pas le cas avec cette éclipse. Marc Jobin

Une éclipse partielle du Soleil dans le ciel de Tonypandy au Royaume-Uni, telle que captée par le photographe Christopher Furlong, le 20 mars 2015.

Une éclipse partielle du Soleil dans le ciel de Tonypandy au Royaume-Uni, telle que captée par le photographe Christopher Furlong, le 20 mars 2015. Photo : Getty Images/Christopher Furlong

Au Québec, pour les régions les plus rapprochées de la bande de totalité (Outaouais,Témiscamingue), un peu plus de 60 % de la surface du Soleil sera cachée au maximum de l’éclipse. Dans l’Extrême Nord québécois, le pourcentage baissera jusqu’à 25 %.

5. À quelle heure l’éclipse sera-t-elle visible?

Votre situation géographique dictera le moment où vous pourrez admirer l’éclipse. En Colombie-Britannique, elle se déroulera en matinée. Par exemple, à Vancouver, elle commencera à 9 h 10, heure locale.

Au Québec, le phénomène aura lieu au milieu de l’après-midi. À Montréal, elle commencera à 13 h 21 pour atteindre son maximum à 14 h 38. Elle se terminera à 15 h 50 min 24 s.

6. Combien de temps durera-t-elle?

Encore une fois, cela dépendra du lieu où vous vous situerez. Du début à la fin, elle durera plus de deux heures. Mais son maximum (moment où la Lune cache le Soleil) est difficile à déterminer.

On ne peut pas dire qu’il y ait une durée pour le maximum, puisque c’est instantané. C’est comme monter une montagne, arriver au sommet, puis redescendre. Marc Jobin

Cela dit, le moment où les observateurs auront l’impression que la Lune recouvre le Soleil variera de 2 min sur la côte ouest américaine à un peu plus de 2 min 30 sur la côte est. La durée maximale de l’éclipse (2 min 40) aura lieu près de la ville de Carbondale, en Illinois.

7. Est-ce que le ciel doit être dégagé?

Oui et non. Quelques nuages n’entraveront pas le phénomène; mais si le ciel est complètement couvert, les observateurs canadiens ne pourront même pas savoir qu’une éclipse se déroule au-dessus d’eux en se fiant à la luminosité ambiante, sauf peut-être ceux qui se trouvent dans le sud de la Colombie-Britannique.

Au Québec et dans la région de Montréal, les chances de bénéficier d’un ciel complètement dégagé lors de l’éclipse ne sont pas idéales à ce temps-ci de l’année. Les statistiques montrent que la fraction du ciel couverte de nuages est d’environ 50 % en moyenne en après-midi.

Cependant, comme la durée totale de l’événement est assez longue et en l’absence de véritable « moment critique » à ne pas manquer, comme lors d’une éclipse totale, même un ciel partiellement nuageux permet de suivre son évolution.

8. Est-ce dangereux de la regarder à l’œil nu?

Oui, très dangereux, que l’éclipse soit totale ou partielle. Il ne faut jamais regarder le Soleil, et ce, même en temps normal. Aucune paire de lunettes fumées vendues en magasin ne permet de regarder directement le Soleil.

À l’œil nu ou avec un instrument d’optique comme un télescope, il est essentiel d’utiliser des filtres appropriés et conçus spécialement pour observer le Soleil. Il est possible de s’en procurer dans les boutiques d’astronomie; ils portent l’homologation ISO 12312-2:2015.

Il faut être vraiment prudent, car une brûlure des cellules rétiniennes de l’œil ne provoque aucune douleur, et les cellules détruites ne se régénèrent jamais.

9. Quels sont les autres moyens pour l’observer?

Si vous n’avez pas de lunettes ISO, vous pouvez projeter l’image du Soleil sur un écran. Cette méthode est la plus sécuritaire et la moins coûteuse. Le site Internet du Planétarium Rio Tinto Alcan explique les différentes méthodes que vous pouvez utiliser.

10. À quand une éclipse totale du Soleil au Québec?

La prochaine se produira le 8 avril 2024. Montréal sera coupée en deux par le phénomène.

La zone de totalité va remonter le long des Grands Lacs, et la limite nord va traverser l’île de Montréal. Laval ne sera pas dans la bande de totalité, mais l’Estrie et la Montérégie, oui. Marc Jobin

L’éclipse au Planétarium Rio Tinto Alcan

À partir de 13 h 15 le lundi 21 août, le Planétarium organise une observation en direct de l’éclipse partielle du Soleil avec les astronomes amateurs. Une programmation spéciale a été conçue pour la journée, et l’entrée est libre. Des lunettes d’observation sécuritaires seront distribuées gratuitement sur les lieux.

http://ici.radio-canada.ca/