15 symptômes de cancer que les femmes ignorent probablement


Le cancer à malheureusement plusieurs façons de s’installer, cependant, il s’annonce généralement par certains symptômes avant de s’aggraver. Il est important avant de sauter aux conclusions en s’auto diagnostiquant ou écoutant n’importe qui, n’importe où (comme les réseaux sociaux, les blogs), de se référer (physiquement) à un médecin pour avoir l’heure juste.
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15 symptômes de cancer que les femmes ignorent probablement

 

Signes de cancer méconnus : des difficultés à avaler.

Aleksandra Suzi / Shutterstock

Par Alyssa Jung, RD.com

De nombreux signes de cancer ressemblent à des symptômes d’autres maladies ; il est donc facile de passer à côté. Tous les médecins que nous avons rencontrés s’accordent sur ce qui suit : apprenez à connaître votre corps, et si vous notez une douleur inhabituelle ou autre changement qui persiste et s’aggrave, allez consulter le vôtre.

 

Saignements après la ménopause

Même après la ménopause, les femmes peuvent avoir de légères pertes. Mais si vous vous mettez soudain à faire des hémorragies importantes semblables à des menstruations, ce pourrait être le signe précoce d’un cancer de l’utérus, dit l’oncologue Maurie Markman. La bonne nouvelle c’est que les femmes au stade 1, quand le cancer ne s’est pas disséminé, ont un taux de survie sur cinq ans de 88 %, selon la Société américaine du cancer. Reader’s Digest travaille avec l’organisation américaine Stand Up to Cancer, qui finance des projets de recherche d’avant-garde pour permettre aux patients de recevoir plus rapidement de nouveaux traitements.

Apparition d’inégalités et de décoloration sur la peau des seins

Les femmes sont à l’affût d’une grosseur anormale. Mais il y a d’autres modifications des seins qui signalent un cancer. Si des fossettes apparaissent sur vos seins, qu’un mamelon s’invertit, que vous avez de l’enflure, de la sensibilité ou une légère décoloration de la peau vers un rouge ou un rose profond, il faudrait s’en inquiéter, dit le Dr Rich Wender, de la Société américaine du cancer.

« Ces signes n’indiquent pas un cancer à tout coup, mais beaucoup de femmes tardent à consulter en espérant que ce n’est rien », dit-il.

Signes de cancer méconnus : des ballonnements persistants.i

Stock/Christian Martinez Kempin

Ballonnements

Presque toutes les femmes sont ballonnées à un moment donné, surtout pendant leurs menstruations. Mais si les ballonnements continuent après votre cycle ou que vous êtes constamment constipée, ce pourrait être le symptôme d’un cancer des ovaires ou de l’utérus.

« Si cela fait plusieurs semaines que ça dure, sans amélioration, ce n’est pas normal, commente le Dr Wender. Consultez votre médecin. »

De nombreuses patientes avec un cancer ovarien n’ont eu que de vagues symptômes, comme des ballonnements ; elles les ont ignorés pendant des mois avant de consulter, raconte le Dr Moshe Shike, du Centre du cancer Memorial Sloan Kettering, à New York. Un autre signe de cancer des ovaires est la sensation d’être rassasiée alors que votre appétit a beaucoup diminué.

Menstruations anormales ou douleur pelvienne

Les règles irrégulières sont un phénomène assez courant. Mais si vos saignements augmentent mois après mois, si vous saignez entre les menstruations, ou si vous avez des douleurs pelviennes, demandez à votre médecin de vous faire passer une échographie transvaginale pour éliminer un cancer de l’utérus, des ovaires ou du vagin.

Toux chronique

Il nous arrive toutes de tousser en ayant l’impression qu’on va expulser un poumon. Mais si vous vous mettez à tousser pendant plus de trois semaines sans autre symptôme de rhume ou d’allergie (nez congestionné, par exemple), ce pourrait être le signe précoce de cancer du poumon. La leucémie aussi peut donner des symptômes qui ressemblent à une bronchite ou à un mauvais rhume de poitrine.

« Si la toux est différente d’autres fois, qu’elle persiste ou que vous toussez un peu de sang, il faut s’en occuper », dit le Dr Markman.

Certains patients atteints d’un cancer du poumon ont une douleur thoracique qui remonte dans l’épaule ou descend dans le bras.

Signes de cancer méconnus : des maux d'estomac ou des nausées.

iStock/svetikd

Mal à l’estomac ou nausées

Les maux d’estomac sont courants. Cependant si vous avez des crampes persistantes à l’estomac, ou vous vous sentez nauséeuse tout le temps, consultez le médecin. Ce n’est peut-être qu’un ulcère, mais ce pourrait être aussi un symptôme de leucémie, ou de cancer de l’œsophage, du foie, du pancréas, ou d’un cancer colorectal

Signes de cancer méconnus : une fièvre ou des infections fréquentes.

MinDof/Shutterstock

Fièvre ou infection fréquente

Si vous êtes plutôt en bonne santé, mais que vous tombez malade ou que vous faites de la fièvre plus souvent, ce pourrait être le signe précoce d’une leucémie. Il s’agit d’un cancer du sang qui déclenche la production de globules blancs anormaux, qui sapent la capacité du corps à combattre les infections en affaiblissant le système immunitaire. Soyez attentives aux symptômes grippaux, tels que courbatures ou fièvre qui ne s’estompent pas.

Difficultés à avaler

Un mal de gorge peut rendre la déglutition difficile ou douloureuse, mais s’il persiste des semaines ou s’aggrave, consultez votre médecin. C’est un signe courant de cancer de la gorge ou de l’estomac, sans compter le cancer du poumon.

Signes de cancer méconnus : des ecchymoses.

iStock/lzf

Ecchymoses

Vous vous réveillez avec un bleu qui vous étonne – peut-être vous êtes vous simplement cognée dans la salle de bain la veille. Mais si vous commencez à remarquer des ecchymoses fréquentes, à des endroits étranges comme sur les doigts ou la main, c’est une situation alarmante. Ces ecchymoses peuvent être le signe d’une leucémie, selon les Cancer Treatment Centers aux États-Unis. Avec le temps, la leucémie diminue la capacité du sang à transporter l’oxygène et il se forme de petits caillots.

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Le Saviez-Vous ► Les effets bénéfiques du froid sur l’organisme


L’hiver, cette saison mal-aimée pour plusieurs. Pourtant, il y a des avantages environnementaux : pas de tornade, de moustique et nous avons le sirop d’érable,. Il y a aussi des avantages sur notre corps, que ce soit pour le sommeil, la douleur, le poids … Sachons voir le bon côté
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Les effets bénéfiques du froid sur l’organisme

Les effets bénéfiques du froid sur l'organisme

Les effets bénéfiques du froid sur l’organisme

Ne regrettez pas la saison chaude en vous cachant sous votre couette : le froid a des avantages. Découvrez les trois principaux. 

Quand le froid arrive, nous avons envie de nous blottir sous une couverture avec une boisson chaude entre les mains. Pourtant, les températures fraiches peuvent apporter de nombreux bénéfices à notre santé. Voici donc quelques bonnes raisons de ne pas en avoir peur.

Le sommeil

Notre corps suit un rythme circadien pour s’autoréguler au niveau de l’alimentation, du sommeil et de l’activité physique en fonction du jour et de la nuit. Un dérèglement de cette horloge interne peut entraîner un mauvais sommeil, et des problèmes de santé. Or, d’après une étude citée par Medical News Today, les insomniaques bénéficient d’une exposition au froid pendant la nuit, qui leur a permis de s’endormir plus facilement. La température suggérée pour nos chambres à coucher se situe entre 15,5 et 19 degrés. Avoir trop froid et grelotter dans son lit ne vous aidera certainement pas à trouver le sommeil, mais un environnement relativement frais pourrait y parvenir.

L’appétit

Quand les températures baissent, l’appétit s’ouvre. Des recherches ont prouvé qu’un environnement frais stimule la sensation de faim. Si vous avez des difficultés à manger des portions suffisamment importantes, une promenade dans l’air frais de l’hiver avant le repas pourrait vous aider.

Par ailleurs, le froid peut aussi être utilisé comme allié de perte de poids. En effet, notre corps stocke deux types de graisses : blanche et brune. La première s’accumule et peut entraîner un surpoids ou l’obésité. En revanche, la seconde sert de carburant pour notre corps, et se transforme en énergie.

La principale façon de changer la graisse blanche en graisse brune serait à travers l’exposition au froid. Car lorsque le corps essaye de se réchauffer, il va puiser dans ses réserves. Le fait de grelotter peut également stimuler la combustion des graisses, car les frissons stimulent la sécrétion d’une hormone capable d’induire la combustion des graisses.

La douleur

Un autre avantage de l’exposition aux températures froides est la diminution locale de l’inflammation. La glace ou les compresses froides sont utilisées depuis toujours pour traiter des bosses et des ecchymoses. Même si, d’après Medical News Today, certains spécialistes estiment que cette technique appelée cryothérapie est inutile, elle est néanmoins utilisée pour soigner plusieurs maux. En effet, le froid permet d’engourdir les terminaisons nerveuses et de diminuer ainsi la sensation de douleur

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Hommes: 13 symptômes de cancer à ne jamais ignorer


Les hommes ont moins tendance à aller consulter quand certains symptômes qui peuvent apparaitre et pourtant, ils devraient être conscients que cela pourrait leur sauver la vie.
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Hommes: 13 symptômes de cancer à ne jamais ignorer

Plusieurs cancers fréquents chez les hommes ont les mêmes symptômes que d’autres maladies ou conditions médicales. Les hommes sont aussi reconnus pour avoir tendance à retarder les visites chez le médecin… Il est donc important de consulter un professionnel de la santé lorsque vous remarquez ces symptômes ou toute autre douleur ou changement inhabituels. 

PAR ALYSSA JUNG

1. De la difficulté à uriner peut indiquer un cancer chez les hommes

Si vous éprouvez fréquemment de la difficulté à uriner ou remarquez du sang dans vos urines, consultez votre médecin. Il faut également voir un médecin si vous remarquez du sang dans votre sperme ou éprouvez une dysfonction érectile. Ces symptômes pourraient en effet être des signes de cancer de la prostate.

« Malheureusement, il n’existe aucun symptôme du cancer de la prostate avant que la maladie soit rendue au stade agressif », explique le docteur Moshe Shike, gastroentérologue au Memorial Sloan Kattering Cancer Center, à New York.

Docteur Shike mentionne qu’il voit fréquemment des patients qui ignorent ces symptômes parfois jusqu’à 6 mois avant d’aller consulter. Or, plus tôt vous prenez votre santé en main, plus vous avez de chance de traiter la maladie à temps.

2. Des changements testiculaires peuvent aussi constituer un symptôme de cancer chez l’homme

Tout comme les femmes sont conscientes de la forme et de la sensation de leurs seins au toucher, les hommes devraient porter une attention toute particulière à leurs testicules. Si vous remarquez des changements au niveau de la taille d’un ou des deux testicules, consultez un médecin. En outre, si les testicules semblent enflés ou plus lourds qu’à l’habitude, ou si vous sentez une bosse, cela pourrait indiquer un cancer testiculaire, indique Maurie Markman, docteur et oncologue au Cancer Treatment Centers of America.

Le cancer testiculaire est surtout commun chez les jeunes hommes ou les hommes d’âge moyen.

3. Des changements visibles à la peau

Les hommes de 50 ans et plus ont 2 fois plus de chances que les femmes de développer ou mourir d’un cancer de la peau.

Les hommes sont ciblés par 40 % des cas de mélanomes, mais de 60 % des cas mortels, selon la Fondation du cancer de la peau. Pourquoi? Une étude menée par le National Sun Protection Advisory Council a montré que les hommes passent davantage de temps au soleil que les femmes et qu’ils ont moins tendance à protéger leur peau avec un écran solaire. Les hommes ont aussi moins de cheveux pour couvrir leur cuir chevelu et leurs oreilles, deux zones du corps où le cancer peut prendre forme. Enfin, les hommes consultent moins leur médecin que les femmes. Les cancers ne sont donc pas détectés aussi rapidement.

« Il est facile de passer à côté des premiers signes de cancer, déplore Rich Wender, directeur de la Société du cancer américain. Plusieurs personnes pensent que les grains de beauté, les acrochordons ou les taches sur la peau ne sont pas inhabituels ».

Si vous remarquez un grain de beauté qui change de couleur, de taille ou qui se soulève de la peau, consultez un médecin. Lorsqu’il s’agit d’un mélanome, les grains de beauté sont de formes irrégulières et plus foncées. Ils peuvent même contenir plusieurs couleurs.

« Les mélanomes sont beaucoup moins communs que d’autres cancers de la peau, mais ils sont plus graves et peuvent être mortels, explique le docteur Wender. Par contre, plusieurs mélanomes sont lents à se développer et sont relativement faciles à traiter s’ils sont découverts suffisamment tôt. »

4. Une douleur dans la bouche

Un feu sauvage qui guérit ou un léger mal de dents temporaire, après une visite chez le dentiste, n’est probablement rien d’alarmant. Par contre, si vous ressentez une douleur qui ne part pas, un feu sauvage qui ne semble pas vouloir guérir, des taches rouges ou blanches sur la langue ou sur les gencives, ou encore une enflure ou un engourdissement de la mâchoire, il pourrait s’agir de signes précurseurs d’un cancer de la bouche.

Les hommes qui fument ou qui mâchent du tabac sont plus susceptibles de développer un cancer de la bouche, dit le docteur Markman.

« Il y a davantage d’hommes que de femmes qui fument. Les fumeurs et les personnes qui mâchent du tabac doivent être beaucoup plus vigilants lorsqu’il est question des douleurs ou des lésions qui ne guérissent pas dans la bouche ou sur les lèvres », dit-il.

5. Une toux chronique peut être un symptôme de cancer

Une toux qui dure plus de trois semaines, sans autre symptôme comme un rhume ou des allergies, peut être une indication précoce de cancer du poumon. La leucémie peut aussi d’abord s’annoncer comme une bronchite.

« Si la toux n’est pas habituelle et qu’elle persiste, ou si vous remarquez la présence ou le goût du sang, il est très important de consulter un professionnel de la santé », affirme le docteur Markman.

Certains patients atteints du cancer du poumon ont aussi mentionné souffrir de douleurs à la poitrine qui s’étendent jusqu’à l’épaule, voire au bras.

6. Du sang dans les selles

Il ne pourrait s’agir que d’hémorroïdes, mais il pourrait aussi s’agir d’un cancer du côlon. Les examens pour ce type de cancer commencent habituellement autour de 50 ans, mais de plus en plus de cas apparaissent chez les plus jeunes. Voilà pourquoi il faut consulter un médecin aussitôt que vous remarquez quelque chose d’anormal.

« Il est facile de négliger du sang dans les selles en pensant qu’il s’agit de quelque chose de bénin, par exemple d’hémorroïdes ou de constipation, et ce, surtout quand le problème part et revient. Les gens ont donc tendance à se rassurer, et surtout les plus jeunes, explique le docteur Wender. Mais la présence de sang dans les selles n’est jamais normale. Il faut consulter un médecin dans les plus brefs délais. »

7. Des douleurs à l’estomac ou des nausées

Les petits maux d’estomac quotidiens sont rarement des signes avant-coureurs de cancer. Vous devriez cependant consulter un médecin si la douleur est persistante ou si vous vous sentez nauséeux très souvent. Cela pourrait indiquer un simple ulcère, mais il pourrait aussi s’agir de signes annonçant une leucémie. Il pourrait aussi s’agir d’un cancer de l’oesophage, du foie, du pancréas ou un cancer colorectal.

8. Une fièvre et des infections fréquentes peuvent également indiquer un cancer

Si vous êtes normalement en santé, mais que vous vous sentez malade et faites de la fièvre plus souvent qu’à l’habitude, cela pourrait être un symptôme de la leucémie. Ce cancer pousse le corps à produire un niveau anormal de globules blancs. Ceci a pour effet d’affaiblir le mécanisme de protection contre les infections et vous rend malade plus souvent. Soyez donc à l’affût des symptômes de grippe qui persistent.

9. De la difficulté à avaler pourrait cacher un cancer de la gorge

Un mal de gorge persistant pendant plusieurs semaines pourrait indiquer que vous souffrez d’un cancer de la gorge. Ces symptômes pourraient aussi indiquer un cancer du poumon ou de l’estomac.

10. Des ecchymoses fréquentes

Un petit bleu par-ci et par-là n’a rien d’inquiétant. Par contre, si vous remarquez que des ecchymoses apparaissent sans raison apparente et souvent, particulièrement dans des endroits où vous ne devriez pas vous cogner – une main ou un doigt, par exemple-, consultez un médecin.

Des ecchymoses inhabituelles peuvent être un signe de leucémie, selon le Cancer Treatment Centers of America. Avec le temps, la leucémie nuit à l’alimentation du sang en oxygène, ce qui cause des caillots.

11. Une perte de poids inexpliquée

Une perte de poids est une bonne nouvelle pour la plupart des gens. Mais si vous avez moins d’appétit et perdez du poids sans raison, vous devriez consulter un médecin, selon le docteur Markman.

Perdre du poids peut être un effet de certains types de cancers. Parmi ceux-ci, les cancers de l’oesophage, du pancréas, du foie ou du côlon. La perte de poids peut aussi être un symptôme fréquent de leucémie et de lymphome, ajoute le docteur Wender.

12. Une fatigue persistante

Tout le monde peut manquer d’énergie un jour ou l’autre. Mais si vous êtes toujours fatigué ou vous sentez essoufflé sans raison pendant plus d’un mois, consultez un médecin. La leucémie et le lymphome sont en effet des causes de fatigue persistante.

« La plupart du temps, il ne s’agit pas de cancer. Mais il faut tout de même surveiller ces symptômes de près », dit le docteur Wender.

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Polémique au Maroc après la diffusion d’une démonstration de maquillage pour femmes battues


Une émission de télévision au Maroc a très mal choisi son sujet pour la Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. Comment cacher des ecchymoses avec du maquillage pour retourner au travail comme s’il ne s’est rien passé. Que ce soit au Maroc ou dans d’autres pays, on ne doit pas cacher les femmes battues, mais plutôt donné des outils pour dénoncer cette violence
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Polémique au Maroc après la diffusion d’une démonstration de maquillage pour femmes battues

 

La séquence est proprement surréaliste. Vendredi 25 novembre, l’émission matinale d’une chaîne de télévision publique marocaine a diffusé une démonstration de maquillage pour femmes battues, à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Installée dans un fauteuil, le visage faussement tuméfié, une femme s’est prêtée à ce « tuto maquillage », destiné à apprendre aux femmes battues à cacher leurs ecchymoses. L’émission matinale « Sabahiyate », diffusée sur la chaîne 2M, a voulu « montrer le type de maquillage à utiliser quand une femme est battue ».

« Le vert est utilisé à l’aide d’un pinceau pour camoufler la partie rougeâtre », « un correcteur orange puis jaune, puis un fond de teint » permettent de recouvrir l’œil au beurre noir, explique la présentatrice, disant « espérer avoir donné des solutions aux femmes qui ont besoin de ces conseils, afin qu’elles puissent elles aussi continuer à vivre et se rendre à leur travail ».

Diffusée mercredi matin, la séquence est passée inaperçue. Mais l’émission, mise en ligne jeudi sur le site internet de la chaîne, a été repérée par des internautes et suscitait vendredi une foule de commentaires outragés sur les réseaux sociaux. Elle a été retirée du site de la chaîne dans la foulée.

« 2M a donc décidé de célébrer la Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes avec du maquillage anti-coups! », s’emportait un internaute.

« La chaîne 2M vous propose mesdames et demoiselles la solution pour cacher le bleu de votre visage si vous vous faites défoncer la gueule par votre mari ou père ou frère », commentait un autre.

« Oeil au beurre noir, des bleus, pas grave! La maquilleuse de 2M a le produit miracle », ironisait un troisième

Dans un communiqué diffusé vendredi, la direction de 2M a jugé la « rubrique complètement inappropriée » et présenté « ses excuses les plus sincères pour cette erreur d’appréciation, (…) compte tenu de la sensibilité et de la gravité du sujet ».

Selon l’ONG internationale Human Rights Watch, « les brutalités commises à l’encontre des femmes sont monnaie courante » au Maroc. « Une étude effectuée en 2009-2010 par le gouvernement a établi que près des deux tiers des femmes avaient subi des violences physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques. Parmi elles, environ 55% ont signalé avoir subi des violences conjugales », selon l’ONG.

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Hématomes : pourquoi j’ai toujours des bleus


Des bleus apparaissent sur vos bras ou vos jambes, et pourtant, il n’y a pas de raisons pour avoir des ecchymoses. Mais, ils sont bien présents et les causes peuvent être le soleil, l’âge, une carence ou autre
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Hématomes : pourquoi j’ai toujours des bleus

 

Hématomes : pourquoi j'ai toujours des bleus

C’est souvent en été, quand on découvre bras et jambes, qu’on réalise que l’on « marque facilement ». Entendez, que des bleus disgracieux apparaissent sans qu’on ait le souvenir de s’être cognée.

Voici 5 raisons pour lesquelles les hématomes peuvent apparaître.

Vous vieillissez

Lorsque vous prenez de l’âge, deux choses arrivent à votre peau : elle perd une partie de ses couches protectrices de graisse et la production de collagène diminue. Cela signifie que votre peau, plus fine, est aussi plus sensible aux meurtrissures, même les plus légères.

« Après 60 ans, il suffit d’un coup qui peut apparaître bénin pour avoir immédiatement une ecchymose«  explique le Pr Gary Goldenberg, du service de dermatologie de l’Hôpital Mount Sinaï.

Vous vous exposez souvent au soleil

Votre longue histoire d’amour avec le soleil vous a peut-être parfois provoqué quelques brûlures superficielles. Mais les dommages provoqués par de fréquentes expositions aux UV sont plus profonds : comme ils pénètrent dans les couches profondes de la peau, ils agissent sur les petits vaisseaux sanguins, les rendant plus fragiles. Ils laissent donc échapper du sang plus facilement, même suite à de légères contusions.

Vous prenez de l’aspirine tous les jours

De nombreuses personnes prennent une faible dose d’aspirine tous les jours pour prévenir les risques cardiovasculaires. Mais il ne faut pas oublier que l’aspirine, comme les anticoagulants, rend le sang plus fluide et empêche les plaquettes de se coaguler. C’est pour cela que même un traumatisme mineur laissera une marque sur la peau.

Vous souffrez de vascularite

Sous ce terme médical, on regroupe toutes les maladies impliquant l’inflammation des parois des vaisseaux sanguins. A cause de cette inflammation, les vaisseaux sanguins éclatent et provoquent des hématomes un peu particuliers, appelés purpura. La plupart des vascularites sont provoquées par des maladies auto-immunes mais elles peuvent être dues à une maladie chronique comme l’hépatite.

Vous avez une carence en vitamine C

Les réelles carences en vitamines sont assez rares dans les pays occidentaux, mais elles deviennent plus fréquentes à mesure que l’on vieillit et que l’on perd le goût ou l’envie de se nourrir de façon équilibrée. La carence en vitamine C peut donc arriver chez les personnes âgées mais aussi chez les alcooliques. Or, cette vitamine est nécessaire à la production de collagène, un composant structurel de la peau. Sans vitamine C, les vaisseaux sanguins ne sont plus protégés et sont plus susceptibles de se rompre au moindre petit bobo.

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La science au secours des enfants maltraités


Il arrive que des parents perdent patience mais qu’il suffit d’un peu d’aide et des outils pour mieux gérer son impatience, sa colère, alors que d’autres parents, il est important d’agir pour sauver les enfants .. La science de la maltraitance demande beaucoup d’observations, d’expérience … pour distingué ce qui est de la maltraitance et ce qui ne l’est pas
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La science au secours des enfants maltraités

 

ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉ, LA PRESSE

DAPHNÉ CAMERON
La Presse

Au milieu de la chambre d’hôpital, Roxanne*, 9 mois, s’agrippe aux longs barreaux métalliques de son petit lit et les secoue vigoureusement.

Le Dr Alain Sirard pénètre dans la chambre et s’approche de la couchette. La petite le regarde. Une large ecchymose lui barre le crâne, de l’oreille gauche à l’arrière de la tête. Elle sourit, son oeil tuméfié se plisse.

La blondinette est agitée. Elle se lève, s’assoit, se relève, se rassoit sans arrêt.

Roxanne est une escaladeuse, «lance sa mère, assise en face, en pyjama.

Je vois qu’elle pratique le sport extrême de bassinette!», répond le pédiatre.

Il est 11 h. Il fait chaud. Dans un coin, un ventilateur rend l’humidité plus tolérable.

Kevin, le père de la petite, s’avance pour expliquer comment, la veille, elle a escaladé sa couchette pour tenter d’en sortir. Le jeune homme raconte d’abord que, attiré par des bruits, il s’est rendu à sa chambre et l’a vue se tenir en équilibre sur la barrière.

Le Dr Sirard lui demande de mimer la scène.

Le père s’approche de la couchette et montre comment il a saisi sa fille en plein vol, comme un joueur de football qui attrape un ballon. Malgré cela, il n’a pu amortir la chute. Elle s’est fracassé la tête sur le sol.

Le Dr Sirard demande au père de dessiner un croquis de la chambre. Kevin lui répète la même histoire en barbouillant sur une feuille.

Le pédiatre examine la petite. Il remarque un bleu important sur sa fesse gauche, une marque dans son cou et une autre sur son front. Il constate qu’il y a des bleus derrière le pavillon de chaque oreille.

Or, le père raconte qu’il n’y a eu qu’un seul impact, du côté gauche.

«Je suis spécialiste en maltraitance, dit le Dr Sirard. Selon moi, beaucoup d’éléments de votre histoire ne sont pas compatibles avec les lésions. J’ai de la difficulté à expliquer tous les bleus. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un accident. Je pense que c’est un geste de perte de contrôle.»

Le père tente d’interrompre le médecin.

La mère se retourne et fusille son conjoint du regard.

«J’ai été parent et je sais ce que c’est, un bébé casse-cou, reprend le médecin. Mais à son stade de développement, elle est incapable de se hisser hors de sa couchette, encore moins de se tenir en équilibre sur la barrière. C’est ce que je vais écrire dans mon rapport.»

Le médecin sort de la chambre en coup de vent.

Alors qu’il s’éloigne à toute vitesse dans le couloir, la mère crie. Mais, rapidement, sa voix se noie à travers le va-et-vient du personnel de l’unité d’hospitalisation pédiatrique.

***

Midi et demi. Une intervenante de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) entre dans le bureau des cinq médecins de la clinique sociojuridique de l’hôpital Sainte-Justine, dont fait partie le Dr Sirard.

Le local ressemble à n’importe quel bureau de médecin, mais jour après jour, ses murs sont témoins des pires histoires d’horreur.

C’est là que sont vus les enfants de moins de 12 ans que l’on croit avoir été victimes de mauvais traitements ou de sévices sexuels et leurs parents. L’équipe évalue en moyenne 450 cas par année, les plus graves de la province.

L’intervenante, une rousse au visage constellé de taches de rousseur, fait partie de l’équipe d’urgence de la DPJ déployée dans les 24 heures qui suivent un signalement. Elle dépose sur le bureau une pile de photos de la chambre de l’enfant et de son petit lit.

Ces photos viennent renforcer les soupçons du Dr Sirard.

«J’ai mesuré le bébé du talon au creux axillaire. À la hauteur des barreaux que je vois là, il me paraît impossible qu’il ait pu enjamber sa couchette», explique-t-il à l’intervenante.

Tous les enfants sont photographiés avec une règle à côté de leurs lésions et un témoin de couleur pour enregistrer avec précision la couleur de l’ecchymose.

«Regardez, dit le pédiatre en montant une photo de Roxanne. Il y a des lignes plus foncées qui traversent l’ecchymose sur sa tête. Ce sont des traces d’entre-doigts. Lorsqu’on frappe avec le poing, ça fait un bleu. Lorsqu’on gifle, avec la main ouverte, ça fait des lignes.»

***

La pédiatrie de la maltraitance est une véritable science. Chaque enfant vu à Sainte-Justine doit passer une série de tests révisés par un petit nombre de médecins spécialistes qui sont devenus, avec le temps, experts en maltraitance.

Une «série squelettique» – des rayons X du corps en entier – est réalisée pour déceler des fractures. Les radiologistes sont à l’affût de cals osseux, indices d’anciennes fractures qui révèlent des épisodes antérieurs de maltraitance. On fait aussi un examen de tomodensitométrie (scan) du cerveau pour déterminer s’il y a des hémorragies, puis un examen ophtalmologique pour dépister des hémorragies rétiniennes, l’un des symptômes du traumatisme crânien non accidentel, qui englobe le syndrome du bébé secoué.

***

Vers le milieu de l’après-midi, les résultats des tests de Roxanne arrivent. Il n’y a ni fracture ni hémorragie cérébrale ou rétinienne.

Kevin entre seul dans le bureau de la clinique sociojuridique pour recevoir les résultats. Le jeune père a lui-même l’air d’un enfant. Il flotte dans son pantalon de sport. Il s’installe en face de l’intervenante de la DPJ et du Dr Sirard.

«Il n’y aura pas de conséquences physiques sur Roxanne. Les bleus vont guérir… Mais lorsqu’on perd patience et que des gestes sont commis, ça peut se répéter. La prochaine fois, il y aura peut-être des séquelles.»

Le père prend sa tête entre ses mains, les yeux cachés par sa casquette.

«Se peut-il que vous ayez perdu patience et que les claques soient parties? Et que là, vous ayez inventé une histoire pour tenter de vous en sortir?»

Un silence glacial traverse la pièce. Les pieds de Kevin se mettent à trembler.

«Ce que je dis est vrai, n’est-ce pas? renchérit le Dr Sirard.

– À peu près, laisse finalement tomber le jeune homme. J’ai paniqué.»

Le père essuie les larmes qui ruissellent sur ses joues.

«Quand je l’ai pognée, j’ai été vraiment trop fort. Je lui ai donné une tape aux fesses et je l’ai serrée… C’est ça qui est arrivé.

– Mais on sait que ce n’est pas ça qui a causé les traces d’entre-doigts sur sa tête. Lorsqu’on serre, ça donne un bleu.»

Kevin lève alors les yeux pour la première fois.

«Elle était dans sa bassinette. Ce qui m’écoeure, c’est que c’est sa deuxième bassinette parce qu’elle a brisé l’autre en fessant dessus. La nouvelle est plus cheap. Quand je suis entré dans la chambre, elle était encore en train de la péter. J’ai paniqué. Quand je l’ai pognée, elle a eu peur. Elle a hurlé. Je l’ai prise par la jambe. Elle était à l’envers. Je lui ai donné une petite claque derrière la tête. Pis là, sa tête a revolé sur le poteau.»

Kevin refoule des sanglots.

«Il va falloir que tu le dises à ta blonde, dit le médecin après une petite pause.

Anyways, je ne suis plus sûr de vouloir continuer. Je sais qu’avec ce qui est arrivé tantôt, moi pis ma blonde, c’est fini. On se sépare. Je vais sortir du portrait.

– Je comprends ta réaction, mais elle est impulsive. Le geste que tu as fait, tu l’as fait. Là, il va y avoir des mesures immédiates et à moyen terme. Mais il faut que tu regardes pourquoi tu as fait ça.

Il y a des gens qui peuvent t’aider, ajoute l’intervenante sociale. Je connais un bon groupe d’aide auquel tu pourrais te joindre.»

Avant de quitter l’hôpital, Kevin consent à faire une thérapie de groupe et à aller vivre chez des amis pendant quelques jours. Il devra se présenter au tribunal de la jeunesse dans les 48 heures. Un juge décidera de quelle façon il pourra voir sa fille dans les prochains mois. La police poursuit son enquête criminelle.

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Le Dr Alain Sirard est un bel homme. Grand, 52 ans, toujours bien habillé, bronzé, lunettes à la mode, ce père de quatre enfants est spécialisé en maltraitance depuis 1995.

«On entre dans la pièce pour aider l’équipe sociale à prendre les bonnes décisions d’orientation et de protection, expliquera-t-il plus tard. Ce qu’on cherche, ce sont des éléments de l’histoire qui peuvent expliquer les lésions.Très souvent aussi, on arrête les impressions de maltraitance et les mesures sociales qui en découlent.»

«Au-delà du parent agresseur, nous sommes témoins de véritables drames humains», ajoute Patsy Villeneuve, travailleuse sociale à la clinique. «Lorsqu’un père qui a fracturé la jambe de son bébé dit finalement à la mère: Écoute, ce n’est pas accidentel, c’est la terre qui arrête de tourner.»

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Le lendemain, en fin de journée, le Dr Sirard passe la porte de la même chambre d’hôpital.

Une jeune mère, Karine, berce Morgane, sa fille de 6 mois. Elle consulte pour des pleurs incessants et parce que les yeux de son enfant «virent à l’envers». Quelques jours plus tôt, elle s’est aussi rendue à l’hôpital pour une bosse à la tête.

Karine est déjà connue de la DPJ. Son intervenante l’accompagne à l’examen médical, car un signalement vient d’être ajouté à son dossier.

Avant d’entrer dans la pièce, le Dr Sirard savait déjà que la série squelettique, le test ophtalmologique et le «scan» cérébral étaient négatifs. Il demande comment Morgane s’est blessée à la tête.

«Je suis écoeurée de le dire! Ça fait 10 fois que je raconte mon histoire!», hurle-t-elle.

Après quelques protestations, elle poursuit, agressivement.

«Elle était assise sur le plancher pendant que je lavais les biberons. Elle s’est mise à chialer, pis j’ai entendu «bang!». Elle s’est cogné la tête sur le plancher de carreaux. Elle est tombée sur le côté. À ce moment-là, il n’y avait pas de bosse. C’est dans la nuit qu’elle a commencé à grossir. Le lendemain, elle a crié durant des heures.»

Karine pose Morgane dans la couchette. Un préposé entre et fait des prises de sang à la petite fille.

Quelques minutes plus tard, un autre préposé apporte le repas.

«Yark! Ça pue! On dirait de la bouffe à chat!

– Que s’est-il produit avant l’accident? demande le Dr Sirard.

Ça n’a pas rapport, ce qui s’est passé avant! lâche-t-elle, visiblement excédée.

– Pouvez-vous m’expliquer ce qu’il s’est passé ensuite?

– Le lendemain, elle était plus pâle et elle était chialeuse. Le deuxième soir, elle s’est levée une fois par heure et n’a pas fait sa sieste. Le lendemain, elle a pleuré toute la journée.

– A-t-elle fait de la fièvre? Est-ce que son nez a coulé?

– Non.

– Et vous? Comment vous sentez-vous?

C’est l’enfer! J’ai mal aux muscles des cuisses comme si j’avais des couteaux plantés dedans. Je ne suis pas capable de lever mes bras, c’est comme si je pesais 58 000 livres!

– Depuis quand?

– Depuis le soir où elle a pleuré toute la nuit.»

Le Dr Sirard fait une pause pour réfléchir.

«Tout cela a du sens, madame. Je pense que vous faites une myosite, un virus contagieux qui circule en ce moment et qui cause une inflammation des muscles. Vous avez dû l’attraper de votre bébé. C’est pour cela qu’elle a pleuré toute la nuit. Elle avait mal partout.

– Hey, j’ai-tu assez de marde dans ma vie pour avoir pogné de quoi en plus!»

Quelques minutes plus tard, une résidente en médecine revient avec les résultats des analyses sanguines de Morgane. Le taux de créatine-kinase, un enzyme du muscle, est trois fois plus élevé que la normale. Les symptômes s’expliquent. La chute survenue quelques jours plus tôt n’avait rien à voir. Pour en être certain, le médecin demande aussi des examens sanguins pour Karine.

Sur le plan médical, la piste de la maltraitance est exclue, comme dans 40% des cas hospitalisés vus par l’équipe sociojuridique.

La pédiatrie de la maltraitance est un métier difficile. Mais les médecins de la clinique sociojuridique acceptent de faire face à l’horreur pour protéger leurs patients.

Avant de rentrer chez lui, le Dr Sirard confie que sa motivation principale est de permettre à l’enfant de retourner dans son environnement, auprès des gens qui l’aiment.

«Mais ça, ça survient juste quand on sait qui a commis l’abus. Si on ne sait pas qui l’a fait ou si on n’est pas capables de conclure à une cause accidentelle, l’enfant quitte sa famille.»

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La clinique sociojuridique de l’hôpital Sainte-Justine existe depuis 1990. Elle a été créée au moment où la littérature scientifique sur la maltraitance a véritablement pris son essor.

«Aujourd’hui, il y a toute une communauté scientifique qui s’occupe de la maltraitance. C’est devenu une surspécialité médicale», explique la Dre Claire Allard-Dansereau, responsable de la clinique.

Les médecins sont appuyés par une infirmière, un psychologue et deux travailleuses sociales.

Il faut bien connaître la pédiatrie en général pour pratiquer en maltraitance, explique la pédiatre de 62 ans.

«Les sévices, c’est complexe, car il faut toujours se demander si quelque chose d’autre aurait pu causer les symptômes ou les lésions. On ne veut pas dire que c’est un abus quand ce n’en est pas, ni l’inverse, parce qu’on veut que les enfants soient protégés.»

L’an dernier, 105 enfants soupçonnés d’avoir été victime de sévices ont été hospitalisés à Sainte-Justine. Environ 60 autres cas ont été évalués en consultation externe à la demande de la DPJ.

L’appareil judiciaire recourt souvent à l’expertise médicale. L’an dernier, les médecins se sont rendus au tribunal à 48 reprises pour témoigner.

Les policiers des quatre coins de la province font aussi appel à la clinique sociojuridique pour obtenir un avis médical.

Il n’est pas rare de les y voir. Lorsqu’un enfant est victime d’une agression physique ou sexuelle grave, une entente multisectorielle est déclenchée et permet le partage de certains renseignements confidentiels pertinents à l’enquête entre les corps policiers, les médecins, la DPJ et les écoles.

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Un matin, lors de notre passage, le Dr Sirard avait rendez-vous avec un enquêteur pour discuter du cas d’un enfant gravement blessé, examiné récemment à la clinique sociojuridique. En questionnant l’enfant et ses proches, le Dr Sirard a commencé à soupçonner la gardienne.

Fait troublant: au fil de son enquête, le médecin a appris que, plusieurs années auparavant, un enfant était mort pendant qu’il était confié à la même gardienne. Sa mort n’a jamais été expliquée, et les policiers ont classé l’affaire. Le détective, grand homme mince dans la quarantaine, entre dans la pièce.

Le policier et le médecin examinent les photos du cadavre. Durant près d’une heure, ils scrutent le rapport d’autopsie réalisé à l’époque.On y lit que les ambulanciers, puis les médecins des urgences, ont remarqué que l’enfant était en rigidité cadavérique jusqu’aux extrémités de son corps. Or, la rigidité musculaire s’installe normalement dans la mâchoire au bout de 30 minutes puis s’étend graduellement, après plusieurs heures, au reste du corps.

«Ça veut dire que, lorsqu’elle a appelé le 911, l’enfant était déjà mort depuis plusieurs heures, affirme le Dr Sirard. Quel genre de gardienne ne jette pas un coup d’oeil sur un jeune enfant durant des heures?»

Il lit que la température du corps, à l’hôpital, était de 34°C.»Son corps était froid, l’enfant était mort depuis longtemps», ajoute le médecin.

Le Dr Sirard étudie avec attention les blessures des deux enfants. Les deux histoires se ressemblent. Trop.

«Il y a plein d’éléments ici pour faire capoter n’importe quel docteur en maltraitance. J’en ai la chair de poule, dit le médecin.

– Moi aussi, répond le policier.

– Je pense, monsieur l’enquêteur, que nous sommes peut-être devant un cas d’homicide et un de tentative de meurtre.»

Un silence de mort s’installe dans la pièce. L’enquêteur promet de donner des nouvelles au Dr Sirard. Abasourdis, les deux hommes quittent la pièce.

*Tous les noms des patients et de leurs parents ont été changés.

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