Une enfant de 10 ans succombe à une amibe «mangeuse de cerveau»


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C’est une triste fin pour une petite fille de 10 ans, décédée après qu’une amibe mangeuse de cerveau a pénétré par le nez. Cette amibe vit dans des eaux chaudes et douces des lacs et rivières en plus des sources géothermales et des piscines mal entretenues
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Une enfant de 10 ans succombe à une amibe «mangeuse de cerveau»


(Washington) Une petite Américaine qui s’était baignée dans un cours d’eau au Texas est décédée lundi après avoir contracté une infection due à une amibe « mangeuse de cerveau », ont annoncé sa famille et plusieurs médias.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Lily Mae Avant, 10 ans, avait commencé à avoir des maux de tête le 8 septembre, rapidement suivis d’une fièvre. Après son hospitalisation d’urgence, les médecins avaient découvert la présence d’« une amibe très rare et agressive », selon sa famille.

« Notre belle petite fille est […] dans les bras de Jésus », ont écrit ses proches lundi dans un groupe Facebook créé après sa maladie.

La petite fille s’était baignée dans le fleuve Brazos.

Le département de la Santé du Texas a confirmé à des médias locaux qu’elle avait contracté une infection due à l’amibe « Naegleria fowleri », qui se plaît dans les eaux douces et chaudes des lacs, des rivières en été ainsi que dans des sources géothermales et des piscines mal entretenues.

« L’amibe est présente dans les cours d’eau douce à travers le Texas et ailleurs aux États-Unis. Les cas sont extrêmement rares malgré les millions de personnes qui nagent dans les lacs et les rivières chaque année », a dit le porte-parole du département, Chris Van Deusen.

Cette amibe pénètre par les narines et remonte jusqu’au cerveau, provoquant de fortes migraines, une hyperthermie, un raidissement de la nuque et des vomissements, avant d’entraîner des vertiges, une léthargie, de la confusion et des hallucinations.

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Le Saviez-Vous ► Qu’advient-il des poissons et autres animaux marins lors d’une tempête ?


Des tempêtes en mer ne sont pas sans conséquences pour la vie marine. On croit à tort que la majorité des animaux marins sont protégés dans l’eau lors de conditions extrêmes. Pourtant non. Beaucoup seront déportés hors de leurs territoires ou pire mourront.
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Qu’advient-il des poissons et autres animaux marins lors d’une tempête ?


par Clara Zerbib, journaliste animalière

Sur terre, les dégâts d’une grosse tempête ou d’un ouragan peuvent être considérables. Mais que se passe-t-il sous la surface de l’océan ? Les animaux marins sont-ils épargnés par le déchaînement des éléments ?

Réponses !

La température et la salinité de l’eau sont modifiées

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les poissons, requins, dauphins, baleines et autres créatures marines ne sont pas à l’abri lors d’une tempête.

Et pour cause, lorsque les conditions climatiques sont extrêmes, les vagues générées peuvent atteindre près de 20 mètres de hauteur. Or, cette forte agitation a pour conséquence de mélanger les eaux de surface chaudes avec les eaux plus profondes mais aussi plus froides et plus salées.

De plus, les pluies diluviennes (d’eau douce) réduisent également les niveaux de sel. Ainsi se crée un mélange plus homogène dans l’océan. Les eaux de surface sont plus froides et plus salées qu’auparavant tandis que les eaux plus profondes sont plus chaudes et moins salées.

Ce changement rapide de température et de salinité de l’eau peut alors déséquilibrer tout l’écosystème marin, réduisant la quantité d’oxygène dans l’eau. De nombreux animaux marins sont alors décimés, notamment ceux vivant près de la surface.

Des courants meurtriers sont créés

Lors d’un ouragan, de “super-courants” très violents peuvent se créer et s’étendre jusqu’à près de 100 mètres sous la surface de l’eau. Ces courants sont généralement destructeurs pour la vie marine.

vagues tempête

Crédits : iStock

En effet, ils emportent avec eux les bancs de poissons, les mollusques, les crustacés, les lamantins ou encore les tortues et brisent tout sur leur passage, notamment les récifs de coraux.

Les animaux qui ont la chance de survivre à ces courants sont généralement emportés loin de leur territoire. Or, la plupart, trop désorientés, finissent par mourir. D’autres sont carrément propulsés sur la terre ferme.

De plus, les courants déplacent de grandes quantités de sable et créent ainsi une eau boueuse, ce qui a pour conséquence de bloquer la lumière du soleil. Or, la lumière solaire est essentielle à la vie des créatures marines. Cette eau boueuse obstrue également les pores des coraux et les ouïes des poissons.

L’océan met du temps à se remettre d’un ouragan

Les courants et autres turbulences peuvent continuer à faire rage sous l’eau jusqu’à une semaine après la tempête. Mais l’océan peut mettre plusieurs mois, voire même plusieurs années à se remettre du passage d’un ouragan.

Finalement, les animaux qui s’en sortent le mieux sont les requins, les baleines et les autres grands animaux marins. La raison ? Ils ont la capacité de se déplacer rapidement vers des eaux plus calmes, notamment en nageant vers des eaux plus profondes.

Source

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Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose


Pourquoi il faut changer notre alimentation de viande rouge et de sucre pour des légumes, fruits, noix, légumineuses ? Pour mieux équilibrer nos ressources de la planète et réussir à nourrir tout le monde. De toute manière on se porterait mieux si nous avions un meilleur régime alimentaire et plus de personnes pourront profiter des ressources de la Terre.
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Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose

 

viande

Crédits : HolgersFotografie / Pixabay

Élevage bovin aux États-Unis Crédits : Greenpeace

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

La manière dont l’humanité se nourrit doit changer radicalement, et ce dès maintenant, si nous voulons éviter des dommages “catastrophiques” pour la planète, prévient une étude.

Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose, avec en priorité deux mesures principales : produire et manger deux fois moins de sucre et de viande rouge, et deux fois plus de légumes, fruits et noix, conclut une étude publiée dans The Lancet.

«Nous sommes dans une situation catastrophique», a déclaré à l’AFP Tim Lang, de l’Université de Londres et co-auteur de l’étude.

Le constat est alarmant : sur sept milliards d’humains, un milliard de personnes ne mangent par à leur faim, et deux autres milliards se nourrissent très mal (régime occidental, trop gras et trop sucré).

Adopter une alimentation saine

Le rapport pointe également du doigt le fait que le système alimentaire mondial reste à ce jour «le principal émetteur de gaz à effet de serre, le principal facteur de perte de biodiversité et la principale cause de prolifération d’algues mortelles le long des côtes et des voies navigables». L’agriculture, qui occupe aujourd’hui près de la moitié de la surface terrestre, utilise également «environ 70% des réserves mondiales d’eau douce», peut-on lire.

«Pour avoir une chance de nourrir 10 milliards de personnes en 2050, nous devons adopter une alimentation saine, réduire les déchets alimentaires, et investir dans des technologies qui réduisent les impacts environnementaux, poursuit Johan Rockstrom, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique de Potsdam. C’est faisable mais il ne faudra rien de moins qu’une révolution agricole mondiale».

L’étude pointe notamment du doigt la production et la consommation de bœuf, beaucoup trop gourmande en terres et en ressources.

Moins de viande, plus de légumes et de légumineuses

«Nous ne disons pas que tout le monde doit manger de la même manière, poursuit le chercheur. Mais globalement, en particulier dans le monde riche, cela signifie une réduction de la viande et des produits laitiers et une augmentation importante de la consommation de plantes».

 On rappelle qu’il faut en moyenne au moins cinq kilos de grains et 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande.

Parallèlement, les chercheurs appellent à une augmentation de plus de 100% de la consommation de légumineuses telles que les pois et les lentilles, ainsi que des légumes, des fruits et des noix. Ce n’est désormais plus un conseil, c’est une obligation à tenir si nous souhaitons nourrir toute la planète.

«La civilisation est en crise. Nous ne pouvons pas nourrir notre population avec un régime alimentaire sain si nous n’équilibrons pas les ressources de la planète, note en effet Richard Horton. Pour la première fois en 200 000 ans d’histoire de l’humanité, nous sommes en décalage absolu avec la planète et la Nature».

Une étude publiée dans la revue Nature en octobre dernier tirait la même sonnette d’alarme, proposant au passage quelques solutions à mettre en place rapidement. L’article invitait, par exemple, à privilégier les régimes végétaliens, beaucoup moins gourmands en eau. De cette manière, nous pourrions réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie alimentaire. Nos techniques agricoles doivent être également améliorées, selon les suggestions des chercheurs, pour entretenir les terres et limiter l’extraction d’eau douce et l’utilisation d’engrais.

Source

https://sciencepost.fr/20

Le Saviez-Vous ► Comment les poissons boivent-ils ?


Comment les poissons boivent ? À vrai dire, c’est une question qu’on ne pense pas vraiment surtout que les poissons vivent dans l’eau ! Et si l’eau est salée, peuvent-ils réussir a assouvir leur soif ?
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Comment les poissons boivent-ils ?

 

poissons sous l eau

Crédits : Pxhere

par Louison

Constamment immergés, les poissons vivent dans l’eau. Mais que boit un poisson de mer alors que l’eau est extrêmement salée ? De plus, il existe des dizaines d’espèces (si ce n’est plus) qui sont répertoriées comme étant des « poissons ». Cette diversité complique encore plus les choses comme nous allons le voir. Qu’est-ce qu’une carpe a de commun avec un hippocampe ? Que penser de l’axolotl qui peut sortir de l’eau et devenir un vrai lézard ?

Les poissons boivent bien !

De façon générale, les poissons ont le choix quand ils absorbent de l’eau. Ils peuvent par exemple la rediriger vers leurs ouïes pour respirer. C’est ce qu’ils font le plus souvent, les ouïes étant une partie du poisson qui est gorgée de micro-vaisseaux sanguins. Grâce à ce système, ils peuvent récupérer l’oxygène contenu dans l’eau. Mais les poissons ont aussi généralement le choix d’avaler l’eau et de la diriger vers leur vessie.

La différence entre poisson de mer et poisson d’eau douce

Connaissez-vous le phénomène d’osmose ? La définition en science est qu’il s’agit d’un acte de diffusion entre deux liquides par une membrane. Ce qui est dissout passe d’un liquide à l’autre, sans que ceux-ci ne se mélangent.

Ici, nos deux liquides sont l’eau et le sang du poisson, et la membrane est celle de ses ouïes. L’eau de mer est beaucoup plus salée que le sang du poisson, donc le sel passe naturellement de la mer à son sang. Pour éviter de finir complètement desséché, le poisson de mer doit donc boire beaucoup pour pouvoir évacuer. On considère que c’est 10 à 30 ml d’eau par jour par tranche de 100 g.

Par contre, le cas des poissons d’eau douce est différent. En effet, l’eau est beaucoup moins salée – elle est même moins salée que lui. Ainsi, le poisson d’eau douce ne doit pas boire autant qu’un poisson de mer. Sans cela, il finirait par exploser.

Les exceptions à la règle

Quand on pense avoir tout compris, la nature s’amuse à nous soumettre des exceptions. Et même dans ce cas, on en trouve au moins deux : le saumon et le requin. Le premier est un poisson qui vit à la fois en eau douce et en eau salée, selon la période de sa vie. Les scientifiques ont découvert qu’il adoptait son comportement à son milieu de vie.

Le cas du requin est différent, puisque cet animal fait partie de ceux qui n’ont pas de vessie. Le requin a la particularité de « transpirer » son acide urée, évacuant les déchets par cette voie.

Sources : Général Kulturele Figaro

https://lesavaistu.fr/

La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique


La plongée permet de faire de belles trouvailles en spéléologie. En effet, la plus grande grotte au monde qui forme un vrai labyrinthe à été découverte au nord du Yucatán, au Mexique. Un vrai trésor archéologique qui contient des tout un monde qui ont existé en passant par les Mayas, les premiers colons, les animaux disparus, ainsi qu’une grande source d’eau douce
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La plus grande grotte sous-marine du monde découverte au Mexique

 

Xavier Demeersman
Journaliste

Des plongeurs ont trouvé des passages entre les grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos, au Mexique. Ensemble, ces dernières forment ainsi la plus grande grotte sous-marine connue du monde ! Le site est précieux pour l’eau douce qu’il renferme ainsi que pour sa biodiversité et ses trésors archéologiques.

Plongeur infatigable spécialisé dans l’exploration des grottes sous-marines au Mexique, en particulier dans le Yucatán depuis quatorze années, Robert Schmittner a découvert, avec son équipe du projet GAM (Gran Acuífero Maya, ou Great Maya Aquifer, en anglais, qui signifie « grand aquifère maya »), après dix mois de recherche, des connexions entre les deux grands systèmes de Sac Actun et Dos Ojos. Ce labyrinthe immense de galeries submergées est long de quelque 347 kilomètres au total.

Il s’agit donc désormais de la plus grande grotte sous-marine au monde, détrônant celle de Ox Bel Ha (269 kilomètres), également dans la même région mais plus au sud. Située au nord de la ville de Tulum et longue de 262 kilomètres, Sac Actun était, elle, deuxième. Quant à Dos Ojos (83,7 kilomètres), elle n’était pas loin : classée quatrième du classement. Mais, maintenant, puisque les deux systèmes sont connectés, ils n’en forment plus qu’un seul et gigantesque, qui porte le nom du plus grand des deux : Sac Actun, comme le veulent les règles en spéléologie.

Bien sûr, Robert Schmittner ne va pas s’arrêter là : il a déjà commencé les recherches de passages avec les autres grands systèmes de la péninsule du Yucatán, convaincu que Sac Actun est relié avec eux (du moins avec certains). Rien que dans le nord-est de l’État de Quintana Roo, ils ne sont pas moins de 358 pour un total de 1.400 kilomètres (voir la liste ici).

 

Vidéo du projet GAM (Gran Acuífero Maya) résumant l’exploration des grottes sous-marines de Sac Actun et Dos Ojos. © Gran Acuífero Maya, YouTube

Les eaux ancestrales des Mayas

Au-delà de ses dimensions spectaculaires, le vaste réseau de grottes sous-marines représente de véritables couloirs du temps où gisent de nombreux vestiges du passé : des vestiges humains, mais aussi d’animaux et de plantes.

« Cette immense grotte représente le site archéologique submergé le plus important du monde, a déclaré le spéléologue, puisqu’elle compte plus d’une centaine de contextes archéologiques, parmi lesquels se trouvent les traces des premiers colons d’Amérique, ainsi que celles de la faune disparue et, bien sûr, celles de la culture maya ».

C’est dans les eaux du gouffre de 43 mètres de profondeur de Hoyo Negro (en français « trou noir »), dans le réseau de Sac Actun, qu’a été trouvé le squelette de Naia en 2007. Comme certains animaux de l’âge de glace, la jeune fille qui vivait dans la région il y a environ 13.000 ans est malheureusement tombée dans ce trou. Bien des siècles et des millénaires plus tard, les descendants de la civilisation maya considéreront ces cénotes (dérivé du maya dz’onot signifiant « puits sacrés ») comme des bouches à travers lesquelles ils pouvaient communiquer avec les dieux des mondes souterrains. De nombreux objets de leur culture y ont été pêchés.

Enfin, en plus de ces trésors archéologiques, les eaux de ces multiples grottes inondées du Yucatán sont très précieuses pour la biodiversité qu’elles accueillent et, bien sûr, pour la grande réserve d’eau douce qu’elles constituent pour les habitants d’aujourd’hui en surface.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des plongeurs spéléologues qui arpentaient deux grottes sous-marines dans le nord de la péninsule du Yucatán, au Mexique, ont découvert des passages entre ces deux dernières.
  • L’ensemble forme « le site archéologique submergé le plus important du monde ». Cet immense labyrinthe est long de 347 kilomètres, mais il pourrait être encore plus vaste…

 

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Des scientifiques inquiétés par la disparition de l’oxygène des océans


On sait ce les changements climatiques et la pollution font sur le climat et l’air, aussi sur les océans avec l’acidification, mais l’oxygène dans les océans, on ne sait pas grande chose. Il y a quand même des scientifiques qui lancent l’alarme par le fait qu’en 50 ans, l’oxygène dans les cours d’eau, les côtes et dans l’océan, l’oxygène a baisser de beaucoup ce qui met en péril la vie marine
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Des scientifiques inquiétés par la disparition de l’oxygène des océans

 

En l'espace des 50 dernières années, la superficie... (123RF/Denis Tabler)

En l’espace des 50 dernières années, la superficie d’océans affectés est passée de 4,5 millions à 32 millions de kilomètres carrés dans les eaux proches des côtes et en haute mer.

La Presse Canadienne

Près d’une vingtaine de scientifiques de partout dans le monde lancent un avertissement sur un effet secondaire peu connu du changement climatique et de la pollution.

Selon un article publié cette semaine dans la revue Science, l’oxygène disparaît des océans dans des proportions de plus en plus larges, ce qui menace la vie marine.

L’étude, qui a été financée par un organisme international affilié à l’UNESCO (l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), relate que ce problème s’aggrave depuis les années 1950.

En l’espace des 50 dernières années, la superficie d’océans affectés est passée de 4,5 millions à 32 millions de kilomètres carrés dans les eaux proches des côtes et en haute mer.

Les cours d’eau la côte ouest du Canada et sur la voie maritime du fleuve Saint-Laurent seraient notamment touchés.

«Nous croyons que cet enjeu devrait être examiné et qu’il devrait attirer davantage l’attention», a déclaré Denis Gilbert, l’un des 22 auteurs qui ont cosigné la recherche.

«Tous les animaux doivent respirer de l’oxygène et nous savons que de régions de l’océan qui perdent de l’oxygène sont de plus en plus répandues. Nous voyons les animaux marins qui quittent ces endroits», a ajouté M. Gilbert, qui est aussi scientifique au ministère des Pêches et des Océans.

L’article, qui résume une récente recherche, a trouvé plusieurs cours d’eau en manque d’oxygène dans le monde. Les eaux près des grands fleuves et des centres urbains seraient particulièrement touchées. Les chercheurs ont toutefois décelé d’autres cas en haute mer.

Une «énorme» augmentation

Le volume d’eau complètement dépourvue d’oxygène a quadruplé depuis les années 1950, selon une étude. Les populations d’animaux marins et la diversité ont largement diminué dans les régions côtières.

Dans les eaux les plus profondes du golfe Saint-Laurent, le taux d’oxygène a chuté de 55 pour cent depuis les années 1930.

«C’est énorme. Nous perdons déjà de la morue dans les eaux profondes», a soutenu M. Gilbert.

Un phénomène similaire a été observé dans le nord de la Colombie-Britannique, selon le scientifique.

Plusieurs facteurs joueraient un rôle dans ce problème.

Les industries et le secteur agricole rejettent leurs nitrates dans l’océan, ce qui crée de l’efflorescence algale semblable à celle qui peut affecter les systèmes d’eau douce. Mais en pleine mer, c’est assurément le changement climatique qui est le principal responsable, et de loin.

Le changement climatique amène une «triple offensive», a illustré M. Gilbert.

D’abord, les eaux plus chaudes ne peuvent pas absorber autant l’oxygène.

Ensuite, les différentes couches de l’océan ne se mélangent pas autant si la partie supérieure est plus chaude – les couches profondes ne sont pas autant aérées en étant exposées à la surface, alors, graduellement, l’oxygène qu’elles renferment est grugé par les bactéries.

Finalement, les eaux plus chaudes forcent les animaux marins à respirer plus rapidement, les amenant à utiliser plus hâtivement l’oxygène disponible.

«L’une des raisons pourquoi (les animaux marins) ne peuvent tolérer des eaux très chaudes, c’est qu’ils doivent respirer davantage. Dans ces eaux où ils doivent respirer plus, il y a moins d’oxygène», a indiqué le chercheur.

Un enjeu peu étudié

En comparaison avec d’autres enjeux liés au changement climatique, dont l’acidification des océans, les impacts du manque d’oxygène dans l’eau sont trop peu étudiés, selon Denis Gilbert.

«C’est très peu compris», a affirmé M. Gilbert.

Et le problème ne risque pas d’être résolu à court terme, souligne le scientifique.

«Les modèles de réchauffement climatique prédisent que la diminution de l’oxygène sera encore pire d’ici 2100 et continuera de s’aggraver.»

Même avec des cibles ambitieuses de diminution des gaz à effets de serre, il y aura un déclin de l’oxygène dans l’eau, selon le modèle. Or, cela ne veut pas dire pour autant qu’elles sont inutiles, selon M. Gilbert.

«Agir sur les énergies fossiles n’aura que des avantages non seulement pour la glace de mer et pour l’acidification des océans, mais aussi pour l’oxygène», a-t-il conclu.

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Le Saviez-Vous ► Combien y a-t-il d’eau douce dans le monde ?


On ne manque pas d’eau sur Terre, sauf que la plus grande partie est salée. L’eau douce tant qu’à elle se retrouver sur diverses formes, seulement 1 % est liquide, en plus elle est mal dispersée dans le monde. L’or bleu pourrait devenir un enjeu important au risque d’être source de conflits et de guerres
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Combien y a-t-il d’eau douce dans le monde ?

 

 

    Recouvrant environ les trois quarts de la surface de la Terre, l’eau, a priori, ne manque pas sur notre Planète. Malheureusement, la plus grande part de cette eau est salée et n’est pas directement exploitable par l’Homme. Qu’en est-il exactement de l’eau douce ?

    Rappelons que l’on nomme eau douce — par opposition à eau de mer —, une eau dont la salinité est faible et qui est donc susceptible d’être propre à la consommation. L’eau douce, c’est l’eau des rivières, des lacs, des pluies, etc.

    Le volume total d’eau sur Terre est estimé à quelque 1.400 millions de milliards de mètres cubes. Un volume relativement stable dans le temps.

    Quel est le pourcentage d’eau douce ?

    Sur Terre, 97,5 % de l’eau est salée et contenue dans les océans. Seuls 2,5 % sont de l’eau douce, soit environ 35,2 millions de milliards de mètres cubes.

    Sur cette quantité d’eau :

  • 68,7 % se trouvent dans les glaciers ;

  • 30,1 % dans les nappes phréatiques ;

  • 0,8 % dans le permafrost ;

  • 0,4 % en surface et dans l’atmosphère.

Au final, moins de 1 % de l’eau sur Terre est de l’eau douce et liquide.

Le lac Baïkal, avec ses 23.000 milliards de mètres cubes d’eau, constitue le plus grand réservoir d’eau douce liquide de la surface de la planète. Il est classé au Patrimoine mondial de l’humanité pour la richesse de la faune qu’il abrite.

La répartition inégale de l’eau douce sur Terre

À la surface du Globe, l’eau se répartit très inégalement. Les Nations Unies qualifient de « puissance de l’eau », les neuf pays — à savoir : le Brésil, la Colombie, la Russie, l’Inde, le Canada, les États-Unis, l’Indonésie, le Congo et la Chine — qui concentrent 60 % du débit annuel mondial de l’eau. Et des inégalités peuvent même apparaître au sein d’un pays. Ainsi l’Inde, par exemple, présente des régions désertiques et d’autres qui sont régulièrement inondées par la mousson.

La guerre de l’eau

Risques climatiques et catastrophes naturelles peuvent être à l’origine d’une raréfaction et/ou d’une pollution de l’eau douce. Les activités humaines — rejets domestiques, agricoles ou industriels, détournement de cours d’eau, etc. — peuvent elles aussi impacter les ressources en eau. Or un homme ne peut survivre plus de trois jours sans eau. Et la ressource est essentielle à l’hygiène.

Lorsque la ressource en eau est insuffisante pour répondre aux activités humaines et aux besoins de l’environnement — c’est-à-dire, en dessous de 1.700 mètres cubes par personne et par an —, on parle de stress hydrique. Et un rapport de l’ONU publié en 2015 pointait le lien étroit entre pénurie et mauvaise gestion de l’eau, et apparition de tensions et de conflits de par le monde.

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