Vous avez un secret, et il se devine dans vos e-mails


Il semblerait que nos courriels révèleraient plus qu’on ne voudrait dire. Nos secrets, même si personne ne le sait serait détectable par des mots-clés que nous écrivons. Bref, c’est comme lire entre les lignes
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Vous avez un secret, et il se devine dans vos e-mails

 

Secret | Sbrac via Flickr CC License by

Secret | Sbrac via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

En analysant le contenu de milliers de messages électroniques, des chercheurs ont établi les principaux tics de langage qui trahissent que l’on cache quelque chose.

On a entendu maintes et maintes fois les défenseurs de la loi sur le renseignement affirmer qu’ils n’ont aucun problème à être surveillés puisqu’ils n’ont rien à cacher. C’était peut-être avant que des chercheurs de l’université du Maryland ne débarquent pour prouver que l’analyse de vos e-mails peut permettre de débusquer vos secrets, y compris ceux dont vous n’avez parlé à presque personne. Et puisque Google a reconnu que nos courriels étaient délibérément scannés, il y a réellement de quoi s’inquiéter, à moins de mener une vie aussi ascétique que transparente.

Adultère, homosexualité dissimulée, activité professionnelle difficile à assumer (téléphone rose)… La chercheuse Yla Tausczik raconte que les sujets de l’étude ont été triés sur le volet. Des 1.133 volontaires, son équipe a rencontré 179 sujets intéressants. Seules 61 personnes possédant un secret à la fois singulier et clairement identifiable ont finalement été retenues.

Les chercheurs ont alors étudié plus de 59.000 e-mails envoyés par celles-ci avant et après l’irruption de leur fameux secret. Les conclusions sont assez troublantes: la tonalité et l’emploi de certains mots-clés peuvent suffire à vous trahir.

L’inconscient qui parle

Première constatation: les sujets ont tendance à intensifier leurs relations épistolaires avec leurs contacts liés de près ou de loin à leur secret, et à procéder par mimétisme en adoptant de plus en plus fidèlement le vocabulaire de leurs interlocuteurs. Il s’agirait de maintenir ces personnes sous contrôle sois proche de tes amis, et encore plus de tes ennemis», dit le proverbe) et de les amadouer en permanence, même de façon inconsciente, afin de s’assurer qu’elles ne songent pas à la traîtrise.

Les mots indiquant des sentiments négatifs («blessé», «méchant», «laid») sont également plus employés par les porteurs de secrets, tout comme les mots liés à la perspicacité (le verbe «réaliser», les prépositions «si» et «car»). David Markowitz, chercheur ayant contribué à cette enquête minutieuse, rêve même d’un algorithme permettant de scanner les e-mails d’un utilisateur afin de déterminer l’existence d’un secret, mais aussi l’identité des personnes avec qui ce secret est partagé. À l’avenir, détecter la duperie ne passerait donc plus seulement par l’analyse des visages

http://www.slate.fr/

Newmanity : une boîte mail écolo pour sauver la planète ?


C’est quelque chose qu’on ne sait peut-être pas, mais le virtuel a aussi une note sur la planète en temps que pollueur. Envoyer un courriel a donc des conséquences, mais des Français, on réussit à créer une boite émail avec l’énergie renouvelable. Si ce n’est pas une option pour nous, il est quand même possible de diminuer l’impact écologique en sachant gérer notre boite courriel
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Newmanity : une boîte mail écolo pour sauver la planète ?

 

ÉCOLOGIE – La start-up parisienne Newmanity a eu l’idée de créer la première messagerie électronique qui ne produit pas d’émissions carbone. Déjà disponible pour les particuliers, la jeune pousse lance ce mercredi une version à destination des entreprises.

On a parfois tendance à l’oublier, mais les émissions de CO2 dues aux activités numériques n’ont rien de virtuel. Et si Internet a révolutionné notre quotidien, son impact écologique, lui, est bien réel : plus de 2% de la pollution mondiale, soit autant que… le trafic aérien !

Envoyer un mail et y répondre, transférer un message ou une image : derrière ces petits « clics », devenus pour nous quotidien, se cachent en effet une toute autre réalité.

Vous n’imaginez (vraiment) pas à quel point les mails polluent

« Lorsque l’on envoie un email avec une pièce jointe qui pèse environ un méga, cela correspond à la consommation électrique d’une ampoule de 60 Watts pendant 25 minutes », relève Stéphane Petibon, directeur général et cofondateur de Newmanity, le premier service de messagerie qui ne produit pas d’émissions carbone.

Chaque jour, plus de 550 milliards de mails sont envoyés à travers le monde. On vous laisse faire le calcul… (SPOILER : plus de 26 millions d’années d’ampoule allumée).

Et c’est encore plus parlant à l’échelle d’une entreprise : d’après une étude menée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), une entreprise de 100 personnes générerait par ses envois d’e-mails pas moins 13 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 13 allers-retours entre Paris et New York.

« Les internautes, ainsi que les entreprise, ont tendance à oublier que l’usage d’une messagerie numérique requiert énormément d’énergie », reprend Stéphane Petibon.

Newmanity : un mail écolo ?

Pour remédier à ce fléau numérique, le réseau social Newmanity, co-créé en 2012 par Victor Ferreira, le fondateur de la marque de commerce équitable Max Havelaar, a eu l’idée de lancer en septembre dernier la première boîte mail « écolo » française. L’accès est gratuit (et sans pub), pour 1 Go d’espace de stockage, un calendrier et un outil de partage de fichiers. C’est 15 fois moins que Gmail mais qui utilise autant ? D’autant que c’est tout le sens de la démarche : apprenez à trier vos mails.

Newmanity mail rassemble déjà plus de 95.000 personnes, dont près de 15.000 utilisateurs au quotidien. Pour vous inscrire, rendez-vous sur son site. Fort de ce succès, une nouvelle version à destination des professionnels doit être lancée ce mercredi 10 février. L’objectif ? Aider les entreprises à baisser leur bilan carbone.

« Notre offre s’élève à 4 euros par mois, et par boîte mail, indique son cofondateur. C’est à peu près le prix pratiqué par les leaders du marché, Outlook et Gmail for Work. »

En prime, 20% de l’argent versé par les sociétés serviront à financer des actions éco-responsables qui pourront notamment être sélectionnées par les salariés des entreprises en question.

Un data center qui utilise le soleil et les marées 

Afin de garantir des mails sans émissions carbone, Newmanity a déniché le seul et unique data center au monde qui fonctionne uniquement grâce aux énergies renouvelables.

« Nous aurions aimé trouver un data center en France, mais cela n’existe pas, précise Stéphane Petibon. Nous avons donc opté pour le système développé par Evoswitch, aux Pays-Bas. En outre, cela nous permet de garantir la confidentialité des données, puisqu’elles sont hébergées au sein de l’Union européenne. »

Mais Newmanity ne s’arrête pas là. Si le Web est si gourmand en énergie, c’est aussi parce que les données enregistrées sont nombreuses.

« Nous avons décidé de ne pas enregistrer d’informations sur la vie privée des utilisateurs, ce qui fait qu’on consomme beaucoup moins d’énergie sur nos serveurs », souligne l’entrepreneur.

De quoi s’interroger quant à l’empreinte carbone des géants du web qui stockent massivement les données des internautes.

3 conseils pour réduire vos émissions de CO2

Faites régulièrement le tri dans votre boîte mail. Plus cette dernière est surchargée est lourde, plus elle consomme d’énergie.Envoyez plutôt vos mails de votre smartphone (plutôt que depuis votre ordinateur), cela requiert beaucoup moins d’énergie.

Lorsque vous recevez un mail collectif, évitez de cliquer sur « répondre à tous », enfin si ce n’est pas nécessaire. Plus le mail comporte de destinataires, plus il émet de CO2.

http://www.metronews.fr/