Voici pourquoi les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles


La première année de vie d’un enfant est importante, on essaie tant bien que mal à passer à côté des stéréotypes pour offert toutes chances égales aux filles et aux garçons. Cependant, les garçons auraient pourtant plus besoin d’affection, d’attention que les filles. Cesser les clichés qu’un homme ne pleures pas, de se conduire en fillette etc .. Ils doivent comprendre leurs émotions pour mieux réagir socialement, car curieusement, leur cerveau serait plus fragile que les filles et c’est important de préserver leur santé mentale
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Voici pourquoi les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles

 

 

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Ils ne sont pas plus solides.

La littérature sur les stéréotypes entourant les questions de genre chez les enfants aborde plus souvent qu’autrement le fait que les filles aiment les poupées et les garçons, les camions. Mais qu’en est-il des autres différences?

Des études récentes et anciennes mettent en lumière les différences liées au genre dans le cerveau et son développement. Et ce sont ces recherches auxquelles nous devrions nous attarder quand vient le temps de comprendre le soutien affectif dont nos enfants, particulièrement les garçons, ont besoin.

Dans une étude publiée en 2000 et intitulée The Fragile Male, Sebastian Kraemer affirme que le cerveau des bébés garçons est plus fragile que celui des bébés filles. Même dans l’utérus, le cerveau des garçons est plus sensible à la dépression et au stress de la mère. Et à la naissance, le cerveau des garçons est en retard d’un bon six semaines sur celui des filles.

Des études démontrent également que les garçons ont un plus haut taux de cortisol (l’hormone liée au stress) après une naissance traumatique où ils ont été séparés de leur mère ou si la personne qui s’occupe d’eux est négligente.

Sebastian Kraemer avance que le cerveau des filles a une longueur d’avance qui demeure tout au long de l’enfance, et que les garçons tirent de la patte sur plusieurs fronts.

Alors qu’ils grandissent, les garçons continuent à avoir la vie dure. Un manque de soutien affectif alors qu’ils sont bébés ne fait qu’aggraver la chose. Bien que les chercheurs ne s’entendent pas sur la question, on croit que les garçons courent plus de risques d’être dyslexiques et d’avoir des difficultés de lecture et de langage, ce qui rend l’apprentissage à l’école plus ardu. Les garçons sont aussi plus susceptibles de vivre des problèmes de comportement et sont de deux à trois fois plus enclins à être TDAH que les filles.

À l’âge adulte, les hommes canadiens sont trois fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les femmes. Et bien que la dépression guette autant les femmes que les hommes, ces derniers montrent des signes différents qui sont souvent difficiles à déceler.

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S’il est clair que le genre affecte la structure du cerveau et son développement, celui-ci est aussi grandement influencé par les expériences de vie. Nous appelons ce phénomène neuroplasticité.

L’étude de Kraemer démontre que les parents couvent leurs bébés garçons moins que leurs bébés filles. Pourquoi? En partie parce que les garçons sont plus exigeants et que cela peut creuser un fossé entre le parent et l’enfant; chose qui n’aidera pas le garçon dans son cheminement.

«Les garçons ont tendance à être plus nerveux et démonstratifs et les mères font tout en leur pouvoir pour les calmer, note le chercheur. Les soins portés aux garçons sont habituellement plus compliqués et, par conséquent, les « erreurs » sont plus courantes, ce qui s’ajoute au déficit déjà présent avant la naissance. Comme le cerveau humain se développe surtout après la naissance, certains facteurs de stress précoces peuvent désavantager les garçons. Dans tous les cas, chez les garçons, le développement de l’attachement à une personne est plus affecté par l’indisponibilité, l’insensibilité et la dépression d’un parent.»

«À l’âge adulte, les hommes canadiens sont trois fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les femmes. Et bien que la dépression guète autant les femmes que les hommes, ces derniers montrent des signes différents qui sont souvent difficiles à déceler.»

De plus, nous entretenons le stéréotype culturel voulant que les garçons soient plus durs et plus forts. Les parents procurent moins de soutien affectif aux garçons qu’aux filles, croyant qu’ils n’en ont pas besoin.

Ce sont ces stéréotypes masculinistes toxiques légués à l’enfance qui nuiront à nos garçons à l’âge adulte.

«Les jeunes garçons apprennent tôt qu’exprimer leurs sentiments est tabou. Cela cause des traumatismes qui affectent leurs relations entre eux et avec le sexe opposé», avait souligné à HuffPost Canada Jessica Raven, directrice de Collective Action for Safe Spaces.

Nos garçons sont donc doublement pénalisés : ils ont un cerveau plus vulnérable et reçoivent moins de soutien affectif de leurs parents. Ce sont ces différences dans la première année de vie qui font que les hommes sont plus aux prises avec des problèmes de santé mentale, aux dires de Kraemer.

Des chercheurs soulignent aussi que les hommes qui souscrivent aux normes genrées de la société, prescrites à la naissance, voient leur santé mentale affectée et ont moins tendance à chercher de l’aide, selon ce que rapporte CBC.

Le Dr Allan Schore, de UCLA, appuient les propos de Sebastian Kraemer. Dans son article All Our Sons: The Developmental Neurobiology and Neuroendocrinology of Boys at Risk, il affirme que «compte tenu de la maturation plus lente du cerveau masculin, l’attachement protecteur de la mère agit comme un régulateur pour la moitié droite du cerveau dans la première année de développement et est essentielle à l’optimisation du développement socioémotionnel des garçons».

Qu’est-ce que ce charabia scientifique veut dire pour les parents comme vous et moi qui doivent élever des garçons? Ce que le Dr Schore tente d’expliquer, c’est que les relations façonnent les humains et que les parents aident au développement des qualités émotionnelles de leurs enfants grâce à l’attention qu’ils leur portent.

Des relations empreintes d’amour, de confiance, de sensibilité et d’intimité aident l’enfant à comprendre et à démêler les émotions ainsi qu’à s’exprimer. Cela l’aide dans le développement de ses habiletés sociales. Il peut comprendre ses semblables, s’entendre avec les autres, s’occuper d’eux. Les garçons ont simplement besoin de plus d’aide que les filles à ce chapitre, surtout dans la première année de leur vie.

Dr Schore suggère des congés parentaux plus longs afin que les parents connectent sur une plus longue période de temps avec leurs enfants. Il faut cajoler, sourire, parler et jouer à la cachette avec nos bébés garçons!

Voici quelques conseils afin de vous assurer que nos garçons reçoivent le soutien affectif dont ils ont besoin :

Plutôt que de penser que les garçons ne montrent pas leurs émotions (ce qui est faux), reconnaissez le fait qu’ils ont de la difficulté à le faire et encouragez-les à s’ouvrir. Dites-leur que c’est normal de le faire. Écoutez-les.

Encouragez-les à porter attention aux émotions qu’ils vivent et créez un environnement où il est sans danger d’exprimer ses sentiments.

• Ne les faites jamais sentir coupables de s’ouvrir. Ne dites pas des choses du genre : «Les garçons ne pleurent pas», «Ne sois pas dramatique», «Cesse de faire ta fillette», «Comporte-toi comme un grand garçon.»

Enseignez-leur la régulation émotionnelle, et ce, sur le coup. Restez calme (sinon, vous ne transmettez pas la bonne énergie). Ne voyez pas leur comportement comme une attaque personnelle.

Reconnaissez que les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles.

Encore une fois, mieux vaut prévenir que guérir. La première année de vie est la plus importante pour le développement émotionnel du cerveau. Nos garçons en ont besoin afin de grandir heureux et en santé. Cajolez vos bébés garçons autant que possible!

Ce texte traduit de l’anglais a été publié sur HuffPost Canada.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Dyslexiques: la lecture facilitée quand les lettres sont espacées


Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ???  La dyslexie est un touche a la partie du cerveau relier à l’interprétation du langage. Et si le fait d’espacer des lettres aides ces enfants, imaginez qu’ils auront moins de difficultés dans leur lecture et probablement la compréhension ..
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Dyslexiques: la lecture facilitée quand les lettres sont espacées

 

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Agence France-Presse
Washington

Les enfants dyslexiques montrent une bien meilleure capacité à lire lorsque les lettres sont plus espacées, selon une étude publiée lundi dans la revue scientifique américaine Actes de l’académie des sciences.

Ces travaux, effectués par des chercheurs européens sur 54 enfants italiens et 40 Français, tous atteints de dyslexie et âgés entre huit et 14 ans, ont montré une justesse de déchiffrage multipliée par deux et une vitesse de lecture accrue de 20% quand l’espace entre les lettres est plus grand.

«Nos résultats offrent une méthode pratique pour améliorer la lecture des dyslexiques sans besoin de formation», conclut l’étude dirigée par Marco Zorzi, du département de psychologie de l’université de Padoue, en Italie

Les scientifiques attribuent ce succès à l’atténuation, par les espaces, du phénomène d’«amassement» des lettres qui conduisent les dyslexiques à ne pouvoir discerner distinctement les caractères.

Les textes présentés aux enfants comprenaient 24 phrases courtes qu’ils ont dû lire en deux versions, l’une normale, l’autre plus espacée.

Le texte normal était écrit en taille de caractère de 14 points, tandis que dans l’autre version, l’espace entre les lettres était augmenté de 2,5 points (un point étant égal à 0.353 mm).

«L’espace entre le i et le l dans le mot italien « il » (le) passait ainsi de 2,7 points (…) à 5,2 points», détaille l’étude.

Les résultats sont d’autant plus encourageants que non seulement les enfants lisaient plus vite, mais ce sont les plus gravement dyslexiques qui ont le plus bénéficié de l’élargissement des espaces, ce qui prouve l’efficacité de la méthode.

En revanche, elle n’a aucun effet sur les enfants non-dyslexiques, affirme les auteurs, issus de l’université d’Aix-Marseille (France) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

La dyslexie est un dysfonctionnement cérébral qui frappe la partie du cerveau dédiée à l’interprétation du langage. Elle n’a pas de remède et, d’après des estimations, toucherait 15% des Américains.

http://www.lapresse.ca

Les dyslexiques découperaient trop finement les sons de la parole


Une étude sur les dyslexiques qui se veut a mon avis prometteur, du moins pour mieux comprendre les difficultés qu’ils doivent surmonter
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Les dyslexiques découperaient trop finement les sons de la parole

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Agence France-Presse
Paris

Les dyslexiques découpent les sons de la parole si finement, un peu comme s’ils percevaient la moitié d’un «fe» ou un quart de «me», qu’ils ont ensuite des difficultés à les associer aux lettres de l’écrit, selon une étude publiée par des chercheurs de l’Inserm* et du CNRS**.

La dyslexie se manifeste chez un enfant, après le début de l’apprentissage de la lecture, par l’absence de maîtrise des correspondances entre les graphèmes et les phonèmes.

Qu’est que la moitié d’un «fe»?

«On a du mal à se l’imaginer» quand on n’est pas du tout dyslexique, reconnaît Anne-Lise Giraud (Inserm, Ecole normale supérieure, Paris).

«On associe un son de parole qui s’appelle un phonème à un graphème qui grosso modo est une lettre», précise cette chercheuse du Laboratoire de neurosciences cognitives.

Chez les dyslexiques, la représentation mentale des sons de la parole n’aurait pas «le même format que chez les sujets normo-lecteurs», ceux qui savent faire la correspondance, explique à l’AFP la neurobiologiste.

«Ils découpent tellement finement les sons qu’ils ne peuvent pas les associer aux graphèmes», résume-t-elle. C’est ce que nos recherches «tendent à prouver», dit-elle voulant rester prudente après la publication cette semaine des résultats de son équipe dans la revue scientifique Neuron.

Associer la lettre «t» au son «te», pour «un normo-lecteur c’est facile, puisqu’il qu’il a déjà dans sa tête quelque chose qui est au bon format», ajoute-t-elle.

«Les bébés qui sont capables de distinguer des  »allophones » – des unités légèrement en dessous des phonèmes – perdent cette capacité au fur et à mesure qu’ils sont exposés à un langage maternel, mais justement les dyslexiques auraient comme une persistance d’un mode de découpage en dessous du phonème», dit-elle.

En partant de cette hypothèse, Mme Giraud et ses collègues ont enregistré l’activité cérébrale de 44 adultes, dont 23 dyslexiques, grâce à la magnétoencéphalographie (MEG), en étudiant leur réponse à un bruit modulé en amplitude dont le rythme variait de 10 à 80 hertz.

«On a enregistré la capacité des réseaux de neurones du cortex auditif à se caler en phase sur des rythmes qui sont contenus dans les sons», indique Mme Giraud.

Les résultats montrent qu’une seule anomalie dans le cortex auditif serait à l’origine des trois facettes principales de la dyslexie: difficulté à manipuler mentalement les sons de la parole et à mémoriser une liste de mots à court terme, ralentissement de la capacité à nommer rapidement des séries d’images.

Les dyslexiques auraient une «sensibilité réduite» pour les sons modulés autour de 30 hertz, ce qui correspond à «un déficit» dans le découpage des phonèmes. Pour la mémoire, il s’agit plutôt «d’une hyper-rapidité» du découpage de la parole «autour de 60 hertz», relève la neurobiologiste.

«Si les dyslexiques découpent de façon plus fine, ils font davantage de petits paquets et ça encombre leur mémoire à court terme», explique-t-elle, précisant que ces résultats permettent de «faire un lien» avec la génétique : des anomalies génétiques affectent la bonne configuration des réseaux corticaux chez les dyslexiques.

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* Inserm: Institut national de la santé et de la recherche médicale (France)

** CNRS: Centre national de la recherche scientifique (France)

http://www.cyberpresse.ca