Dylann Roof, auteur présumé de la fusillade de Charleston a été arrêté


Comment se fait-il qu’en 2015, dans des pays qu’on dit civiliser, nous soyons encore devant des personnes aux mentalités arriérées sur de la couleur de peau ? Si cette personne faisait sa lignée qui dit dans ces ancêtres, il ne trouvera pas un noir dans ses ancêtres ? Et encore la facilité d’avoir des armes aux États-Unis montre bien que mit dans des mains de malades, c’est le carnage
Nuage

 

Dylann Roof, auteur présumé de la fusillade de Charleston a été arrêté

 

Un jeune homme blanc de 21 ans, auteur présumé du meurtre à caractère raciste de neuf personnes mercredi dans une église de la communauté noire dans le sud des États-Unis, a été arrêté jeudi, selon la police.

L’homme, suspecté d’avoir commis l’une des pires tueries motivées par la haine raciale depuis des années aux États-Unis, a été appréhendé à Shelby en Caroline du Nord en fin de matinée, a annoncé le chef de la police de Charleston, Gregory Mullen.

Le suspect a été identifié comme Dylann Roof, habitant dans les environs de Columbia, la capitale de la Caroline du Sud, située à deux heures de route au nord-ouest de Charleston, où a eu lieu la fusillade, selon les autorités locale

Les cheveux coupés au bol, il apparaît sur son profil Facebook vêtu d’un blouson noir sur lequel sont accrochés l’ancien drapeau de l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, symbole du régime ségrégationniste, ainsi que celui de l’ex-Rhodésie (devenue Zimbabwe).

Ces deux régimes sont très admirés aux États-Unis par les suprémacistes, qui promeuvent la suprématie des Blancs.

Le tueur présumé a déjà eu affaire à au moins deux reprises à la police, notamment pour trafic de drogue.

Le président Barack Obama devait s’exprimer pour la première fois sur ce drame à 11h45 à la Maison Blanche.

Le suspect, « très dangereux », est « resté pendant près d’une heure avec le groupe » qui étudiait la bible dans l’église avant de tirer, avait précisé auparavant le chef de la police de Charleston.

Des renforts de la police fédérale (FBI) et d’autres agences fédérales sont déjà impliqués dans l’enquête.

L’enquête fédérale a été ouverte « en parallèle et en coopération » avec celle des autorités locales, a précisé le ministère de la Justice. La désignation de crime raciste permet d’activer des moyens fédéraux supplémentaires.

La dirigeante locale du mouvement de défense des noirs NAACP, Dot Scott, a rapporté sur CNN qu’une victime aurait été épargnée par le tueur pour témoigner.

« Sa vie a été épargnée parce que le tueur a dit ‘je ne vais pas te tuer (…) parce que je veux que tu puisses leur dire ce qui s’est passé' ».

Le suspect présumé Dylann Roof a tué neuf personnes, trois hommes et six femmes. Parmi eux, le pasteur de la paroisse, Clementa Pinckney, grande figure de la communauté noire locale et élu démocrate du Sénat de l’État.

« C’est une situation inacceptable pour n’importe quelle société. (…) Cette tragédie à laquelle nous sommes confrontés est indescriptible. Personne dans cette communauté n’oubliera cette nuit », a dit le chef de la police, la voix brisée par l’émotion.

« Voix marquante »

Un centre d’accueil pour les familles des victimes a été installé dans le centre de Charleston.

La fusillade s’est produite vers 21H00 locales, a précisé la police, dans l’une des plus vieilles églises noires de la ville, l’Emanuel African Methodist Episcopal Church.

Les éloges au pasteur Clementa Pinckney ne tarissaient pas jeudi.

« Il était aimé de tout le monde. Je n’ai jamais entendu un mot dur contre lui. C’était un pacificateur, (…) une voix marquante » et « apaisante non seulement pour l’église, mais aussi pour l’État », a témoigné sur CNN son cousin, Kent Williams.

« C’était un remarquable être humain. Il avait la voix grave d’un animateur de radio. Et il considérait la vie avec la même profondeur », a dit de lui sur la même chaîne le représentant républicain Mark Sanford.

Tensions raciales

C’est un nouveau coup dur pour la communauté noire aux États-Unis, déjà éprouvée depuis l’été dernier par plusieurs homicides commis par des policiers blancs contre des hommes noirs non armés.

Depuis Ferguson à l’été 2014 et jusqu’à Baltimore, ces actes, qui restent souvent impunis, ont ravivé les tensions raciales et renforcé la communauté dans l’idée que la vie des Noirs ne compte pas autant que celle des Blancs.

Non loin de Charleston, à North Charleston, un policier blanc a été inculpé début avril pour avoir abattu de cinq balles un homme noir qui tentait de s’enfuir en courant.

Cette fusillade s’ajoute à une longue liste de drames aux États-Unis permis en partie par l’accès très facile à des armes puissantes et sophistiquées.

La dernière plus meurtrière d’entre elles remonte au 16 septembre 2013, quand un homme travaillant pour un sous-traitant de la Défense a ouvert le feu dans des bureaux de la Marine à Washington, tuant 12 personnes, avant d’être abattu par la police.
En août 2012, un ancien soldat néo-nazi avait ouvert le feu contre une communauté sikh à Oak Creek, dans le Wisconsin (nord), tuant six fidèles.

Le président républicain de la Chambre des représentants John Boehner s’est dit « choqué par ce meurtre de gens innocents ». Plusieurs candidats à la présidentielle de 2016 ont aussi dit leur solidarité, dont le républicain Jeb Bush et la démocrate Hillary Clinton.

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