Votre chat est-il droitier ou gaucher ?


Il est plus difficile d’étudier les chats que les chiens. Les chats étant plus indépendants, ne font pas nécessairement ce que l’on veut. Il faut donc les observer dans leur comportement naturel. Ainsi, vous saurez si votre chat est droitier ou gaucher.
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Votre chat est-il droitier ou gaucher ?

 

chat droitier

Une étude publiée dans la revue Animal Behaviour en ce début d’année aborde un sujet inédit, et fait une découverte amusante : les chats utilisent comme nous un côté plus que l’autre avec leur patte, on peut donc les qualifier de droitier ou gaucher. Et vous, votre chat est-il droitier ou gaucher ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, à l’heure où le chat domine internet, il faut savoir que les scientifiques en savent très peu sur son comportement spécifique. Autant, le chien est bien connu, et même si les théories scientifiques autour du comportement du chien évoluent sans cesse, il y a des données. Mais le chat nous offre un désert expérimental : en effet, il n’est pas si facile à étudier ! Car il est très difficile de trouver une motivation capable de faire travailler un chat dans un protocole, et l’observation sur le terrain est délicate, avec son caractère indépendant.

Une étude américaine a publié ce mois-ci  a voulu tester si le chat avait une préférence dans l’utilisation de ses pattes. Et autant, on avait déjà montré que le chat avait des préférences dans l’utilisation de sa patte sur des exercices contraints (comme appuyer sur un levier pour avoir une récompense dans un dispositif expérimental), mais on n’avait jamais observé les chats sur des comportements spontanés et naturels !

Quelle patte préfèrent utiliser les chats ?

L’étude a porté sur 44 chats (20 femelles, 24 mâles) chez leur propriétaire, en observant le côté privilégié dans trois situations : l’entrée dans la litière, la descente d’un escalier, et se coucher sur le côté. Un test alimentaire a aussi été réalisé, avec une tour sur 3 niveaux obligeant le chat à utiliser une patte pour récupérer les croquettes. Chaque situation a été observée et notée 50 fois.

Les résultats montrent que le chat a bien une patte dominante, qu’il va utiliser plus souvent dans les mêmes situations. Par contre, il n’y a pas de différence entre la droite et la gauche, contrairement aux humains par exemple chez qui 90% des gens sont droitiers. Chez les chats, ceux qui utilisent une patte dominante sont la moitié à être droitier, et l’autre moitié est gaucher.

En pratique, 73% des chats étudiés ont une latéralisation dans l’utilisation du membre inférieur (autrement dit : une patte préférée) pour récupérer la nourriture, 70% pour descendre l’escalier et 66% pour entrer dans la litière. Par contre, il y a beaucoup moins de chats avec une préférence pour se coucher d’un côté ou de l’autre : seul 25% des chats avaient un côté préféré. La latéralisation concerne vraiment l’utilisation de la patte.

Mais les chats sont constants : ceux qui ont une préférence s’y tiennent dans la réalisation des différents comportements testés, et utilisent préférentiellement toujours la même patte. Ceux qui mangent avec la patte droite ont tendance aussi à l’utiliser en premier pour entrer dans la litière ou descendre une marche.

Ce qui fait, pour résumer grossièrement, que les trois quarts des chats sont latéralisés, dont la moitié de droitiers, et l’autre moitié de gauchers !

Les mâles préfèrent utiliser leur patte gauche, et les femelles la droite

De plus, l’étude a relevé une différence significative, entre mâles et femelles : les mâles qui ont une patte dominante sont plutôt gauchers, et les femelles droitières !

Ce résultat avait déjà été observé dans une étude précédente, en 2009. Cette étude portait sur des comportements contraints, on peut donc maintenant étendre ces résultats à des comportements spontanés et naturels.

Il est bien trop tôt pour oser interpréter ce résultat. On avait émis l’hypothèse chez les chiens, où il y a aussi une latéralisation, que les hormones pouvaient être un facteur intervenant, mais cette étude sur les chats vient entacher cette hypothèse, puisque les 44 chats de l’étude étaient stérilisés.

Les résultats suggèrent bien l’existence de différences entre la structure du cerveau et la fonction chez les mâles et les femelles, mais il n’y a aucun moyen pour l’heure de comprendre les mécanismes à l’œuvre, ni même la cause exacte. Il faut encore beaucoup d’observation, et plus de données, pour s’orienter sur une cause potentielle.

L’étude a également montré que le test alimentaire permet de connaître le statut droitier ou gaucher du chat avec une relativement bonne confiance.

Cette étude est un bel exemple de progression dans le savoir scientifique, en particulier en éthologie. Elle vous montre comment les scientifiques doivent lutter contre l’envi d’interpréter trop vite, et où se situe actuellement la recherche sur l’éthologie du chat. Cela montre aussi que le savoir progresse véritablement petit pas par petit pas. Finalement, le chat nous réserve encore bien des mystères sur son comportement, il est vraiment important de rester humble par rapport à notre connaissance de l’animal et de son intelligence.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

https://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les enfants tirent-ils la langue quand ils se concentrent ?


Avez-vous déjà remarqué que les enfants tirent souvent la langue lors d’une activité manuelle. Il se peut aussi que des adultes le font aussi, si cette manie ne l’ont jamais dérangé socialement
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Pourquoi les enfants tirent-ils la langue quand ils se concentrent ?

 

La question de la semaine – Pourquoi les enfants tirent-ils la langue quand ils se concentrent ?

Photo : SIPA

JUSTINE KNAPP

DIS POURQUOI – Les enfants ont tendance à sortir le bout de leur langue quand ils se concentrent. Contrairement à l’idée reçue, ce ne serait pas les tâches de précision qui pousseraient le plus à la grimace.

► Les faits

Une expérience a été menée par des chercheuses en psychologie pour tenter d’en savoir plus sur une manie enfantine : tirer la langue pendant un exercice qui demande de la concentration. Elles ont observé des vidéos de quatorze Suédois de 4 ans se frottant à la tâche. Tous avaient la langue sortie.

► Pourquoi ?

La catégorisation des tests permet d’y voir plus clair. Trois activités ont été proposées, sollicitant tour à tour :

L’agilité et la précision (ouvrir un cadenas avec une clé)

La communication et l’imitation (taper sur la table de la main quand le chercheur cogne du poing, et vice et versa)

La mémoire (un jeu de mémoire sans l’usage des mains)

À la surprise générale, c’est la seconde activité qui a favorisé le plus de grimaces chez les enfants. Explication des chercheuses : les gestes sont accompagnés de mouvements de langue, car les mains et la langue sont deux parties du corps liées au langage et à la communication.

De même, les enfants filmés, tous droitiers, avaient plus tendance à tirer la langue vers la droite, ce qui implique une activité de l’hémisphère gauche du cerveau. Partie du cerveau qui, chez les droitiers, contrôle le langage.

La manie disparaîtrait à l’âge adulte uniquement pour des raisons sociales. Tirer la langue en public n’est pas chaleureusement accepté.

► Conclusion

Si votre raison ne vous interdisait pas de tirer la langue pendant des activités manuelles, vous le feriez sans y prêter attention, vos mains étant intimement liées à votre langue. L’expérience rejoint la théorie alternative, relancée depuis une trentaine d’années par plusieurs auteurs, selon laquelle le langage provient de la communication gestuelle plus que des vocalisations.

http://www.metronews.fr/

Être gaucher, ça change quoi ?


Être gaucher dans un monde de droitier n’est pas toujours évident. Mais l’impact d’un gaucher va plus loin que l’adaptation à la vie de tous les jours
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Être gaucher, ça change quoi ?

 

Être gaucher implique une vie quotidienne un peu différente de celle des droitiers, mais aussi un cerveau qui ne fonctionne pas exactement de la même manière.

Existe-t-il un impact sur certains problèmes de santé ou encore sur la personnalité ?

Une minorité de gauchers

Aujourd’hui, les mentalités ont évolué et utiliser sa main gauche n’est plus une tare.
Mieux acceptés et moins « contrariés », les gauchers devraient donc normalement être de plus en plus nombreux.

Ils restent pourtant une minorité : 15 % de la population est gauchère.
Pourquoi cette répartition ?

« Bien que des facteurs génétiques aient pu être mis en évidence, on ne sait toujours pas pourquoi la proportion de droitiers reste plus importante », explique le Pr Patrik Vuilleumier, neurologue au CHU de Genève.

Êtes-vous droitier ou gaucher ?

 

Mais être gaucher c’est quoi ?

On considère généralement que le gaucher est celui qui utilise de préférence sa main gauche pour effectuer des actes de la vie quotidienne.

Vous avez un doute ? La main dominante est en général celle qui est intuitivement utilisée pour distribuer les cartes. Attention, les choses peuvent pourtant être un peu plus compliquées… Il est par exemple possible d’utiliser préférentiellement sa main gauche mais d’être droitier au niveau du pied et/ou de l’œil… et inversement.

Un cerveau moins spécialisé

La différence entre gaucher et droitier se situerait également au niveau cérébral.

On a longtemps considéré l’hémisphère gauche comme la partie dominante du cerveau. Chez les droitiers, c’est en effet dans cet hémisphère que se trouvent les zones du langage ou de l’écriture, compétences « nobles » en comparaison aux aspects émotionnels qui sont géré par le côté droit du cerveau.

Or, chez le gaucher cette répartition n’est pas toujours aussi marquée. Chez la majorité d’entre eux, le partage des compétences entre les deux hémisphères du cerveau n’est pas aussi clair. « La zone du langage peut par exemple se trouver à gauche, à droite ou encore des deux côtés. Les hémisphères sont donc moins spécialisés. » explique le Pr Vuilleumier.

Être gaucher a un impact sur la santé

Cette construction cérébrale atypique a-t-elle un impact sur la santé ?

On trouve un peu plus de gauchers dans certaines pathologies liées au cerveau, chez les épileptiques ou les autistes par exemple. 41 % des schizophrènes seraient par exemple gauchers (1) alors qu’ils ne représentent que 15 % de la population générale.

Un cerveau moins latéralisé pourrait toutefois offrir un avantage face aux lésions consécutives à un accident vasculaire cérébral (AVC) par exemple. Puisque les différentes fonctions sont mieux réparties dans le cerveau, les gauchers peuvent en effet mieux récupérer – ou compenser – face à des lésions localisées.

Les gauchers vivraient toutefois en moyenne moins vieux que la population générale, deux ans de moins selon une étude (2). En cause : le risque d’accidents. Les gauchers ne sont pas plus maladroits mais doivent par contre évoluer dans un monde taillé sur mesure pour les droitiers et utiliser leur main la moins habile ou adopter des postures inadéquates pour utiliser certaines machines par exemple.

Des personnalités atypiques ?

Qu’il s’agisse de poinçonner le ticket de métro ou de boutonner une chemise, le monde est généralement conçu pour les droitiers. Les gauchers doivent donc s’adapter et réfléchir un peu autrement. De là à penser que cela peut leur offrir une autre façon de voir le monde, il n’y a qu’un pas.

« On estime d’ailleurs qu’il y a plus de gauchers dans les milieux créatifs, chez les architectes ou les artistes par exemple », précise le Pr Vuilleumier. Mais cette tendance pourrait également s’expliquer par une particularité cérébrale. « Comme le cerveau est généralement moins bien latéralisé, les deux hémisphères communiquent plus. Le corps calleux, la structure qui relie les deux parties du cerveau, est donc plus développé. »

Une particularité qui permettrait aux gauchers de mettre en rapport plus facilement certaines compétences ou encore les parts rationnelles et émotionnelles du cerveau, et donc d’être plus créatifs.

par Thomas Coucq, journaliste santé

Sources : Merci au Pr Patrick Vuilleumier, neurologue au CHU de Genève et Pr de neurosciences fondamentales à l’Université de Genève.
(1) Jadon R. Webb et al., SAGE Publications. Published online October 30, 2013.
(2) John P. Aggleton et al., Journal of Epidemiology and Community Health. 1993; 47: 206-209.

http://www.e-sante.fr

NON, LES GAUCHERS NE MEURENT PAS PLUS JEUNES QUE LES DROITIERS


Avant être gaucher était une tare, je me souviens que mon petit frère a eu bien des problèmes au fait qu’il était et est toujours d’ailleurs gaucher. Heureusement aujourd’hui, être gaucher n’est plus un défaut, et même des outils sont pensé aussi pour les gauchers
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NON, LES GAUCHERS NE MEURENT PAS PLUS JEUNES QUE LES DROITIERS

 

Caught red-handed. Fjdhancock via Flickr CC License by.

Par Laszlo Perelstein

Longtemps, on a cru que les gauchers avaient une espérance de vie moindre que les droitiers. C’est du moins ce qu’affirmait une étude réalisée en 1991 par le professeur Stanley Coren et la psychologue Diane Halpern de l’Université de Columbia. Après avoir recueilli des données concernant près de 2.000 morts en Californie du Sud, ils étaient arrivés à la conclusion que les gauchers avaient une durée de vie moyenne de 66 ans, contre 75 ans pour les droitiers. Une affirmation complètement erronée, assure aujourd’hui la BBC.

Et pour cause, les morts étudiés ont vécu à une époque où être gaucher était mal vu. Dès leur plus jeune âge, les gauchers étaient donc contraints d’apprendre à se servir de la main droite, comme les droitiers «naturels», d’où l’expression « gaucher contrarié».

«Le résultat est que les gauchers sont devenus stigmatisés –vus comme incompétents, stupides», rappelle Chris McManus, professeur de psychologie et d’éduction médicale à l’University College London, également auteur de Right Hand, Left Hand.

Au fil des années, la pression sociale s’est relâchée et l’on a vu une augmentation du nombre de gauchers assumés, qui représentent«naturellement entre 10 et 11% de la population», précise McManus.

Quand ils ont réalisé leur étude, Coren et Halpern ignoraient cette information, d’où leur conclusion erronnée. En effet, plus on avance dans le temps, plus les personnes qui se déclarent gauchères sont nombreuses, jusqu’à atteindre les 10 à 11% de la population évoqué par McManus.

Dans les statistiques des 2.000 morts analysés par Coren et Halpern, les gauchers sont donc statistiquement plus jeunes que les droitiers; les gauchers des  générations passés étant devenus droitiers par contrainte. Il n’est donc pas étonnant que les chercheurs de l’Université de Colombie soient arrivés à la conclusion que les droitiers avaient une durée de vie plus importante.

Comme le fait remarquer le site américain Marginal Revolution, l’on obtiendrait des résultats similaires en comparant le taux de mortalité des personnes ayant lu Harry Potter à celles ne l’ayant pas fait. Simplement parce que le livre s’adresse aux générations les plus jeunes et qu’il est peu probable qu’il ait été lu par des personnes plus âgées, on arriverait à la conclusion que les personnes ayant lu la saga meurent plus jeunes.Devenu l’antéchrist dans un comics, Harry serait plutôt content d’apprendre cette nouvelle.

http://www.slate.fr