Le Saviez-Vous ► Faits divers : voilà pourquoi ils nous fascinent !


Avec les tout ce qui se vend comme revues à potins, les médias de tout genre sur Internet, les faits divers intéressent beaucoup de gens. Que ce soit des crimes, des vols, des scandales, etc … il y en a pour tous les goûts. Même dans l’Antiquité, le Moyen-Âge, les faits divers ont captivé, inquiétés, inspirer la peur. La majorité des histoires ci-bas viennent de France, mais on peut trouver des cas semblables dans notre coin du monde. Ceci dit, il y a un fait que j’ai remarqué sur les réseaux sociaux, une nouvelle de maltraitance animale active beaucoup de réaction a comparer des faits comme le meurtre d’adulte ou d’enfant, la famine et autres ..
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Faits divers : voilà pourquoi ils nous fascinent !

En 1817, l’affaire Fualdès défraie la chronique. Elle reste irrésolue à ce jour. © Wikimedia Commons

Un incendie tragique, une femme séquestrée, un casse incroyable… Les drames nous bouleversent et nous fascinent depuis l’Antiquité. Que révèlent-ils des mœurs de nos ancêtres et des tréfonds de l’âme humaine ?

Rome, en 81 avant J.-C. Le corps sans vie de Sextus Roscius, un riche propriétaire terrien, est retrouvé dans le quartier de Subure, le plus sordide de la capitale de l’Empire romain. Qui a tué ce citoyen richissime, dont la fortune est estimée à six millions de sesterces, proche de Sylla, le nouvel homme fort de la République ? L’affaire Roscius entre dans l’Histoire comme l’un des premiers faits divers au retentissement important. Il faut dire qu’elle possède tous les ingrédients nécessaires : un décor trivial (des bas-fonds) dans lequel survient un événement tragique, la collision entre deux mondes (celui des riches et des pauvres), et une odeur de mystère. C’est ça, un fait divers !

Mara Goyet, historienne et auteure de Sous le charme du fait divers (éd. Stock), le confirme : « Le fait divers, c’est l’irruption de l’extraordinaire dans ce qui est le plus banal. Il laisse penser que notre réalité prosaïque est plus riche et mystérieuse que prévu. Il permet de se tenir sur le fil entre le réel et le fantastique », explique la jeune professeure.

La « rubrique des chiens écrasés » est synonyme de faits divers, expression qui n’apparaît qu’au XIXe siècle. Pourtant, ces récits de crimes et autres cataclysmes tragiques intéressent depuis plus de 2 000 ans les plus grands auteurs, historiens et philosophes.

« Désastres, meurtres, enlèvements, agressions, accidents, vols, bizarreries, tout cela renvoie à l’homme, à son histoire, à son aliénation, à ses fantasmes, à ses rêves, à ses peurs… » comme l’explique le philosophe et professeur au Collège de France Roland Barthes, dans Essais critiques, en 1964. Le fait divers est le miroir de l’âme humaine, le sel du « roman national » !

Un exemple ? Au VIe siècle, Frédégonde, la maîtresse de Chilpéric Ier, ambitieuse et jalouse, demande à son royal amant de tuer sa femme. Si la presse à scandale avait existé, les lecteurs du Moyen Age auraient pu lire ce titre aguicheur : « Elle fait étrangler la reine pour prendre sa place ! » Mais en l’absence de tabloïds, ce sont longtemps des chroniqueurs qui se sont chargés de divulguer les détails (souvent sordides) de la grande Histoire. Et plus le conteur avait du talent, plus le fait divers avait une chance de passer à la postérité.

Revenons au meurtre de Sextus Roscius dans les basfonds de Rome. C’est l’auteur latin Cicéron qui a gravé dans le marbre cet incident tragique. Alors jeune avocat, il défend le fils (et homonyme) de la victime, Sextus Roscius, accusé de parricide. Le plus odieux des crimes ! Le procès, qui passionne le Tout-Rome, a lieu sur le forum. Dans sa plaidoirie, Cicéron ne cesse de poser une question qui deviendra célèbre : « Cui bono ? », « A qui profite le crime ? » Pas à son client, mais à un certain Chrysogonus, affranchi et favori de Sylla, qui a récupéré toutes les fermes du défunt, avec l’aide de Capiton, le neveu de Sextus Roscius. Cicéron sauve la tête de son client, acquitté faute de preuves, et la retranscription de sa plaidoirie est toujours étudiée par les aspirants avocats.

Les faits divers remplissent le même rôle que les contes, sauf qu’ils sont vrais

Les faits divers questionnent notre rapport au bien et au mal. L’affaire des « possédées de Loudun », qui éclate en 1632, l’illustre bien. Dans le couvent de cette petite ville de la Vienne-, plusieurs religieuses sont victimes d’hallucinations et de convulsions, comme si elles étaient possédées par le démon. Malgré les exorcismes, « l’épidémie » continue et les sœurs accusent bientôt le prêtre Urbain Grandier, grand séducteur. L’homme a par ailleurs signé un pamphlet contre Richelieu. Mauvaise idée : il va terminer sur le bûcher.

Grâce à l’essor des éditions imprimées au XVIIe siècle, cette sombre histoire, où se mêle sorcellerie, machination politique et jalousies, se diffuse dans tout le royaume. De l’affaire des poisons en 1682 à l’intrigante bête du Gévaudan qui fait frémir le pays entre 1764 et 1767, les gazettes ne ratent pas une occasion de relater des crimes. Mais pourquoi nous fascinent-ils ?

« Les faits divers remplissent le même rôle que les contes, sauf qu’ils sont vrais, précise l’historienne Mara Goyet. Ils sont pleins d’objets qui deviennent fascinants, de figures inquiétantes (l’ogre, la mère infanticide, le routard du crime), de lieux marquants (le virage de Chevaline, la Vologne). »

En 1817, l’affaire Fualdès est la première affaire judiciaire médiatisée au monde

Un fait divers peut-il cacher un secret d’Etat?En d’autres termes, comme disait Cicéron : « A qui profite le crime ? » Au fil de l’Histoire, les puissants ont pu être tentés de maquiller en accidents tragiques des scandales politiques. Remontons au 20 mars 1817. A Rodez, un corps flotte dans l’Aveyron. Il a les mains ligotées, une plaie béante à la gorge. C’est le cadavre d’Antoine Fualdès, ancien procureur impérial. Très vite, on crie au complot royaliste. Louis XVIII vient en effet de rétablir la monarchie et la « Terreur blanche », des violences perpétrées par les royalistes contre les révolutionnaires, fait rage. Or, Fualdès a été juré au tribunal révolutionnaire de Paris… Rien n’étaye ces soupçons, mais l’Etat veut à tout prix étouffer les rumeurs pour éviter une révolte populaire. La solution ? Maquiller ce meurtre en banal crime crapuleux. La police monte un dossier de toutes pièces : des dizaines de faux témoins pointent une troupe de coupables, des petites gens qui auraient tendu un piège à Fualdès pour le détrousser. Le procès qui s’ouvre devant la cour d’assises de l’Aveyron le 18 août 1817 est la première affaire judiciaire médiatisée au monde.C’est le début de la « justice spectacle ».

Des journaux parisiens comme Le Moniteur, Le Conventionnel ou Le Journal des débats dépêchent leurs envoyés spéciaux. La principale « pièce à conviction » est une couverture tachée de sang : sûrement celui d’un animal de boucherie. Aucun des protagonistes ne connaît le témoin principal, Clarisse Manson, une maîtresse bafouée en mal de célébrité. Qu’à cela ne tienne ! La presse tient sa saga à rebondissements. Dans toute la France circulent des tableaux représentant les accusés. Certains d’entre eux font fortune à Paris en paradant dans des cabinets de cire reproduisant les scènes de l’assassinat. Rodez devient la ville où « on égorge les gens comme des cochons ». Mission accomplie : la vérité sur la mort de Fualdès n’a jamais été faite, et ce potentiel scandale a viré au plus rocambolesque et spectaculaire fait divers du XIXe siècle.

L’affaire Vacher va faire rimer pour toujours fait divers et… crime sanguinaire

Passions, jalousies, amours contrariées. Les écrivains vont se passionner et s’emparer de cette formidable « matière première ». Flaubert s’inspire probablement de deux affaires réelles (Delamare et Lafarge) pour écrire Madame Bovary tandis que Maupassant, grand lecteur de faits divers, écrit plusieurs contes inspirés par des affaires de prostitution au début des années 1880. Mais en 1897, l’affaire Vacher, du nom de ce tueur en série qui éventrait des jeunes bergers, va faire rimer pour toujours fait divers et… crime sanguinaire !

« Cette affaire a fasciné à cause du profil du meurtrier : cruel et sadique depuis l’enfance, né dans une famille terriblement dysfonctionnelle, excentrique (il pose avec une toque et des clefs, celles du paradis selon lui), cynique (il vend ses confessions à un journal) », décrypte Mara Goyet.

Depuis Vacher, les histoires de tueurs manipulateurs et menteurs ont suscité des moments de « communion macabre » pendant lesquels le pays tremble d’angoisse. « Bonsoir. La France a peur », lance Roger Gicquel en ouvrant son JT sur TF1 le 18 février 1976 après l’arrestation du meurtrier du petit Philippe Bertrand, 7 ans. Sept décennies plus tôt, un autre tueur d’enfant indignait le pays, bouleversant l’agenda politique du moment. Le 31 janvier 1907, à Paris, Albert Soleilland viole et assassine Marthe Erbelding, 11 ans. Il est condamné à la guillotine. Mais le président de la République Armand Fallières est contre la peine de mort : il gracie Soleilland puis dépose un projet de loi en faveur de l’abolition. La presse se déchaîne, multipliant les détails sordides sur le meurtre. Le Petit Parisien publie un sondage dans lequel 74% des lecteurs se disent favorables à la peine capitale. Résultat ? En 1908, la peine de mort est maintenue par 330 voix contre 201. Et le restera jusqu’en 1981. Un fait divers n’est jamais anodin.

Au Moyen Âge, ce sont surtout les pilleurs qui alimentent la chronique

Valérie Toureille, historienne spécialiste du Moyen Âge, maître de conférences à l’université Paris-Seine, revient sur l’impact des crimes commis à cette époque.

Ce qui frappe aujourd’hui l’opinion ne choquait pas forcément il y a mille ans. L’homicide, par exemple, crime jugé très grave aujourd’hui, était banalisé au Moyen Âge.

« Les rixes sont alors nombreuses qui dégénèrent parfois, détaille Valérie Toureille, auteure de Crime et Châtiment au Moyen Age (éd. Seuil). On excuse aussi facilement quelqu’un qui tue pour l’honneur. » Ce qui fait grand bruit à l’époque, c’est le vol.

« Voler, c’est trahir la confiance qui cimente la communauté, indique Valérie Toureille. On pardonne aux petits larrons acculés par la faim – il existe même une excuse de vol par nécessité –, mais on craint plus que tout les brigands qui n’hésitent pas à tuer pour dépouiller leurs victimes. Les brigands, les cottereaux ou les coquillards, qui pillent les voyageurs, alimentent la chronique de ce qu’on n’appelle pas encore les faits divers. »

Au milieu du XVe siècle, le Journal d’un bourgeois de Paris se fait l’écho de cette hantise en relatant les méfaits d’une bande de voleurs qui enlèvent des enfants dans la capitale. Un vaste trafic organisé par un « roi » et une « reine ». On le voit, au Moyen Age, les pilleurs suscitent autant la peur que les tueurs en série aujourd’hui.

Par Marion Guyonvarch

https://www.caminteresse.fr/

Vieillir


Pour beaucoup qui vieillisse, on s’aperçoit en effet qu’il y a bien des soucis qui ne sert pas à grand chose à s’inquiéter, des moments que l’on sait que la vie continue et les années qui nous reste, sont plus précieuses que jamais
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Vieillir

 

Plus on vieillit, plus on essaye d’éviter les drames car on sait que le temps est précieux et surtout qu’on a pas envie de le gaspiller avec des prises de tête sans importance

Auteur ?

Plus on vieillit


C’est une étape importante de prendre de l’âge en autant qu’on accepte d’aller vers l’avant. De toute manière, on a plus d’années de fait qu’à faire, mieux vaut embellir et non se tracasser pour des petits conflits, des drames et mémérages
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Plus on vieillit

 

Plus on vieillit, plus on essaye d’éviter les drames car on sait que le temps est précieux et surtout qu’on a pas envie de le gaspiller avec des prises de tête sans importance

Auteur ?

Le rapprochement


C’est un fait, quand un feu, les caprices de la nature, ou un accident touche quelques personnes ou une population, un élan de bonté se forme
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Le rapprochement

 

C’est toujours lorsque les drames surgissent que les gens se rapprochent. C’est dommage d’attendre que ça aille mal pour libérer nos consciences

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Ordre du temple solaire → Vivre dans la maison du drame


Une tragédie qui s’est passé au Québec, mais aussi en France et en Suisse a laissé des marques ineffaçables. Se rappeler des faits pour peut-être éviter que d’autres sectes refasse surface et emportent avec eux des innocents a l’esprit
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Ordre du temple solaire → Vivre dans la maison du drame

 

Ordre du temple solaire - Vivre dans la maison du drame

«Ça venait de partout pendant des mois, de la Suisse, de la France. J’en ai fait des entrevues; c’était l’enfer», se rappelle le chef pompier, Clément Godin.

© Archives / Journal de Québec

Agence QMI
Nicolas Saillant

QUÉBEC – Le 22 mars 1997, les yeux du monde se sont braqués sur la petite localité de Saint-Casimir de Portneuf pour tenter de comprendre pourquoi cinq membres de l’Ordre du temple solaire se sont enlevés la vie dans une répétition des drames survenus en 1994 et 1995 en France, en Suisse et au Québec.

«Une maison comme les autres»

Aux premières loges du drame qui a secoué Saint-Casimir, le 22 mars 1997, René Perreault a tout de même acheté la résidence dans laquelle cinq personnes se sont donné la mort et il l’habite depuis.

Pompier volontaire pour la municipalité, René Perreault a été la première personne à se rendre sur place, il y a 15 ans, après avoir vu, par sa fenêtre, le feu embraser la maison voisine.

Malgré le film d’horreur qui s’est joué devant chez lui, M. Perreault a tout de même décidé d’acheter la petite maison où a eu lieu le drame, après que la succession de Didier Quèze eut mis en vente le 70, rang Notre-Dame.

Nombreux curieux

L’homme a ensuite rénové la résidence incendiée avant de l’habiter. S’il ne voit rien de particulier à vivre dans cette tristement célèbre résidence, M. Perreault avoue que de nombreux curieux se sont arrêtés chez lui afin de visiter la funeste maison, lui offrant même de l’argent pour une visite, ce qu’il a toujours refusé.

Plusieurs étaient également intrigués de savoir si la maison abritait des «esprits». L’homme balaye toutefois cette question du revers de la main.

«Il n’y a aucune présence ici; je l’habite depuis 2000, c’est une maison comme les autres», réfute-t-il.

Tous n’ont cependant pas le même détachement par rapport au drame qui s’est joué à cet endroit. Le frère de René Perreault, Luc, avoue avoir eu de la difficulté à mettre les pieds dans la maison des Quèze.

«Je n’ai pas aimé ça, entrer, au début.»

Le tuteur des enfants

Le voisin connaissait bien les enfants Quèze en raison du lien d’amitié qui existait avec ses propres enfants.

D’ailleurs, M. Perreault était un des rares de Saint-Casimir à savoir que ses voisins avaient été membres de l’Ordre du temple solaire, mais croyait que cette secte n’existait plus.

«Je ne savais même pas qu’ils étaient encore là-dedans», indique-t-il.

Après le drame, René Perreault a donc été le tuteur de Tom, 13 ans, Fannie, 14 ans, et Julien Quèze, 15 ans, orphelins et sans famille au Québec, jusqu’à ce que les enfants retournent rejoindre leurs grands-parents en France.

«C’est moi qui les connaissais le mieux ici. Je les ai accompagnés jusqu’à ce qu’ils partent pour la France, pendant deux mois de temps environ», raconte l’homme qui a accepté pour la première fois en 15 ans de parler de cette histoire publiquement.

La famille Perreault a gardé contact avec les trois enfants, 15 ans après les faits.

«J’ai gardé des liens avec les enfants. Ils vont très bien; ça fait 15 ans de ça et ils s’en sortent bien. La vie continue et ils sont heureux en France avec leur famille», conclut celui qui leur a rendu visite l’an dernier.

La fin de l’OTS?

«Saint-Casimir, c’est le dernier voyage des derniers fanatiques; c’est ceux qui étaient frustrés de ne pas être partis avec les autres. Il ne reste plus rien sauf des anciens qui sont revenus dans la vie réelle; ils ne sont plus dans l’idéologie, ils se revoient comme des amis autour d’une pizza. Il n’y a plus de dangerosité.»

— Arnaud Bédat, journaliste suisse expert de l’OTS


Saga médiatique à Saint-Casimir

 

QUÉBEC – À la suite du drame, Saint-Casimir a été le théâtre d’un cirque médiatique sans précédent, en plus de devenir involontairement une attraction pour des centaines de visiteurs.

La quiétude de Saint-Casimir a été dérangée de bien des façons par le drame de l’OTS. En plus des médias québécois qui ont abondamment couvert la nouvelle dans les jours suivant le drame, les échos que cette tragédie a eus en Europe en raison des trois suicides collectifs survenus en 1994 et 1995 en Suisse et en France, a attiré de nombreux médias internationaux.

«Ça venait de partout pendant des mois, de la Suisse, de la France. J’en ai fait des entrevues; c’était l’enfer», se rappelle le chef pompier, Clément Godin.

Attiré par la résidence des Quèze, qui a longtemps porté les marques de l’incendie, un tourisme morbide de curieux désirant voir de leurs propres yeux où avait eu lieu le suicide collectif, a fait en sorte de créer une atmosphère particulière dans le village, au cours de l’été 1997.

La famille de Didier Quèze, qui habitait en France, s’est retrouvée elle aussi au milieu d’une énorme tempête médiatique qui a duré près d’un mois.

«Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que ça a été. On a été traumatisé par ça», a commenté Mathilde Quèze, la mère de Didier Quèze rejointe par leJournal de Québec. «Il y avait des journalistes devant notre porte; on ne pouvait même plus sortir», se rappelle-t-elle.

Aide psychologique

Pour leur part, les pompiers qui ont eu à intervenir sur les lieux ont finalement suivi une thérapie de groupe un mois après les événements.

«J’ai demandé à des psychologues de venir et, finalement, ça a fait du bien. On a tout sorti ce qu’il y avait à sortir», raconte le chef pompier.

Ce dernier a aussi été touché directement par le drame.

 «C’est moi qui ai rempli les bidons d’essence. Je me souviens, il (Didier Quèze) était bien poli, il m’a dit:  »Salut à la prochaine ». Jamais il n’a laissé voir quelque chose», se souvient M. Godin, également propriétaire de la station-service.

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Maladie mentale ► Des personnes dangereuses pour leur entourage


La schizophrénie est une maladie insidieuse qu’une famille qui malgré leur amour, l’aide ne peut pas prévoir, ni se préparer quand les délires de ces personnes malades se font de plus en plus fort. Manque de ressources, manque de soins, manque de suivi externe peuvent aboutir a des drames extrême tel qu’a connu le petit village de Saint-Romain
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Maladie mentale  ► Des personnes dangereuses pour leur entourage?

 

Maladie mentale - Des personnes dangereuses pour leur entourage?

Pascal Morin

© Pier-Yves Carbonneau-Valade/ Agence QMI

MONTRÉAL – L’horrible drame survenu en fin de semaine à Saint-Romain a relancé le débat sur le suivi et l’encadrement apportés aux personnes aux prises avec une maladie mentale.

Le suspect du triple meurtre, Pascal Morin, subit actuellement une évaluation psychiatrique, à la suite de laquelle on saura s’il est apte à comparaître et s’il est criminellement responsable de ses actes.

L’homme de 35 ans a été formellement accusé lundi des meurtres de sa mère Ginette Roy-Morin, 70 ans, et de ses nièces, Laurence, 11 ans, et Juliette, 8 ans, dont les funérailles auront lieu samedi, à 15h, en l’église de Saint-Sébastien.

Au milieu des années 80, le gouvernement avait entamé ce qu’on appelle la désinstitutionalisation et, depuis, certaines personnes atteintes de problèmes de santé mentale ne vivent plus dans des établissements spécialisés. Elles sont parfois laissées à elles-mêmes, faute de ressources pour les accompagner.

Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu a blâmé le gouvernement provincial pour ces plus récents événements et pour ceux qui touchent les régions de l’Estrie et du Centre-du-Québec depuis une dizaine d’années.

«Le Québec est bon premier, par une très forte marge, au chapitre des crimes commis par des gens trouvés non responsables en raison de troubles mentaux, a affirmé M. Boisvenu. 45 % des quelque 1200 cas répertoriés au pays depuis l’entrée en vigueur de l’article 16 dans le Code criminel il y a vingt ans, sont survenus au Québec.»

Le sénateur dénonce la désinstitutionnalisation orchestrée par l’État qui a conduit à la fermeture de 50% des lits en psychiatrie.

«Il y a des gens gravement malades, schizophrènes, dont les familles ne peuvent prendre soin et qui nécessiteraient une hospitalisation, mais faute de budget, les services ne sont pas là.»

Me Bruno Langelier qui a monté trois dossiers de non-responsabilité criminelle entre 2002 et 2006 à Victoriaville va dans le même sens.

«Il est extrêmement dangereux de confier aux parents, souvent âgés, le suivi à l’externe de leur enfant psychotique. Il faut de l’aide spécialisée afin de s’assurer que ceux qui sont malades prennent leur médication. Dans 99% des cas, le schizophrène qui souffre d’un délire va s’en prendre à un proche ou un membre de son entourage.»

Depuis le début des années 2000, on recense au Québec plus d’une cinquantaine de meurtres commis par une ou des personnes souffrant d’un problème de santé mentale

 

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Triple meurtre en Estrie: un homme arrêté


Même si une personne n’est pas reconnu pour être violent, un schizophrène au prise avec un problème de consommation de drogue est un très mauvais mélange et malheureusement des victimes innocentes en fait les vrais laissant un grand vide dans la famille
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Triple meurtre en Estrie: un homme arrêté

Triple meurtre en Estrie: un homme arrêté

Ce sont les policiers de la Sûreté du Québec qui ont fait la sombre découverte vers 18 heures vendredi soir.

Imacom, Maxime Picard

Valérie Simard
La Presse

 

Un drame familial secoue la petite municipalité de Saint-Romain, en Estrie. Vendredi soir, les corps d’une grand-mère et de ses deux petites-filles ont été retrouvés dans une résidence. Un homme a été arrêté. Il doit comparaître cet après-midi.

Ce sont les policiers de la Sûreté du Québec qui ont fait la sombre découverte vers 18 heures vendredi soir. À l’intérieur d’une résidence située au 150, chemin Dostie, gisaient les corps d’une dame de 70 ans, Ginette Roy Morin et de deux fillettes, Juliette Fillion, 8 ans, et sa soeur Laurence, 11 ans. Les deux jeunes victimes étaient également les petites filles du maire de Saint-Romain, Jean-Luc Fillion. Saint-Romain est une municipalité d’un peu plus de 600 habitants située à environ 65 kilomètres au sud de Thetford Mines.

Un homme de 35 ans a été interpellé par les policiers. Selon nos informations, il s’agirait du fils de la dame. Atteint de schizophrénie, l’homme habitait avec sa mère, une enseignante au primaire à la retraite, veuve depuis quelques années. L’homme doit comparaître par voie téléphonique samedi après-midi. Il est maintenu en garde à vue au quartier général de la SQ, à Sherbrooke. La nature des chefs d’accusation qui seront portés contre lui n’était toujours pas connue en matinée.

La mère des fillettes venait de s’envoler pour le Mexique. Jointe par des policiers pendant la nuit, elle est en route vers le Québec. Son conjoint, le père des victimes, était demeuré à Saint-Romain pour s’occuper de sa ferme. Le couple a aussi deux autres filles. Vendredi était un congé scolaire pour les écoliers de l’école des Sommets que fréquentaient les fillettes dans le village voisin de Saint-Sébastien. Ces dernières ont passé la journée chez leur grand-mère. Selon une connaissance de la famille, le père devait aller les chercher en soirée.

 

Juliette Fillion, 8 ans, et sa soeur Laurence, 11 ans.

Photo: courtoisie

Les membres de la famille des victimes ont demandé aux médias de respecter leur deuil.

 «Nous ne ferons pas de commentaires, a déclaré la tante des victimes, Karine Fillion. Certains membres de la famille ne sont pas encore au courant. La mère n’est pas ici. Elle doit arriver aujourd’hui.»

Mme Fillion a ajouté que la famille devrait commenter l’affaire au cours des prochains jours.

«Tout le monde est en état de choc, ici à Saint-Romain», a confié au téléphone, le trémolo dans la voix, Élise Lapierre, une collègue de travail de la mère des victimes. On savait que le fils avait des problèmes de santé, mais tout le monde a été tellement surpris de cet acte si violent.»

Le suspect n’était pas connu comme un homme violent. Selon son voisin et ami d’enfance, Alain Isabel, il était aux prises avec un problème de consommation de drogue.

«La vie s’est déroulée autrement pour lui, a déploré M. Isabel. Mais, on ne pouvait pas s’attendre à ce que quelque chose d’aussi grave arrive. Il n’a jamais été violent par le passé.»

http://www.cyberpresse.ca

Mer déchaînée


Autant l’orage exprime la colère, la peur, autant malgré sa force, sa prestance, il est magnifique !!!
Nuage
 
 
 
Mer déchaînée
 
 
 

Dans ce grand ciel, des montagnes de nuages gris se dessinent
Devant l’offense, les vents essaient de pousser cette nuée menaçante
L’horizon enveloppé d’une noirceur que le temps destine
Les vagues semblent se préparer au dur combat de cette nuit remuante
 
Mélange de pluie, de vent qui cri sa misère du ciel et éclair sa rage
Bondissant sur la mer, anéantir des rêves de cette liberté insoumise
Choisissant les pires armes que seul peut faire l’orage
Laissant les voiliers se livrés à eux-mêmes devant cette injuste bataille incomprise
 
Coups de tonnerre brusques qui se répètent montrant toute sa puissance
Comment échapper à ce déluge, à cette tourmente des éléments déchaînés?
Aveuglé, cette cascade d’eau tombante du masque opaque cherche défiance
Les éclairs déchirant la toile, présente toute la colère du firmament enragé
 
Mais où est mon refuge? Je ne suis qu’un grain de sable dans son couffin
Les bras levés vers les cieux demandant clémence au créateur
J’appelle secours, je cherche protection dans cet univers sans fin
Chasser ce mal qui me poursuit, fuyant ce temps de malheur
 
Tout au fond de moi, je ressens enfin l’indulgence pénétrée dans mon âme
Comme un rayon doré qui transpercent l’empire des ténèbres
Changeant le vent pour une douce brise pour vaincre le drame
Dissiper les nuages vers le néant obscur, ainsi l’astre sort de la pénombre
 
L’arc-en-ciel se dessine dans l’azur en signe de pardon, d’alliance
Renouer mon être à la création, regorger d’espoirs devant l’océan paisible
Naviguer avec l’aide de Dieu vers la simplicité trouver bombance
Les aléas de la vie sont la pour choisir entre bien et mal de l’impossible au possible

 
 
Rachel Hubert (Nuage)
8 Novembre 2001