Vieillir


Pour beaucoup qui vieillisse, on s’aperçoit en effet qu’il y a bien des soucis qui ne sert pas à grand chose à s’inquiéter, des moments que l’on sait que la vie continue et les années qui nous reste, sont plus précieuses que jamais
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Vieillir

 

Plus on vieillit, plus on essaye d’éviter les drames car on sait que le temps est précieux et surtout qu’on a pas envie de le gaspiller avec des prises de tête sans importance

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Plus on vieillit


C’est une étape importante de prendre de l’âge en autant qu’on accepte d’aller vers l’avant. De toute manière, on a plus d’années de fait qu’à faire, mieux vaut embellir et non se tracasser pour des petits conflits, des drames et mémérages
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Plus on vieillit

 

Plus on vieillit, plus on essaye d’éviter les drames car on sait que le temps est précieux et surtout qu’on a pas envie de le gaspiller avec des prises de tête sans importance

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Le rapprochement


C’est un fait, quand un feu, les caprices de la nature, ou un accident touche quelques personnes ou une population, un élan de bonté se forme
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Le rapprochement

 

C’est toujours lorsque les drames surgissent que les gens se rapprochent. C’est dommage d’attendre que ça aille mal pour libérer nos consciences

Inconnu

Ordre du temple solaire → Vivre dans la maison du drame


Une tragédie qui s’est passé au Québec, mais aussi en France et en Suisse a laissé des marques ineffaçables. Se rappeler des faits pour peut-être éviter que d’autres sectes refasse surface et emportent avec eux des innocents a l’esprit
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Ordre du temple solaire → Vivre dans la maison du drame

 

Ordre du temple solaire - Vivre dans la maison du drame

«Ça venait de partout pendant des mois, de la Suisse, de la France. J’en ai fait des entrevues; c’était l’enfer», se rappelle le chef pompier, Clément Godin.

© Archives / Journal de Québec

Agence QMI
Nicolas Saillant

QUÉBEC – Le 22 mars 1997, les yeux du monde se sont braqués sur la petite localité de Saint-Casimir de Portneuf pour tenter de comprendre pourquoi cinq membres de l’Ordre du temple solaire se sont enlevés la vie dans une répétition des drames survenus en 1994 et 1995 en France, en Suisse et au Québec.

«Une maison comme les autres»

Aux premières loges du drame qui a secoué Saint-Casimir, le 22 mars 1997, René Perreault a tout de même acheté la résidence dans laquelle cinq personnes se sont donné la mort et il l’habite depuis.

Pompier volontaire pour la municipalité, René Perreault a été la première personne à se rendre sur place, il y a 15 ans, après avoir vu, par sa fenêtre, le feu embraser la maison voisine.

Malgré le film d’horreur qui s’est joué devant chez lui, M. Perreault a tout de même décidé d’acheter la petite maison où a eu lieu le drame, après que la succession de Didier Quèze eut mis en vente le 70, rang Notre-Dame.

Nombreux curieux

L’homme a ensuite rénové la résidence incendiée avant de l’habiter. S’il ne voit rien de particulier à vivre dans cette tristement célèbre résidence, M. Perreault avoue que de nombreux curieux se sont arrêtés chez lui afin de visiter la funeste maison, lui offrant même de l’argent pour une visite, ce qu’il a toujours refusé.

Plusieurs étaient également intrigués de savoir si la maison abritait des «esprits». L’homme balaye toutefois cette question du revers de la main.

«Il n’y a aucune présence ici; je l’habite depuis 2000, c’est une maison comme les autres», réfute-t-il.

Tous n’ont cependant pas le même détachement par rapport au drame qui s’est joué à cet endroit. Le frère de René Perreault, Luc, avoue avoir eu de la difficulté à mettre les pieds dans la maison des Quèze.

«Je n’ai pas aimé ça, entrer, au début.»

Le tuteur des enfants

Le voisin connaissait bien les enfants Quèze en raison du lien d’amitié qui existait avec ses propres enfants.

D’ailleurs, M. Perreault était un des rares de Saint-Casimir à savoir que ses voisins avaient été membres de l’Ordre du temple solaire, mais croyait que cette secte n’existait plus.

«Je ne savais même pas qu’ils étaient encore là-dedans», indique-t-il.

Après le drame, René Perreault a donc été le tuteur de Tom, 13 ans, Fannie, 14 ans, et Julien Quèze, 15 ans, orphelins et sans famille au Québec, jusqu’à ce que les enfants retournent rejoindre leurs grands-parents en France.

«C’est moi qui les connaissais le mieux ici. Je les ai accompagnés jusqu’à ce qu’ils partent pour la France, pendant deux mois de temps environ», raconte l’homme qui a accepté pour la première fois en 15 ans de parler de cette histoire publiquement.

La famille Perreault a gardé contact avec les trois enfants, 15 ans après les faits.

«J’ai gardé des liens avec les enfants. Ils vont très bien; ça fait 15 ans de ça et ils s’en sortent bien. La vie continue et ils sont heureux en France avec leur famille», conclut celui qui leur a rendu visite l’an dernier.

La fin de l’OTS?

«Saint-Casimir, c’est le dernier voyage des derniers fanatiques; c’est ceux qui étaient frustrés de ne pas être partis avec les autres. Il ne reste plus rien sauf des anciens qui sont revenus dans la vie réelle; ils ne sont plus dans l’idéologie, ils se revoient comme des amis autour d’une pizza. Il n’y a plus de dangerosité.»

— Arnaud Bédat, journaliste suisse expert de l’OTS


Saga médiatique à Saint-Casimir

 

QUÉBEC – À la suite du drame, Saint-Casimir a été le théâtre d’un cirque médiatique sans précédent, en plus de devenir involontairement une attraction pour des centaines de visiteurs.

La quiétude de Saint-Casimir a été dérangée de bien des façons par le drame de l’OTS. En plus des médias québécois qui ont abondamment couvert la nouvelle dans les jours suivant le drame, les échos que cette tragédie a eus en Europe en raison des trois suicides collectifs survenus en 1994 et 1995 en Suisse et en France, a attiré de nombreux médias internationaux.

«Ça venait de partout pendant des mois, de la Suisse, de la France. J’en ai fait des entrevues; c’était l’enfer», se rappelle le chef pompier, Clément Godin.

Attiré par la résidence des Quèze, qui a longtemps porté les marques de l’incendie, un tourisme morbide de curieux désirant voir de leurs propres yeux où avait eu lieu le suicide collectif, a fait en sorte de créer une atmosphère particulière dans le village, au cours de l’été 1997.

La famille de Didier Quèze, qui habitait en France, s’est retrouvée elle aussi au milieu d’une énorme tempête médiatique qui a duré près d’un mois.

«Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que ça a été. On a été traumatisé par ça», a commenté Mathilde Quèze, la mère de Didier Quèze rejointe par leJournal de Québec. «Il y avait des journalistes devant notre porte; on ne pouvait même plus sortir», se rappelle-t-elle.

Aide psychologique

Pour leur part, les pompiers qui ont eu à intervenir sur les lieux ont finalement suivi une thérapie de groupe un mois après les événements.

«J’ai demandé à des psychologues de venir et, finalement, ça a fait du bien. On a tout sorti ce qu’il y avait à sortir», raconte le chef pompier.

Ce dernier a aussi été touché directement par le drame.

 «C’est moi qui ai rempli les bidons d’essence. Je me souviens, il (Didier Quèze) était bien poli, il m’a dit:  »Salut à la prochaine ». Jamais il n’a laissé voir quelque chose», se souvient M. Godin, également propriétaire de la station-service.

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Maladie mentale ► Des personnes dangereuses pour leur entourage


La schizophrénie est une maladie insidieuse qu’une famille qui malgré leur amour, l’aide ne peut pas prévoir, ni se préparer quand les délires de ces personnes malades se font de plus en plus fort. Manque de ressources, manque de soins, manque de suivi externe peuvent aboutir a des drames extrême tel qu’a connu le petit village de Saint-Romain
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Maladie mentale  ► Des personnes dangereuses pour leur entourage?

 

Maladie mentale - Des personnes dangereuses pour leur entourage?

Pascal Morin

© Pier-Yves Carbonneau-Valade/ Agence QMI

MONTRÉAL – L’horrible drame survenu en fin de semaine à Saint-Romain a relancé le débat sur le suivi et l’encadrement apportés aux personnes aux prises avec une maladie mentale.

Le suspect du triple meurtre, Pascal Morin, subit actuellement une évaluation psychiatrique, à la suite de laquelle on saura s’il est apte à comparaître et s’il est criminellement responsable de ses actes.

L’homme de 35 ans a été formellement accusé lundi des meurtres de sa mère Ginette Roy-Morin, 70 ans, et de ses nièces, Laurence, 11 ans, et Juliette, 8 ans, dont les funérailles auront lieu samedi, à 15h, en l’église de Saint-Sébastien.

Au milieu des années 80, le gouvernement avait entamé ce qu’on appelle la désinstitutionalisation et, depuis, certaines personnes atteintes de problèmes de santé mentale ne vivent plus dans des établissements spécialisés. Elles sont parfois laissées à elles-mêmes, faute de ressources pour les accompagner.

Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu a blâmé le gouvernement provincial pour ces plus récents événements et pour ceux qui touchent les régions de l’Estrie et du Centre-du-Québec depuis une dizaine d’années.

«Le Québec est bon premier, par une très forte marge, au chapitre des crimes commis par des gens trouvés non responsables en raison de troubles mentaux, a affirmé M. Boisvenu. 45 % des quelque 1200 cas répertoriés au pays depuis l’entrée en vigueur de l’article 16 dans le Code criminel il y a vingt ans, sont survenus au Québec.»

Le sénateur dénonce la désinstitutionnalisation orchestrée par l’État qui a conduit à la fermeture de 50% des lits en psychiatrie.

«Il y a des gens gravement malades, schizophrènes, dont les familles ne peuvent prendre soin et qui nécessiteraient une hospitalisation, mais faute de budget, les services ne sont pas là.»

Me Bruno Langelier qui a monté trois dossiers de non-responsabilité criminelle entre 2002 et 2006 à Victoriaville va dans le même sens.

«Il est extrêmement dangereux de confier aux parents, souvent âgés, le suivi à l’externe de leur enfant psychotique. Il faut de l’aide spécialisée afin de s’assurer que ceux qui sont malades prennent leur médication. Dans 99% des cas, le schizophrène qui souffre d’un délire va s’en prendre à un proche ou un membre de son entourage.»

Depuis le début des années 2000, on recense au Québec plus d’une cinquantaine de meurtres commis par une ou des personnes souffrant d’un problème de santé mentale

 

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