ADOLESCENTS | DPJ : Seuls au monde


Il y a déjà eu un reportage, il y a quelques années sur les jeunes adultes qui quittent la DPJ sans aucune ressources a leur 18 ans .. C’est enfants que personne ne voulait ont du vivre de famille d’accueil a famille d’accueil ou dans des centres jeunesses .. se retrouvent a 18 ans sans autonomie …
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ADOLESCENTS | DPJ : Seuls au monde

 

Seuls au monde

PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, SARAH-MAUDE LEFEBVRE √

Grâce à son éducatrice, Raphaël a réussi à se trouver un appartement où il déménagera, dans quelques jours, à sa sortie de la DP

L’organisme doit continuer à s’occuper de jeunes après leurs 18 ans

SARAH-MAUDE LEFEBVRE
JOURNAL DE MONTRÉAL

Le nombre de jeunes qui quittent la DPJ pour ensuite sombrer dans la prostitution ou se retrouver à la rue est si élevé qu’on les encadre maintenant même après leurs 18 ans.

«Moi, c’était clair dans ma tête qu’à mes 18 ans, je sortais avec mes deux sacs de poubelle pour m’en aller directement dans la rue.»

Raphaël (nom fictif) est «seul au monde». Hébergé en centre jeunesse depuis sa petite enfance, il redoutait fort l’arrivée de sa majorité, persuadé qu’une vie d’itinérance l’attendait.

Des cas comme celui de Raphaël, l’Association des centres jeunesse du Québec en a vu beaucoup. C’est d’ailleurs pourquoi le Programme qualification des jeunes (PQJ) a vu le jour, en 2008, pour épauler jusqu’à 19 ans les jeunes qui se retrouvent complètement seuls à leur sortie de la DPJ.

Payer de sa poche pour des jeunes

Le Journal a rencontré Raphaël un mois jour pour jour avant ses 18 ans, dans son petit logement au sous-sol d’une ressource d’hébergement communautaire.

C’est son éducatrice, Louise Cyr, qui l’a aidé à trouver un endroit où vivre à peu de frais.

«On a fait le tour des organismes communautaires pour son ameublement et on s’organise comme on peut. Les anciens éducateurs de Raphaël lui ont donné beaucoup de choses : une table, des chaises, un micro-ondes. Ma propre fille m’a donné un grille-pain pour que je l’offre à Raphaël», explique Mme Cyr.

Autonomie

Cette dernière lui rend visite plusieurs fois par semaine pour l’aider à développer son autonomie.

«Samedi, je vais rentrer travailler pour cuisiner avec Raphaël des plats qu’il pourra congeler et manger durant la ­semaine.»

«Je lui montre comment faire une épicerie, calculer son budget, cuisiner sans se brûler. Je l’ai fait pratiquer pendant une heure avant qu’il se présente à une entrevue pour un emploi dans une pharmacie», raconte Mme Cyr.

Louise Cyr est la seule personne avec qui Raphaël a des contacts réguliers.

«Je parle encore des fois au père de la famille d’accueil qui m’a hébergé quand j’avais quatre ans, mais c’est tout. Je n’ai pas vraiment d’amis», avoue Raphaël.

Cela fait maintenant plus d’un an que ce dernier se prépare avec son éducatrice à son départ de la DPJ.

«Sans elle, je n’aurais pas su où aller.

À mon centre jeunesse, les trois quarts des garçons stressent beaucoup quand ils réalisent que leur majorité arrive. Mais ils n’osent pas le montrer», lance Raphaël.

«Beaucoup de jeunes sont dans la même situation, renchérit Louise Cyr. Personne ne les attend à leur sortie de la DPJ. Ils sont seuls au monde. Normalement, avec ce programme, on les suit jusqu’à leurs 19 ans, mais personnellement, je suis encore en contact avec beaucoup de ces jeunes.»

Pour Raphaël, c’est une nouvelle vie qui commence, avec tout ce que ça comporte d’espoir et d’embûches.

«J’ai pas grand-chose de rêve dans la vie, confie-t-il. Mais, au moins, pour la première fois de ma vie, j’ai mon chez-nous. C’est déjà un début.»

UN AVENIR SOMBRE

C’est en réalisant qu’une bonne proportion de jeunes de la DPJ se dirigeait vers l’aide sociale que l’Association des centres jeunesse du Québec a décidé de mettre sur un pied un programme pour ces ados qui ont un «avenir sombre».

«Ce ne sont pas tous les jeunes qui quittent la DPJ qui sont vulnérables. Mais certains ont un avenir plus sombre que d’autres et il faut les aider.»

Amélie Morin dirige le Programme qualification des jeunes (PQJ), qui a été instauré dans tous les centres jeunesse du Québec en 2008, et qui a pour but d’épauler les jeunes de la DPJ à leur majorité.

«Selon une étude réalisée à la fin des années 1990, 71 % de nos jeunes qui faisaient une demande à l’aide ­sociale à 18 ans vivaient toujours de cela, 10 ans plus tard», explique Mme Morin.

Pensée magique

Actuellement 500 places sont disponibles pour le PQJ au Québec et 320 devraient être ajoutées d’ici 2014.

«On suit ces jeunes de l’âge de 16 à 19 ans. Notre rôle est de les préparer à la vie courante : trouver un appartement, un emploi, faire son épicerie, etc. S’ils ont un trop grand retard académique, on peut, par exemple, les orienter vers une formation professionnelle», détaille Mme Morin.

«Ces jeunes se retrouvent seuls, sans famille capable de les accueillir. À 18 ans, ils sont dans la période de la pensée magique. Ils pensent que la liberté va régler tous leurs problèmes. L’itinérance, la prostitution ou les gangs de rues peuvent être tentants pour un jeune afin d’assurer sa survie. Nous, on est là pour faire dévier leur trajectoire.»

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Un enfant de la DPJ créé par procréation assistée


La réponse de l’hopital  «Notre rôle n’est pas de déterminer si un patient est apte ou non à subir un traitement de fertilité»,est une irresponsabilité et une incompétence du psychologue … Il est alarmant que certains médecins ce foutent totalement de l’avenir d’un bébé avec de tel problèmes de la mère
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Un enfant de la DPJ créé par procréation assistée

 

Une femme au passé violent et torturé a été inséminée en janvier 2011 grâce à un don de sperme. Au cours des années précédentes, elle avait déjà fait des démarches – vaines – dans deux cliniques privées pour avoir accès à un don de sperme, puisque son conjoint était infertile.

PHOTO: REUTERS

GABRIELLE DUCHAINE
La Presse

Des médecins du Centre de reproduction McGill ont créé un véritable «enfant de la DPJ», l’an dernier, en inséminant une patiente même si elle souffrait de troubles mentaux, était victime de violence conjugale et avait des antécédents judiciaires. Deux cliniques de fertilité l’avaient d’ailleurs déjà refusée. Dès l’accouchement, le nouveau-né a été enlevé à sa mère. Il ne retournera vraisemblablement jamais dans sa famille.

En janvier 2011, la femme de 37 ans, au passé violent et torturé, s’est présentée à la clinique de fertilité du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Elle voulait un bébé à tout prix. Au cours des années précédentes, elle avait déjà fait des démarches – vaines – dans deux cliniques privées pour avoir accès à un don de sperme, puisque son conjoint était infertile. La troisième tentative, auprès de l’hôpital, a fonctionné.

«Notre rôle n’est pas de déterminer si un patient est apte ou non à subir un traitement de fertilité», a fait savoir l’hôpital dans une déclaration écrite.

L’institution a catégoriquement refusé de commenter ce cas précis.

La patiente, dont nous ne pouvons révéler l’identité pour protéger celle de son enfant, est bien connue des milieux policiers pour des histoires de vol, d’actes violents, de conflits avec les voisins et de violence conjugale. Elle a reçu à l’adolescence un diagnostic de dépression majeure et de troubles obsessionnels compulsifs. Elle souffre d’anxiété et de désorganisation. Son conjoint, de 28 ans son aîné, est atteint de déficience intellectuelle et d’un début de démence. Il est agressif, physiquement et verbalement. Incapable de s’occuper lui-même de ses affaires, il est sous la responsabilité du Curateur public.

C’est d’ailleurs ce même organisme qui s’est opposé au processus d’insémination lors de la première tentative dans une clinique privée, «en raison de l’état physique et mental de son conjoint», explique un jugement de la Cour du Québec, qui a statué en mai dernier sur l’incapacité de la mère à s’occuper de son bébé et qui raconte son histoire dans les moindres détails.

Loin de se laisser démonter, la femme s’est tournée vers une deuxième clinique, où elle a faussement affirmé être célibataire. On lui a répondu que, dans cet établissement, l’enfant à naître devait avoir un père reconnu. C’est alors qu’elle s’est adressée à la clinique de reproduction du CUSM, où elle a fait semblant que son mari était mort.

Comme le veut la règle, elle aurait rencontré un psychologue pour une évaluation psychopédagogique.

«Le but de cette consultation n’est pas de présélectionner les patients pour déterminer s’ils vont faire de bons parents, précise le CUSM. Toutefois, des risques potentiels, comme l’abus d’alcool ou d’autres drogues, des psychopathologies, sont évalués, ce qui peut entraîner notre retrait du dossier ou le report du traitement.»

Cette fois, le psychologue ne s’est pas opposé à l’insémination, qui a eu lieu en janvier grâce à un don de sperme.

Dès le mois de mai, le médecin traitant a constaté que la future maman ne pourrait pas prendre soin de son enfant. Elle manquait de jugement, disait-il. On lui a fait voir un psychiatre. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est intervenue dès la naissance, en octobre. Le poupon a été transféré aux soins intensifs à cause de complications durant l’accouchement. Lorsque sa mère allait le voir, elle était brusque avec lui et ne savait pas comment s’y prendre. Il lui arrivait de l’emmailloter beaucoup trop serré et par-dessus la tête, où même d’enlever les électrodes installées sur son corps.

Dès sa sortie de l’hôpital, l’enfant a été placé en famille d’accueil, où il vit toujours, près d’un an plus tard. Les coordonnées de la famille sont tenues secrètes par ordre de la cour, parce que la mère est parfois «agressive ou insistante» envers les intervenants qui lui viennent en aide. Elle conserve tout de même des droits de visite, lors desquels elle a besoin de surveillance constante, parce qu’elle manipule l’enfant avec tant de maladresse qu’on craint qu’elle le fasse tomber, selon ce qu’a indiqué la DPJ au tribunal. Le bébé évite les contacts visuels avec sa mère et pleure «intensivement» lorsqu’elle le touche. Malgré les conseils des intervenants, elle ne s’améliore pas. De plus, toujours selon les observations de la DPJ, elle souffre de problèmes de santé mentale (un nouveau diagnostic de trouble de personnalité avec traits limites s’est récemment ajouté à son dossier), elle a plusieurs antécédents judiciaires et vit une instabilité conjugale.

Selon la cour, les chances de l’enfant de retourner un jour vivre avec sa mère sont «sombres».

– Avec la collaboration de Philippe Teisceira-Lessard

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Leurs enfants victimes d’abus Ces mères autruches qui ne dénoncent pas


Comment peut-on  se taire quand un enfant est abusé sexuellement par le conjoint .. comment une mère préfère se taire et ne pas protéger leur enfants ? Se fermer les yeux devant l’atrocité des sévices que des enfants subissent n’est-ce pas considéré comme complicité ?
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Leurs enfants victimes d’abus

Ces mères autruches qui ne dénoncent pas

TVA Nouvelles

Avez-vous entendu parler des mères autruches? Ce qualificatif décrit les mères qui préfèrent se mettre la tête dans le sable plutôt que d’affronter la réalité et tenter de changer la situation dont sont victimes leurs enfants.

Le phénomène a été mis en lumière lors des procès de pères ayant abusé de leurs enfants, au cours desquels des victimes ont témoigné que leur mère était au courant mais préférait fermer les yeux. TVA Nouvelles a rencontré deux victimes qui ont accepté de raconter leur histoire.

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Chantale Thibeault (Crédit: TVA Nouvelles)

Chantale Thibeault a subi de multiples sévices sexuels que lui a infligés son père dans la maison familiale alors qu’elle n’était qu’une enfant. Il y a deux semaines, 30 ans après le début des agressions, Noël Thibeault s’est retrouvé derrière les barreaux pour ce qu’il a fait subir à sa fille et à deux autres enfants.

Mme Thibeault croit que sa mère est aussi coupable parce qu’elle ne l’a pas protégée, mais elle ne se sent pas prête à porter plainte.

«J’en ai assez de tout ça. Pour moi, c’est beaucoup, de faire ça contre mon père et tout ça. Et pour moi, dans le fond, de ne plus avoir de contacts avec elle, c’est assez», explique-t-elle.

Comportement punissable

De leur côté, Isabelle Brophy ainsi que son frère et sa soeur ont porté plainte contre leur mère, Reine-Aimée Martel, après que leur père, Réal Brophy, ait été condamné à six ans de prison pour les avoir agressés.

«Je pense que c’est par lâcheté et par déni qu’elle n’a pas regardé la situation en face», croit-elle, en insistant sur l’importance de dénoncer, pour ces enfants qui voient leur mère ne pas leur venir en aide.

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Isabelle Brophy (TVA Nouvelles)

«Je me suis souvent posé la question: qu’est-ce qui m’a fait le plus mal, est-ce que ce sont tous les sévices physiques et sexuels que j’ai subis de la part de mon beau-père, ou bien c’est le rejet de ma mère? Je vous dirais que je pense que c’est le rejet de ma mère, le fait qu’elle n’ait rien fait, le fait qu’elle m’ait abandonnée», confie Mme Brophy.

L’an dernier, la DPJ a retenu 11 284 signalements d’enfants où il y avait abus ou risque d’abus. Parmi ceux-ci, 8110 concernaient des sévices physiques et 3174, des sévices sexuels. Isabelle Brophy demeure convaincue que derrière ces signalements, il y a encore trop de mères qui font encore l’autruche.

«On reste comme peut-être avec l’impression que la mère est soumise, la mère ne peut pas rien faire, mais ma mère à moi aurait pu nous sauver et nous empêcher de tout vivre ça», regrette Mme Brophy, qui demeure convaincue que derrière tous ces signalements, il y a en a encore trop qui font l’autruche.

Reine-Aimée Martel a écopé d’une peine de 18 mois dans la collectivité.

Difficiles à condamner

 

Il n’est pas facile de porter des accusations et d’obtenir des condamnations contre ces mères qui ferment les yeux sur les agressions sexuelles dont sont victimes leurs enfants, mais c’est possible.

La juge à la retraite Andrée Ruffo croit qu’il s’agit d’un crime.

«Bien sûr que c’est un crime, d’être passif, d’être silencieux. On est complice de l’abus répété de nos enfants.»

Durant toutes ces années où elle a siégé au Tribunal de la jeunesse, Andrée Ruffo a vu passé de nombreuses mères autruches.

«Jamais les mères n’étaient accusées. Il faut les rendre responsables, redevables de la sécurité de leurs enfants. Il est grand temps qu’on les accuse» ajoute-t-elle.

Bataille difficile

 

C’est grâce à la ténacité de procureure comme Hélène Carl qu’on commence à voir davantage de mères au banc des accusés.

«C’est déjà difficile d’obtenir des verdicts de culpabilité pour les agresseurs, alors imaginez pour la mère qui s’est fermé les yeux.»

Elle a obtenu deux condamnations en plaidant l’article 21b du Code criminel, qui stipule qu’on participe à une infraction «si on accomplit où omet d’accomplir quelque chose en vue d’aider quelqu’un à commettre un crime».

«C’est important de savoir que le parent qui laisse son enfant se faire battre et qui n’agit pas est autant responsable et que ça peut entrainer des accusations au même titre que le parent, je souhaite que ça réveille des gens» explique la procureure de la Couronne.

Hubert Van Gijseghem, psychologue judiciaire, qualifie de pathétiques ces mères qui commettent le crime de ne pas protéger leurs enfants. À son avis, rien ne leur permet de plaider la non-responsabilité criminelle.

«Des mères très peu construites et qui sont prêtes à sacrifier leurs enfants sur l’autel de la perversion de leur conjoint ou de leur mari pour des raisons purement pragmatiques, c’est-à-dire pour ne pas perdre leur pourvoyeur» affirme le psychologue.

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DPJ ► Une grand-mère veut revoir ses petits-enfants


Si c’est vraiment ce qui s’est passé pour cette famille détruite, cela n’a aucun bon sens. Alors que des enfants ont vraiment des problèmes ca prend tout pour que la DPJ agissent et là c’est juste une question de maladie et qu’une grand-maman a pu prendre la relève La DPJ sépare les enfants et les fait adopter …
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DPJ  ► Une grand-mère veut revoir ses petits-enfants

DPJ - Une grand-mère veut revoir ses petits-enfants

Réjeanne Ménard, résidante de Saint-Antoine-sur-Richelieu.

© Yann Canno / Agence QMI

SAINT-ANTOINE-SUR-RICHELIEU – Une résidante de Saint-Antoine-sur-Richelieu a mis sur pied un groupe Facebook afin de revoir ses petits-enfants qu’elle n’a pas vus depuis deux ans. Ces derniers ont été mis en adoption en avril 2010 par la DPJ et depuis ce temps, il lui est impossible d’avoir toute nouvelle.

«J’ai téléphoné à la DPJ, ils m’ont répondu qu’ils ne savent pas où ils sont, qu’ils ne retrouvent pas le dossier!, s’exclame Réjeanne Ménard. Je n’ai pas de nouvelles. Ils pourraient mourir d’une leucémie et je ne pourrais même pas le savoir […] Ma fille n’a pas eu de nouvelles. Même pas elle. C’est de l’abus de pouvoir.»

Il y a deux ans, Mme Ménard s’occupait des enfants de sa fille, car cette dernière souffrait d’une labyrinthite. Elle souligne que sa fille était toujours fatiguée et qu’elle dormait tout le temps à cause des symptômes. Puis, en février 2010, la Direction de la protection de la jeunesse aurait demandé à la Cour de confier le garçon de 5 ans et la petite fille de 3 ans en adoption, même si Mme Ménard avait spécifié qu’elle était prête à adopter les deux jeunes enfants. La Cour a tranché en faveur de la DPJ et les enfants ont été mis en adoption dans deux familles différentes en avril 2010.

Très frustrée par cette situation, la dame de 60 ans a créé un groupe Facebook, «RetrouvonslesPetits-enfantsdeRéjeanne», afin de dénoncer certaines pratiques de la Direction de la protection de la jeunesse de la Montérégie. Elle souhaite ainsi prévenir les autres grand-mamans de la façon d’agir dans une pareille situation. Selon elle, les visites de la DPJ à sa résidence n’étaient pas dans le but de l’aider elle, comme les intervenantes lui auraient mentionné, mais plutôt pour enquêter.

«J’ai dit à deux travailleuses sociales (Belœil et Jonquière) que je voulais adopter les enfants. Le contraire était noté sur le jugement de février. La DPJ a dit que je n’étais pas apte à conserver mes petits-enfants; que j’étais seule pour m’en occuper, alors que mon fils vit toujours à la maison […] Ma fille ne les a jamais abandonnés, elle les a confiés [à moi]. Les enfants étaient bien, n’importe qui à la garderie le dira […] On était tellement malheureuses; c’était un choc émotif.»

La dame a tenté de faire annuler la décision, mais faute de moyens elle n’a pu continuer les démarches judiciaires. À la suite de cette situation, Mme Ménard a dû être hospitalisée, puis elle a fait une dépression à l’été 2011. Il y a moins d’une semaine, la grand-mère a voulu obtenir de l’information sur ses petits-enfants, mais rien n’est venu de la DPJ. À présent son seul but est de revoir ses petits-enfants.

«Ces enfants devraient être là avec moi; je veux qu’on me donne la permission de les voir. La DPJ me les a enlevés avec de faux arguments. Je n’accepte pas qu’ils soient dans une autre famille.»

Mme Ménard ne s’est fixé aucun objectif concernant le nombre d’adhésions à sa page Facebook. Elle souhaite seulement que son histoire soit entendue et qu’un débat social soit entrepris.


DPJ Montérégie: seuls les parents peuvent être informés

Pour des raisons de confidentialité et afin de ne pas divulguer l’identité des enfants, la DPJ n’a pas voulu commenter le dossier qui touche les petits enfants de Mme Ménard.

«Ça nous interdit de donner des renseignements à quiconque, explique Gilles Cloutier, directeur adjoint de la DPJ en Montérégie. La loi de la protection de la jeunesse, c’est comme une convention sociale pour s’assurer de protéger les enfants.»

Concernant la réponse qu’aurait reçue Réjeanne Ménard au sujet de la DPJ qui ne trouvait pas le dossier, le directeur semblait surpris que la dame de 60 ans ait pu recevoir ce type de réponse.

«De manière générale, je ne peux pas donner cette information-là; elle ne peut pas être divulguée si ce ne sont pas les parents. Si une mère nous appelait, elle pourrait avoir de l’information.»

Lors d’une adoption, le dossier d’un enfant est ouvert pendant 5 ans. Passé ce délai celui-ci est fermé, mais les parents sont avisés du changement. M. Cloutier a réitéré que le mandat de la DPJ n’est pas de prendre des enfants, mais bien de chercher une famille qui va les aimer et qu’ils aient une vie normale.

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Une fillette victime d’abus sexuels Forcée de visiter son père agresseur


Être a la place de la mère, je ne comprendrais pas non plus comment fonctionne la justice surtout en ce qui attrait aux causes d’abus sexuels chez les enfants .. mais comment peut-on penser que cela est bon pour des enfants dont la victime d’aller voir son père abuseur et reconnu comme telle et ainsi obliger de respecter les droits de visite sous peine d’être arrêter .. C’est un non sens
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Une fillette victime d’abus sexuels

Forcée de visiter son père agresseur

 

 Forcée de visiter son père agresseur

Crédit photo : Le Journal de Québec

Par Jean-François Racine | Le Journal de Québec

Une mère de famille est renversée de voir que sa fillette victime d’abus sexuels est forcée de visiter chaque semaine son père agresseur alors que la loi protège tous les autres enfants du quartier.

Pire encore, si la mère ne respecte pas les droits de visite qui ont été maintenus malgré une courte peine de prison, elle risque elle-même une arrestation pour avoir voulu protéger son enfant.

Nathalie (prénom fictif) est désemparée et confuse. Le 29 février, après presque deux ans de procédures judiciaires, son ex-conjoint dans la quarantaine a été reconnu coupable de contacts sexuels sur son enfant de moins de dix ans.

Le juge Hubert Couture a exigé qu’il soit inscrit au registre des délinquants sexuels pour une durée de 20 ans. S’ajoute également une interdiction de fréquenter des endroits où l’accusé pourrait se trouver en contact avec des enfants comme les piscines, parcs ou cours d’école.

«Ridicule»

La loi ne semble toutefois pas s’appliquer à l’enfant qui a dû témoigner au procès. Si elle était majeure, le tribunal aurait vraisemblablement prononcé une interdiction pour l’accusé de communiquer avec sa victime.

«Elle m’a tout raconté. C’était sérieux. J’ai porté plainte à la police. Il m’avait toujours dit que si quelqu’un faisait du mal à sa fille, il se ferait justice lui-même. Il a eu 90 jours d’emprisonnement, mais les fins de semaine pour ne pas perdre son emploi et son logement. C’est ridicule!», raconte la mère, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.

En raison de la surpopulation carcérale, les peines discontinues ne sont pas toujours purgées. Lorsque le détenu se présente le vendredi, il est parfois retourné chez lui faute de place à l’intérieur des murs.

Incompréhension

«Quatre jours plus tard, le lundi suivant sa sentence, une intervenante s’est présentée pour que mes enfants puissent voir leur père. Je ne comprends pas. Trois heures par semaine sous supervision. Comme mère, ça me déchire le cœur.»

Il y a quelques jours, la DPJ s’est déplacée pour lui expliquer cette position. Selon elle, aucun parent digne de ce nom n’abuse de ses enfants.

Confuse

«Ils disent que je dois penser aux enfants. Que c’est bon pour eux. C’est leur façon de voir les choses. Ils voulaient me donner un plan d’intervention. Ce que monsieur doit travailler et ce que je dois travailler aussi. Des fois, je me demande si c’est moi qui ne suis pas assez compréhensive. Je suis perdue. Je ne sais plus quoi penser.»

Aujourd’hui, Nathalie considère que la dénonciation et les démarches judiciaires ne valaient pas tous ces tracas.

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Pétition à l’Assemblée nationale Soustraire les enfants de leur agresseur sexuel


Je sais que je reviens souvent sur des sujets d’agressions envers les enfants, mais je suis d’avis que cela urge, qu’il faut agir autant au niveau des lois, que nous en temps qu’adulte et citoyen, nous devons dénoncer les manques dans la protection et de l’aide apporter aux victimes .. Ce qui est inconcevable de penser que même des mineurs agressent des plus jeunes et ce dans une même famille recomposée ou non .. Et peu de moyen sont accessible pour ces victimes qui doivent vivre sous le même toit
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Pétition à l’Assemblée nationale

Soustraire les enfants de leur agresseur sexuel

Soustraire les enfants de leur agresseur sexuel

Crédit photo : Journal de Montréal

Françoise Huet demande de revoir la loi pour éviter que des enfants victimes d’agression sexuelle par des mineurs se retrouvent sous le même toit que leur agresseur

Une fillette de six ans qui aurait été victime d’agressions sexuelles répétées de la part son demi-frère se retrouve à vivre sous le même toit plusieurs jours par mois. Une situation dénoncée par plusieurs personnes qui ont signé une pétition sur le site de l’assemblée nationale.

Françoise Huet est l’instigatrice d’une pétition électronique sur le site de l’assemblée nationale. Elle demande de revoir la loi pour éviter que des enfants victimes d’agression sexuelle par des mineurs se retrouvent sous le même toit que leur agresseur.

«Quel avenir la petite Jessica (nom fictif) va avoir quand elle va être en âge de comprendre», s’indigne Françoise Huet, instigatrice de la pétition.

Les faits seraient survenus à l’été 2010. La petite, alors âgée de six et demi, aurait été agressée sexuellement à répétition par le fils de 13 ans de la nouvelle conjointe du père.

Selon Mme Huet, à qui le cas a été rapporté, c’est la petite qui aurait décidé de parler, affirmant que son demi-frère lui faisait mal quand il la touchait.

Pétition à l’assemblée nationale

Choquée par ce cas, Mme Huet a sollicité l’appui du député de La Prairie, François Rebello, pour qu’il dépose une pétition sur le site de l’assemblée nationale.

Protection des enfants sexuellement agressés 

Pour ceux qui n’ont pas signé et qu’il aimerait le faire

L’objectif étant de mettre en place des mesures quand un enfant est agressé sexuellement par un mineur, et que ce dernier cohabite avec le jeune agressé.

« Il ne viendrait à l’idée de personne de remettre un adulte abusé en contact avec son abuseur », peut-on lire dans le texte de présentation sur le site Internet.

La pétition a été mise en ligne le 17 octobre. Plus de 400 personnes ont signé.

Huit jours par mois

Le cas de Jessica relève de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Montérégie.

Les actes auraient été commis quand le père et sa nouvelle conjointe étaient absents du domicile.

«La petite va chez son père huit jours pendant le mois. Elle doit vivre avec son agresseur», explique Mme Huet.

Tant la DPJ que la police ont convenu que l’enfant avait été victime d’agressions sexuelles de la part de son demi frère dans les différents rapports.

Le jeune fait actuellement face à la justice sous trois chefs d’accusations : agression sexuelle, incitation à des contacts sexuels ainsi que contacts sexuels.

L’instigatrice de la pétition questionne pour sa part l’attitude de la DPJ. Les responsables se défendent toutefois de ne pas avoir fait le nécessaire pour assurer la sécurité de la jeune fille.

«Il faut avoir une lecture globale de la situation. Et réagir en fonction des yeux de l’enfant dans son meilleur intérêt», explique Gilles Cloutier, directeur de la DPJ de Montérégie.

Il indique qu’il ne faut pas négliger la compétence des parents à intervenir dans de telles situations.

«Il y a quand même une série de conditions à respecter, et le père s’est engagé à les suivre», dit-il, mentionnant que c’est également à la Cour supérieure d’apporter un jugement afin de modifier les droits des parents.

Pour Françoise Huet, tout cela est insuffisant puisque la fillette garde des séquelles des événements. Selon elle, même si les présumées agressions remontent à un an, la fillette s’automutile, surtout la nuit.

«Elle s’arrache les ongles des orteils. Elle dit que c’est parce qu’elle a mal, et elle pointe son coeur» , s’est fait dire Mme Huet.

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