L’internet, endroit rêvé pour s’inventer un cancer


C’est une des raisons que je ne partage pas sur les réseaux sociaux surtout sur Facebook des gens qui disent avoir le cancer et souvent accompagnés de divers problèmes. Ils reçoivent des encouragements et des dons. Le problème est que souvent, c’est des gens qui recherchent l’appât du gain ou qu’ils souffrent du syndrome de Munchhausen via Internet. Faut dire qu’il y tellement d’information sur le cancer, qu’il est facile de s’inventer une maladie.
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L’internet, endroit rêvé pour s’inventer un cancer

Certaines histoires sont trop belles pour être vraies. D'autres, trop tristes... (PHOTOMONTAGE LA PRESSE)


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VIOLAINE BALLIVY
La Presse

Certaines histoires sont trop belles pour être vraies. D’autres, trop tristes pour ne pas avoir été inventées de toutes pièces. Il ne faut pas toujours se fier aux apparences… surtout sur l’internet.

Jennifer Halford n’avait pas 35 ans quand elle a découvert qu’elle souffrait d’une forme particulièrement agressive de cancer du sein. Quelques mois plus tôt, elle avait perdu sa fille cadette de 4 ans, emportée par la maladie. Quelques mois plus tard, elle perdrait sa maison, rasée par les incendies historiques de Fort McMurray. 

Destin tragique auquel il est difficile de rester insensible : sa communauté l’a soutenue, on lui a offert de l’argent, des jouets pour ses autres enfants, des vêtements. Puis un jour, tout s’est arrêté. D’un coup. La sympathie s’est transformée en colère. Jennifer Halford n’a jamais eu le cancer. Les nausées causées par la chimio, la perte de ses cheveux, elle avait tout inventé.

À sa première comparution en cour, Jennifer Halford a plaidé coupable à six chefs d’accusation. Le juge s’est montré clément : il a opté pour 2 ans de sursis et 100 heures de travaux communautaires

« Elle n’a pas agi pour l’appât du gain, mais pour compenser un manque d’attention, de soins psychologiques et physiques, de soutien émotionnel », avait plaidé son avocat.

En d’autres termes : elle ne souffrait pas d’un cancer, mais probablement du syndrome de « Munchhausen par internet ».

L’expression revient au professeur Marc Feldman, qui a été l’un des premiers à étudier comment le syndrome de Munchausen – un désordre psychologique en vertu duquel le patient simule une maladie ou un traumatisme, aussi appelé « trouble factice » – se transpose dans l’internet. Et surtout, s’y développe à la vitesse grand V. 

« On voit beaucoup plus de cas depuis le développement de l’internet », remarque Marc Feldman.

Chercher et trouver de l’information médicale (plus ou moins crédible) sur le web est un jeu d’enfant, tant les sites à prétention scientifique sont nombreux.

« Avant, les gens devaient passer des heures dans les bibliothèques pour s’informer des signes et symptômes des maladies, parler à des médecins, etc., pour berner quelques personnes de leur entourage. Maintenant, avec les forums et les réseaux sociaux, ils peuvent toucher rapidement 10 000 personnes avec leur histoire », explique l’expert, auteur du livre Dying to Be Ill (« Mourir d’envie d’être malade »).

Le cancer est la maladie la plus souvent retenue parce qu’elle est assez commune, bien documentée, s’étire souvent sur plusieurs années et attire immédiatement la sympathie – qui imaginerait qu’une personne a menti sur son diagnostic ?

« Des gens vont raser leurs cheveux et leurs sourcils pour imiter les effets de la chimio, suivre des régimes draconiens et perdre beaucoup de poids. Ils réussissent à berner leur famille, parfois même leur conjoint », dit Marc Feldman, aussi psychiatre.

Et même leur médecin, quand le malade va jusqu’à s’infliger des blessures ou s’administrer des substances toxiques.

L’appât du gain

Les malades recherchent essentiellement de l’attention, de la compassion. Un besoin essentiel de l’être humain, rappelle Samuel Vassière, professeur de psychiatrie à l’Université McGill, spécialiste des troubles factices.

« L’évolution a sélectionné deux traits indispensables à la survie de l’espèce : savoir être attentif au besoin des autres et bien s’occuper d’eux, et savoir solliciter l’attention et les soins des autres. » La maladie inventée comble ce dernier besoin. 

« En faisant semblant d’être vulnérable, on reçoit de l’attention, des soins, de l’amour. La ligne entre la tromperie et l’autotromperie est floue. » – Samuel Vassière, professeur de psychiatrie à l’Université McGill

Pour certains, la maladie permet de donner un « sens à sa vie », dit Samuel Vassière. « En s’autodiagnostiquant sur l’internet, les malades – imaginaires ou non – retrouvent un cadre prévisible d’expériences, une communauté de souffrants qui valident leurs sentiments et les rassurent, poursuit le professeur. Ils trouvent ainsi une identité. »

Ceci explique cela : la plupart des malades inventent ainsi leur maladie sans jamais solliciter de dons du public, satisfaits de l’attention des autres (ils en recevront souvent malgré tout, de témoins touchés par leur drame). Mais d’autres le font dans ce seul but. Marc Feldman explique que ces gens font plutôt preuve d’un comportement malicieux, répréhensible. Les juges sont alors généralement plus sévères, remarque-t-il.

La blogueuse australienne Belle Gibson a ainsi été condamnée, en 2018, à une amende de 450 000 $ CAN pour avoir faussement prétendu avoir guéri son cancer du cerveau grâce à un régime particulier expliqué dans un livre de recettes et une application de son cru.

Les sites tels GoFundMe ont été accusés de faciliter ce genre d’escroquerie en permettant trop facilement à tout un chacun de quémander des dons. Une Américaine a lancé le site GoFraudMe (« Allez, fraudez-moi », plutôt que « Allez, financez-moi »), frustrée d’avoir été flouée par une sollicitation frauduleuse, accusant GoFundMe de ne pas vérifier le dossier médical des solliciteurs. GoFundMe réplique qu’elle interdit à ses participants de mentir ou de tromper les internautes.

« Dans les rares cas où les autorités ou un usager découvriront qu’une campagne est utilisée à mauvais escient, les donateurs seront remboursés. » – Caitlin Stanley, porte-parole de GoFundMe

À la Société canadienne du cancer, on recommande néanmoins de faire des recherches avant de sortir son portefeuille

« Généralement, les sollicitations sont faites de bonne foi et les fraudes sont assez rares quand la collectivité est derrière, que des gens connaissent le malade, le voient, note André Beaulieu, porte-parole de l’organisme. Mais il faut faire attention. Des fois, même la famille est leurrée. »

La Société n’a toutefois pas remarqué d’impact sur les dons reçus après la condamnation de faux malades.

Marc Feldman se décrit comme un « optimiste » en affirmant que le syndrome de Munchausen peut être guéri, « à condition que la personne accepte de reconnaître qu’elle a menti, ce qui n’est vraiment pas facile, puis de suivre une thérapie ». « C’est un gros défi pour les médecins », opine Samuel Vassière.

D’abord pour reconnaître la maladie, puis pour la traiter. Ironiquement, le trouble réel dont souffrent les personnes atteintes du syndrome de Munchausen serait donc encore plus difficile à soigner que la maladie qu’elles avaient inventée.

Trois cas de cancers inventés

Dan Mallory

L’auteur du roman à succès La femme à la fenêtre (The Woman in the Window, publié sous pseudonyme), Dan Mallory, a admis, en février dernier, qu’il n’avait jamais souffert d’un cancer du cerveau, comme il l’avait pourtant affirmé. Dan Mallory avait également faussement prétendu que l’un de ses frères et sa mère avaient succombé à un cancer, alors que sa mère est en rémission depuis plusieurs années et que son frère n’en a jamais été atteint. L’auteur a reconnu ses mensonges après une enquête du New Yorker. Il a alors attribué ses dérives au trouble bipolaire dont il souffre (réellement).

Candace Ann Streng

Cette Américaine a été condamnée à 28 mois de prison pour avoir faussement prétendu souffrir d’un cancer du sein avancé et recueilli quelque 40 000 $ CAN en dons pour financer le recours à des traitements expérimentaux. Selon Marc Feldman, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à souffrir de troubles factices.

Belle Gibson

La blogueuse australienne Belle Gibson s’est enrichie en commercialisant une application et un livre de recettes qui auraient guéri le cancer du cerveau… dont elle n’a jamais souffert. Elle a été reconnue coupable de fraude en 2017 et condamnée à rembourser l’équivalent de 450 000 $ CAN perçus illégalement. Ce qu’elle n’a toujours pas fait : lors d’une comparution en cour en juin dernier, elle a déclaré ne pas avoir les moyens de rembourser cette somme. Selon des documents déposés par les procureurs, elle aurait pourtant dépensé près de 120 000 $ CAN lors de divers voyages depuis deux ans, a rapporté The Guardian.

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Un Britannique fait don de deux orteils pour un cocktail canadien


Il y a des traditions qui devraient se perdre. Le Sourtoe cocktail est une ces traditions barbares. C’est du whisky avec un orteil momifié servi au Yukon. Comme les orteils ne se trouvent pas à tous les coins de rue. On fait de la publicité pour ceux qui ont eu les orteils amputés suite à des engelures. Il faut 6 mois pour qu’un orteil soit consommable, sans pourtant être destiné à être mangé, juste toucher avec les lèvres. Heureusement, que cette tradition n’est pas à la grandeur du Canada.
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Un Britannique fait don de deux orteils pour un cocktail canadien


C'est Terry Lee, "mixologue" et "maitre de l'orteil" qui va prendre soin des orteils.

C’est Terry Lee, « mixologue » et « maître de l’orteil » qui va prendre soin des orteils.

© Frank HEUER/LAIF-REA / LAIF-REA / Frank HEUER/LAIF-REA

    Le froid avait coûté deux orteils à Nick Griffiths. Ils seront mis à profit pour une tradition locale très particulière, explique « The Guardian ».

    Par LePoint.fr

Élaborer un cocktail est un art. Il faut savoir ajuster les doses, mélanger au shaker ou à la cuillère, choisir les bons ingrédients… Mais si on y ajoute une dose d’originalité, les choses peuvent prendre un tour très particulier. C’est le cas du « Sourtoe cocktail », une spécialité de l’hôtel Downtown à Dawson City dans le Yukon, dans le nord-ouest du Canada. En effet, l’ingrédient majeur est un orteil humain, comme le raconte The Guardian.

C’est grâce à l’histoire du Britannique Nick Griffiths que ce cocktail arrive sur le devant de la carte. Le sportif a participé l’an dernier à la Yukon Arctic Ultra, une course extrême, dans le froid, sur une distance de 692 kilomètres. Un défi qui lui a coûté trois orteils, amputés à cause du froid. Sur son lit d’hôpital, il a repensé à une surprenante publicité qu’il avait vue auparavant.

 « Vous avez des engelures, nous voulons vos orteils. » Initialement, il pensait à une blague. Il s’agit en fait d’une tradition, vieille de plus de 40 ans à l’hôtel Downtown. Les curieux s’y pressent pour avoir la chance de tester le « Sourtoe cocktail ».

Ne pas avaler l’orteil

Cette boisson est composée de simplement deux éléments : un shot de whisky et un orteil momifié. Les clients qui s’y risquent doivent toucher l’orteil avec les lèvres, pour faire partie de ce qui est considéré comme un « club ». En revanche, gare à ceux qui l’avaleraient, une amende est au programme. Pour les faire parvenir dans le Yukon, le Britannique a tout simplement opté pour le courrier.

« Quand la dame à la poste m’a demandé ce que contenait mon paquet, j’ai commencé à bégayer. Elle a dû croire que j’envoyais un sachet de cocaïne », confie Nick Griffiths à Radio Canada.

Pour l’hôtel Downton, c’est une très bonne nouvelle puisque l’établissement a du mal à récupérer des orteils. Il faudra désormais six mois avant qu’ils ne soient « consommables ».

« Nous devrons l’embaumer sur du gros sel avant de pouvoir le servir. Ça fait longtemps, environ trois ou quatre ans, qu’on attend un gros orteil », précise Terry Lee, le mixologue et « maître de l’orteil » des lieux.

Pendant ce temps-là, Nick Griffiths pourrait bien se décider à retourner sur place afin d’être le premier à goûter le cocktail avec son propre orteil à l’intérieur.

« Les gens vous regardent comme si vous étiez un peu fou. Mais je pense surtout que c’est amusant », souligne le donateur au quotidien britannique.

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Notre-Dame : le milliard d’euros qui interroge les associations


Hier, je mettais des gants blancs pour expliquer mon malaise devant les millions de donations pour reconstruire Notre-Dame de Paris. J’étais mal à l’aise devant cette générosité pour un immeuble alors qu’il y a tellement de misère dans le monde, la famine, la pauvreté, la planète entière a besoin qu’on agisse pour l’environnement et les animaux en voie de disparition pour sauver l’écosystème. Où sont les priorités ? Moralement, peut-on vraiment reconstruire une cathédrale pour l’histoire, pour le symbole qu’elle représente ?
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Notre-Dame : le milliard d’euros qui interroge les associations

 

par Coline Mionnet, rédactrice scientifique

Moins de 48 heures après l’incendie qui a ravagé la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris, plus d’un milliard d’euros de dons ont déjà été promis à la Fondation éponyme ou à la Fondation du Patrimoine, selon Stéphane Bern.

De grandes fortunes françaises se sont déjà empressées de voler au secours de l’un des monuments emblématiques de France. Un engouement qui amène certaines associations à se poser des questions et à élever la voix.

Des associations qui se questionnent sur les priorités

D’après le site agoravox, “la niche fiscale sur le mécénat coûte plus de 900 millions d’euros par an à l’Etat. Un chiffre multiplié par 10 en 15 ans (…)”.

En effet, ces dons relèvent de la niche fiscale du mécénat, ouvrant droit à une déduction d’impôt de 60%. Une partie du don serait financé par la collectivité publique et donc par les impôts des particuliers.

La famille Bettencourt (L’Oréal) a donné 200 millions d’euros, tout comme la famille Arnault (LVMH). La famille Pinault (Artemis, Kering) a quant à elle annoncé aujourd’hui qu’elle renonce à la déduction fiscale de son don de 100 millions d’euros.

Les collectivités parisiennes se mobilisent également pour Notre-Dame. La mairie de Paris débloque 50 millions d’euros et la région Île-de-France, 10 millionsd’euros. Probablement assez pour construire des logements pour tous les sans-abris de France.

En pleine crise des gilets jaunes, la reconstruction de ce monument historique, aussi importante soit-elle, doit-elle être une priorité absolue ? La Fondation Abbé Pierre est l’une des premières associations à remercier le geste tout en s’insurgeant poliment.

Elle a posté ce tweet hier, le 16 avril :

“400 millions pour #NotreDame, merci @KeringGroup @TotalPress @LVMH pour votre générosité : nous sommes très attachés au lieu des funérailles de l’abbé Pierre. Mais nous sommes également très attachés à son combat. Si vous pouviez abonder 1% pour les démunis, nous serions comblés.”

— FondationAbbéPierre (@Abbe_Pierre) 16 avril 2019

D’après le dernier et 24ème rapport sur l’état du mal logement en France publié en février dernier par la Fondation, 4 millions de personnes sont mal logées ou sans domicile et 12 millions de personnes connaissent une situation fragilisée par la crise du logement.

chute effort public logement

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Crédits : Fondation Abbé Pierre – Ministère de la Cohésion des Territoires

Quand on voit que les dépenses publiques liées au logement n’ont cessé de diminuer depuis 2010, on comprend que des associations comme la Fondation Abbé Pierre puissent se demander quelles sont les priorités pour la France et sa population aujourd’hui. Reconstruire un monument historique dans les 5 prochaines années c’est optimiste, mais agir avec autant de rapidité et de force pour les plus démunis et l’environnement serait héroïque.

La lettre ouverte de l’association Wings of the Ocean

Nous vous avions déjà parlé de cette association dédiée à la collecte de déchets plastiques en mer et sur les côtes dans un article publié en février dernier. Elle est présidée par Julien Wosnitza, qui a écrit une lettre ouverte à François Pinault et Bernard Arnault ce 16 avril. Il demande aux milliardaires une enveloppe de 100 millions d’euros “pour déployer 35 bateaux à chaque embouchure de fleuve et payer les salaires des marins qui effectueront cette dépollution.” Dix fleuves sont concernés : deux en Afrique et huit en Asie.

L’association a mis au point un système utilisant des chaluts de surface Thomsea, fabriqués en France, tractés par des petits bateaux à voile.

Pour Julien, pas de doute sur les priorités. Si on veut sauver l’humanité, il faut sauver les océans. Et ça commence par nettoyer les embouchures de fleuves, les plages et les océans, mais aussi et surtout éduquer les populations sur les conséquences du plastique et de la pollution aquatique.

Wings of the Ocean - Thomsea

Crédits : Wings of the Ocean – Thomsea

[Lettre Ouverte à François Pinault et Bernard Arnault]

“Suite à l’incendie qui a emporté la charpente de Notre-Dame de Paris, drame National qui aura ému aussi bien les français que la communauté internationale, vous avez décidé dans un acte d’une générosité rare, d’octroyer respectivement 100 et 200 millions d’Euros pour financer la reconstruction de cet édifice séculaire.

Nous vous remercions de cet acte de générosité, et sommes sûrs que la cathédrale pourra être rénovée dans les meilleures conditions grâce à votre donation, mais aussi et surtout grâce à la passion des ouvriers qui effectueront cette rénovation.

C’est aussi un tour de force que vous réalisez là, en étant capable de financer le bien commun, ici représenté par la cathédrale Notre-Dame de Paris.

J’aimerais vous proposer de financer (de sauver) un autre bien commun, bien plus visité chaque année que la cathédrale de Paris, et dont nous dépendons tous : les océans.

Aujourd’hui nos océans sont infestés de plastiques. 800.000 Tonnes de déchets sont envoyés chaque année dans nos océans par seulement 10 fleuves, 2 en Afrique et 8 en Asie.

La bonne nouvelle c’est qu’ensemble, les associations de dépollution océanique et les grands mécènes, nous pouvons endiguer très fortement ce phénomène.

L’association que je préside a mis au point un système que nous pouvons déployer directement aux embouchures de ces fleuves, en utilisant des chaluts de surface Thomsea (fabriqués en France) tractés par des petits bateaux.

Toute la technologie est existante, il ne nous manque que les financements pour déployer une flotte de bateaux ramasseurs de déchets aux embouchures de ces fleuves.

Nous estimons qu’il nous faudrait 100 millions d’Euros pour déployer 35 bateaux à chaque embouchure de fleuve et payer les salaires des marins qui effectueront cette dépollution.

Au vu de votre générosité et de votre intérêt pour la sauvegarde du patrimoine mondial, je ne saurais douter de votre intérêt à sauvegarder les océans.

Nous nous ferions un plaisir de vous en expliquer les détails et d’envisager un déploiement rapide d’une telle flotte.

Bien Cordialement,

Julien Wosnitza

Fondateur, Wings of the Ocean”

Sources : Wings of the Ocean, Ouest France

https://sciencepost.fr/

Le secteur privé allonge les millions pour reconstruire Notre-Dame


Je trouve cela génial cet élan de générosité pour aider la France à reconstruire Notre-Dame de Paris, mais ce qui m’agace un peu, c’est de voir autant de personnes et d’organismes se lever pour apporter leur aide envers un monument qui certes est important par son symbole et son histoire, alors que la famine avance un peu partout dans le monde .. On s’entend que je suis peiné et je suis tout coeur avec les Français, car c’est un drame qui touche chacun d,entre eux, cependant, je ne peux m’empêcher de faire une réflexion sur la misère humaine, l’environnement et les animaux en danger ..
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Le secteur privé allonge les millions pour reconstruire Notre-Dame

 

L'incendie de Notre-Dame-de-Paris est l'un des pires sinistres... (PHOTO  AFP)

 

L’incendie de Notre-Dame-de-Paris est l’un des pires sinistres ayant touché le patrimoine historique français depuis la Seconde Guerre mondiale.

PHOTO AFP

PIERRE DONADIEU
Agence France-Presse
Paris

 

Les dons promis par plusieurs grandes fortunes et entreprises pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, dévastée la veille par le feu, tournait mardi soir autour des 700 millions d’euros, auxquels doivent être ajoutés plusieurs engagements corporatifs.

Les trois plus grandes fortunes françaises ont donné à elles seules un demi-milliard d’euros pour la reconstruction de Notre-Dame.

La première place du podium est partagée entre les familles Arnault et Bettencourt.

Avec le numéro un mondial du luxe LVMH, la première a annoncé un «don» de 200 millions d’euros et a proposé que l’entreprise mette à disposition ses «équipes créatives, architecturales, financières» pour aider au travail de reconstruction et de collecte de fonds.

Les Bettencourt ont annoncé quant à eux deux dons de 100 millions d’euros, l’un via l’Oréal et l’autre via leur fondation.

À la troisième place, la famille d’industriels Pinault, qui possède le groupe Kering, a annoncé débloquer 100 millions d’euros via sa société d’investissement Artemis.

Via son holding familial, le géant français de l’affichage publicitaire JCDecaux a promis 20 millions d’euros. La société assure également une «visibilité nationale et internationale» aux appels à la souscription grâce à ses emplacements publicitaires.

«Très touchés» par l’incendie, Martin et Olivier Bouygues ont annoncé se mobiliser «à titre personnel» avec un don de 10 millions d’euros via leur holding familial, SCDM.

Le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, qui contrôle la société d’investissement Fimalac, a lui aussi débloqué 10 millions d’euros, «pour la restauration de la flèche, symbole de la cathédrale», tombée dans l’incendie de lundi.

Des dons d’entreprises françaises

Le PDG du groupe Total Patrick Pouyanné a annoncé sur Twitter que le groupe, qui se présente comme le «premier mécène de la Fondation du patrimoine», allait faire un «don spécial» de 100 millions d’euros.

Les banques ont aussi mis la main à la poche : BNP Paribas a annoncé débloquer 20 millions d’euros, le groupe BPCE et la Société Générale ont promis chacun 10 millions d’euros et Crédit Agricole, via sa fondation, a annoncé un don de 5 millions d’euros pour les mesures de sauvegarde d’urgence.

L’assureur Axa France a suivi le mouvement de générosité lancé ces dernières heures, en «mobilisant dès maintenant une enveloppe de 10 millions d’euros» en signe de «solidarité». Le groupe souhaite par ailleurs travailler «en faveur d’une meilleure prévention et gestion des risques». Axa France est l’assureur de deux des entreprises présentes sur le chantier de Notre-Dame au moment de l’incendie.

La PDG de la Française des jeux, Stéphane Pallez, a annoncé que le groupe allait affecter «quelque 2 millions d’euros» du Loto de Pâques, pour l’édifice, «une estimation moyenne» de la part qui revient à l’entreprise sur le gros lot de 10 millions mis en jeu samedi.

Le géant informatique français Capgemini s’est dit «solidaire de l’effort national» et a annoncé verser un million d’euros. 

Vinci, Michelin et Air Liquide ont également annoncé souhaiter participer au financement, mais sans indiquer pour l’heure de montant.

Le patronat a également réagi : le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) a appelé les entrepreneurs à participer à la collecte lancée par la Fondation du patrimoine, tandis que la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) «se tient à la disposition des pouvoirs publics pour mobiliser son réseau national d’artisans». 

Transport aérien gratuit

Groupama a annoncé offrir 1300 chênes qu’il prélèvera dans ses forêts normandes, «pour respecter le travail des Compagnons de l’époque», pour la «reconstruction de la charpente» de la cathédrale.

Saint-Gobain mettra «à disposition son expertise en matière de rénovation et de matériaux, notamment en matière de restauration de vitraux» dont certains ont explosé.

Air France assurera «le transport gratuit de tous les acteurs officiels qui participeront à la reconstruction». La compagnie aérienne mettra en place un système de collecte auprès de ses clients.

Électricité de France (EDF) propose de son côté d’apporter son expertise aux services de l’État, notamment dans «les réseaux électriques de secours et la sécurisation des chantiers électriques».

Le violoniste André Rieu a de son côté annoncé faire don de 700 tonnes d’acier, utilisées en éléments de décor reproduisant le château de Schönbrunn, en Autriche, à l’occasion du spectacle Une nuit romantique à Vienne, «afin d’aider à ériger l’échafaudage en vue de la restauration de la belle Notre-Dame».

Des dons de l’étranger

Par un tweet matinal aux États-Unis, Tim Cook, le patron d’Apple, a assuré que la firme à la pomme allait «donner pour les efforts de reconstruction afin d’aider à restaurer le précieux héritage de Notre-Dame», sans préciser de somme.

La milliardaire brésilienne Lily Safra et la fondation au nom de son mari Edmond Safra, banquier syro-brésilien décédé en 1999, ont pour leur part annoncé un don de 10 millions d’euros.

L’université catholique Notre-Dame-du-Lac, dans l’Indiana, a annoncé un don de 100 000 dollars pour «une église dont l’architecture gothique exquise a élevé vers Dieu les esprits et les coeurs pendant des siècles», selon son président.

La ville hongroise de Szeged a annoncé faire un don de 10 000 euros, s’estimant redevable à Paris. En 1879, la capitale française avait aidé à la reconstruction de cette ville du sud du pays, dévastée par une inondation.

En Côte d’Ivoire, c’est le roi de Krindjabo, capitale du royaume de Sanwi dans le sud-est du pays, qui a promis un «don» pour la reconstruction, sans préciser de montant. Un prince de son royaume avait été baptisé dans la cathédrale dans les années 1700.

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Offrir une chèvre via un distributeur? Une nouvelle forme de charité


Je trouve cela étrange, mais il semble que les gens sont beaucoup plus intéressé à faire des dons grâce à une distributrice. On s’entend qu’il n’y a pas de chèvres, ni autres choses dans les boites, mais c’est une façon symbolique d’aider des personnes dans le besoin chez les mormons. Pour ma part, cela me dérange un peu, car un don est un acte que l’on donne sans recevoir au retour. Alors, que les boites vides, c’est comme pour flatter son égo
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Offrir une chèvre via un distributeur? Une nouvelle forme de charité

Offrir une chèvre via un distributeur? Une nouvelle forme de charité - RelaxNews - raddanovic / IStock.com

Offrir une chèvre via un distributeur? Une nouvelle forme de charité RelaxNews  /  raddanovic / IStock.com

Faire don d’une chèvre à une famille démunie, en l’achetant dans un distributeur ? C’est possible à New York, Londres ou Manille, grâce à une action organisée pour les fêtes par les Mormons et des organisations caritatives comme l’Unicef.

L’idée est simple: ces distributeurs de dons ressemblent à tous les distributeurs, mais la sélection consiste en une série de boîtes aux couleurs vives, facturées de 2 à 200 dollars, illustrant les besoins des familles démunies, que ce soit à New York ou à travers le monde.

On peut ainsi acheter des alevins pour pêcher (2 dollars), des poules voire une vache pour aider à nourrir une famille (150 dollars), ou encore un vaccin anti-polio, une machine à coudre ou, pour une utilisation locale, une carte de métro new-yorkais.

Les dons ont été sélectionnés par des organisations d’envergure mondiale, comme l’Unicef ou Care, ou d’autres plus locales, travaillant uniquement dans les villes concernées.

On sélectionne la boîte que l’on veut, on paie avec sa carte bancaire, et le « cadeau » tombe au bas du distributeur. Sauf que l’opération est purement symbolique: les boîtes sont vides et seront remises dans le distributeur, elles servent juste à visualiser le don.

Mais cette visualisation et cette simplicité suffisent souvent à pousser les passants à sortir leur portefeuille.

« Le concept est excellent », s’est réjouie Julie Brannan, agent immobilier à Manhattan, après avoir choisi une boîte de serviettes hygiéniques réutilisables.

« Je vais à un rendez-vous et je suis simplement passée devant (…). Il y a des endroits où les filles ratent l’école quand elles ont leurs règles, j’en avais entendu parler et j’ai pensé que c’était une chouette chose à donner », explique cette femme qui dit donner « plusieurs milliers de dollars » à des oeuvres caritatives chaque année, particulièrement pendant la saison des fêtes. Et se promet déjà de revenir au distributeur, pour acheter autre chose.

– « Très cool » –

Même enthousiasme pour Steven Sookhoo, 40 ans, qui travaille deux jours par semaine pour une société financière de Wall Street.

Il a entendu parler du distributeur via les réseaux sociaux et a fait le détour pour acheter quelque chose.

« J’avais pensé prendre les poules mais j’ai choisi la chèvre – mes enfants seront ravis », dit-il en riant.

« C’est vraiment un concept très cool. J’espère que ça aidera quelqu’un dans un pays en difficulté », ajoute-t-il.

C’est la force de ces distributeurs, affirme Ryan John Koch, porte-parole new-yorkais de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers jours, plus connue comme l’église des Mormons.

« Ils éveillent en vous l’envie de donner », dit-il. Et, avec des prix à partir de 2 dollars, « tout le monde peut donner ».

Certains pourraient reprocher au concept – introduit en période de fêtes, à un moment où les oeuvres caritatives comptent le plus sur la générosité du public – une approche consumériste ou « gadget » de la charité, mais le fait est qu’il attire les donateurs.

Le premier distributeur « pilote », installé l’an dernier dans le centre de Salt Lake City, dans l’Utah, siège des Mormons, avait ainsi récolté pendant la saison des fêtes 550.000 dollars, avec un don moyen de 25 dollars par personne, selon M. Koch.

Du coup, le projet a été étendu cette année à cinq villes, et des distributeurs ont été ou vont être installés d’ici ce vendredi dans trois mégapoles: outre New York, ils seront aussi à Londres, près de Hyde Park, et à Manille.

Les machines resteront en place jusqu’au 30 décembre, après quoi tout l’argent récolté sera reversé aux organisations partenaires, selon M. Koch.

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Sans-abri venu en aide à une automobiliste: une grosse arnaque


Ce sont des fraudes comme cela qui donnent mauvaise presse et qui n’aide vraiment pas les vraies personnes qui ont du coeur et qui font des choses exceptionnelles.
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Sans-abri venu en aide à une automobiliste: une grosse arnaque

 

Les trois personnes ont inventé de toute pièce l'histoire selon laquelle Johnny Bobbitt Jr, un vétéran sans abri, avait donné son dernier billet de 20$ à Katelyn McClure pour qu'elle puisse acheter de l'essence après être tombée en panne sur l'autoroute.

ASSOCIATED PRESS

Les trois personnes ont inventé de toute pièce l’histoire selon laquelle Johnny Bobbitt Jr, un vétéran sans abri, avait donné son dernier billet de 20$ à Katelyn McClure pour qu’elle puisse acheter de l’essence après être tombée en panne sur l’autoroute.

Leur récit avait suscité un vaste élan de générosité sur les réseaux sociaux: trois personnes ont été inculpées jeudi dans le New Jersey pour avoir inventé une histoire qui leur a permis de récolter 400 000 dollars de dons via le site GoFundMe.

Tout avait commencé le 10 novembre dernier, lorsqu’un couple avait lancé une page sur le site de financement participatif GoFundMe appelant à aider un ex-militaire devenu sans-abri, Johnny Bobbitt Jr.

Le couple, Katelyn McClure et son petit ami Mark D’Amico, expliquait que M. Bobbitt avait donné son dernier billet de 20 dollars à Mme McClure pour qu’elle puisse acheter de l’essence après qu’elle soit tombée en panne sur l’autoroute près de Philadelphie, et qu’ils voulaient lui témoigner leur « reconnaissance ».

La page annonçait un objectif de levée de fonds de 10 000 dollars afin d’aider M. Bobbitt à louer un appartement, trouver une voiture, et faire face à ses dépenses quotidiennes pendant six mois.

L’histoire avait ému, avait été reprise par de nombreux médias, y compris la BBC, et des milliers de personnes avaient mis la main au portefeuille, faisant monter la cagnotte à plus de 400 000 dollars.

ASSOCIATED PRESSDe gauche à droite, Johnny Bobbitt, Katelyn McClure et Mark D’Amico.

Mais la chance avait commencé à tourner en août, lorsque M. Bobbitt avait assigné en justice Mme McClure et M. D’Amico: il affirmait n’avoir vu la couleur que d’une partie des fonds collectés en son nom (75 000 dollars), et accusait le couple d’avoir détourné la générosité de milliers d’Américains à leur profit, s’offrant des voyages et même une BMW, saisie au domicile du couple en septembre.

En fait, au terme de l’enquête, il est apparu que les trois étaient de mèche depuis le départ, a expliqué jeudi Scott Coffina, procureur du comté de Burlington, lors d’un point presse retransmis par les télévisions locales.

« Une heure à peine après avoir lancé la page GoFundMe, McClure reconnaissait dans un texto à une amie que toute l’histoire selon laquelle Bobbitt l’avait aidée avait été entièrement inventée », a-t-il expliqué.

« Toute la campagne de levée de fonds reposait sur un mensonge » et avait été « concoctée pour pousser des individus au grand coeur à contribuer à la cause », a ajouté M. Coffina.

Tous les trois ont été arrêtés et inculpés de conspiration et vol par tromperie, des délits qui les exposent à « de vraies peines de prison », a indiqué un porte-parole du procureur, en indiquant que la durée exacte dépendrait notamment de leurs éventuels antécédents judiciaires.

Le site GoFundMe a assuré que les quelque 14 000 donateurs, qui ont contribué pour au total quelque 403 000 dollars, seraient remboursés, a indiqué le procureur.

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https://quebec.huffingtonpost.ca/

Voleurs de dons sans scrupule


Les vols sont toujours actes sans scrupules, mais quand c’est des vols dans des banques alimentaires ou des commerces sans but lucratifs pour aider des démunies, c’est franchement ignoble. Cela fait quelques années et pas juste dans la ville de Québec, qu’il y a des voleurs qui veulent s’enrichirent avec les dos. Une caméra de surveillance ne fait pas même pas peur aux voleurs
Nuage

 

Voleurs de dons sans scrupule

 

Quatre images de caméras de surveillance en noir et blanc

Des images captées par les caméras de surveillance installées par « La facture ». Photo : Radio-Canada

Des organismes d’entraide de la région de Québec se font dérober systématiquement les dons qui sont déposés dans leurs cloches à vêtements ou près de leurs locaux. Une enquête de La facture expose ces voleurs sans scrupule qui s’attaquent aux plus démunis de la société.

Un texte de Maxime Poiré, de La facture

Michel Bergeron est responsable de l’entrepôt et du transport pour la banque alimentaire et la ressourcerie de l’organisme Entraide Agapè à Québec. Il constate chaque matin l’ampleur des dégâts près de la cloche à vêtements.

« Le monde vient ici avec des pieds-de-biche. Toutes sortes d’outils, raconte-t-il. Ils brisent et ils coupent les cadenas et volent ce qui est à l’intérieur. »

Un vol, qu’il soit petit ou qu’il soit gros, c’est un vol.

Michel Bergeron, employé Entraide Agapè

Des vols qui font mal

Michel Bergeron

Michel Bergeron, employé Entraide Agapè Photo : Radio-Canada

L’an dernier, la banque alimentaire d’Entraide Agapè a nourri près de 50 000 bouches. Mais ce service est déficitaire et son avenir n’est pas assuré.

C’est grâce aux surplus générés par la vente de vêtements, d’objets et de meubles qui sont donnés à sa ressourcerie que l’organisme se maintient à flot et peut nourrir les gens dans le besoin. Mais voilà que les revenus sont en baisse, en partie parce que les dons disparaissent souvent avant même d’avoir franchi la porte.

« Il faut que [les voleurs] comprennent qu’ils font du mal à des personnes qui en ont vraiment besoin », dénonce Michel Bergeron.

« C’est donné dans le but d’améliorer la cause des gens qui sont pauvres », renchérit Huguette Gagné, une bénévole d’Entraide Agapè qui se dit fâchée par les voleurs qui ciblent son organisme.

Pendant la journée, les dons sont rentrés en lieu sûr à l’intérieur de la ressourcerie. Mais en dehors des heures d’ouverture, les sacs sont laissés dans la cloche à vêtements et les objets sont déposés tout à côté, près de la porte, sur le terrain de l’organisme, un endroit pourtant privé.

Quand il y a des dons qui sont laissés le soir, la fin de semaine, en dehors des heures d’ouverture, on se fait piller. C’est du vol. Il y a un système en place et c’est réellement un vol systémique. Daniel Régimbal, directeur général d’Entraide Agapè

Nos caméras captent des voleurs sans scrupule

L'affiche est jaune avec des écritures vertes en majuscules

Une affiche avec l’inscription « Souriez vous êtes filmés » pour dissuader les voleurs Photo : Radio-Canada

Pour en avoir le coeur net, La facture a fait installer deux caméras de surveillance près de la zone où les dons sont déposés. Un écriteau bien en vue sur le mur met en garde les voleurs.

Dès les premiers jours, les caméras ont capté des dizaines de voleurs s’appropriant ce qui avait été donné aux plus démunis. Ils passent parfois même à l’action en plein jour.

Certains sont aussi revenus se servir plus d’une fois. Un homme est passé à trois reprises avec le véhicule d’une compagnie de déneigement. Une femme, qui arrive sur place au volant d’une grosse camionnette, a été captée par les caméras cinq jours différents. D’autres voleurs prennent des sacs sans même regarder ce qu’il y a à l’intérieur.

Les images sont spectaculaires. Voyez, par exemple, cette femme qui tombe dans la cloche et en ressort dix minutes plus tard :

Une vidéo de caméra de surveille capte une femme qui tombe dans une cloche à vêtements.

Acrobate, cette femme multiplie les efforts pour monter sur la porte de la cloche à vêtements afin d’atteindre ce qui se trouve à l’intérieur. Photo : Radio-Canada

Le reportage de Maxime Poiré est diffusé le 13 mars à l’émission La facture sur ICI Radio-Canada Télé.

Plusieurs organismes touchés

Pour le directeur général d’Entraide Agapè, certains voleurs seraient des experts de la revente.

« Il y a un appât du gain en arrière de ça. Et ils ne le font pas seulement chez nous. Ils le font à d’autres organismes à Québec », dénonce Daniel Régimbal.

Daniel Régimbal

Daniel Régimbal, directeur général d’Entraide Agapè Photo : Radio-Canada

D’autres organismes de la région éprouvent effectivement les mêmes problèmes. C’est le cas de la Friperie Saint-Augustin, où travaille Mario Couture. Il n’en revient pas de la témérité des voleurs qui se sont servis d’une meule pour couper une charnière et un cadenas sur la porte arrière des locaux.

Même avec les pancartes « système d’alarme lié au poste de police », le monde s’en fout. On a beau avoir des caméras, le monde vole quand même. Mario Couture, employé Friperie Saint-Augustin

Parfois, certains poussent l’audace encore plus loin. La veille de Noël, un voleur est entré par effraction dans les locaux de l’Armée du Salut. Comme le montre la vidéo suivante, il est reparti avec le coffre-fort qui contenait près de 3000 $.

 

Ce n’est pas le premier vol dont est témoin René Frigon, le directeur des relations publiques à l’Armée du Salut à Québec.

« On a un système de caméras dans la cour et on peut voir qu’il y a beaucoup d’activités pendant la nuit », assure-t-il.

« Les gens viennent se servir allègrement. Je compare ça à des parasites qui viennent visiter les organismes à but non lucratif la nuit pour essayer de s’enrichir », poursuit René Frigon.

René Frigon

« Depuis sept mois, ça fait 35 cadenas qu’on achète », déplore René Frigon, directeur des relations publiques à l’Armée du Salut à Québec. Photo : Radio-Canada

Où sont les policiers?

Les organismes d’aide aux démunis se plaignent d’être peu écoutés par les policiers lorsqu’ils dénoncent les vols dont ils sont victimes. Plusieurs se demandent même si les policiers n’ont pas baissé les bras.

« C’est sûr que ce ne sont pas des gros vols pour eux autres, convient René Frigon. Ce n’est pas une visibilité pour le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) […] d’aider les organismes. C’est comme ça! »

Une cloche à vêtements

Les dons pour Entraide Agapè sont laissés dans la cloche à vêtements et tout près de la porte sur le terrain de l’organisme, qui est privé, mais accessible et bien visible à partir de la rue. Photo : Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Québec dit devoir prioriser les plaintes. En conséquence, les dossiers de vols des organismes d’aide aux démunis passent souvent en deuxième.

« C’est certain que les crimes contre la personne vont toujours être traités d’emblée, plutôt que le vol de biens », explique l’agente aux communications du SPVQ, Mélissa Cliche.

« Je ne vous cacherai pas qu’au niveau de la rapidité du traitement des dossiers, il y a un délai supplémentaire par rapport à ce type d’infraction là », ajoute-t-elle.

Chaque dossier est pris au sérieux et chaque dossier est traité. Mais c’est certain qu’il y a une certaine lenteur qui peut se sentir de la part des organismes qui sont lésés là-dedans et je les comprends. Mélissa Cliche, agente aux communications au SPVQ

Quoi faire quand on veut donner?

Une cloche à vêtements cadenassée avec un numéro de téléphone.

Une cloche à vêtements où l’Armée du Salut recueille des dons. Photo : Radio-Canada

Pour vous assurer que ce que vous voulez donner atterrit au bon endroit, présentez-vous en personne aux locaux de l’organisme d’entraide que vous voulez soutenir, durant les heures d’ouverture, et remettez vos dons en mains propres.

http://ici.radio-canada.ca/