Goop Lab: «Diffuser ce genre de pseudoscience est dangereux»


Je ne suis pas abonné à Netflix et j’en suis bien contente. Il semble que Goop Lab soit un documentaire  »santé » à première vue pour les femmes et avec ce qui est décrit ici, j’espère sincèrement que les femmes auront assez de jugement. Il y a assez de désinformations médicales sur les réseaux sociaux, et sur des sites divers, qu’il faut en plus ce genre de fausses informations soient véhiculées de la sorte.
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Goop Lab: «Diffuser ce genre de pseudoscience est dangereux»

L’annonce lundi par Netflix de la diffusion prochaine d’une docusérie intitulée Goop Lab et mettant en vedette la comédienne Gwyneth Paltrow entraîne une levée de boucliers dans la communauté médicale et scientifique. Craignant que la série ne véhicule de fausses informations en santé, plusieurs demandent à ce que Netflix la retire de sa programmation.

ARIANE LACOURSIÈRE
LA PRESSE

« Diffuser ce genre de pseudoscience est dangereux. Les gens accordent énormément de crédibilité à ce genre de documentaire », affirme Olivier Bernard, mieux connu ici comme le Pharmachien.


« Ce genre de publication est problématique. Ça contribue à la diffusion de désinformation en santé », ajoute Timothy Caulfield, professeur de droit à l’Université de l’Alberta et titulaire de la Chaire de recherche en droit et politiques de la santé du Canada.

Lundi, Netflix a diffusé la bande-annonce de Goop Lab, dont la diffusion doit débuter le 24 janvier. On y voit la comédienne Gwyneth Paltrow, à la tête de l’entreprise de bien-être Goop, présenter ce qui semble être différentes expériences.

L’actrice est accompagnée de la directrice du contenu à Goop, Elise Loehnen.

Celle-ci précise que la mission de Goop est « d’explorer des idées qui peuvent sembler trop loin ou trop effrayantes ».

Dans la bande-annonce, on voit notamment des femmes plonger dans des eaux glacées, subir un exorcisme et se regarder la vulve dans un miroir.

Au cours des dernières années, l’entreprise Goop a soulevé différentes controverses. Plusieurs médecins avaient notamment décrié une publication où Gwyneth Paltrow vantait les mérites du nettoyage du vagin à la vapeur. En septembre 2018, Goop avait dû payer 145 000 $ pour avoir diffusé une publicité trompeuse sur certains de ses produits. L’un d’eux, un œuf de jade que les femmes devaient s’insérer dans le vagin, devait prétendument aider à contrôler le cycle menstruel. Une affirmation non soutenue par la science, a tranché un tribunal de Californie.

Pétition pour retirer la série

Le professeur Timothy Caulfield a été le premier à réagir à la diffusion de la bande-annonce de Goop Lab, lundi.

« Diffuser de la fausse information crée de vrais dommages », a écrit M. Caulfield sur Twitter.

En entrevue avec La Presse, M. Caulfield déplore le fait que la diffusion d’un tel documentaire par Netflix « légitimise » le message de l’entreprise Goop et « contribue à l’érosion de la pensée critique ».

« Sans compter aussi qu’il s’agit d’un énorme publireportage, qui fait la promotion d’une entreprise créée pour faire de l’argent », dit-il.

M. Caulfield souligne que plusieurs études ont démontré que le public tend à croire plus facilement une affirmation soutenue par une anecdote puissante ou un témoignage percutant plutôt que par une recherche scientifique. 

« Je n’ai pas encore vu tout le documentaire. Mais ce qu’on semble faire, ce n’est pas du tout de la science. […] En cette ère de désinformation, c’est problématique de véhiculer ce genre de choses. » — Timothy Caulfield, professeur de droit à l’Université de l’Alberta

Pour Olivier Bernard, Netflix est « le paradis de la pseudoscience en matière de santé ». « La quasi-totalité des séries qu’ils publient, c’est de la pure pseudoscience. Et je pense que c’est dans leur stratégie marketing de faire ça », dit-il.

Selon M. Bernard, la population est de plus en plus consciente de la désinformation. « Mais souvent, on pense qu’un documentaire, c’est crédible. Pas nécessairement », note-t-il.

M. Bernard espère que la communauté scientifique et médicale se mobilisera afin de stopper la publication de la série, même si d’autres documents « pires » que Goop Lab circulent également.

En février 2019, Netflix avait retiré de sa programmation le documentaire Root Cause à la suite des critiques féroces du milieu scientifique. Le documentaire affirmait que les traitements de canal causaient le cancer. Une affirmation non soutenue par la science.

« J’espère que les grandes associations scientifiques vont encore se mobiliser. On a la responsabilité professionnelle de le faire », affirme M. Bernard.

Des pétitions demandant à Netflix de ne pas diffuser Goop Lab circulent déjà sur le web. Joint par La Presse, Netflix a dit ne pas vouloir commenter le dossier pour l’instant.

https://www.lapresse.ca/

Les requins victimes de la musique des vidéos


Je trouve ce que n’est pas bête comme conclusion. Si des films peuvent avoir un impact sur notre opinion positive ou négative sur les animaux, alors pourquoi pas la musique de fond d’un film ou un documentaire. Les dents de la mer et sa musique n’a t’il pas été une des causes de cette peur des requins ? Si les documentaires prennent aussi une musique menaçante alors comment rendre l’opinion publique favorable pour la protection des requins ?
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Les requins victimes de la musique des vidéos


Marie-Céline Ray
Journaliste


Des images de requins sur la musique des Dents de la mer… Voilà comment renforcer l’image négative dont pâtissent ces animaux dans l’opinion publique.

Et cela continue : les fonds musicaux illustrant les documentaires seraient mal choisis, affirmait une étude de 2017, et renforceraient la mauvaise réputation de ces Sélaciens

En 1975, Les Dents de la mer montrait un requin qui terrorisait un groupe d’étudiants sur une île au large des côtes du Massachusetts. La musique du film, devenue célèbre, avait été composée par John Williams. Encore aujourd’hui, les requins n’ont pas une bonne image dans l’opinion publique, probablement à cause de la peur des attaques. Cette crainte instinctive est renforcée par la médiatisation de ces événements qui restent assez rares.

Mais aussi menaçants qu’ils paraissent, les requins ont besoin d’être protégés. Environ 100 millions de requins sont tués chaque année, ce qui est supérieur à leur taux de renouvellement. Conséquence : leurs populations déclinent. Le risque d’extinction est plus important pour les poissons chondrichtyens comme les requins et les raies que pour la plupart des autres vertébrés. Un quart des espèces de poissons chondrichtyens sont menacées à cause de la surpêche et la dégradation de leur habitat. Or les scientifiques ont aussi besoin du soutien de l’opinion publique pour mener à bien leurs efforts de conservation.

Contrairement aux films hollywoodiens, les documentaires sur les requins devraient rester objectifs en montrant la réalité de leur habitat naturel. Mais ces reportages utilisent-ils une musique appropriée ? Dans une étude parue dans Plos One, des chercheurs ont voulu savoir si la musique des documentaires sur les requins pouvait influencer l’opinion publique.

La musique de fond influence l’opinion du public sur les requins

Pour connaître l’effet de la musique des documentaires, les chercheurs de l’université de Californie San Diego à la Jolla ont recruté 2.181 personnes. Ces volontaires devaient regarder une vidéo d’une minute de la BBC, provenant de la série Blue Planet, qui montrait des requins qui nageaient innocemment. Certains ont regardé la vidéo avec la musique du documentaire (Sharks, une musique plutôt inquiétante), d’autres avec une musique plus apaisante (le thème principal de la série Blue Planet) et d’autres encore, dans le silence.

Les personnes qui ont regardé la vidéo avec sa musique originale inquiétante avaient plus d’attitudes négatives vis-à-vis des requins que celles qui la regardaient avec une musique apaisante ou sans. Ces attitudes négatives n’étaient pas seulement dues au thème musical mais à la combinaison de la musique avec la vidéo (il n’y avait pas d’effet du son sans les images). La musique de fond pourrait donc susciter de la peur chez les téléspectateurs.

Le problème est que cette opinion négative du public peut avoir un impact sur les efforts de conservation, comme l’explique Elizabeth Keenan, co-auteure de l’étude qui affirme dans Forbes : 

« Une opinion publique négative et la peur des requins continuent d’entraver les efforts de conservation. »

Conclusion : les réalisateurs de reportages sur les requins devraient éviter les musiques anxiogènes pour la survie de ces animaux.

https://www.futura-sciences.com/

La réaction de ces singes à la mort d’un petit robot singe est incroyablement émouvante


Ce sera un documentaire vraiment exceptionnel que prépare les Britanniques, espérons que d’autres pays pourront en profiter. Un évènement très particulier avec un des robots animal montre le deuil est vécu avec beaucoup d’empathie, et même si ce bébé espion, n’appartenait à aucun de leur clan
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La réaction de ces singes à la mort d’un petit robot singe est incroyablement émouvante

 

Le nouveau documentaire animalier de la BBC est prometteur. La chaîne britannique, qui a investi dans un important système de caméras cachées à l’intérieur de robots animaux très réalistes, vient de dévoiler une scène particulièrement émouvante de son programme qui sera diffusé à partir de ce jeudi 12 janvier.

Dans l’un de ses quatre épisodes, la série documentaire « Spy in the Wild » va montrer à quel point ces 30 « créatures espionnes animatroniques ultra-réalistes » ont réussi à se faire accepter quand le sort d’une des machines va entraîner la tristesse de tous ses congénères de chair et d’os.

Comme vous pouvez le voir dans la séquence ci-dessous, alors que l’un des singes filmés en Inde cherche à prendre le bébé robot qui lui ressemble dans ses bras, il l’échappe et le fait tomber au sol. C’est la panique, plusieurs animaux se précipitent alors autour de la machine et s’imaginent qu’elle est morte. Ce qui suit est impressionnant.

 

Le robot espion est déplacé sur des rochers et les singes du groupe se réunissent tout autour de lui. Ils réagissent exactement de la même façon que quand l’un de leurs petits vient de mourir: les cris s’arrêtent et le calme tombe, les animaux se prennent ensuite dans les bras des uns des autres à plusieurs reprises.

« Les notions de deuil et d’empathie se font sentir. De manière accidentelle, la caméra se retrouve au centre d’une scène exceptionnelle, filmant des comportements rarement observés dans le passé »,

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La BBC a fabriqué 30 robots-animaux pour filmer au plus près les animaux sauvages


Les robots risquent d’être très accaparants dans un avenir proche pour les humains, mais pour faire un documentaire animalier, cela peut vraiment aider, si les animaux étudiés étaient en contact avec des robots-animaux de leur espèce
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La BBC a fabriqué 30 robots-animaux pour filmer au plus près les animaux sauvages

 

ANIMAUX

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

    Quand on regarde un documentaire animalier, on se demande souvent comment les auteurs parviennent à filmer de telles scènes. Il y a bien sûr des caméras avec un zoom très important, de nombreuses astuces et beaucoup de patience (et parfois un peu de triche).

    Pour son documentaire Spy in the wild, la BBC a été encore plus loin en cachant des caméras à l’intérieur de robots animaux très réalistes, fabriqués spécialement pour filmer au plus près la faune, rapporte le Daily Express.

    La série documentaire de quatre épisodes, qui sera diffusée à partir du 12 janvier, a utilisé 30 « créatures espionnes animatroniques ultra-réalistes », précise la BBC. Regardez ci-dessous la bande-annonce:

    La chaîne britannique explique que ces robots ne ressemblent pas simplement aux vrais animaux sauvages, ils miment aussi leur comportement pour se faire accepter, en remuant la queue pour le faux bébé-hyène ou encore en se dressant sur ses pattes arrière pour le « robot-chien-de-prairie ».

    Un cinquième épisode « making of » de la série sera justement diffusé pour expliquer comment ces animatroniques ont été créés et utilisés pendant le tournage.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/

     

     

    Le Saviez-Vous ► «Ghostwach», le faux documentaire d’Halloween qui a traumatisé l’Angleterre


    En 1992, l’Angleterre à été traumatisé par un faux documentaire de fantôme au temps de l’Halloween. Ils croyaient que tout était vrai …
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    «Ghostwach», le faux documentaire d’Halloween qui a traumatisé l’Angleterre

     

    Repéré par Grégor Brandy

    Quand les téléspectateurs sont persuadés de regarder la réalité, alors que tout n’est que fiction…

    Vous avez probablement déjà entendu parler de l’histoire autour de La Guerre des Mondes et de son adaptation radio diffusée par Orson Welles le 30 octobre 1938, qui aurait causé un vent de panique un peu partout aux États-Unis, alors que les Américains étaient persuadés d’entendre un vrai journal et s’attendaient à l’arrivée des extraterrestres. Si cette histoire relève plus de la légende urbaine que des faits, il y a bien une autre histoire fausse qui a traumatisé une population. Pour de vrai.

    Le site Mental Floss revient dans un article passionnant et détaillé sur un faux documentaire diffusé le 30 octobre 1992 sur la BBC.

    «Après avoir déclenché plus de 20.000 appels, un accouchement, et des milliers de lettres enragées, l’équivalent du CSA britannique a convoqué une audition. Le 27 juin 1995, ils ont déterminé que les producteurs de “Ghostwatch”, avait délibérément “cultivé une sensation de menace”. En d’autres termes, la BBC avait été reconnue coupable d’avoir fait bien flipper onze millions de personnes.»

    Ce soir-là, la chaîne britannique avait diffusé un mockumentaire sur une famille vivant dans une maison apparemment hantée où un fantôme refusait de partir et terrorisait la famille. Histoire de faire les choses bien, les producteurs avaient fait venir des animateurs familiers pour présenter le programme, et seul un des crédits indiquait que l’émission avait été écrite par un scénariste.

    Au fur et à mesure de la soirée, on apprenait que Pipes (le nom du fantôme) était en fait probablement celui d’un homme dérangé, lui-même hanté par le fantôme d’un tueur d’enfants du XIXe siècle.

    Au fur et à mesure, Pipes devient plus effrayant et dangereux, jusqu’à ce qu’une présentatrice «disparaisse dans le vide sanitaire sous les escaliers pendant qu’un expert en paranormal annonçait que les téléspectateurs venaient d’assister à une séance de spiritisme collective qui venait d’enhardir un peu plus Pipes. À la fin de l’émission, Michael Parkinson, un présentateur alors en studio était apparemment possédé par l’esprit du fantôme».

    Autant dire que tout le monde n’a pas bien vécu cette histoire, visiblement persuadé que ce qui venait de se passer était réel. Quelques heures plus tard, la BBC prévient ses téléspectateurs que tout ceci était fiction. Trop tard. Tout le monde tombe sur la chaîne britannique –dont ses propres experts– et l’émission doit faire face aux conséquences sur son ambigüité.

    Dix-huit mois après, un rapport publié dans le British Medical Journal évoque deux cas de stress post-traumatique chez des enfants de 10 ans à cause de cette émission. D’autres médecins évoquent eux aussi des cas similaires. Plus grave, un jeune adulte se suicide quelques jours après, et ses parents accusent «Ghostwatch» d’avoir joué un rôle.

    L’émission annonçait en un sens le succès à venir de programmes similaires, comme Le Projet Blair Witch ou Paranormal Activity.

    «Si ces films n’ont pas eu pour autre conséquence que des envies de vomir chez certains spectateurs, “Ghostwatch” a parfaitement combiné la crédibilité de la BBC avec une histoire de fantômes efficace pour créer une expérience que l’on ne dupliquera probablement jamais. Non pas que la BBC veuille la recréer. Depuis sa première diffusion, le programme n’a jamais été rediffusé au Royaume-Uni.»

    http://www.slate.fr/

    Les requins victimes de la musique des vidéos


    Avec les dents de la mer, la musique inquiétante du film, a aidé l’opinion publique face aux requins à croire qu’ils sont des sanguinaires sans merci. Alors, en plus des attaques qui arrivent de temps à autre, il est difficile de les protéger. Alors si la musique a une incidence sur l’opinion, les documentaires auraient-ils intérêt a bien choisir la musique de fond ?
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    Les requins victimes de la musique des vidéos

     

    Les requins seraient peut-être plus appréciés du public s’ils étaient présentés avec des fonds musicaux moins inquiétants dans les reportages. © Alexius Sutandio, Shutterstock

    Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences

    Des images de requins sur la musique des Dents de la mer… Voilà comment renforcer l’image négative dont pâtissent ces animaux dans l’opinion publique. Et si les fonds musicaux choisis pour illustrer les reportages sur les requins nuisaient aux efforts de conservation de ces poissons ?

    En 1975, Les Dents de la mer montrait un requin qui terrorisait un groupe d’étudiants sur une île au large des côtes du Massachusetts. La musique du film, devenue célèbre, avait été composée par John Williams. Encore aujourd’hui, les requins n’ont pas une bonne image dans l’opinion publique, probablement à cause de la peur des attaques. Cette crainte instinctive est renforcée par la médiatisation de ces événements qui restent assez rares.

    Mais aussi menaçants qu’ils paraissent, les requins ont besoin d’être protégés. Environ 100 millions de requins sont tués chaque année, ce qui est supérieur à leur taux de renouvellement. Conséquence : leurs populations déclinent. Le risque d’extinction est plus important pour les poissons chondrichtyens comme les requins et les raies que pour la plupart des autres vertébrés. Un quart des espèces de poissons chondrichtyens sont menacées à cause de la surpêche et la dégradation de leur habitat. Or les scientifiques ont aussi besoin du soutien de l’opinion publique pour mener à bien leurs efforts de conservation.

    Contrairement aux films hollywoodiens, les documentaires sur les requins devraient rester objectifs en montrant la réalité de leur habitat naturel. Mais ces reportages utilisent-ils une musique appropriée ? Dans une étude parue dans Plos One, des chercheurs ont voulu savoir si la musique des documentaires sur les requins pouvait influencer l’opinion publique.

    Les tortues de mer semblent bien plus sympathiques
    Les tortues de mer semblent bien plus sympathiques. Une chance pour leur conservation. © David Carbo, Shutterstock

    La musique de fond influence l’opinion du public sur les requins

    Pour connaître l’effet de la musique des documentaires, les chercheurs de l’université de Californie San Diego à la Jolla ont recruté 2.181 personnes. Ces volontaires devaient regarder une vidéo d’une minute de la BBC, provenant de la série Blue Planet, qui montrait des requins qui nageaient innocemment. Certains ont regardé la vidéo avec la musique du documentaire (Sharks, une musique plutôt inquiétante), d’autres avec une musique plus apaisante (le thème principal de la série Blue Planet) et d’autres encore, dans le silence.

    Les personnes qui ont regardé la vidéo avec sa musique originale inquiétante avaient plus d’attitudes négatives vis-à-vis des requins que celles qui la regardaient avec une musique apaisante ou sans. Ces attitudes négatives n’étaient pas seulement dues au thème musical mais à la combinaison de la musique avec la vidéo (il n’y avait pas d’effet du son sans les images). La musique de fond pourrait donc susciter de la peur chez les téléspectateurs.

    Le problème est que cette opinion négative du public peut avoir un impact sur les efforts de conservation, comme l’explique Elizabeth Keenan, co-auteure de l’étude qui affirme dans Forbes :

    « Une opinion publique négative et la peur des requins continuent d’entraver les efforts de conservation. »

    Conclusion : les réalisateurs de reportages sur les requins devraient éviter les musiques anxiogènes pour la survie de ces animaux.

    http://www.futura-sciences.com/

    Comment les documentaires animaliers trichent avec la réalité


    Je peux comprendre ceux qui font des documentaires animaliers ont choisi ce métier comme gagne-pain, vont prendre quelques raccourcis. Ce qui m’agace, c’est qu’ils peuvent inventer de toute pièce un documentaire avec l’imagerie numérique, où encore quand ils ne donnent à pâture un animal à un prédateur par mesure d’économie et pire encore, quand il y a plusieurs années, on a mis à mort des animaux pour inventer un documentaire. Il est clair qu’avec un portefeuille et un temps limité, on essaie d’en donner pour satisfaire notre curiosité, mais est-ce que cela en vaut vraiment la peine si les trucages ne sont pas conformes à la réalité et si des animaux sont maltraités ?
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    Comment les documentaires animaliers trichent avec la réalité

     

    Par Sara Boboltz

    Étant donné que les tournages avec des animaux sont parfois interminables, peut-on reprocher aux réalisateurs de prendre quelques libertés ici et là ? Oui, si cela entraîne de mauvais traitements ou si l’image véhiculée ne correspond pas à la réalité.

    Bien entendu, la plupart des documentaristes sont pleins de bonnes intentions. Chris Palmer, réalisateur reconnu et auteur de deux livres sur les trucages dans les programmes animaliers, a confié au Huffington Post quelques secrets de tournage ignorés de la plupart des spectateurs.

    « Les équipes partent avec l’idée de rapporter des séquences intéressantes », explique-t-il. « Mais, au bout de quelques jours sans rien, quand il ne leur reste plus que 24 heures et qu’elles sont à court d’argent, elles commencent à désespérer. Elles ont des familles à nourrir, des traites à payer. C’est un vrai dilemme moral. »

    Pour ne rien arranger, la plupart des chaînes ne leur accordent que quelques jours pour rapporter les images édifiantes qui sauront capter l’attention des téléspectateurs. Une étude sur la déontologie dans les tournages animaliers, menée en 2009 par le Center for Media and Social Impact, a pointé du doigt ce phénomène.

    Cela peut paraître étonnant, mais on interroge rarement les équipes pour savoir comment elles ont obtenu leurs images.

     « Une large partie des mauvaises pratiques reste méconnue », poursuit Chris Palmer.

    C’est surtout grâce aux anecdotes qui circulent dans le métier que l’on peut découvrir ce qui se passe sur le terrain. Voyons donc quelques-unes des astuces étonnantes utilisées pour capter la séquence parfaite…

    Des M&Ms dans des carcasses d’animaux

    wild bear

    Un ours (sans doute) sauvage.

    Les ours en captivité sont souvent dressés à l’aide de petites friandises, raconte Chris Palmer. Pour filmer un ours qui renifle ce qui ressemble à une proie encore fraîche, les réalisateurs placent parfois des bonbons dans des carcasses d’animaux morts écrasés, afin de l’attirer. Cette information figure souvent dans le générique de fin, mais qui le lit ? En n’affichant pas plus clairement la couleur, on prend le risque de compromettre la relation de confiance qui existe entre les spectateurs et les auteurs de films.

    Certains réalisateurs (souvent bien intentionnés) attirent les animaux sauvages avec de fausses proies. Dans son livre Confessions of a Wildlife Filmmaker (Les Confessions d’un réalisateur de documentaires animaliers), publié cette année, Chris Palmer évoque un collègue, Tom Campbell, qui avait attaché un faux phoque à la poupe de son bateau pour filmer des requins, qui effectuaient des bonds hors de l’eau pour tenter de l’attraper. Les images obtenues étaient superbes, mais Campbell avait appris par la suite que les requins s’épuisent vite avec de telles acrobaties, et qu’ils abandonnent l’idée de chasser après un certain nombre de tentatives.

    Mais il y a d’autres façons créatives de jouer avec la déontologie. Les réalisateurs Carol et Richard Foster ont ainsi appâté des chauves-souris vampires avec – tenez-vous bien – un appât humain ! Le volontaire, qui avait été vacciné contre la rage, faisait semblant de dormir pour que la séquence puisse être tournée.

    Des animaux domestiqués pour les gros plans.

    bear cubs

    Image tirée du documentaire Frozen Planet, produit par la BBC.

    Les prédateurs effrayants que l’on voit à l’écran sont parfois loués à un élevage, histoire de simplifier les choses. Dans son livre Freeze Frame (Arrêt sur image), publié en 2012, Doug Allan, réalisateur de films sur les animaux polaires, a révélé quelques-uns des trucs utilisés dans les documentaires sur la faune sauvage.

     Souvent, pour les petits animaux, les prises de vue sont réalisées dans des enclos, comme c’est le cas pour la quasi-totalité des images du film Hidden Kingdoms (Royaumes cachés), réalisé pour la BBC. « Il faut du talent pour filmer en studio. Je ne le possède pas », a expliqué Doug Allan dans une interview au Guardian.

    Mais l’utilisation de décors artificiels ne se limite pas aux petits animaux. Un scandale a éclaté en 2011 quand on a appris qu’une des scènes de la série documentaire de la BBC Frozen Planet (Planète gelée) – à laquelle Doug Allan avait d’ailleurs collaboré – a été tournée dans un zoo aux Pays-Bas ! Un trucage déjà utilisé par la chaîne dans un documentaire de 1997, avec des ours filmés en Belgique. L’enquête menée par le Sunday Telegraph a montré que les animaux que l’on voyait dans les documentaires de la BBC étaient très souvent des animaux en captivité, comme ces poissons-clowns qui s’étaient reproduits non pas dans l’océan, mais dans un centre de recherche universitaire, ou ce faisan présenté comme sauvage, mais qui avait été filmé dans une réserve naturelle, sans que le téléspectateur en soit véritablement informé.

    Chris Palmer admet avoir lui-même utilisé certaines astuces durant ses trente années de carrière. En 2010, dans son livre Shooting in the Wild (Filmer en pleine nature), il expliquait comment le court métrage documentaire Wolf (Loup), tourné en 1999, avait en réalité été filmé avec des animaux loués à un élevage du Montana. Un plan serré sur une louve allaitant ses petits avait ainsi été tourné en décor artificiel. Célèbre défenseur de la faune sauvage, David Attenborough s’est dit lui-même favorable à l’utilisation d’animaux en captivité, au nom de la sécurité des hommes et des bêtes. À condition, bien sûr, que les animaux soient bien traités.

    Des images de synthèse

    loggerhead turtles

    Une tortue de mer (ou tortue Caouanne) au large des côtes de la Floride.

    Des émissions extrêmement populaires aux États-Unis comme Planet Earth (Planète Terre), réalisées sans images de synthèse, prouvent qu’on peut encore s’en passer. Pourtant, les avancées dans ce domaine parviennent à tromper même les experts les plus pointus, comme David Attenborough. En visionnant l’adaptation américaine de L’Odyssée de Pi, il se souvient avoir sursauté en voyant des acteurs s’approcher si près d’un tigre, avant de se rendre compte qu’il était en images de synthèse.

    L’imagerie numérique peut permettre de réaliser des documentaires sans déranger des créatures que nous souhaitons à la fois mieux connaître et préserver. Le problème tient dans le manque d’information donnée aux spectateurs. Ainsi, le documentaire L’Incroyable Odyssée comprend de nombreuses séquences en images de synthèse pour illustrer l’extraordinaire périple des tortues Caouannes des côtes de Floride jusqu’aux côtes africaines.

    Mais si les spectateurs ne sont pas clairement avertis, « comment pourront-ils encore croire que tout le reste n’a pas été bidonné », se demandait Manhola Dargis dans le New York Times.

    Des histoires montées de toutes pièces.

    Les images de synthèses permettent aussi de bâtir des trames narratives cohérentes à propos, par exemple, du long voyage de la tortue Caouanne. Mais une autre façon de tricher consiste à monter des images d’animaux qui se ressemblent. En utilisant les prises de vues réalisées avec des animaux différents, on parvient à inventer des histoires de familles dans le règne animal.

    Dans Shooting in the Wild, Chris Palmer raconte comment l’équipe de Whales (1996) s’est servi de cette technique. N’ayant ni le temps ni l’argent de suivre un groupe de baleines à bosse sur près de 5000 kilomètres depuis Hawaï et jusqu’à l’Alaska, ils ont simplement inventé l’histoire d’une mère et de son baleineau en compilant les images de différents cétacés.

    Des scènes de chasse où les proies sont littéralement livrées en pâture.

    Un lynx chasse un gaufre..

    Certains réalisateurs fabriquent des scènes de chasse dans lesquelles les proies n’ont aucune chance de s’en sortir. En 1996, le Denver Post a révélé que le présentateur de Wild America, Marty Stouffer, avait soigneusement mis en scène un nombre important des séquences les plus fortes de son émission, mais que cela avait entraîné la mort de certains des animaux.

    Stouffer aurait par exemple permis qu’on réunisse, dans un espace clos, un cerf avec une meute de loups.

    « Une bobine coûte 125 dollars », se justifiait l’intéressé. « Nous ne pouvons pas tourner pendant huit, dix, voire même cent heures jusqu’à ce qu’un poisson se décide à gober un insecte. »

    À la suite d’une enquête interne, la chaîne PBS s’était désengagée de la série.

    Quelques décennies auparavant, les mauvais traitements envers les animaux étaient plus ou moins monnaie courante, ajoute Chris Palmer. On donnait par exemple toutes ses chances à un félin d’attraper un lapin en attachant un fil invisible à la patte de la proie pour ralentir sa course. L’étude menée en 2009 par le CMSI a révélé qu’un réalisateur avait reconnu qu’un lapin avait eu la patte brisée pour que l’équipe du tournage puisse faire de meilleures images du prédateur en action. En 1966, le magazine Life avait publié une série de photos montrant un léopard (en captivité) blessant mortellement un babouin. Le félin avait été lâché sur un groupe de babouins, mais au lieu de s’enfuir dans les arbres comme les autres, l’un s’était retourné, ce qui lui avait coûté la vie.

    Des séquences trafiquées pour rendre les animaux plus effrayants.

    great white shark

    Un grand requin blanc en train de chasser.

    Tout le monde sait que les images les plus spectaculaires du monde sauvage sont celles qui rassemblent le plus de téléspectateurs. Les réalisateurs ont donc besoin d’animaux qui chassent, chargent et attaquent, au point parfois de les mettre en scène. Ainsi, dans Wild America, une scène de jeu entre un couguar apprivoisé et son maître aurait été déguisée en attaque féroce. Pour des séries documentaires comme Yukon Men, Shark Week ou Chasseurs de crocos, les producteurs n’hésitent pas à modifier la chronologie des plans et à ajouter de la musique pour gagner en intensité, quitte à s’éloigner de la réalité, note Adam Weiz dans le Guardian.

    Mais les documentaires traditionnels peuvent aussi donner une image déformée de la réalité. Pour attirer les requins, par exemple, on utilise généralement du « chum », un agréable mélange de viscères de poissons et de sang, qui excite les requins au point de changer radicalement la façon qu’ils ont de se nourrir, et contribue à donner d’eux l’image de machines à tuer.

    Selon Chris Palmer, ces images sensationnalistes peuvent « détourner l’attention du vrai problème » de la préservation des espèces. Mais le réchauffement des océans est un thème moins captivant que les images de requins bondissant hors de l’eau.

    Des sons recréés en studio

    L’ajout d’effets sonores artificiels est probablement la forme de trucage la plus répandue dans les films animaliers. Certains n’y voient d’ailleurs aucune tromperie. Il serait difficile, voire dangereux, d’approcher le matériel suffisamment près pour capter le bruit, par exemple, d’un ours polaire qui dérape sur la glace. De retour en studio, un ingénieur du son tentera d’en reproduire le son en faisant glisser de la crème anglaise dans un collant. Le bruit d’un parapluie qu’on ouvre et qu’on ferme sera substitué au battement d’ailes d’un oiseau. Et, comme c’était le cas dans l’un des premiers films de notre spécialiste, on reproduira le bruit d’un ours dans la rivière en remuant ses pieds dans un seau d’eau ! Cet artifice est cependant bénin. Mieux vaut des éclaboussures recréées par quelqu’un en studio que pas d’éclaboussures du tout…

    Des lemmings tués par Disney pour les besoins d’un documentaire.

    : Images tirées du film Disney Le Désert de l’Arctique (1958).

    Oui, oui, c’est vraiment arrivé. L’équipe du film Le Désert de l’Arctique, produit par Disney en 1958, avait décidé, on ne sait pourquoi, de « prouver » que le suicide de masse des lemmings en cas de surpopulation n’était pas une légende. Ils avaient donc acheté des lemmings à un gamin canadien au prix de 25 cents l’unité, convoyés par bateau jusqu’au lieu du tournage avant de les pousser dans l’eau. Les caméras étaient placées de manière à dissimuler le rôle joué par les membres de l’équipe. Les spectateurs n’en ont rien su et le film a remporté un Oscar. Une enquête menée en 1982 par la Société de radiodiffusion canadienne a finalement dévoilé le trucage complet de cette scène spectaculaire.

    Ou quand Disney a précipité un ours polaire sur des rochers.

    Là encore, tout est vrai. Dans le même film, l’équipe avait décidé d’amuser les spectateurs en filmant la chute d’un ours polaire le long du versant escarpé d’une colline recouverte de neige, apparemment parce qu’il ne s’était pas montré assez prudent. Mais toute la scène, y compris les rochers, avait été truquée.

    Chris Palmer pense que les réalisateurs contemporains ne se risqueraient pas à recréer ce genre de scène. Faire tomber un ours d’une falaise, en 2015, signerait la fin de leur carrière si le public venait à l’apprendre. Quant à la BBC, elle propose désormais à ses équipes des formations sur la déontologie. Mais les bons films demandent toujours beaucoup de temps et d’argent, deux choses que les chaînes de télévision ne peuvent – ou ne veulent – pas toujours fournir. S’il revient aux réalisateurs de se montrer responsables sur le terrain, les chaînes doivent aussi s’assurer que les images sont réalisées de manière éthique, sans causer de dommages aux animaux, conclut-il. La situation ne changera que si les chaînes et les réalisateurs s’accordent à vouloir donner une représentation honnête du monde sauvage.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/