En Israël, une malédiction vieille de 1500 ans jetée contre une danseuse enfin résolue


La rivalité dans des concours a toujours existé, et les moyens pour essayer d’influencer les résultats aussi. Il y a 1500 ans, une malédiction a été énoncée contre une danseuse, Probablement sa rivale, car la récompense semble avoir été considérable. La personne faisait appel au mauvais oeil et a des divinités.
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En Israël, une malédiction vieille de 1500 ans jetée contre une danseuse enfin résolue

Par Sébastien Rouet

© Wikimedia Commons

Une tablette de malédiction datant du VIe siècle et découverte entre 1949 et 1954 a récemment été déchiffrée. Elle révèle tout le mal qu’une personne souhaitait à Manna, une danseuse…

La magie de la technologie a une nouvelle fois opéré. Attilio Mastrocinque, professeur d’histoire romaine à l’Université de Vérone en Italie, a réussi à décrypter une gravure grecque sur une tablette de plomb grâce à la Reflectance Transformation Imaging (RTI). Ce programme informatique réalise plusieurs photographies, sous différents angles, d’un objet pour le recréer en image améliorée.

C’est ainsi que l’universitaire a mis en lumière tout le mal qu’une personne souhaitait à Manna, une danseuse. La tablette en question a été découverte dans les ruines du célèbre théâtre Caesarea Maritima en Israël, construit par Hérode le Grand, qui suggère que Manna « devait être une artiste célèbre » explique Attilio Mastrocinque dans un article publié dans le livre « Studies in Honour of Roger S.O. Tomlin » (Libros Pórtico, 2019). La gravure explique vouloir attacher les pieds et les mains ensemble de l’artiste pour l’empêcher de se représenter.

« Tablette de malédiction »

Mais au fait, qu’est-ce qu’une « tablette de malédiction » ? Aussi appelée « tablette de défixion » ou « tablette d’envoûtement », elle était utilisée comme son nom l’indique, pour jeter le mauvais oeil sur un individu en faisant appel à des divinités. On retrouve des traces de cette pratique entre le VIe siècle av. J.-C. et le VIe siècle de notre ère dans l’ensemble du monde gréco-romain. Cette magie était totalement illégale et se faisait à l’abri des regards, de nuit.

Dans le cas de notre tablette, il pourrait s’agir d’une malédiction jetée contre une danseuse, visiblement talentueuse, dans le cadre d’un concours de danse, où « le prix aurait été considérable » détaille Attilio Mastrocinque.

La malédiction contre Manna fait appel à plusieurs divinités, dont Thot, un ancien dieu égyptien de la magie et de la sagesse, mais également aux « démons du ciel, démons de l’air, démons de la terre, démons du monde souterrain, démons de la mer, des rivières, démons des sources… ».

Thot et d’autres dieux païens étaient souvent mentionnés dans ces tablettes, à une période où l’Empire byzantin faisait du christianisme la religion officielle, d’où l’aspect illégal de la pratique mentionné plus haut.

C’était également à cette période que la concurrence entre factions était importante. Il se pourrait ainsi que l’auteur de la gravure soit issu d’une faction différente de celle de Manna, et donc un rival de celle-ci dans le domaine de la danse.

La tablette se trouve désormais au Musée archéologique de Milan.

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Les ruines sanglantes d’un temple sacrificiel découvertes au Pérou


Les sacrifices humains ont longtemps joué un rôle de culte pour des divinités. Espérant amener des grâces pour leur peuple. Au Pérou, des ossements ont été découverts, des adultes, mais aussi des enfants qui auraient été sacrifier pour que le temps leur soit favorable
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Les ruines sanglantes d’un temple sacrificiel découvertes au Pérou

 

Crédits : Andina / Luis Puell

Crédits : Andina / Luis Puell

par  Malaurie Chokoual

Indiana Jones et le Temple Maudit est le deuxième volet de la saga de l’aventurier au fouet vengeur. Il est le second dans l’ordre de parution mais le premier sur l’échelle de la violence et de l’effroi. Enfants esclaves, sacrifices humains, cœur embrasé entre les mains d’un prêtre … L’horreur dure 118 longues minutes mais n’est peut-être pas si fictive qu’on peut le penser.

En effet, des archéologues au Pérou ont découvert 47 tombes d’une culture pré-inca au contenu inestimable. Selon le site d’information péruvien Andina, au milieu des céramiques et des outils de pêche, les restes qu’ils ont retrouvés à l’intérieur seraient la preuve que, lors de sacrifices humains, on arrachait les cœurs des enfants pour faire appel aux dieux de la météo.

Ces restes – d’une cinquantaine d’humains dont 12 enfants – ont été découverts par des ouvriers à Huanchaco sur la côte nord-ouest du pays andin. Une fois les archéologues sur le terrain, ces derniers ont identifié ces corps comme étant des membres de la civilisation Chimú. Cette civilisation précolombienne a rayonné par sa puissance d’environ l’an 950 jusqu’à l’arrivée des Incas en 1470, avec l’empereur Tupac Inca Yupanqui à leur tête, cinquante ans avant l’arrivée des conquistadors dans la région.

Selon des propos rapportés par Newsweek, Victor Campos, directeur du site archéologique, a expliqué en substance que les restes retrouvés des enfants présentaient des coupures au niveau de la poitrine et des côtes endommagées. Pour les chercheurs, ce pourrait être la preuve d’une tentative de briser leurs côtes, peut-être dans le but de leur enlever le cœur. Des sacrifices humains pour faire venir les pluies dans la région et améliorer les cultures, pensent les scientifiques. Ce n’est pas la première découverte de sacrifice humain pratiqué par les Chimú. En 1997, 200 squelettes ont été déterrés à Punta Lobos. Les archéologues ont déterminé qu’ils avaient été égorgés, les pieds et poings liés, les yeux bandés, pour remercier une divinité de la mer après une victoire.

Sources : Andina / Newsweek / New Scientist

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Le Saviez-Vous ► Chaupadi, quand les menstruations effraient le Népal


L’ignorance est source trop souvent de discrimination. Et les femmes sont des cibles depuis des siècles de discrimination de tout genre. Ici, c’est une tradition du Népal basée sur une légende que la femme a subit une malédiction par ses menstruations, et doit être exclue certains jours dans des abris infectes loin de tous, ainsi que la femme qui vient d’accoucher n’ayant l’hygiène et une alimentation adéquate, et est mise en danger en plus par le froid, la faim, et même par des prédateurs sexuels. Le pire, c’est que c’est encore le cas en 2017. Une loi interdit cette exclusion et sera mise en pratique en 2018 et comme on sait les traditions sont longues à changer, ce sont les femmes qui continue cette pratique sans contrainte
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Chaupadi, quand les menstruations effraient le Népal

 


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PAR MARINE GASC

Aujourd’hui je vous parle de chaupadi, cette tradition népalaise qui consiste à exclure les femmes de leur foyer lorsqu’elles ont leurs règles. Soit environ quatre jours par mois. Où vont-elles ? Que font-elles ? Pourquoi et depuis quand les Népalaises doivent fuir leur maison pour la simple et naturelle raison qu’elles perdent du sang menstruel ?

A l’origine de chaupadi, un dieu maudit

Dans la mythologie hindoue, Indra, le dieu des cieux, a une vie un peu compliquée, que la religion qualifie d’héroïque, et pourtant… D’abord, il a tué Vritra, un démon. Mais ensuite, sous les conseils avisés d’un autre dieu, il tue un brahmane (il s’agit d’un mec d’une caste importante dans l’hindouisme) mais les sanctions ne se font pas attendre. Il est maudit. Pour se racheter, Indra se cache dans une fleur pendant une année pour marquer sa pénitence auprès du dieu Vishnu. Ce dernier, sensible à la volonté du dieu Indra lui conseille alors de partager sa malédiction au sein de la création divine, les victimes furent les arbres, l’eau, la terre et les femmes (comme par hasard).

« Bien qu’Indra ait été si puissant qu’il puisse neutraliser les réactions pécheuses pour avoir tué un brāhmaṇa, il accepte le fardeau de ces réactions avec les mains jointes. Il a souffert pendant un an, puis s’est purifié, il a distribué les réactions pour ce meurtre pécheur parmi la terre, l’eau, les arbres et les femmes. »

En distribuant sa malédiction aux femmes, Indra a créé les menstruations. Et comme si perdre du sang n’était pas une sanction suffisante, il a décidé que les femmes seraient impures à ce moment-là et que quiconque les approcherait serait à son tour victime d’une malédiction plus ou moins horrible. Alors, depuis ce jour, dans le Nord et l’Ouest du Népal, les femmes ont été exclues de leurs foyers. Il s’agit d’une légende, évidemment, pour autant, en 2017 et après des siècles de pratique, le chaupadi existe toujours.

Les menstruations, de la malédiction à l’exclusion

Dhuna Devi Saud prepares to sleep inside the ?Chaupadi? shed in the hills of Legudsen Village at Achham District

Pour les filles, l’exclusion commence dès leurs premières règles et pas de la plus douce des manières. Lors du premier cycle menstruel, les plus jeunes sont bannies de la maisonpendant treize jours. La fois d’après pendant sept jours, puis au moins quatre jours chaque mois suivant et ce jusqu’à la ménopause. Une femme est alors obligée de vivre pendant plus de 1700 jours dans sa vie dans une petite cabane en terre ou un abri à bétail pour ne pas déclencher la colère des dieux.

Selon les régions du Népal, les règles du chaupadi se sont assouplies et les femmes peuvent rester dans le foyer mais seulement dans une pièce, appelée baitkak, qui leur est réservée.

Le chaupadi n’est pas qu’un exil géographique, il est aussi social et alimentaire. Les femmes n’ont pas le droit d’approcher les enfants, les hommes, le bétail, les arbres fruitiers ou encore les livres. Elles ne peuvent pas participer à des cérémonies religieuses ou de quelconques fêtes. De plus, elles doivent s’en tenir à un régime alimentaire strict : pas de lait, pas de viande, ni de fruits ou légumes verts. En fait, elles peuvent consommer des aliments secs, des céréales et du riz, qu’elles n’ont pas le droit de cuisiner pour elles-mêmes.

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L’abri plus ou moins rudimentaire qui accueille la femme pendant le chaupadi s’appelle le goth. Il doit se situer à une distance minimale de 20 mètres du foyer le plus proche, ce qui entraîne une marche forcée de plusieurs centaines de mètres pour certaines femmes. Évidement, il n’y a aucun confort et encore moins de garde-manger dans le goth qui peut être une cabane en boue, un simple abri construit en bouses de vaches ou au mieux une petite étable avec un toit et une porte. Pendant l’exil, les femmes doivent lutter contre différentes menaces : le froid, le chaud, la faim, la soif, les animaux sauvages et les hommes. Lorsqu’il fait très froid, les femmes ont le droit d’allumer un feu dans leur abri, mais cela peut s’avérer dangereux, les risques de brûlure et d’asphyxie sont réels et les décès sont nombreux. Pour les prédateurs sexuels, le chaupadi est une aubaine, les femmes sont seules, sans aucune défense, dans des endroits reculés.

Question hygiène, les puits et points d’eau classique sont à bannir pour les femmes en période de menstruation, elles doivent rejoindre des puits qui leurs sont réservés, on les appelle les chaupadi dhara. En général très éloignés, les femmes ne les utilisent que le dernier jour des règles afin de laver leurs vêtements tachés et de prendre un bain avant de rejoindre le foyer. Sans bain « purificateur », il leur est interdit de rentrer chez elles.

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Selon les croyances, si les femmes ne respectent pas le chaupadi, les dieux peuvent se mettre en colère et sanctionner la famille entière en éliminant les troupeaux, les cultures, en asséchant les puits ou encore en ôtant la vie des proches. Si par accident, une femme qui a ses règles touche une personne, alors la victime doit se purifier avec de l’urine de vache.

La tradition s’applique aussi pour les femmes qui viennent d’accoucher, en effet, elles doivent s’isoler pendant onze jours avec leur nourrisson dès l’accouchement terminé. Les conséquences sont terribles pour ces femmes qui ne disposent d’aucun soin médical et d’aucune hygiène…

 Les conséquences du chaupadi au Népal

Si pendant leurs règles, les femmes doivent lutter contre le froid, le chaud, les animaux et les criminels, les femmes les plus vulnérables, comme celles venant d’accoucher, sont souvent victimes de leurs croyances et décèdent au sein même du goth. Par exemple, juste après l’accouchement, le corps d’une femme a besoin de plus ou moins de repos et parfois de soins particuliers. Elles n’ont rien pour éviter la fièvre puerpérale, rien non plus contre les hémorragies ou les prolapsus utérins qui sont des conséquences directes de l’accouchement. Il en est de même pour les nourrissons qui n’ont aucun autre soin que ceux que leurs mères leur prodiguent avec ce qu’elles ont à disposition : du lait maternel, quelques plantes, de l’eau lorsqu’elles ont la force d’aller en chercher.

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Depuis le 09 août 2017, une loi vient renforcer une décision de la Cour suprême du Népal de 2005 qui rend illicite la pratique de chaupadi. En effet, les personnes reconnues coupables d’exclure les femmes du foyer en période menstruelle peuvent encourir une peine de trois mois de prison et une amende de 3000 roupies. Cette loi devrait être applicable dès le mois d’août 2018, mais dès aujourd’hui on peut se rendre compte de la difficulté de son application, du fait de l’idée bien ancrée que les menstruations représentent une souillure, les femmes pratiquent d’elles-mêmes le chaupadi sans autre pression que celle de la tradition. Il ne reste alors qu’une solution, la communication et la sensibilisation…

Photographies de Poulomi Basu

Poulomi Basu est née à Calcutta, en Inde, si le chaupadi n’est pas pratiquée en Inde, pendant les menstruations, les femmes connaissent de nombreux interdits. Poulomi Basu n’a notamment pas pu se rendre au mariage de son frère car elle avait ses règles. L’artiste, journaliste et photographe a décidé de faire un reportage photo au Népal « a ritual of exile » pour montrer la discrimination dont les femmes sont victimes encore au XXIe siècle.

http://www.racontemoilhistoire.com

Le Saviez-Vous ► Aux origines mythologiques des éclipses de Soleil


L’être humain a toujours essayer de trouver des explications aux phénomènes qu’il ne connait pas. Auparavant, les éclipse solaire, dépendant des cultures, étaient considérés comme de mauvais présages, le démon, de mauvais génie, voir même des dragons ou des chiens qui avalaient le soleil. Aujourd’hui, les scientifiques ont pu prédire à la seconde près l’apparition de ce phénomène céleste naturel. Il demeure quand même des croyances qui persiste encore aujourd’hui
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Aux origines mythologiques des éclipses de Soleil

 

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Une éclipse solaire partielle aux États-Unis en 1994.

SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

L’origine des éclipses totales de Soleil est longtemps demeurée mystérieuse avant que la Lune ne soit identifiée comme la seule coupable. Elles appartenaient au répertoire de la mythologie… puis les sciences ont pris progressivement le relais.

ECLIPSE. Le 21 août 2017, les Américains vont vivre une éclipse totale de Soleil. Le phénomène est aujourd’hui bien connu grâce au travail des astrophysiciens au cours des siècles derniers, mais il n’en a pas toujours été de même au cours de l’histoire de l’humanité. Confrontées à la disparition inattendue du Soleil en plein jour, les différentes cultures passées ont cherché à donner un sens à ce phénomène, y voyant l’intervention d’une divinité, d’un démon ou parfois même d’un génie malin. Il a fallu du temps avant que le véritable coupable, c’est à dire la Lune, ne soit identifié. Rétrospective.

« De mauvais présages »

Pendant longtemps, les éclipses ont été « perçues comme des mauvais présages », explique Robert Massey, de la Royal Astronomical Society britannique. 

En Chine, on considérait que le fautif était un dragon céleste qui dévorait le Soleil. On essayait ainsi de faire lâcher prise à l’assaillant mythologique en faisant du bruit, notamment en frappant sur des tambours ou divers objets. Du côté de la Corée ou des Vikings, on croyait encore que c’étaient des chiens qui tentaient de voler l’astre solaire.

LUNE.

« Il a fallu les observations des astronomes et l’étude du mouvement du Soleil et de celui de son satellite naturel, pour comprendre que c’est la Lune qui à chaque éclipse s’interpose devant le Soleil », souligne Pascal Descamps, astronome à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) à Paris.

Des observations millénaires

Les éclipses font l’objet d’observations depuis des millénaires. A partir de 700 avant Jésus-Christ et jusqu’à 50 av. J.-C., les Babyloniens les ont méthodiquement consignées sur des tablettes. Les Chinois aussi surveillaient attentivement ce phénomène, jugé très important pour l’Empereur. Et gare à ceux qui échouaient dans leurs prédictions ! En 2137 avant notre ère, deux astronomes de cour, les frères Hi et Ho, auraient eu la tête tranchée pour avoir échoué à prédire l’éclipse. Des anecdotes comparables parsèment notre culture héllénique : l’historien grec Hérodote raconte que Thalès de Milet aurait été capable de prédire une éclipse en 585 av. J.-C. L’éclipse se serait produite lors d’une bataille entre les Lydiens et les Mèdes, suite à quoi les belligérants auraient alors déposé les armes, y voyant une injonction des dieux à cesser le combat. Une thèse contestée par les astronomes contemporains, mais qui a marqué l’Histoire.

PRÉDICTION. C’est au IIè siècle de notre ère, avec le grec Ptolémée et son grand traité d’astronomie, que la connaissance précise des différents paramètres nécessaires pour prédire correctement une éclipse a été acquise, souligne Pascal Descamps.

« À la Renaissance, et très certainement grâce à l’invention du télescope (vers 1600) et aux travaux de Copernic, ies éclipses totales de Soleil n’étaient plus considérées comme un événement particulièrement effrayant », considère Robert Massey.

Le moine polonais Copernic (1473-1543) a en effet théorisé le fait que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil, et non l’inverse comme le pensait Aristote. Et il y a quelque 300 ans, le Britannique Edmond Halley a réalisé une carte décrivant de façon presque exacte la trajectoire de l’ombre induite par l’éclipse de Soleil totale sur l’Angleterre en mai 1715.

« Le triomphe du rationalisme »

De nos jours, les scientifiques savent prédire les éclipses avec une extrême précision (moins d’une seconde).

« De ce fait, les éclipses peuvent être perçues comme une célébration du rationalisme », relève l’Agence spatiale européenne (ESA) sur son site.

Toutefois certaines croyances ont la vie dure et résistent aux explications scientifiques, pointe pour sa part l’agence spatiale américaine (Nasa) sur son site. La Nasa dresse ainsi une liste des « idées fausses » autour des éclipses. Parmi elles, le fait que les femmes enceintes ne doivent pas regarder le spectacle parce que cela peut faire du mal au bébé ou bien que la nourriture préparée pendant une éclipse peut être empoisonnée par les radiations qui s’échappent de la couronne solaire. Autant d’affirmations sans fondement scientifique.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Comment une vieille religion nordique inspire le suprématisme blanc


Le terrorisme peut-être sous diverses couvertures au nom d’une religion. Il semblerait que la suprématie blanche aurait une base de la religion l’odinisme pour éviter le mélange des races.
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Comment une vieille religion nordique inspire le suprématisme blanc

The Seven Deadly Sins | Soffie Hicks via Wikimédia CC License by

The Seven Deadly Sins | Soffie Hicks via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Ils sont nombreux à déclarer s’inspirer de l’odinisme, la seule religion «pure» selon eux.

Connaissez-vous l’odinisme? Cette vieille religion nordique consiste à vénérer des dieux comme Thor ou Odin, à porter parfois un pendentif en forme de marteau, et à se retrouver entre croyants dans les bois pour boire de l’hydromel, lire de la poésie, voire sacrifier des animaux pour plaire à leurs divinités.

Seulement voilà, cette religion ancienne a inspiré le mouvement suprématiste ces dernières années, notamment aux États-Unis. Le site Reveal du Center for Investigative Reportingexplique que, depuis 2001, au moins six odinistes racistes ont été accusés d’avoir mené ou tenté de mener des attaques terroristes sur le sol américain. Rappelons également qu’Anders Breivik, l’homme responsable d’une tuerie de masse dans un camp d’été à Utoya au sud d’Oslo en 2011, a fait parler de lui en expliquant un jour avoir longtemps été odiniste.

«Les odinistes racistes d’aujourd’hui disent qu’il s’agit de la seule religion pure pour le peuple blanc, elle n’a pas été “mélangée” par le prophète juif Jésus, écrit le site. Ils se voient comme des guerriers, prêts à réclamer l’Amérique au nom du peuple blanc et à se battre contre un génocide des blancs, mené par les Juifs, ce qui a laissé le plus grand pays du monde en lambeaux.»

Et l’époque actuelle, de par les tensions qu’elle traverse, forme un terreau parfait pour ces suprématistes vantant une sorte de grandeur du peuple blanc face à une supposée menace.

«Les terroristes racistes d’extrême-droite ont compté pour une partie significative des attaques terroristes à travers l’Amérique ces dernières décennies, et les experts disent que ces groupes sont en pleine explosion dans l’Amérique divisée de 2017.»

Brandon Lashbrook, originaire de l’Illinois, est l’un de ces odinistes qui n’a pas peur d’afficher des croix gammées chez lui ou de parler ouvertement de sa détestation pour le mélange des «races».

«Nous devons être prêts à nous battre, explique celui qui organise régulièrement des réunions d’odinistes via des événements Facebook. Nous devons étudier les arts martiaux, faire de la musculation. Nous devons être prêts et unis, et prêts à nous défendre, et continuer à dire la vérité à la société, et aider encore plus d’âmes à trouver la voie pour sortir de l’Enfer et retourner à Midgard [terme ancien désignant la Terre]. De cette façon, ils vont se réunir et réaliser quelle menace pèse sur nous. Ce sera toujours honorable de mourir durant une bataille.»

Pour lire la suite de cette enquête, rendez-vous sur le site de Reveal.

http://www.slate.fr

Un temple aztèque retrouvé sous un supermarché au Mexique


On trouve de tout dans un supermarché au Mexique, même des ruines datant de la civilisation aztèque
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Un temple aztèque retrouvé sous un supermarché au Mexique

 

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Les ruines du temple.Photo Gentside

 

L’Institut national mexicain d’anthropologie et d’histoire a récemment annoncé officiellement la découverte d’un petit temple aztèque retrouvé dans le centre de Mexico, la capitale du Mexique. Les ruines de l’édifice ont été identifiées en mars sur un site accueillant depuis les années 1950 un supermarché.

Il y a deux ans, la structure a été démolie, laissant ainsi entrevoir les ruines et vestiges du passé cachées sous ses fondements. Des travaux de fouilles ont alors été envisagés afin de les excaver. C’est ainsi que des fragments de poterie et des restes humains ont été retrouvés.

UN TEMPLE DÉDIÉ AU DIEU DU VENT

Plus tard, en creusant davantage, l’équipe d’archéologues a mis en évidence les restes d’un temple circulaire, d’un diamètre de onze mètres et d’une hauteur de 1,2 mètre. Selon les experts, l’édifice aurait été construit il y a plus de 650 ans en honneur d’Ehécatl, le dieu du vent aztèque.

Sa mise au jour permet d’en savoir un peu plus sur la manière dont les civilisations de l’époque vénéraient leurs divinités. Parmi les offrandes retrouvées dans le temple, les chercheurs ont en effet identifié la sépulture d’un nourrisson ne semblant présenter aucun signe de traumatisme.

Des os d’oiseaux, des fragments d’obsidienne (une roche volcanique), mais aussi des épines d’Agave américaine ou encore des figurines en terre ont été retrouvés dans les décombres du temple aztèque.

UNE PETITE PARTIE D’UN IMMENSE COMPLEXE CÉRÉMONIAL

L’édifice se situe dans le périmètre de ce qui était autrefois un grand complexe cérémonial du quartier de Tlatelolco de Mexico. Aujourd’hui, une grande partie de ce site a disparu, recouvert par les bâtiments de la ville.

L’Institut national mexicain d’anthropologie et d’histoire a assuré que les ruines du temple circulaire seraient préservées. D’ici peu, elles pourront être admirées par tout un chacun à travers une paroi transparente protégeant le site de fouilles.

http://fr.canoe.ca/

Une statuette de plus de 8000 ans découverte en Turquie


Des statuettes de femmes retrouvées en Turquie sur une zone qui étonnement a garder nombres de vestiges de très bonnes conditions surtout après 8 000 ans. À cette époque, on représentait souvent les divinités par des animaux et des êtres humains pour toutes les choses importantes de la vie
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Une statuette de plus de 8000 ans découverte en Turquie

 

Sculpture féminine de plus de 8000 ans découverte sur le site de Catalhöyük, en Turquie. Crédit: Daily Sabah

Sculpture féminine de plus de 8000 ans découverte sur le site de Catalhöyük, en Turquie. Crédit: Daily Sabah

Par Bernadette Arnaud

Une exquise figurine féminine d’environ 8000 ans a été récemment mise au jour sur le célèbre site de Çatal Höyük, en Turquie.

FEMME. Finement sculptée dans du marbre blanc, la délicate statuette de 17 cm de haut pour 1 kg, est apparue entière et intacte sous les yeux ébahis des archéologues lors de fouilles archéologiques menées sur le site turc de Çatal Höyük, en Anatolie centrale par Ian Hodder, anthropologue américain de l’université de Stanford (Etats-Unis). Elle représente une femme debout aux formes imposantes qui vient compléter une collection déjà prestigieuse de plusieurs milliers de statuettes, dont la plupart représentent des animaux.

Vue de profil de la statuette néolithique récemment découverte à Catal Höyük, en Anatolie centrale (Turquie). © Daily Sabah

C’est en raison de conditions de conservation exceptionnelle des vestiges que cette prestigieuse  agglomération antique est étudiée depuis les années 1960. Elle a en effet livré d’innombrables bas-reliefs et peintures murales, ainsi qu’une profusion d’objets rituels et de figurines pétries dans l’argile, ou façonnées avec soin dans la pierre, le basalte, l’albâtre ou le marbre. Certaines d’entre elles ayant été récupérées dans des réserves à céréales, les chercheurs avaient été enclins par le passé à faire un lien entre féminité et agriculture.

« L’une des plus fameuses de ces figures, représentées assise en train d’accoucher avec de part et d’autre un fauve sur lequel elle pose la main, est à l’origine d’un thème que l’on retrouve dans quantité de mythologies méditerranéennes postérieures, explique Jean-Paul Demoule, professeur de protohistoire européenne à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et membre de l’Institut Universitaire de France, joint par Sciences et Avenir. Ces figurines féminines du néolithique proche-oriental, de la même façon que les Vénus du paléolithique, ont alimenté une abondante littérature sur la « déesse mère », la fécondité et un matriarcat primitif », poursuit l’archéologue.

Les plus renommés de ces développements étant ceux de l’archéologue américaine d’origine lituanienne Marija Gimbutas (décédée en 1994), qui avait vu dans ces nombreuses reproductions féminines l’existence d’une religion matriarcale originelle, à la tête de laquelle se trouvait une grande divinité de la fertilité et de la maternité.

Statue de la « Dame aux fauves » de Catal Höyük, (6000-5500 av. notre ère). © Musée anatolien des Civilisations.

« Ces sculptures de femmes assises ou debout avec les mains sous les seins, se trouvent dans une position toutefois assez traditionnelle dans les représentations féminines du Néolithique du Proche-orient », poursuit l’anthropologue.

On les rencontre encore un peu plus tard, entre 6100 et 5500 av.J.C, dans la culture de Halaf, au sud-est de la Turquie, en Syrie et dans le nord de l’Irak. C’est seulement à partir du Chalcolithique, vers 5000 avant notre ère, quand les sociétés commencent à se différencier, qu’apparaitront en nombre dans des sociétés de plus en plus inégalitaires, des figures masculines d’hommes en arme ou en position de pouvoir, à l’instar de statues-menhirs ou encore de souverains.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► 8 croyances absolument adorables sur les chats


Il y a beaucoup de croyance que les chats portent malheur, mais il y en a d’autres que l’on connaît moins que les chats portent bonheur. Cela demeure quand même des superstitions
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8 croyances absolument adorables sur les chats

 

Si les mythes selon lesquels les félins portent malheur ont la dent dure, force est de constater que leur parfait inverse existe aussi…

Erigés au rang de divinités durant l’Antiquité égyptienne, chassés au Moyen-Âge en Europe et maintenant chouchous de nombreux foyers partout à travers le monde, les chats ont largement eu de quoi déchaîner les passions. En cause, leur mystique beauté et leur part de mystère bien gardée.

Pour autant, certains ont su aller au-delà des croyances négatives… pour en fabriquer de bien plus jolies :

1. En France, on dit qu’un chat errant qui élit domicile dans un foyer y apporte la joie.

2. Aux Etats-Unis, voir un chat blanc en rêve est le signe que la chance arrive.

3. Pour les Italiens, un chat qui éternue porte chance à ceux qui l’ont entendu.

4. Au Japon, une chatte tricolore garantit le bonheur dans le foyer dans lequel elle vit.

5. En Ecosse, un chat noir errant qui vient se mettre à l’abris sous une véranda apporte prospérité dans la maison.

6. En France, on dit aussi qu’un chat éternuant aux côtés d’une jeune épouse au matin de ses noces est présage d’un mariage heureux.

7. Les marins en étaient convaincus : les chats portent bonheur en mer.

8. Pour les Japonais, les chats noirs écartent les esprits maléfiques et sont garants de la bonne santé de leur foyer.

 

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Le disque de Phaistos serait un hymne antique


Déchiffrer une langue morte, d’une civilisation disparue est un travail qui doit être drôlement ardu. C’est ce qu’on fait des spécialistes qui croient avoir résolu une bonne partie du disque Phaistos
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Le disque de Phaistos serait un hymne antique

 

Disque de Phaistos découvert en Crète (1700 av.J.C). Credit: Luisa Ricciarini/Leemage

Disque de Phaistos découvert en Crète (1700 av.J.C). Credit: Luisa Ricciarini/Leemage

Par Bernadette Arnaud

La déesse minoenne Astarte serait une des figures clé du mystérieux disque de Phaistos, découvert en 1908 en Crète.

DÉESSE. L’énigmatique disque de Phaistos, cet étrange palet en argile de 16,5 cm de diamètre et de 1 cm d’épaisseur daté de 1700 avant notre ère et conservé au musée d’archéologie d’Héraklion (Crète), vient peut-être de livrer un de ses derniers secrets.

 L’un des personnages clés révélé par le texte pourrait en effet concerner la déesse minoenne Astarte, selon Gareth Owens, linguiste et coordinateur du programme Erasmus à l’Institut d’enseignement technologique (TEI) d’Heraklion. Soit la déesse-mère de la culture minoenne. Ce qui ferait du disque de Phaistos un hymne religieux. Pour parvenir à ce résultat, le scientifique a procédé par analogies en s’appuyant sur des études épigraphiques consacrées aux écritures crétoises anciennes (voir encadré) : le linéaire A des Minoens (apparu vers 1800 av.J.C) et le linéaire B des Mycéniens (1375 av.J.C), déchiffré en 1952 par le Britannique Michael Ventris, à partir des travaux d’Alice Kober.

Il ne fait aucun doute que nous parlons d’un texte religieux », a déclaré Gareth Owens.

Le chercheur confirme ainsi une hypothèse qu’il avait déjà émise avec son collègue John Coleman, professeur de phonétique à Oxford (Royaume-Uni) en octobre 2014. Les deux chercheurs étaient en effet parvenus à « lire » I-QE-KU-RJA à trois reprises sur le disque, ce qu’ils avaient alors traduit par « femme enceinte et/ou Déesse enceinte », I-QE pouvant signifier « mère » ou « déesse ».

Désormais, Gareth Owens a tranché. Il pense que le disque de Phaistos évoque sur une face une déesse mère enceinte et sur l’autre, la divinité minoenne Astarte. Avec cette découverte, c’est peut-être un des derniers mystères de ce disque d’argile qui est en passe d’être résolu, celui-ci ayant résisté pendant plus d’un siècle – depuis sa découverte en 1908–  à tout décryptage de ces 241 inscriptions énigmatiques avant que  Gareth Owens et John Coleman ne parviennent semble-t-il à les transcrire à 90%.

 

disque de Phaistos

Les deux faces du disque portent 241 signes. On dénombre 45 symboles différents, arrangés en 61 séquences de 2 à 7 signes. © Luisa Ricciarini/Leemage

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Ecriture crétoise

Au cours de l’âge du bronze (3000-1200 av.J.C), deux civilisations ont prospéré en Grèce: les Minoens en Crète, et les Mycéniens sur le continent. On doit à l’archéologue sir Arthur John Evans (1851-1941), d’avoir découvert dans l’île de Crète, à l’orée du 20e siècle, non pas une écriture, mais trois : le linéaire A, le linéaire B et le hiéroglyphique. On sait aujourd’hui que seuls le linéaire A et le hiéroglyphique étaient utilisés par les Minoens, tandis que linéaire B était d’origine mycénienne et transcrivait la langue grecque. Le linéaire A, une écriture syllabique, n’est toujours pas déchiffré. Trop peu de tablettes porteuses de cette écriture ayant été découvertes à ce jour.

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Géoglyphes de Nazca : on en sait (un peu) plus sur leurs auteurs


Les géoglyphes sont mystérieuses par leurs formes, les lieux, leurs grandeurs. Les géoglyphes de Nazca ont peut-être donner des indices aux archéologues
Nuage

 

Géoglyphes de Nazca : on en sait (un peu) plus sur leurs auteurs

géoglyphe Nazca

Crédits : Markus Leupold-Löwenthal

Par Anna Biazzi

Une nouvelle étude révèle que les géoglyphes de Nazca auraient été réalisés par deux populations différentes, entre 200 av J.-C. et 600 apr. J.-C.

Des chercheurs pourraient avoir trouvé de nouveaux indices pour débrouiller l’énigme des géoglyphes de Nazca, au Pérou. Masato Sakai de l’Université de Yamagata (Japon) et ses collègues suggèrent en effet que ces géoglyphes mystérieux ont été réalisé par deux populations différentes.

Le site de Nazca, dans le désert du Pérou, compte plus de 1000 géoglyphes. Ils ont probablement été créés par des populations locales entre 200 av. J-C. et 600 apr. J-C. Les lignes décrites par ces géoglyphes ont été réalisées en enlevant les roches rouges de la surface du désert. Elles représentent des animaux, des formes géométriques, mais aussi des créatures étranges.

L’origine et le sens de ces géoglyphes ont longtemps posés des problèmes aux archéologues. Ces derniers ont avancé plusieurs hypothèses pour expliquer la nature de ces géoglyphes: certains soutiennent qu’ils représentent un labyrinthe, d’autres un parcours de pèlerinage.

Masato Sakai et ses collègues s’appuient sur cette dernière hypothèse : ils estiment que ces géoglyphes ont été créés pour tracer un parcours de pèlerinage menant au temple pré-Incas appelé Cahuachi. De nombreuses populations s’y seraient rendues pour offrir de dons aux divinités ou faire des rituels. Les tessons de céramiques retrouvés dériveraient des rituels religieux accomplis où les lignes des géoglyphes s’entrecroisent.

Selon ces nouveaux travaux, deux populations différentes seraient les auteurs de ces géoglyphes : celle vivant dans la vallée Ingenio et celle habitant la vallée Nazca.

Pour parvenir à ce résultat, les auteurs de cette nouvelle étude ont comparé une centaine des géoglyphes récemment mis au jour dans le sud du désert Nazca, et analysé les tessons de céramique côtoyant ces motifs. Dans le cadre de ce travail, Sakai et collègues ont notamment pris en considération des facteurs comme le style, la structure et le positionnement de ces géoglyphes.

Résultat : ces analyses leur ont permis d’identifier deux styles différents, retrouvés au sein de deux vallées (Ingenio et Nazca) peuplées par des populations différentes.

Quant à savoir qui étaient ces deux peuples, gageons que de nouveaux travaux permettront d’en savoir un peu plus sur cette question.

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