Le Saviez-Vous ► Dix histoires étonnantes d’animaux en 2016


 

De l’autre côté de l’océan, les animaux aussi ont fait la manchette en 2016. Certains pour une bonne cause alors que d’autre non
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Dix histoires étonnantes d’animaux en 2016


 

Couverture de "MusicforCats", un album de musique conçu pour les chats.

Couverture de « MusicforCats », un album de musique conçu pour les chats. © DR

Kangourous agresseurs, vaches accidentogènes, et grenouilles condamnées… Retour sur les animaux qui ont participé à l’actu de l’année 2016.

 

PAR ALIX RATOUIS ET MACIRÉ YANSANÉ

1. La brigade routière du district de Balaghat, dans le centre de l’Inde, a enduit de peinture phosphorescente les cornes de 300 vaches errantes, ce qui a permis de réduire le nombre des accidents qu’elles causaient durant la nuit.

2. Fin mai, un kangourou a rebondi sur une cycliste de 45 ans mesurant 1,63 m qui randonnait sur le Riesling Trail, en Australie. Bilan de la rencontre : trois côtes cassées et des implants mammaires explosés.

3. L’armée de l’air française a dressé 4 aigles royaux à chasser des drones. Capables de les repérer à plusieurs milliers de mètres et de les neutraliser, ils seront équipés d’un traceur GPS et d’une caméra pour repérer leurs pilotes.

4. L’association de protection animale L214 a dévoilé, en février, des vidéos accablantes sur l’abattoir du Vigan, dans le Gard. En mars, l’Assemblée a validé la création d’une commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie en France.

5. Universal Music a sorti, le 28 octobre, un album pour chats , MusicforCats, mêlant ronronnements et musique classique. Il serait très efficace pour calmer les minets agités, au point que le label réfléchit à une version pour chiens et à une autre pour chevaux.

Méthane © DR

6. Des chercheurs danois de l’université d’Aarhus cherchent à créer une herbe non grasse qui faciliterait le transit des bovins et limiterait leurs pets, donc les rejets de méthane, gaz à effet de serre très polluant.

7. Constatant que son pays ne figurait pas sur Google Street View, une habitante des îles Féroé a équipé un mouton d’une caméra filmant à 360 degrés, dont elle a mis les images en ligne sur visitfaroeislands.com. Elle a lancé un appel aux 50 000 autres habitants pour qu’ils appareillent quelques-uns des 80 000 ovins que compte le territoire.

8. En Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie, faute de main-d’œuvre, des robots gardent des troupeaux de vaches. Alimentés par l’énergie solaire, ils peuvent prendre à distance la température des bêtes, les compter et mesurer la qualité du pâturage selon sa couleur. Il faut compter 1 robot pour 150 ruminants.

9. Les collégiens peuvent continuer à disséquer des souris en classe, au soulagement des professeurs de SVT. Le Conseil d’État a annulé, le 6 avril, une décision du ministère de l’Éducation nationale qui avait mal interprété le droit européen en interdisant cette pratique.

10. La cour d’appel de Bordeaux a condamné un couple à combler la mare de son jardin de Grignols, en Dordogne, inscrite au cadastre depuis un siècle. Leurs voisins étaient excédés par les nuisances sonores de la quarantaine de grenouilles qui y avaient élu domicile. Selon l’expert dépêché sur place, les coassements s’élevaient à 60 décibels, le bruit d’une machine à laver.

http://www.lepoint.fr/

Donner son corps à la science


Certains font le choix de donner leurs organes après leurs morts, d’autres préfère le donner à la science pour que des étudiants puissent peaufiner leur apprentissage dans les professions dont l’anatomie est importante
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Donner son corps à la science

 

Un reportage de Maxime Corneau

Une civière arrive au laboratoire d’anatomie de l’Université Laval. Sur cette civière se trouve un homme décédé il y a quelques heures; son coeur a flanché. Il avait décidé avant sa mort de donner son corps à la science. Sa dépouille devient donc au service des étudiants.

Dans le laboratoire, de petits groupes d’étudiants travaillent sur des corps et des organes humains. Mathieu Chamberland, étudiant de deuxième année, tient dans ses mains un cerveau rattaché à sa moelle épinière. Il expose à ses collègues les différentes parties du système nerveux central.

« Fait intéressant, votre moelle épinière grandit plus lentement que votre colonne vertébrale. C’est le principe qui nous permet de faire des ponctions lombaires », explique Mathieu.


Mathieu Chamberland est l’un des étudiants, appelés moniteurs, qui sont responsables des ateliers dans les laboratoires. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Pour Laurence Lalancette, qui écoute l’exposé, ce type de démonstration permet d’aller beaucoup plus loin que la matière proposée dans les livres d’anatomie.

« Dans les livres, tout est en couleurs. Mais en vrai, tout est comme jaune. Donc, ça permet vraiment de distinguer [chaque élément]. Parce que dans la vraie vie, il n’y aura pas de rouge, il n’y aura pas de bleu », mentionne la jeune femme.

Au Québec en 2015, 204 personnes ont donné leur corps à la science. Leurs dépouilles ont été remises aux universités Laval, McGill, de Sherbrooke, de Trois-Rivières et au Collège Rosemont. L’Université Laval a reçu cette année une soixantaine de corps.


Un corps est apporté à l’Université Laval par des employés d’une résidence funéraire. Les cendres de la personne seront remises à sa famille après la période de recherche scientifique. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Certains corps seront embaumés, puis disséqués par des étudiants de divers programmes. Des étudiants de médecine, de physiothérapie, de kinésiologie et de dentisterie auront la chance d’observer différents aspects propres à leurs futurs métiers.

D’autres corps sont congelés, puis utilisés par les aspirants chirurgiens pour des pratiques en situation réelle.


Les tables de travail du laboratoire sont aussi des coffres dans lesquels sont préservés les corps embaumés. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Développer la confiance

Yvan Douville, le directeur du département de chirurgie, croit que ces pratiques font des médecins beaucoup plus confiants et compétents lors de leurs premières interventions.

« Se pratiquer sur des cadavres, ça permet de maximiser l’apprentissage des gestes chirurgicaux », dit le docteur. Selon lui, de telles pratiques n’ont rien de morbide, bien au contraire. « On finit par oublier qu’on travaille sur un cadavre. On travaille avec l’idée qu’on va travailler sur quelqu’un de vivant. »


Un coeur humain sert d’exemple pour montrer les variantes anatomiques entre les individus. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Premier contact avec la mort

Le Dr Éric Philippe travaille de près avec les étudiants pour les préparer aux premiers laboratoires réalisés avec des corps humains.

« C’est souvent un premier contact avec la mort », note le spécialiste.

Il estime qu’il est important de bien expliquer la théorie avant ces laboratoires, pour que les étudiants puissent pleinement tirer profit de ces corps donnés à la science.

« Il est indispensable d’avoir eu un cours théorique avant, où l’on explique la relation entre structure des organes et la fonction. Ensuite, on passe au laboratoire », mentionne-t-il.

Un « deuil différé »

« C’est un don ultime », explique Rénald Bergeron, doyen de la Faculté de médecine à l’Université Laval.

Le doyen est conscient que les familles des donneurs sont aussi touchées par le geste de leur proche.

« Elles acceptent de différer le deuil. On prend le corps pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, et la mise en terre se fait en différé. J’appelle ça un deuil différé. »

Lorsque les dépouilles ne peuvent plus être utilisées par les étudiants, elles sont incinérées puis remises aux familles.

L’Université Laval a également érigé un monument à la mémoire des donneurs au cimetière Notre-Dame-de-Belmont. Les cendres de nombreuses personnes y sont enterrées à la demande des familles.


L’Université Laval salue la mémoire de ceux qui donnent leur corps à la science. Photo : ICI Radio-Canada/Maxime Corneau

Cinq choses à savoir sur le don du corps :

  • Les personnes intéressées doivent signer les formulaires nécessaires devant témoins et en aviser leur famille. Les documents sont disponibles auprès du ministère de la Santé;
  • Les corps donnés à la science doivent respecter certains critères, dont ne pas excéder 200 livres et mesurer au plus 1,82 mètre;
  • Le corps d’une personne atteinte d’une maladie transmissible (sida, hépatite, SRAS, etc.) sera généralement refusé pour protéger la santé des étudiants et du personnel;
  • Le donneur doit conserver tous ses organes. Ce processus est donc incompatible avec celui du don d’organes;
  • Les dépouilles doivent être acheminées en moins de 48 heures aux établissements d’enseignement. Il n’est pas possible d’être exposé dans un salon funéraire avant le don.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Japon: «Je voulais tuer quelqu’un… pour voir», confie une étudiante assassine


C’est clair que cette étudiante a un sérieux problème de comportement et probablement anti-social. Le pire, c’est que cela avait été reconnu avant, mais elle n’a pas été prise en charge et le pire, c’est que malgré son jeune âge, elle vivait seule. Mais, cela devient inquiétant que de plus dans plus on voit des jeunes porter des gestes qui ont de graves conséquences
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Japon: «Je voulais tuer quelqu’un… pour voir», confie une étudiante assassine

 

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Photo AFP

TOKYO – «Je voulais tuer et disséquer quelqu’un… pour voir» ce que ça faisait, a déclaré la jeune Japonaise qui a étranglé puis décapité une camarade de classe le week-end dernier.

C’est l’incroyable confession que l’étudiante de 16 ans a faite aux enquêteurs très calmement et sans exprimer le moindre regret, d’après des sources policières citées mardi par des médias japonais.

Les faits se sont déroulés samedi soir dans la ville de Sasebo dans la préfecture de Nagasaki (sud-ouest). Étrangement, une affaire similaire avait eu lieu il y a 10 ans dans cette même cité: une écolière en classe primaire avait alors poignardé à mort une camarade de classe.

Samedi dernier, ce sont les parents d’Aiwa Matsuo qui, inquiets de ne pas la voir rentrer à la maison, ont prévenu la police.

Et, dimanche matin, la police a fait la découverte macabre du corps de la jeune fille chez sa meurtrière qui, elle, malgré son jeune âge, vivait seule, dans la même ville que sa famille.

Peu après son arrestation à proximité de son appartement, la jeune fille de 16 ans, dont l’identité n’a pas été révélée, car elle est mineure, a commencé par nier en bloc, affirmant qu’elle avait quitté son amie vers 18h30 samedi soir.

Mais elle a finalement avoué froidement le meurtre sauvage de sa camarade une fois qu’elle a su que le corps avait été découvert à son domicile. La mort remontait à samedi soir entre 20h et 22h locales selon les médecins légistes.

Un enquêteur de la police a confirmé mardi à l’AFP que la jeune fille avait confessé avoir étranglé et frappé son amie avec un objet contondant avant de la décapiter et de lui couper la main gauche «avec des outils et une espèce de cordon».

L’abdomen de la victime était aussi largement ouvert, selon des sources citées par divers médias.

Selon le grand quotidien Yomiuri, la police a d’ailleurs retrouvé plusieurs outils au domicile de la criminelle, dont des marteaux et une scie, renforçant la thèse de la préméditation.

«J’ai acheté tout ça moi-même, je voulais tuer quelqu’un», aurait-elle déclaré, toujours selon ce journal.

Messages troublants

La police a par ailleurs découvert quatre messages troublants postés sur un forum internet avec, entre autres, des photos d’une main ensanglantée. Ces images avaient été mises en ligne deux heures environ après l’heure estimée de la fin tragique de l’étudiante.

La meurtrière, qui devrait subir rapidement des examens psychiatriques, avait déjà donné des signes inquiétants de dérangement quelques années auparavant, selon des médias locaux.

Très bonne en classe et également forte en sport, elle n’avait pas hésité quand elle était au primaire à verser de l’eau de javel dans le repas de deux autres élèves.

«J’étais énervée contre elles, car elles me méprisaient, se moquaient de moi en classe», avait-elle déclaré à son institutrice qui l’interrogeait sur son geste, poursuit le Yomiuri Shimbun.

Elle avait aussi disséqué un ou plusieurs animaux, selon d’autres informations de presse.

Selon des témoignages recueillis par les médias japonais, notamment dans l’encadrement de son école, la jeune fille aurait pu être perturbée par la mort l’an dernier de sa mère, décédée des suites d’un cancer, et le remariage de son père peu après.

http://www.journaldequebec.com