Une compagnie aérienne américaine a créé une salle de pause «réservée aux blancs»


En 2017 un employé fait une plainte contre la compagnie Southwest Airlines au Texas, contre la discrimination raciale. Il y avait une salle de repos réservé pour les blancs ! Bon, depuis elle s’est reconvertie en bureau. Il est quand même insensé qu’aujourd’hui encore, il existe ce genre de situation. Et il semble que ce ne soit pas la première fois que cette compagnie aérienne est discriminatoire.
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Une compagnie aérienne américaine a créé une salle de pause «réservée aux blancs»

 

Un Boeing 737 de Southwest Airlines | Southwest 737 via Wikimedia Commons License by

Un Boeing 737 de Southwest Airlines | Southwest 737 via Wikimedia Commons License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

L’information provient d’une plainte pour discrimination remplie par un employé de Southwest Airlines qui a été licencié en 2017.

 

«On pourrait penser qu’en 2018, ça n’arrive pas. Mais ça arrive». Jamel Parker a 31 ans.

Il a intenté un procès contre la compagnie américaine Southwest Airlines et a indiqué que cette dernière avait une salle de repos réservée au blanc à l’aéroport de Houston, au Texas.

Si la salle de repos n’existe plus depuis un ou deux ans, c’est seulement parce que des rénovations l’ont transformé en bureau d’un supérieur. Mais Jamel Parker l’affirme dans le Houston Chronicle, Southwest Airlines était au courant de cette salle de repos discriminante.

Bien qu’il n’y ait aucun signe sur la porte, «les employés noirs connaissait son existence».

Quand il a intégré la compagnie, en 2013, son supérieur (également noir) l’avait prévenu à propos de la salle de repos.

«”C’est juste mieux d’éviter ça”, est à peu près ce qu’il m’a dit», se souvient l’employé licencié.

En plus de cette histoire, Jamel Parker affirme que la compagnie aérienne traite les gens différemment en fonction de leur race. S’il a été licencié pour avoir omis de signaler un problème avec un cordon d’alimentation, les employés blancs étaient simplement sanctionnés pour des infractions similaires, a-t-il indiqué.

Ce n’est pas la première fois que Southwest Airlines est accusé de discriminations raciales. Une femme blanche avait dû prouver que son fils métis d’un an était bien le sien avant de monter dans un avion pour Denver, rappelle CNN. Le média américain raconte aussi l’histoire d’un autre voyageur, qui avait été refusé d’un avion après avoir parlé en arabe avec son oncle.

La société n’a pas répondu sur le sujet. Elle s’est contentée d’une simple déclaration.

«Nous ne tolérons aucune discrimination, et nous cultivons un lieu de travail qui reflète les clients que nous servons. Southwest Airlines est un employeur qui respecte l’égalité des chances et se targue d’un environnement de travail ouvert et inclusif, qui se classe régulièrement parmi les meilleurs lieux de travail au monde».

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Plus d’un enfant sur deux menacé par la guerre, la pauvreté ou les discriminations


Les enfants vivent encore et toujours des inégalités à travers le monde et ce n’est pas juste dans les pays en voie de développement. Il est cruel de penser que ces enfants vivent des guerres qui ne comprennent pas grand chose, la pauvreté, la discrimination, la famine. Ils n’ont pas accès aussi facilement que d’autres à la santé.
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Plus d’un enfant sur deux menacé par la guerre, la pauvreté ou les discriminations

 

Des jeunes enfants yéménites dans un camp de... (PHOTO Mohammed HUWAIS, ARCHIVES AFP)

Des jeunes enfants yéménites dans un camp de fortune près de la capitale Sanaa.

PHOTO MOHAMMED HUWAIS, ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
LONDRES

Plus de 1,2 milliard d’enfants dans le monde, soit plus d’un sur deux, sont menacés par la guerre, la grande pauvreté ou les discriminations de genre, déplore l’ONG britannique Save the Children dans un rapport publié mercredi.

Dans ce document intitulé The Many Faces of Exclusion (Les multiples visages de l’exclusion), l’organisation établit un classement de 175 pays, en fonction des menaces qui pèsent sur l’enfance en termes d’éducation, de santé, de nutrition et de violence.

Singapour et la Slovénie sont les mieux classés, devant les pays nordiques (Norvège, Suède, Finlande). À l’autre extrémité se trouvent dix pays d’Afrique centrale et occidentale, dont le Niger, à la 175position.

L’ONG souligne que «malgré leur puissance économique, militaire et technologique», les États-Unis (36e), la Russie, (37e), et la Chine (40e) arrivent derrière tous les pays d’Europe occidentale dans ce classement.

«Le fait que des pays avec des niveaux de revenus similaires présentent des résultats si différents montrent que l’engagement politique et l’investissement font une différence cruciale», juge Helle Thorning-Schmidt, la directrice générale de Save The Children.

Au total, plus d’un milliard d’enfants vivent dans des pays confrontés à la grande pauvreté, et 240 millions dans des pays en guerre.

 Save the Children souligne aussi que 575 millions de filles vivent dans des sociétés «où les préjugés sexistes sont un problème grave».

L’ONG a observé que ces trois menaces se cumulaient dans vingt pays, dont l’Afghanistan, la Somalie, le Yémen ou le Soudan du Sud.

Les zones de conflits concentrent les difficultés : l’incidence du travail des enfants et des mariages forcés y est plus importante qu’ailleurs, et l’éducation universelle en primaire quasiment absente.

L’ONG appelle les gouvernements du monde entier à une «action urgente». «Sans cela, les promesses faites par tous les pays à l’ONU en 2015 de permettre à chaque enfant de vivre, d’apprendre et d’être protégé ne seront pas tenues», s’inquiète-t-elle.

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Le sexisme tue 239 000 petites Indiennes par an, estiment des chercheurs


Le sexisme peut tuer ! En Inde, en plus du manque de protection des femmes et adolescentes, les petites filles subissent des injustices en rapport aux jeunes garçons. Elles souffrent plus de malnutrition, de soins et sont victimes de négligences surtout dans les zones les plus pauvres.
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Le sexisme tue 239 000 petites Indiennes par an, estiment des chercheurs

 

L'Inde est connue pour la fréquence des avortements... (PHOTO DOMINIQUE FAGET, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

L’Inde est connue pour la fréquence des avortements dus au sexe du bébé. Mais leur nombre est inférieur à celui de ces morts de filles de moins de cinq ans.

PHOTO DOMINIQUE FAGET, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Paris

 

Quelque 239 000 petites Indiennes meurent chaque année en raison de négligences dont souffrent moins les garçons dans une société sexiste, ont affirmé des chercheurs mardi.

«La discrimination fondée sur le sexe ne les empêche pas seulement de naître, elle peut aussi précipiter la mort de celles qui sont nées», a écrit l’un des auteurs de cette étude publiée dans The Lancet, le démographe Christophe Guilmoto, de l’université Paris Descartes.

L’Inde est connue pour la fréquence des avortements dus au sexe du bébé. Mais leur nombre est inférieur à celui de ces morts de filles de moins de cinq ans.

Les formes de cette négligence sont multiples: malnutrition, manque de soins, absence de vaccination.

Elle aboutit à une «surmortalité» chez les filles, la plus marquée dans les régions les plus pauvres, à la plus forte natalité, et au plus fort illettrisme, surtout dans le nord du pays.

«Une fertilité élevée est ce qui prédit le mieux la discrimination postnatale contre les filles, laissant penser que les morts supplémentaires de filles sont en partie la conséquence de grossesses non désirées et par la suite d’une négligence», ont souligné les auteurs.

En comparant l’Inde à 46 autres pays, ils ont évalué cette mortalité à 18,5 % chez les filles nées entre 2000 et 2005.

«Environ 22 % de la surmortalité chez les filles est donc due à une forme de sexisme», a déploré dans un communiqué l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués (IIASA), centre de recherche autrichien.

«Comme le démontre les estimations par régions des morts en excès chez les filles, toute intervention pour réduire la discrimination dans la répartition de la nourriture ou les soins médicaux devrait par conséquent en cibler certaines en priorité (…) où persistent la pauvreté, un faible développement social et des institutions patriarcales», a commenté une démographe indienne de l’IIASA, Nandita Saikia.

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L’alopécie féminine en portraits


L’alopécie est une maladie auto-immune caractérisé par la perte de poils et ce n’est pas juste les cheveux. On accepte facilement un homme à tête chauve, mais une femme, c’est autre chose. Elle sera subira probablement de la discrimination à la cour de sa vie. Et faire carrière sera difficile. Pourtant cette photographe a voulu par la photo parler  en leurs noms
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L’alopécie féminine en portraits

 

 

La photographe Sigríður Frímannsdóttir a créé le projet Baldvin en travaillant avec l’association du même nom (qui veut dire « force » ) : il s’agit de faire connaître l’alopécie, une maladie auto immune qui provoque la chute de poils et de cheveux.

L’auteur a souhaité explorer la façon très genrée dont on voit les gens chauves. Ainsi elle veut mettre en lumière que les femmes qui perdent leurs cheveux seront probablement discriminées à l’emploi dans des situations où les hommes chauves ne l’auraient pas été, par exemple dans l’industrie du service et du travail en public.

Ces sept portraits intimes et intenses de femmes de tous âges ouvrent, selon le souhait de l’auteur, la discussion sur le regard que nous portons sur ces femmes, et sur la beauté ou le rejet que le spectateur éprouve.

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Le Saviez-Vous ► Comment le nazisme a-t-il pu convaincre autant de gens?


A la lecture de ce billet, je vois le nazisme, comme une secte et comme toute secte des gens y adhère sans savoir la suite de cette idéologie. Pour le nazisme, ceux qui ont suivi le mouvement sont toute les couches de la société, même les élites les plus éduqués. Ils ont cru que le meurtre engendré par le racisme, la ségrégation, discrimination était la meilleure solution. Ce que je me demande, quand la guerre est venu et toutes les atrocités qui ont suivi, si ces personnes avaient toujours une foi inébranlable à la cause. J’ose penser qu’il y avait beaucoup de regret parmi les adhérents
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Comment le nazisme a-t-il pu convaincre autant de gens?

 

© anp.

Source: Le Temps, Johann Chapoutot

Non, les nazis n’étaient pas qu’une « clique de fous ou de barbares », contrairement à ce que l’on peut croire. On retrouvait parmi eux des médecins, des intellectuels, de bons pères de famille et même « des gens aimables », relate l’historien français Johann Chapoutot, expert de cette période sombre du XXe siècle. L’adhésion des uns, en amont de la société allemande, a encouragé celle des autres.

Explications.

Dans un entretien accordé au journal suisse Le Temps, Johann Chapoutot revient sur les fondements culturels du nazisme qui ont permis à l’époque de convaincre non seulement les masses appauvries de la société allemande et les soldats frustrés de la défaite de 14-18, mais aussi, et avant tout, les intellectuels de l’entre-deux-guerres.

Contributeurs de « bonne foi »

Dans « La Loi du sang, penser et agir en nazi » (Gallimard, 2014), le spécialiste analyse les motivations de ces philosophes, juristes, historiens, médecins, ces « lettrés et savants » qui ont contribué à la primauté de la notion de race pour structurer leur pensée et s’arroger tous les droits face aux « ennemis biologiques », et ce en toute bonne foi:

« Les nazis s’inscrivent dans un mouvement banal, qui est le retour au paradis perdu », affirme Johann Chapoutot. 

Crise morale des années 20

Car l’auteur croit en la « sincérité » de ces intellectuels. En attestent les journaux intimes et les correspondances qu’il a pu consulter.

 Comme si le nazisme avait répondu à « la crise morale » des années 1920, à « l’humiliation de la défaite », et appliqué méthodiquement le concept du racisme de plus en plus « reconnu » dans la première partie du XXe siècle.

Un peuple angoissé

Johann Chapoutot mentionne, comme terreau fertile du nazisme, l’extraordinaire croissance de la population allemande (+ 27 millions d’habitants) entre 1870 et 1914, à l’origine de cette « angoisse » d’être un « peuple sans espace ». Il décrit également le rejet des valeurs universalistes de la Révolution française, du christianisme, du judaïsme, du communisme et du siècle des Lumières, responsables selon eux de la destruction du modèle germain originel:

« Les nazis se réclament du particularisme de la race, ils estiment que chaque race produit une morale et un droit valables pour elle », précise l’historien.

« Race en péril »

Pour comprendre le processus qui a amené des millions d’Allemands « cultivés » à adhérer au nazisme, il faut s’intéresser au « discours normatif, c’est-à-dire aux normes morales et juridiques qui structuraient le crime », confie Johann Chapoutot, à savoir la légitimité et la justification de la discrimination, de la ségrégation et du meurtre pour défendre la cause allemande. Bref, ces discours et ces théories qui pointaient le « péril » planant sur le modèle germanique et la nécessité vitale de le défendre, de combattre pour le « sauver ».

Pays le plus alphabétisé au monde

L’historien rappelle que l’Allemagne était le pays le plus alphabétisé au monde à cette époque et que cette période sombre a maladroitement et trop souvent été expliquée sous le prisme de la bêtise et de l’instinct grégaire, sans prendre en compte les « normes » défendues par les intellectuels pour encourager cette adhésion populaire. 

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Le Saviez-Vous ► En Inde, des femmes achetées pour quelques centaines d’euros


Il y a des endroits dans ce monde qui doivent évoluer pour de meilleures conditions de la femme. Dans des villages en Inde, des hommes ont de la difficulté à se trouver des femmes, alors ils les enlèvent ou les achètent. Elles sont devenues des esclaves domestiques et sexuelles. Si ces hommes décident de les délaissées, elles se retrouvent seules rejeter par leurs voisins, et même par leur famille.
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En Inde, des femmes achetées pour quelques centaines d’euros

 

Une mariée, à Ahmedabad, en Inde, le 11 février 2018. | Sam Panthaky / AFP

Chaque année en Inde, des dizaines de milliers de femmes sont enlevées pour être vendues comme épouses.

 

À treize ans, Tahmina a été vendue 50.000 roupies (environ 620 euros/ 994,06 $ canadien) à un homme de plus de quarante par sa sœur et son beau-frère, dans un village de l’État d’Haryana.

En Inde, le rapport ministériel du National Crime Records Bureau indique qu’en 2016, 33.855 personnes ont été enlevées pour un mariage, un peu plus de la moitié d’entre elles étant mineures, et la quasi totalité, des femmes (seulement 59 hommes sur le total).

«Pendant des siècles, le trafic de femmes à marier a été un marché florissant dans les États de l’Haryana, du Pendjab et du Rajasthan, au nord de l’Inde. Il n’existe pas de données officielles du gouvernement sur le nombre de victimes du trafic d’alliances, mais l’on estime que des centaines de milliers de femmes et de filles, principalement venant d’Assam, du Bengale-Occidental, du Jharkhand ou du Bihar, ont été vendues en mariage», rapporte Elena del Estal pour le Guardian.

Six semaines plus tard, Tahmina a été retrouvée par sa mère dans un petit centre d’hébergement géré par le gouvernement, grâce à l’aide de l’organisation Empower People, qui lutte contre le trafic de femmes à marier et les crimes d’honneurs perpétrés contre les femmes.

Une vie d’esclave sexuelle et domestique

Les femmes ainsi vendues sont souvent réduites à une vie d’esclave sexuelle ou domestique, quand elles ne sont pas abandonnées et, éventuellement, revendues. On les appelle «paro» ou «molki», ce qui signifie «volée» ou «achetée» –manière supplémentaire de les humilier.

Sanjida a vécu comme «paro» pendant quinze ans dans le district de Mewat. Comme Tahmina, à qui sa sœur avait fait croire qu’elle l’emmenait à Dehli, elle pensait rejoindre la capitale pour trouver un emploi de baby-sitter. Au lieu de cela, on l’a vendue pour 10.000 roupies (124€ /194,92 $).

Quand elles se retrouvent veuves, la plupart des paros sont expulsées de la maison. Un retour au premier foyer est souvent mal vécu par les femmes ayant été vendues comme épouses, qui font face à des discriminations, du voisinage comme de leur propre famille.

Le père de Tahmina a refusé de l’accueillir dans sa maison à son retour. Il a décidé de quitter leur village avec sa mère et ses frères et sœurs, la laissant vivre chez sa grand-mère.

La pratique de mariage forcé par troc et enlèvement trouve sa légitimation auprès de certaines populations, lorsque trouver une femme locale se révèle trop ardu.

«Les hommes pauvres comme nous, qui n’ont pas beaucoup de terres, ont beaucoup de difficulté à trouver une femme ici», explique l’homme qui a acheté et épousé Sanjida.

Samsuddil, lui, a acheté Najida 10.000 roupies pour qu’elle le rejoigne… lui et sa femme: incapable à 41 ans d’avoir un enfant avec cette dernière, et ne pouvant pas trouver d’autre femme au village, il se justifie:

«Avoir des enfants est important». Najida a vingt ans.

 

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En Inde, la vie de misère des «mangeurs de rats»


Quand je pense que dans une autre région de l’Inde, des chiens sont mille fois mieux traités que la communauté des Musahars. (Wouf wouf! En Inde, un hôtel de luxe pour chiens pouponnés) Ils n’ont pas toujours du travail, n’ont pas d’éducation et pour survivre mangent des rats. Le ministère des Affaires sociales prétend qu’ils mangent cet animal par choix et non pour combler un ventre creux.
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En Inde, la vie de misère des «mangeurs de rats»

 

En un quart d'heure, Phekan Manjhi dépèce le rongeur... (AFP)r

En un quart d’heure, Phekan Manjhi dépèce le rongeur avec ses ongles avant de le faire rôtir sur un petit feu de feuilles séchées. «Tout le monde ici aime ça et sait comment c’est préparé», déclare-t-il.

AFP

BHUVAN BAGGA
Agence France-Presse
ALAMPUR GONPURA

 

Le rat rampe sur le bras de Phekan Manjhi, qui tente de le clouer au sol. Il finit par s’en saisir puis, d’un violent coup de bâton sur la tête, le tue. Pour les «mangeurs de rats» d’Inde, l’une des communautés les plus indigentes du pays, le repas est bientôt servi.

Phekan Manjhi fait partie de la communauté des... (AFP) - image 1.0

Phekan Manjhi fait partie de la communauté des Musahars, qui compte environ 2,5 millions de personnes, concentrées dans le nord de l’Inde et principalement dans l’État du Bihar, qui jouxte le Népal.

AFP

En quelques secondes, le mets est englouti, dévoré... (AFP) - image 1.1

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En quelques secondes, le mets est englouti, dévoré par une dizaine d’hommes et d’enfants à demi nus qui tentent de se saisir de ce qu’ils peuvent.

AFP

L’exécution de l’animal, habilement menée, arrache des cris d’excitation à l’audience rassemblée devant l’humble maison de pisé et de chaume du sexagénaire.

En un quart d’heure, celui-ci dépèce le rongeur avec ses ongles avant de le faire rôtir sur un petit feu de feuilles séchées.

«Tout le monde ici aime ça et sait comment c’est préparé», déclare-t-il.

Phekan Manjhi fait partie de la communauté des Musahars, qui compte environ 2,5 millions de personnes, concentrées dans le nord de l’Inde et principalement dans l’État du Bihar, qui jouxte le Népal.

C’est l’une des plus misérables d’Inde, où le système des castes reste pesant malgré l’interdiction officielle de ces discriminations.

Les Musahars survivent souvent comme ouvriers journaliers.

Ils «sont les plus pauvres parmi les pauvres, entendent rarement parler des programmes du gouvernement et y ont rarement accès», explique la travailleuse sociale Sudha Varghese, qui se consacre à eux depuis trois décennies.

Au sein de cette communauté, «le prochain repas est un combat de tous les jours et des maladies comme la lèpre sont une réalité avec laquelle il faut vivre», ajoute-t-elle.

Une fois le rat grillé, Phekan le découpe avec ses mains, en morceaux qu’il met dans un bol, puis il assaisonne le tout d’huile, de moutarde et de sel.

En quelques secondes, le mets est englouti, dévoré par une dizaine d’hommes et d’enfants à demi nus qui tentent de se saisir de ce qu’ils peuvent.

«Serfs»

«Les gouvernements changent, mais pour nous, rien ne change. Nous mangeons, vivons et dormons toujours comme nos ancêtres», se désole Phekan.

«Nous sommes à la maison toute la journée sans rien à faire. Certains jours, nous trouvons du travail dans les champs, d’autres jours nous restons sur notre faim ou alors attrapons des rats et les mangeons avec le peu de grain que nous avons», abonde son voisin Rakesh Manjhi, 28 ans.

La communauté a connu un moment de fierté lorsque l’un des siens, Jitan Ram Manjhi, est devenu en 2014 chef de l’exécutif du Bihar, l’un des États les plus peuplés d’Inde.

Ses neuf mois de mandat sont considérés comme une réussite inouïe pour les Musahars.

«Seule l’éducation peut changer nos vies et l’avenir», explique Jitan Ram Manjhi à l’AFP.

Enfant, il gardait des troupeaux pour un riche propriétaire terrien qui employait ses parents comme travailleurs agricoles:

«Ils étaient comme des serfs, recevant un kilogramme de grain pour chaque jour de travail. Même aujourd’hui, les choses n’ont guère changé.»

Ministre des Affaires sociales du Bihar, Ramesh Rishidev soutient que le sort des Musahars s’est relativement amélioré au cours des dernières décennies.

S’ils continuent de consommer des rats aujourd’hui, dit-il, c’est par «habitude alimentaire» et non pour combler un estomac vide.

De fait, les rats ne constituent pas la base de leur alimentation.

«Certains membres de l’ancienne génération mangent toujours des rats parce que pour eux c’est comme n’importe quelle nourriture. La majorité de la jeune génération n’en mange pas», affirme M. Rishidev.

Les Musahars sont au centre de nombre de programmes gouvernementaux qui, régulièrement, ne sont pas appliqués. Le plus efficace reste souvent les initiatives privées.

Ancien policier, J.K Sinha a lancé ainsi une pension pour garçons musahars il y a une décennie. L’établissement comptait quatre élèves au départ, il en accueille désormais 430.

Avant d’aborder le programme scolaire proprement dit, l’institut passe un mois à inculquer aux nouveaux arrivants les règles d’hygiène de base, comment utiliser des toilettes, se laver les mains, etc.

J.K Sinha a découvert la condition des Musahars lors d’une opération policière il y a quarante ans.

«Ils étaient agglutinés dans une petite cabane crasseuse avec des cochons. C’était choquant. Inhumain. Je ne l’oublierai jamais.»

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Le Saviez-Vous ► De l’Inde à l’Ouganda, le terrible sort réservé aux veuves


Le droit des femmes, il y a des pays qui ont encore un très long chemin à faire. En Inde des femmes pour la plus part se sont mariées très jeunes à la puberté. Peut importe de quoi est mort leur mari, être veuve est tabou, ces femmes doivent être expulsées de la société, analphabète et vivent dans la misère. On les accuse souvent d’être la cause de la mort de leur mari, elles risquent d’être maltraités par leur propre famille, d’être empoisonnée, bref leur vie sont en danger. Certaines vont dans des temples pour être payé pour prier, d’autres sont livrées à la prostitution. Ont-elles le choix ? La seule excuse qu’une veuve peut se remarier est que leur mari soit mort pendant une guerre, et si elles n’ont pas d’enfants, elles peuvent se remarier. Une injustice flagrante fait à l’égard des femmes
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De l’Inde à l’Ouganda, le terrible sort réservé aux veuves

 

Vrindavan, Inde, le 7 décembre 2005 | Amy Toensing

 

«En Inde, les veuves sont marginalisées. La pauvreté, l'analphabétisme, la misère et l'itinérance forcent souvent les veuves à devenir prostituées. Des milliers choisissent aussi, comme Usha Pal, de vivre dans les villes saintes où les temples leur donnent des pennies pour prier six heures par jour. Usha Pal s'habille après avoir pris un bain. Elle est veuve depuis vingt ans et vit à Vrindavan dans une ashram, un ermiatge, pour prier et chanter dans les temples hindous.»

Vrindavan, Inde, le 7 décembre 2005 | Amy Toensing

TF

Vrindavan, Inde, le 7 décembre 2005 | Amy Toensing

Fanny Arlandis

Double X

Monde

«Je suis intéressée de manière générale par les questions relatives aux femmes dans le monde, raconte la photographe Amy Toensing. Puis je me suis rendue compte que le statut des veuves est un bon indicateur de la place des femmes en général dans un pays. Que leur arrive-t-il à la mort de leur mari? Quelle place ont-elles ensuite dans la société? Ont-elles le droit de se remarier?»

Son travail, mené depuis 2005, est actuellement exposé au festival Visa pour L’image, à Perpignan jusqu’au 17 septembre.

«En Inde, les veuves sont marginalisées. La pauvreté, l’analphabétisme, la misère et l’itinérance forcent souvent les veuves à devenir prostituées. Des milliers choisissent aussi, comme Usha Pal, de vivre dans les villes saintes où les temples leur donnent des pennies pour prier six heures par jour. Usha Pal s’habille après avoir pris un bain. Elle est veuve depuis vingt ans et vit à Vrindavan dans une ashram, un ermiatge, pour prier et chanter dans les temples hindous.»

Nabadwip, ouest du Bengale, Inde, le 5 avril 2016 | Amy Toensing

 

«Bhakti Dashi, 75 ans, vient du Bangladesh. Elle vit dans l'ashram Nabadwip Bhajan depuis l'indépendance du pays il y a vingt-cinq ans. Bhakti vit dans un coin reculé de l'ashram, derrière le temple avec quelques autres veuves. Le jour, les autres veuves viennent à l'ashram pour prier et chanter en échange de nourriture.»

TF

Nabadwip, ouest du Bengale, Inde, le 5 avril 2016 | Amy Toensing

«Bhakti Dashi, 75 ans, vient du Bangladesh. Elle vit dans l’ashram Nabadwip Bhajan depuis l’indépendance du pays il y a vingt-cinq ans. Bhakti vit dans un coin reculé de l’ashram, derrière le temple avec quelques autres veuves. Le jour, les autres veuves viennent à l’ashram pour prier et chanter en échange de nourriture.»

Vrindavan, Inde, le 8 décembre 2005 | Amy Toensing

 

«Cette photo montre le corps de Chapla Sundari, veuve de 95 ans, morte dans son sommeil, près de la rivière Yamuna avant d'être incinérée. Les veuves en Inde sont souvent discriminées socialement et légalement. Non seulement il est inacceptable pour elles de se remarier, les éloignant de la reproduction et de la sexualité, mais leurs familles les fuient aussi car elles accusées par leurs belles familles d'être responsables de la mort de leurs maris. Beaucoup fuient leur maisons volontairement, par peur d'être maltraitées si elles restent.»

TF

Vrindavan, Inde, le 8 décembre 2005 | Amy Toensing

«Cette photo montre le corps de Chapla Sundari, veuve de 95 ans, morte dans son sommeil, près de la rivière Yamuna avant d’être incinérée. Les veuves en Inde sont souvent discriminées socialement et légalement. Non seulement il est inacceptable pour elles de se remarier, les éloignant de la reproduction et de la sexualité, mais leurs familles les fuient aussi car elles accusées par leurs belles familles d’être responsables de la mort de leurs maris. Beaucoup fuient leur maisons volontairement, par peur d’être maltraitées si elles restent.»

Vrindavan, Inde, le 21 novembre 2013 | Amy Toensing

 

«Deux veuves se trouvent à l'entrée de l'ashram Merra Sehbhagini Mahila, un ashram gouvernemental soutenu par l'organisation Sulabh International. Ranjana (à gauche) et Lalita (à droite) sont des veuves qui résident dans l'ashram. Ces deux femmes représentent visuellement les changements générationels qu'on vécu les veuves en Inde.»

TF

Vrindavan, Inde, le 21 novembre 2013 | Amy Toensing

«Deux veuves se trouvent à l’entrée de l’ashram Merra Sehbhagini Mahila, un ashram gouvernemental soutenu par l’organisation Sulabh International. Ranjana (à gauche) et Lalita (à droite) sont des veuves qui résident dans l’ashram. Ces deux femmes représentent visuellement les changements générationels qu’on vécu les veuves en Inde.»

Vrindavan, Inde, le 21 mars 2016 | Amy Toensing

 

 «Les veuves des ashram aux environs de Vrindavan jouent avec des couleurs lors d'une célébration religieuse au temple Gopinath. L'événement est organisé par Sulabh International, qui tente de ramener les veuves dans la société –traditionnellement il est tabou pour les veuves de célébrer les vacances.»

TF

Vrindavan, Inde, le 21 mars 2016 | Amy Toensing

«Les veuves des ashram aux environs de Vrindavan jouent avec des couleurs lors d’une célébration religieuse au temple Gopinath. L’événement est organisé par Sulabh International, qui tente de ramener les veuves dans la société –traditionnellement il est tabou pour les veuves de célébrer les vacances.»

Calcutta, ouest du Bengale, Inde, le 8 avril 2016 | Amy Toensing

 

«Bisakha, 37 ans, est une veuve prostituée. Elle se lave avant d'aller travailler le soir dans le quartier Sonagachi où se trouve de nombreuses prostituées de Calcutta. Bisakha a été marriée à 13 ans et est devenue veuve à 27. Six mois après avoir perdu son mari, elle a déménagé de son village pour venir à Calcutta pour gagner de l'argent comme prostituée. Elle donne l'argent qu'elle gagne à ses parents et à sa fille de 10 ans. Ils vivent encore tous au village et ne savent pas qu'elle travaille comme prostituée.»

TF

Calcutta, ouest du Bengale, Inde, le 8 avril 2016 | Amy Toensing

«Bisakha, 37 ans, est une veuve prostituée. Elle se lave avant d’aller travailler le soir dans le quartier Sonagachi où se trouve de nombreuses prostituées de Calcutta. Bisakha a été mariée à 13 ans et est devenue veuve à 27. Six mois après avoir perdu son mari, elle a déménagé de son village pour venir à Calcutta pour gagner de l’argent comme prostituée. Elle donne l’argent qu’elle gagne à ses parents et à sa fille de 10 ans. Ils vivent encore tous au village et ne savent pas qu’elle travaille comme prostituée.»

Village de Rameswarpur, ouest du Bengale, Inde, le 10 avril 2016 | Amy Toensing

 

«Ganga Chowdhury, 62 ans, se lave dans un bassin de Maheshtala, un village au sud de Calcutta. Ganga vit dans une maison de bambou sur une terre héritée de sa mère. Ses frères vivent dans un immeuble juste à côté et lui ont dit qu'ils voulaient qu'elle parte. Ils veulent la terre sur laquelle elle vit. Ganga a été marriée à 15 ans et est devenue veuve à 20. Sa belle famille a essayé de l'empoisonner et l'a vendu pour des services sexuels. Sa mère l'a secourue et l'a ramené à la maison. Aujourd'hui elle survit avec 300 roupies que son plus jeune fils lui donne chaque mois et en faisant des petits boulots dans le village. Elle ne se rend à aucun événement familial, comme les mariages, parce qu'elle sait qu'une croyance dit que les veuves apportent des malheurs et qu'elle ne veut pas être tenue responsable si quelque chose arrive à la mariée alors qu'elle est présente au mariage.»

TF

Village de Rameswarpur, ouest du Bengale, Inde, le 10 avril 2016 | Amy Toensing

«Ganga Chowdhury, 62 ans, se lave dans un bassin de Maheshtala, un village au sud de Calcutta. Ganga vit dans une maison de bambou sur une terre héritée de sa mère. Ses frères vivent dans un immeuble juste à côté et lui ont dit qu’ils voulaient qu’elle parte. Ils veulent la terre sur laquelle elle vit. Ganga a été mariée à 15 ans et est devenue veuve à 20. Sa belle famille a essayé de l’empoisonner et l’a vendu pour des services sexuels. Sa mère l’a secourue et l’a ramené à la maison. Aujourd’hui elle survit avec 300 roupies que son plus jeune fils lui donne chaque mois et en faisant des petits boulots dans le village. Elle ne se rend à aucun événement familial, comme les mariages, parce qu’elle sait qu’une croyance dit que les veuves apportent des malheurs et qu’elle ne veut pas être tenue responsable si quelque chose arrive à la mariée alors qu’elle est présente au mariage.»

Tuzla, Bosnie-Herzégovine, le 7 juillet 2015 | Amy Toensing

 

«Hajra Catic, fondatrice et directrice de Femmes de Srebrenica (Zene Srebrenice), est assise sur le canapé des locaux de l'organisation à Tuzla. Les murs sont recouverts des photographies des hommes massacrés pendant la guerre. Ils étaient plus de 8.000. Les veuves en Bosnie peuvent se remarrier si elles n'ont pas d'enfants de leur premier mari.» 

TF

Tuzla, Bosnie-Herzégovine, le 7 juillet 2015 | Amy Toensing

«Hajra Catic, fondatrice et directrice de Femmes de Srebrenica (Zene Srebrenice), est assise sur le canapé des locaux de l’organisation à Tuzla. Les murs sont recouverts des photographies des hommes massacrés pendant la guerre. Ils étaient plus de 8.000. Les veuves en Bosnie peuvent se remarier si elles n’ont pas d’enfants de leur premier mari.» 

Province de Luweero, Ouganda, le 11 juin 2016 | Amy Toensing

 

«Solome Sekimuli, 54 ans, a perdu son mari Ben à cause du diabète une semaine plus tôt. Sa belle famille a immédiatement essayé de l'expulser de sa maison, un crime dont sont victimes 3 veuves sur 5 en Ouganda. Ils sont arrivés le jour de l'enterrement avec des outils agricoles en guise d'armes et ils ont demandé à tout le monde de partir. Ils l'ont ensuite menacé physiquement. La famille n'a pas contre-attaqué à cause des règles de hierarchie familiale. Deux des assaillants étaient des oncles paternels et personne n'a le droit de leur répondre. Solome a été mariée à son mari depuis 1979 alors qu'elle avait 17 ans et lui 19. Ils étaient meilleurs amis et sont tombés amoureux lorsqu'ils étaient adolescents et le sont restés toute leur vie.»

TF

Province de Luweero, Ouganda, le 11 juin 2016 | Amy Toensing

«Solome Sekimuli, 54 ans, a perdu son mari Ben à cause du diabète une semaine plus tôt. Sa belle famille a immédiatement essayé de l’expulser de sa maison, un crime dont sont victimes 3 veuves sur 5 en Ouganda. Ils sont arrivés le jour de l’enterrement avec des outils agricoles en guise d’armes et ils ont demandé à tout le monde de partir. Ils l’ont ensuite menacé physiquement. La famille n’a pas contre-attaqué à cause des règles de hierarchie familiale. Deux des assaillants étaient des oncles paternels et personne n’a le droit de leur répondre. Solome a été mariée à son mari depuis 1979 alors qu’elle avait 17 ans et lui 19. Ils étaient meilleurs amis et sont tombés amoureux lorsqu’ils étaient adolescents et le sont restés toute leur vie.»

Province de Mukono, Ouganda, le 20 juin 2016 | Amy Toensing

 

«Christine Namatovu est avec son fils Andrew dans sa maison. Elle a dû se battre pour la garder quand son mari est mort en juillet 2014. La mère, la tante et trois frères du défunt ont fermé à la clé la maison pour l'écarter et lui ont pris ses enfants. L'organisation International Justice Mission (IJM) l'a ensuite aidé à aller en justice pour tenter de récupérer ses enfants et sa maison. Si sa belle famille commet un nouveau crime, ils seront arrêtés et détenus pour deux ans.»

TF

Province de Mukono, Ouganda, le 20 juin 2016 | Amy Toensing

«Christine Namatovu est avec son fils Andrew dans sa maison. Elle a dû se battre pour la garder quand son mari est mort en juillet 2014. La mère, la tante et trois frères du défunt ont fermé à la clé la maison pour l’écarter et lui ont pris ses enfants. L’organisation International Justice Mission (IJM) l’a ensuite aidé à aller en justice pour tenter de récupérer ses enfants et sa maison. Si sa belle famille commet un nouveau crime, ils seront arrêtés et détenus pour deux ans.»

http://www.slate.fr/

Instagram censure la photo de son enfant, atteint du syndrome de Goldenhear


Je trouve ignoble que des photos plus qu’osées puissent se balader en toute liberté dans les réseaux sociaux et qu’un enfant ayant des handicaps sévères soient retirées parce qu’une certaine personne le trouvait probablement laid … C’est une discrimination. Je trouve important que ces enfants, et même des adulte puissent s’ouvrir au monde pour s’apercevoir qu’ils ne sont pas seuls. La maman de ce garçon semble avoir beaucoup d’amour pour son fils, quoi demander de mieux !
Nuage

 

Instagram censure la photo de son enfant, atteint du syndrome de Goldenhear

 

INSTAGRAM CENSURE LA PHOTO DE SON ENFANT, ATTEINT DU SYNDROME DE GOLDENHEAR

Instagram @ouralteredlife

«C’est le visage de mon fils et je suis fière de le mettre en avant.»

 

Ce mardi 12 septembre, Charlie Beswick est furieuse. Et le fait savoir sur les réseaux sociaux.

« Quelqu’un a signalé une photo de mon fils », écrit-elle sur Twitter. « Instagram a accepté ce signalement, en disant que cela ne respectait pas ses règles d’utilisation avant de la supprimer. »

Son fils, Harry, souffre du syndrome de Glodenhear, une maladie du développement rare qui touche les yeux, les oreilles et les vertèbres, avec parfois un retard mental. Son enfant n’a pas d’œil, d’orbite et d’oreille sur la moitié gauche de sa tête. Sa mâchoire est trop courte, il ne peut pas parler et souffre d’autisme. Opéré plus d’une dizaines de fois, il doit porter des prothèses d’œil et d’oreille, mais n’avait pas son faux œil sur la photo. Sur Instagram, la mère s’amusait :

« -Bonjour Harry ! Où est ton œil ? -Oh zut ! Je l’ai oublié à la maison ! -Quand ce n’est pas l’un, c’est l’autre ! »

Charlie Benswick précise sous la photo : « Avis à la personne qui a signalée la dernière image de mon fils qui ressemblait à ça. C’est son VISAGE. Si tu es choqué, poursuis ton chemin. Quelle honte! »

Originaire de Stoke-on-Trent, dans le nord de l’Angleterre, cette mère tient un blog sur cette vie familiale, marquée par le lourd handicap de son fils,

« Our altered life« . « J’apprécie sa différence », assume Charlie Benswick, comme le rapporte TheTelegraph.

Certaines personnes peuvent ne pas avoir envie de le voir, mais ce n’est pas à Instagram de le décider. Qu’Instagram décide que le visage d’Harry ne convient pas est répugnant. Je ressens cela comme une discrimination. C’est le visage de mon fils et je suis fière de le mettre en avant. »

Ce n’est pas la première fois que cela arrive à cette mère de deux enfants. Comme elle l’écrit sur son compte Instagram, une image de son fils avait déjà été retirée.

« Qu’est-ce que vous voyez quand vous regardez mon fils ? Moi je vois le sourire le plus beau, un cœur merveilleux et l’amour le plus pur. Malheureusement, comme je le craignais, une photo d’Harry sans son œil a été supprimée d’Instagram pour la seconde fois. J’ai été touchée par les soutiens reçus sur Twitter, qui demandaient les raisons de cette suppression. Depuis, Instagram a restauré la photo. Aucune explication ou excuse! Je suis contente de voir la photo de mon fils de retour là où elle a le droit de l’être, mais je sens que ces règles d’utilisation que le visage de mon fils ne respectaient pas doivent être modifiées. Son visage doit compter. Merci à tous ceux qui continuent de me soutenir. Cela représente beaucoup pour moi. »

Son tweet indigné a été partagé plus de 100.000 fois. Dans un mail envoyé à la mère d’Harry et dévoilé par le Telegraph, Instagram reconnaît que la photo a été retirée à tort.

« Nous avons restauré la photo, et prendrons les mesures nécessaires pour être certains qu’elle ne soit désormais plus supprimée. »

http://quebec.huffingtonpost.ca