Face à la colère de Trump, l’ambassadeur britannique aux États-Unis démissionne


Je ne connait pas la politique entre le Royaume-Uni et les États-Unis, mais je trouve pitoyable que l’ambassadeur Kim Darroch a donné sa démission suite à la colère de Doanld Trump pour l’avoir qualifié d’incompétent, instable et unique dans son dysfonctionnement. Donald Trump, ne ce gène pourtant pas a insulter et de manquer totalement de tact tout le monde qu’il n’aime pas ou qu’il ne sont pas de son avis. C’est Donald Trump qui devrait démissionner.
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Face à la colère de Trump, l’ambassadeur britannique aux États-Unis démissionne

L'ambassade du Royaume-Uni à Washington.... (PHOTO AP)

L’ambassade du Royaume-Uni à Washington.

PHOTO AP


CLARA WRIGHT
Agence France-Presse
Londres

Le courroux de Donald Trump a eu raison de l’ambassadeur britannique aux États-Unis Kim Darroch, qui a annoncé sa démission mercredi après la fuite de mémos diplomatiques peu flatteurs à l’égard du président américain.

Dans ses rapports publiés dans la presse samedi, Kim Darroch jugeait Donald Trump «instable» et «incompétent» et l’administration américaine «unique dans son dysfonctionnement».

Ces fuites ont provoqué une tempête : Donald Trump a assuré lundi qu’il n’aurait «plus de contact» avec Kim Darroch, qu’il a qualifié de «type très stupide», et a vertement critiqué la première ministre conservatrice sortante Theresa May qui a affiché son soutien au diplomate.

«Depuis la fuite de documents officiels provenant de cette ambassade, il y a eu beaucoup de spéculations sur mon poste et la durée de mon mandat d’ambassadeur. Je veux mettre fin à cette spéculation. La situation actuelle m’empêche de remplir mon rôle comme je le souhaiterais», a écrit le diplomate dans une lettre adressée à Simon McDonald, chef des services diplomatiques britanniques.

Theresa May a jugé «très regrettable» sa démission, mercredi lors de la séance hebdomadaire de questions au Parlement.

Kim Darroch

AFP

«Un bon gouvernement dépend de la capacité des fonctionnaires à donner des conseils francs et complets. Je veux que tous nos fonctionnaires aient la confiance nécessaire pour le faire», a ajouté la dirigeante dont les velléités de cultiver la «relation spéciale» avec les États-Unis ont subi un nouveau coup de canif.

Cette annonce a également provoqué un certain émoi quant à ses conséquences négatives sur la fonction diplomatique.

«Affaiblir notre pays»

«Si le Royaume-Uni ne peut pas protéger les communications diplomatiques et que cela coûte leur carrière aux gens alors que tout ce qu’ils font c’est exécuter les souhaits du gouvernement, nous allons voir la qualité de nos émissaires se dégrader, leur influence diminuer et cela affaiblira notre pays», a dénoncé Tom Tugendhat, président de la Commission parlementaire des Affaires étrangères.

Kim Darroch, 65 ans, est l’un des diplomates britanniques les plus expérimentés avec une carrière longue de 42 ans. Il était arrivé en poste à Washington en janvier 2016, avant la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. Perçu comme un europhile, il avait auparavant servi comme représentant permanent du Royaume-Uni à Bruxelles de 2007 à 2011.

Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a également «regretté» la démission de Kim Darroch qui «a rendu un service honorable et de qualité».

L’ex-chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, donné gagnant de la course pour remplacer Theresa May et qui vante ses «bonnes relations» avec Donald Trump, était très critiqué pour avoir refusé de défendre l’ambassadeur lors d’un débat télévisé mardi soir face à son concurrent, le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt. Ce dernier s’est dit «scandalisé» des fuites des rapports du diplomate.

Mercredi, M. Johnson a fini par dire regretter le départ d’un «diplomate exceptionnel».

«Tragédie personnelle»

Le chef du parti du Brexit, Nigel Farage s’est lui félicité de ce départ, estimant qu’il était «temps de nommer à ce poste un non partisan du maintien dans l’UE qui veut nouer un accord commercial avec l’Amérique».

Le gouvernement britannique espère en effet nouer un accord ambitieux avec Washington après le Brexit.

Londres a ouvert une enquête pour trouver le ou les responsables ayant permis la publication par le Mail on Sunday des rapports confidentiels et envisage des poursuites judiciaires.

«Nous poursuivrons le coupable avec tous les moyens à notre disposition», a déclaré mercredi Simon McDonald, devant la Commission des affaires étrangères.

Il a qualifié l’affaire du «plus grande violation de confiance» jamais rencontrée dans ses services. 

«C’est une tragédie personnelle pour un ami et un collègue», a-t-il ajouté. Et «c’est quelque chose qui nous fera réfléchir à nos façons de travailler», a-t-il souligné, encourageant les diplomates à «se montrer encore plus prudent sur la façon dont ils transmettent leurs informations les plus sensibles».

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Trump mérite-t-il le prix Nobel de la paix?


Il est vrai que Barak Obama a eu un prix Nobel qui a surpris bien des gens alors qu’il était à son premier mandat, mais que si Donald Trump a un jour un prix Nobel de la paix, se serait à mon avis une insulte lui qui prône le droit des armes en dépit des victimes chaque année aux États-Unis. Même si Kim Jong Un, promet une dénucléarisation et que les Corée Nord et Sud finissent par s’entendre, ce serait certes une bonne chose, mais de là à mérité le prix Nobel c’est insensé à cause de l’ensemble de ses propos et de ses décisions. Bref, cela serait vraiment désolant de rabaisser ce prix a ce Président
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Trump mérite-t-il le prix Nobel de la paix?

 

Donald Trump recevra-t-il le prix Nobel de la paix? © afp.

Source: AFP

Une décennie après Barack Obama, Donald Trump pourrait-il se voir décerner le prix Nobel de la paix pour sa gestion de l’épineux dossier nord-coréen?

L’idée même, poussée par une poignée d’élus républicains, fait bondir ses détracteurs aux Etats-Unis et au-delà. Et laisse nombre d’observateurs sans voix tant ce débat apparaît prématuré. Reste que cette petite musique est douce aux oreilles de l’homme d’affaires septuagénaire, arrivé au pouvoir sans la moindre expérience politique, militaire ou diplomatique et dont la soif de reconnaissance n’est plus à démontrer.

« C’est très gentil, merci. C’est très gentil », a-t-il répondu samedi, tout sourire, à ses partisans dans le Michigan qui scandaient « No-bel! No-bel! ». « Je veux juste faire le boulot », a-t-il ajouté, non sans avoir prononcé lui-même, ravi, le mot « Nobel », comme pour mieux le savourer.

« C’était très généreux de sa part de faire cette déclaration », a-t-il lancé mardi, depuis le Bureau ovale, évoquant les propos du président sud-coréen Moon Jae-in qui a laissé entendre que le locataire de la Maison Blanche pouvait avoir la prestigieuse récompense à sa place. « Le principal est d’y arriver », a-t-il aussi ajouté.

L’ouverture enregistrée sur la péninsule coréenne, l’approche d’un sommet entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, et l’hypothèse d’une éventuelle dénucléarisation – sur laquelle tout reste à faire – nourrissent de fait l’espoir d’un tournant historique dans cette partie du monde.

Mais aussi spectaculaires que soient les images et les symboles, nombre d’analystes soulignent qu’il est tôt, très tôt, trop tôt, pour spéculer sur l’issue des négociations en cours avec le régime dirigé d’une main de fer par la dynastie des Kim depuis près de 70 ans.

« Surréaliste »

Pour Aaron David Miller, ancien diplomate et négociateur dans plusieurs administrations démocrates comme républicaines, les discussions sur l’attribution du prix Nobel à Donald Trump ont un côté « surréaliste » tant elles sont prématurées. Mais « si la diplomatie va dans la bon sens », c’est un scénario « concevable », explique-t-il à l’AFP.

Sur le fond, ces spéculations renvoient au débat – passionné – sur le rôle exact du président américain dans l’ouverture diplomatique en cours. Des deux côtés, les raisonnements sont poussés jusqu’à l’absurde: soit en affirmant que le président des Etats-Unis Trump n’a joué aucun rôle dans ce qui ce se passe sur la péninsule coréenne, soit en lui attribuant absolument tous les mérites de l’évolution en cours.

Au-delà d’un climat politique dans lequel « il est devenu quasiment impossible pour un parti de saluer les succès d’un autre », la personnalité de Trump, et « son incapacité à penser en termes de ‘nous’ plutôt que ‘je' », renforce encore les antagonismes, relève Aaron David Miller. « L’aversion des démocrates à l’idée qu’il se voit attribuer le Nobel est étroitement mêlée à leur aversion pour lui », souligne-t-il.

Pour les fervents partisans de Donald Trump, le sommet historique à venir, totalement inimaginable il y a quelques mois, est la preuve que ce président au style volontiers abrupt peut casser les codes, faire bouger les lignes, réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

Un groupe d’une vingtaine d’élus républicains a adressé mercredi un courrier au comité norvégien du Nobel, lui demandant d’examiner le cas de Donald Trump pour 2019 en reconnaissance de « son travail sans relâche pour apporter la paix dans le monde ».

Pour ses farouches opposants, à l’inverse, les actes de sa jeune présidence, sa remise en cause de nombre de piliers du multilatérisme, mais aussi ses mots, son style, ses diatribes, devraient le disqualifier par avance dans la course au Nobel.

Roosevelt, Wilson, Carter et Obama

L’attribution du célèbre prix à son prédécesseur démocrate, Barack Obama, quelques mois seulement après sa prise de fonctions, avait suscité la surprise, et de vives réactions. « Je suis au début, et non à la fin, de mes travaux sur la scène mondiale« : lançait-il le 10 décembre 2009 à Oslo, reconnaissant d’entrée « la controverse considérable » suscitée par cette récompense surprenante à l’aube de son premier mandat.

Au-delà de Barack Obama, trois autres présidents américains ont déjà reçu le prestigieux prix: Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson et Jimmy Carter. Dans l’attente du sommet Trump-Kim, et des tractations diplomatiques – longues et difficiles – qui s’annoncent, certains optent pour l’humour

. Dans le Washington Post, l’éditorialiste Dana Milbank s’est amusé à imaginer le discours d’acceptation de Donald Trump, le 10 décembre 2018 à Oslo, reprenant ses tics de langage. « Ceux qui me détestent et qui mentent disent que je ne mérite pas cette récompense. (…) Faux! J’ai été vraiment très intelligent quand j’ai fait la paix avec Rocket Man. En le traitant de petit et gros et en disant que je le détruirais complètement par le feu et le colère avec mon gros bouton nucléaire, je l’ai forcé à négocier ».

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