Des conditions propices à la vie sur une lune de Saturne


Sur l’ Encelade, une des lunes de Saturne, la sonde Cassini à découvert dans des vapeurs dégager de cette lune qu’il y aurait des éléments propice à la vie.
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Des conditions propices à la vie sur une lune de Saturne

 

Photo : NASA

La sonde américaine Cassini a détecté de l’hydrogène dans un panache de vapeur émanant de fissures dans l’épaisse couche de glace d’Encelade, une lune de Saturne.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Selon la NASA, des réactions hydrothermales entre des roches chaudes et l’océan se trouvant sous la surface gelée de la lune sont la seule source plausible de la présence de cet hydrogène.

Bien que nous n’ayons pas détecté la vie, nous avons trouvé une source d’alimentation de la vie. Hunter Waite, Southwest Research Institute

Sur la Terre, ce processus procure l’énergie aux écosystèmes qui se développent à proximité des cheminées hydrothermales au fond des océans où il y a une activité volcanique.

Cette illustration montre la sonde Cassini traversant un geyser dans la région du pôle Sud d’Encelade.   Photo : NASA/JPL-Caltech

Les instruments de la sonde ont détecté cet hydrogène moléculaire en 2015, lorsqu’elle avait traversé un geyser en s’approchant à environ 50 kilomètres de la surface du pôle Sud d’Encelade.

Les analyses montrent que la vapeur et les particules observées à ce moment contenaient jusqu’à 1,4 % d’hydrogène et 0,8 % de dioxyde de carbone. Ces éléments sont essentiels à la méthanogénèse, une réaction chimique permettant sur Terre à des microbes de vivre dans des profondeurs océaniques que les rayons du Soleil ne peuvent atteindre.

Cette observation représente une percée importante pour évaluer l’habitabilité d’Encelade. Jeffrey Seewald, Woods Hole Oceanographic Institution

Par le passé, Cassini avait déjà détecté sur Encelade la présence d’un vaste océan sous une épaisse couche de glace au fond duquel se trouve un socle rocheux. La sonde est en orbite autour de Saturne depuis 2004.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans la revue Science.

Cassini quittera l’orbite de Saturne le 15 septembre pour plonger dans son atmosphère tout en envoyant ses dernières données sur les champs magnétiques. Elle révélera même la composition de son atmosphère, encore méconnue, avant de se consumer, telle une météorite, et de disparaître à jamais.

Saviez-vous que?

Les températures à la surface d’Encelade sont de l’ordre de -193 degrés Celsius. Toutefois, près des failles, celles-ci montent à -133 degrés Celsius. Cela laisse supposer que son intérieur pourrait être plus chaud. Avec la présence d’eau, deux des conditions nécessaires à la présence de la vie sont réunies, même si les scientifiques estiment que celle-ci pourrait n’être que microbienne.

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Le réchauffement climatique va rendre vos voyage en avion encore plus pénibles


Avec les changements climatiques, ceux qui ont peur de voyager en avion, seront encore plus anxieux. Il semble en effet que les turbulences plus importantes pourraient être en augmentation et qui malheureusement, du moins pour le moment, sont imprévisibles
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Le réchauffement climatique va rendre vos voyage en avion encore plus pénibles

 

Un Boeing 737-800 de la compagnie Eastern Air Lines atterrissant, le 19 décembre 2014 à l'aéroport de Miami en Floride | JOE RAEDLE / AFP

Un Boeing 737-800 de la compagnie Eastern Air Lines atterrissant, le 19 décembre 2014 à l’aéroport de Miami en Floride | JOE RAEDLE / AFP

Repéré par Galaad Wilgos

Repéré sur Quartz

 

 

 

 

Il se peut que l’un des autres effets secondaires du réchauffement climatique soit des voyages en avion plus turbulents.

Tout le monde a un jour été saisi de la peur d’un accident d’avion à cause des turbulences. On se cramponne à son siège, on essaie de boire le fond du mauvais vin donné en cabine, et on regarde régulièrement à la fenêtre si l’on peut. Mauvaise nouvelle: d’après un article de Quartz, cela risque de se répéter de plus en plus souvent à cause du réchauffement climatique.

En effet, une plus grande présence de dioxyde de carbone dans l’atmosphère peut altérer les courants-jets, c’est-à-dire des «vents qui soufflent d’ouest en est en haute troposphère, aux confins de la tropopause», précise le site Futura-sciences. «L’ordre de grandeur de leurs dimensions est de quelques kilomètres en épaisseur, quelques centaines de kilomètres en largeur et plusieurs milliers de kilomètres en longueur», continue le site de Météo France.

Ces courants-jet sont souvent les responsables de ce qu’on appelle les «turbulences en air clair», qui peuvent prendre les pilotes par surprise. Les courants-jets se forment dans des zones de grand différentiel de température, et les vents sont d’autant plus puissants que ces différences sont grandes. Or, une étude publiée à l’Advances in Atmospheric Sciences le 6 avril, réalisée par Paul Williams, scientifique à l’University of Reading, a démontré que la prévalence des turbulences aériennes allait augmenter entre 36% et 188%. C’est en se basant sur des modèles informatiques ainsi que 21 unités de mesures de la turbulence, à une altitude de 12 kilomètres (39000 pieds) où viennent voler généralement les avions, qu’il est arrivé à de telles statistiques.

Les compagnies aériennes et les passagers ont des raisons de s’inquiéter, selon Quartz. En soulignant que les turbulences aériennes sont la cause principale de blessures dans les accidents d’avion qui ne sont pas mortels, d’après l’International Air Transport Association, un groupe industriel qui représente les compagnies aériennes.

Si les petites turbulences ne sont pas dangereuses, celles qui sont si sévères qu’elles pourraient «catapulter des passagers non-ceinturés ainsi que l’équipe» un peu partout dans l’avion pourraient augmenter de 149%.

Or, les pilotes ne peuvent pas «simplement» éviter ces turbulences, en particulier celles en air clair qui arrivent généralement sans prévenir. Pour résoudre ce problème, les pilotes communiquent aux autres capitaines sur les conditions météorologiques –mais les passagers des petits avions subissant bien plus violemment les chocs aériens que ceux des grands. L’autre solution serait d’avoir de meilleurs capteurs d’avions pour collecter des données plus objectives sur les potentielles turbulences, afin de les utiliser pour faire des prédictions en temps réel. Americain Airlines et Alaska Airlines expérimentent cela en ce moment.

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Plus du quart des décès des jeunes enfants dû à la pollution


Nous voulons le mieux pour nos enfants et nos petits enfants, alors pourquoi nous laissons en héritage autant de pollution, de manque d’hygiène, des déchets électroniques et électriques qui causent de grands dommages à nos descendants
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Plus du quart des décès des jeunes enfants dû à la pollution

 

Plus du quart des décès d'enfants de moins de cinq ans est attribuable à la... (Photo archives AFP)

PHOTO ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
Genève

Plus du quart des décès d’enfants de moins de cinq ans est attribuable à la pollution de l’environnement, indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans deux rapports publiés lundi.

Chaque année, les risques environnementaux – pollution de l’air intérieur et extérieur, tabagisme passif, insalubrité de l’eau, manque de moyens d’assainissement et hygiène insuffisante – entraînent le décès de 1,7 million d’enfants de moins de cinq ans dans le monde, explique l’OMS dans un communiqué.

Parmi eux, 570 000 enfants meurent d’infections respiratoires (par exemple, de pneumonie) attribuables à la pollution de l’air intérieur et extérieur et au tabagisme passif, et 361 000 autres meurent de maladies diarrhéiques à cause d’un accès insuffisant à l’eau potable et aux moyens d’assainissement et d’hygiène.

«Un environnement pollué est mortel, en particulier pour les jeunes enfants», a déploré la Dre Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, citée dans le communiqué.

«Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air et de l’eau, car leurs organes et leur système immunitaire sont en cours de développement et leur organisme notamment leurs voies respiratoires sont de petite taille», a-t-elle ajouté.

Selon l’OMS, une grande partie des maladies qui sont les principales causes de décès d’enfants âgés d’un mois à cinq ans – maladies diarrhéiques, paludisme et pneumonie – pourrait être évitée grâce à des interventions dont «on sait qu’elles réduisent les risques environnementaux, tels que l’accès à l’eau potable et l’utilisation de combustibles propres pour la préparation des repas».

L’OMS explique ainsi que les décès dus au paludisme pourraient être évités en réduisant le nombre de gîtes larvaires de moustiques ou en couvrant les réservoirs d’eau potable.

De nouveaux dangers menacent aussi la santé des enfants.

Ainsi, les nouveaux dangers environnementaux, tels que les déchets électroniques et électriques – comme les téléphones portables usagés – qui ne sont pas correctement recyclés, exposent les enfants à des toxines qui peuvent entraîner une diminution des aptitudes cognitives, un déficit de l’attention, des lésions pulmonaires ou encore un cancer, selon les experts.

D’après l’OMS, la quantité de déchets électroniques et électriques aura augmenté de 19 % entre 2014 et 2018, pour atteindre 50 millions de tonnes.

Pour sa part, le changement climatique fait augmenter les températures et les niveaux de dioxyde de carbone, ce qui favorise la production de pollen, associée à une augmentation des taux d’asthme chez l’enfant.

En 2016, l’OMS avait déjà indiqué que près d’un quart des décès dans le monde, toutes populations confondues, découlent d’une cause liée à l’environnement au sens large qui va de la pollution aux accidents de la route.

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On a découvert une forêt tropicale au pôle nord


Quelque part en Norvège, il y a un endroit que l’on conserve des semences qui proviennent de partout dans le monde. Et dans cette même région qu’une forêt est sortie du passé de quelque 400 millions d’années.
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On a découvert une forêt tropicale au pôle nord

 

Représentation de la forêt du Svalbard. Dr Chris Berry - Cardiff University

Représentation de la forêt du Svalbard. Dr Chris Berry – Cardiff University

Par Joël Ignasse

Des chercheurs britanniques ont déterré d’anciennes forêts fossiles sous les glaces de l’Arctique. Elles sont vieilles de 400 millions d’années.

SVALBARD. Des forêts fossilisées, avec des souches d’arbres intactes, ont été découvertes au Svalbard, un archipel norvégien situé dans l’océan Arctique. Elles ont été identifiées et décrites par Chris Berry, membre de l’école de la Terre et dessciences océaniques de l’Université de Cardiffdans la revue Geology.

« Ces forêts fossiles nous montrent à quoi ressemblaient la végétation et les paysages dans la région de l’Equateur il y a 380 millions d’années, alors que les premiers arbres commençaient à apparaître sur Terre », explique Chris Berry.

À l’époque, les terres qui forment actuellement le Svalbarg étaient effectivement situées pratiquement sur la ligne de passage de l’Equateur, avant que la dérive des continents ne les entraîne vers le grand nord.

Les arbres lycopodes, acteurs d’un changement climatique majeur

Représentation artistique de la forêt de lycopodes. Crédit Chris Berry, Cardiff University.

Les chercheurs ont analysé des dizaines de pièces fossiles afin de déterminer à quoi ressemblait la forêt il y a 380 millions d’années, au Dévonien. Leurs résultats indiquent qu’elle était majoritairement composée d’arbres lycopodes : ils atteignaient probablement quatre mètres de hauteur et poussaient serrés les uns contre les autres avec un écart d’environ 20 centimètres entre chaque plant.

GRENIER.

« Au cours de la période du Dévonien, il est largement admis qu’il y a eu une énorme baisse du niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère » poursuit Chris Berry.

Cette forte diminution de la concentration en CO2 a provoqué une chute des températures et probablement une période de glaciation rapide qui est une des causes de l’extinction du Dévonien. Celle-ci a vu la disparition du trois quarts des espèces peuplant la planète.

« L’évolution de la végétation et l’apparition d’arbres de grande taille est la cause la plus probable de cette baisse spectaculaire de dioxyde de carbone. Les plantes absorbent en effet le CO2 par photosynthèse pour fabriquer leurs tissus » explique le chercheur. Le Svalbard est actuellement un des territoires peuplés situé le plus au nord de la planète (environ 2500 habitants vivent là-bas). C’est aussi le lieu où sont stockées des centaines de milliers de semences dans le cadre de l’initiative de préservation de la biodiversité Global Seed Vault. »

C’est incroyable d’avoir découvert une des premières forêts de l’histoire à l’endroit même actuellement utilisé pour sauvegarder la biodiversité de la Terre » conclut Chris Berry.

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Comme les humains, les rivières respirent


Les rivières qu’elles aient un débit rapide ou très faible, elles sont vivantes, car tout l’être humain, les rivières respirent. Il devient donc évident de prendre en compte les rivières pour les pronostics du changement climatiques
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Comme les humains, les rivières respirent

 

Chutes de la rivière Avich en Ecosse. Keth Fergus/Scottish Viewpo/Rex

Chutes de la rivière Avich en Ecosse. Keth Fergus/Scottish Viewpo/Rex

Par Sylvie Rouat

Les rivières ont une étrange similarité avec les humains : elles relâchent davantage de dioxyde de carbone lors d’un effort ! Autrement dit lorsqu’elles ont un débit plus rapide.

 

« RESPIRATION ». Quel est le point commun entre un être humain et une rivière ? Sa respiration !  Pour la première fois, des chercheurs britanniques de l’Université de Glasgow ont démontré qu’à l’instar des hommes – dont les poumons relâchent davantage de gaz carbonique lors d’un effort physique –  les rivières les plus rapides relâchent également davantage de gaz que les cours d’eau paresseux.

L’étude publiée dans leJournal of Geophysical Research : Biogeosciences est fondée sur l’observation durant plusieurs années de rivières situées dans deux régions d’Ecosse et quatre régions d’Amazonie péruvienne. Les chercheurs ont évalué « la respiration » des rivières grâce à des analyseurs de gaz à infrarouge qui quantifiaient la quantité de dioxyde de carbone relâchée. Dans le même temps, un débitmètre mesurait la vitesse du courant. Conclusion : le relargage du carbone dans l’atmosphère est intimement lié au débit. Quelle que soit leur localisation, en Ecosse ou en Amazonie, le fonctionnement est le même : plus les rivières sont rapides, plus elles émettent du gaz carbonique.

La quantité de CO2 relarguée par les rivières : jusqu’à 2000 milliards de kilogrammes de carbone par an

Ce carbone présent dans les rivières a de nombreuses origines parmi lesquelles la matière organique des sols érodés par les courants et dissous en limon dans l’eau. Il est charrié jusqu’aux océans qui le stockent ensuite sur le long terme. Mais en chemin, une partie est donc relâchée dans l’atmosphère. En effet, plus un flux d’eau est turbulent, plus la couche de frontière dans laquelle est capturé le dioxyde de carbone est perturbée et plus il y a de diffusion moléculaire à l’interface air-eau, ce qui facilité la fuite du gaz carbonique. Selon les estimations des chercheurs, la quantité ainsi relarguée peut atteindre jusqu’à deux mille milliards de kilogrammes de carbone par an. Cette étude ajoute un nouveau rouage au cycle très complexe du carbone qui se partage entre êtres vivants, terres émergées, océans, plans d’eau et atmosphère. Mieux le comprendre est essentiel pour anticiper l’impact des activités humaines sur le climat global. Mais le rôle des rivières dans le relâchement du carbone dans l’atmosphère avait jusqu’à ce jour  été délaissé ! Les modèles devront désormais en tenir compte.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les verres d’eau ont un drôle de goût le lendemain matin


Buvez-vous de l’eau la nuit ? Si vous buvez de l’eau dans un verre qui est resté sur la table de chevet, vous remarquerez qu’elle n’a pas le même goût. La raison ? Tout est question de chimie
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Pourquoi les verres d’eau ont un drôle de goût le lendemain matin

 

Verres d'eau | Derek Gavey via Flickr CC License by

Verres d’eau | Derek Gavey via Flickr CC License by

Exposée à l’air libre, l’eau devient impure au bout de trente minutes.

Vous avez laissé un verre d’eau sur votre table de chevet, et, le lendemain matin, quand vous en reprenez une gorgée, il a un drôle de goût. La différence est subtile, difficile à décrire. Disons qu’elle semble moins bonne

Le site Wired a interrogé des scientifiques pour savoir pourquoi. Pour Susan Richardson, chimiste à l’université de Caroline du Sud, le premier facteur est le chlore. L’eau du robinet est traitée au chlore pour éliminer les agents pathogènes. Mais celui-ci est très volatile, et il se dissipe rapidement dans l’air. Ce qui change le goût de l’eau.

Température idéale: 15°C

Autre explication: les changements chimiques à l’œuvre quand une eau est exposée longtemps à l’air. Elle va absorber de petites quantités de dioxyde de carbone, qui va se transformer en acide carbonique. Ce qui abaisse le pH de l’eau et la rend un peu plus acide. 

«C’est très difficile de garder une eau pure pendant longtemps. Dans mon labo, ça m’a rendue folle!» ajoute la chimiste.

Au bout d’une trentaine de minutes, l’eau commence à changer.

Enfin, dernier facteur déterminant: la température.

«Ce sont les mêmes changements qu’une bière chaude par rapport à une bière froide», résume Susan Richardson.

Une bière restée longtemps hors du frigo gagne en acidité, l’arôme du houblon devient plus fort, tout s’amplifie. Quand l’eau se réchauffe jusqu’à la température ambiante, elle révèle elle aussi son «bouquet». Quelle est la température idéale pour apprécier ce bouquet comme celui d’un bon vin? Wired est allé interroger un sommelier de l’eau (oui, c’est un métier qui existe à Los Angeles) et il est formel: 15°C.

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La Terre a énormément changé en à peine 15 ans: regardez les GIF de la Nasa


La Terre est en continuelle évolution, elle change au cours des millénaires, mais nous accélons les changements par nos activités. Que sera l’avenir au cours de ce siècle ?
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La Terre a énormément changé en à peine 15 ans: regardez les GIF de la Nasa

 

La fonte annuelle des glaces. Photo fournie par la NASA.

En 1999, la Nasa lançait son satellite Terra en orbite autour de la planète. Quinze ans après, les images qu’elle a collectées sont fascinantes… et inquiétantes.

Terra ne devait être utilisé que pendant six ans au début. Aujourd’hui, le satellite de la Nasa est toujours au-dessus de nos têtes, au milieu des 1.200 autres machines en orbite autour de la Terre, comme le rappelle Quartz.

Et les données, que la Nasa a mises en ligne sous forme de GIF et de photos le 18 décembre, sont très importantes (et valent donc le coup que l’on en parle, même avec un peu de retard). Elles permettent de réaliser comment la Terre évolue tout au long de l’année, mais aussi comment l’Homme l’a profondément et irrémédiablement transformée.

Par exemple, le GIF ci-dessous montre le cycle de la présence de dioxyde de carbone (CO2) sur Terre, dont les émissions sont en partie responsable de la pollution. On voit le CO2 s’accumuler dans le nord durant l’hiver et le printemps, avant d’être absorbé (en partie) par la photosynthèse des plantes durant l’été.

Dans le même genre, on peut observer l’évolution de la végétation tout au long de l’année autour du globe. La Nasa s’est appuyée sur les relevés d’absorption de dioxyde de carbone fournis par le satellite pour comprendre la répartition de la photosynthèse. Ainsi, plus la zone est verte, plus le satellite y a détecté de forts taux d’absorption, et plus il y a de végétaux.

Mais l’un des points les plus importants concerne la diminution drastique des glaces d’été dans l’Arctique.

Dans les images ci-dessous, prises entre 2000 et 2014, «les zones bleues montrent les endroits où la glace a diminué, et les zones rouges les endroits où l’absorption des radiations solaires a augmenté», explique la Nasa.

Etant donné l’étendue de l’absorption des radiations solaires par la glace, on peut présager des fontes encore plus dramatiques dans les années à venir.

«Les températures ont augmenté (dans cette zone, NDLR) deux à trois fois plus rapidement dans la dernière décennie que dans n’importe quel autre endroit de la planète», ajoute la Nasa.

Une bonne nouvelle pour finir, du moins pour les Américains: la qualité de l’air s’est améliorée entre 2005 et 2011. Notamment grâce aux restrictions décidées par le gouvernement et les limitations mises en place au sein des centrales nucléaires.

Les autres images fournies par Terra sont toutes aussi impressionnantes: les incendies géants en Afrique, la fonte des glaces annuelle, un banc de plancton géant au large de l’Islande… entre autres. Pour voir le reste des images fournies par la Nasa, c’est ici.

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Pourquoi il faut s’inquiéter de voir des trous se former en Sibérie


Un mystérieux trou est apparu en Sibérie et puis un autre pas trop loin s’est formé, mais, le phénomène est compris et serait un autre signe du réchauffement climatique
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Pourquoi il faut s’inquiéter de voir des trous se former en Sibérie

 

Vue du premier trou découvert en Sibérie | Crédit : Service de presse du gouverneur YaNAO / Marya Zulinova

Après la découverte d’un second trou géant dans le sol sibérien, le mystère s’éclaircit mais ce qu’il annonce est inquiétant. Ce nouveau trou se situe à environ 50 km du premier découvert à la mi-juillet 2014, il est légèrement plus petit que le précédent (pour mémoire, le premier trou observé faisait environ 30 mètres de diamètre pour 50 à 70 mètres de profondeur).

Mysterious Universe qui rapporte la découverte cite Anna Kurchatova, une scientifique qui travaille dans la région:

«Le réchauffement climatique accélère de manière alarmante la fonte des glaces souterraines, ce qui a pour effet de relâcher du gaz à la manière de l’ouverture d’un bouchon de champagne.»

Ces découvertes soulèvent deux problèmes.

Le premier est qu’elles sont des indicateurs visibles du réchauffement climatique, car ces trous se trouvent au niveau du pergélisol (une zone constamment recouverte de glace et de neige) qui perd aujourd’hui du terrain.

Le second est plus alarmant. Le gaz qui est libéré dans l’atmosphère lors de la formation de ces trous est du méthane (CH4). Au même titre que le dioxyde de carbone, le CH4 est un gaz à effet de serre. Mais son potentiel de réchauffement global est 21 fois supérieur au CO2. On entre alors dans un cercle vicieux: de plus en plus de méthane est dégagé dans l’atmosphère ce qui augmente les températures, donc le pergélisol se réduit et de nouvelles poches de méthane éclatent, ainsi de suite.

Les chercheurs ne sont pas étonnés de ces découvertes. Sur Slate.fr, Michel Alberganti relayait dès janvier 2012 les résultats d’une étude internationale sur le pergélisol (ou permafrost en anglais):

«Les chercheurs estiment que leurs travaux montrent que les rejets de carbone issus du permafrost seront plus rapides que ceux prévus par les modèles actuels. Selon les dernières estimations, les quelque 18,8 millions de km2 de sols gelés dans le grand Nord retiennent environ 1.700 milliards de tonnes de carbone organique. Soit deux fois la quantité qui est présente dans l’atmosphère aujourd’hui.»

Ces trous ne doivent donc pas être vus comme une démonstration de la «loi de la nature» mais plutôt comme un nouveau signal d’alarme sur les risques climatiques.

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Les poissons perdent leur instinct de survie quand les océans s’acidifient


L’acidification des océans sera dramatique pour beaucoup d’animaux marins, comme les mollusques, les crustacées, les coraux … Des poissons ne pourront s’adapter et se donneront sans le vouloir à leurs prédateurs. Cela aura de grandes répercussions autant dans les eaux que sur la terre
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Les poissons perdent leur instinct de survie quand les océans s’acidifient

 

Récifs coralliens où le CO2 est plus élevé, en raison d'une activité volcanique

Récifs coralliens où le CO2 est plus élevé, en raison d’une activité volcanique Photo :  Australian Institute of Marine Science/Katharina Fabricius

L’acidification des océans, causée par les changements climatiques, réduirait l’instinct de survie des poissons, allant même jusqu’à leur faire développer une attirance pour leurs prédateurs, selon une étude publiée lundi.

Des scientifiques australiens et américains ont mené des recherches au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans des récifs coralliens dotés d’eaux plus acides que la moyenne en raison d’une activité volcanique sous-marine.

Ils y ont observé un comportement à risque des petits poissons.

« Les poissons évitent en général l’odeur d’un prédateur, ce qui est logique », explique le professeur Philip Munday, de l’université australienne James Cook, à l’Agence France-Presse. Mais les poissons dans ces eaux acides « commencent à être attirés par cette odeur, ce qui est incroyable », poursuit-il.

« Ils nageaient par ailleurs plus loin de leur abri, ils étaient plus actifs […], accroissant ainsi le risque pour leur survie, car ils sont plus facilement repérables par un prédateur », ajoute le scientifique, dont les travaux paraissent dans la revue Nature Climate Change.

Environ 30 % du dioxyde de carbone (CO2) relâché dans l’atmosphère est absorbé par l’océan, ce qui accroît l’acidité des eaux. Les eaux étudiées dans le cadre de cette recherche ont un taux d’acidité comparable au taux prévu à la fin du siècle dans la plupart des mers du monde.

Bien qu’ils vivent dans ce milieu depuis leur naissance, les poissons semblent avoir échoué à s’adapter aux conditions d’acidité, selon le professeur Munday. « Ils ne semblent pas s’adapter pendant leur durée de vie », souligne le scientifique.

L’acidification est une menace pour plusieurs animaux marins. L’effet le plus direct s’exerce sur la croissance de ceux ayant un squelette et une carapace faite de carbonate de calcium, tels que les mollusques et crustacés, les coraux de grands fonds, le phytoplancton et le zooplancton.

Les recherches ont été menées par le centre de recherches sur les coraux de l’université James Cook, l’Institut australien de science marine, la National Geographic Society et l’Institut de technologie de Georgie.

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Les champignons, héros de la lutte contre le changement climatique


La nature est prête pour aider la Terre a confronté les changements climatiques si l’être humain lui laissait ses armes. Des études ont démontré la force des forêts en absorbant le CO2 en les reléguant aux champignons. Mais si nous détruisons les forêts sans attendre qu’elle puisse se régénérer, il sera plus difficile pour l’homme se changer les choses
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Les champignons, héros de la lutte contre le changement climatique

 

Les champignons jouent un rôle majeur dans la lutte contre le changement climatique

C’est ce que nous dévoile une étude menée par des chercheurs au sein des forêts suédoises. Selon cette dernière près de 70% du dioxyde de carbone stocké par les arbres se retrouverait en fait dans les champignons qui poussent à leur pied.

Chacun de nous se souvient de ses cours de biologie ou encore de sciences de la vie et de la terre (pour les plus jeunes d’entre nous) au collège ou au lycée, et plus particulièrement du processus dit de photosynthèse. Petit rappel pour ceux qui auraient mauvaise mémoire : pendant la photosynthèse, les arbres et autres plantent absorbent puis stockent une partie du CO2 contenu dans l’atmosphère. Ainsi ils participent grandement à la lutte contre le changement climatique.

Une question restait néanmoins en suspens. Que font les arbres de ce CO2 une fois qu’ils l’ont absorbé ? L’énergie produite par ce processus de photosynthèse devait se retrouver dans les feuilles de ces mêmes arbres, mais également dans la flore de la forêt où ils évoluent. Une équipe de chercheurs a voulu aller plus loin et a fait une découverte étonnante. En étudiant les forêts suédoises, parmi les plus vastes d’Europe, ils ont ainsi découvert que la plus grande partie de ce CO2 se retrouvait dans les champignons qui poussent aux pieds des arbres.

Les champignons sont donc propulsés nouveaux héros de la lutte contre le changement climatique. Cela vient conforter, si cela était encore nécessaire, le fait que la préservation de la nature est la meilleure manière de combattre le changement climatique. Ce qui ne veut pas dire que les champignons doivent faire, seuls, tout le boulot… L’espèce humaine doit s’adapter et parvenir à réduire sensiblement ses émissions de dioxyde de carbone.

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