Les plumes sont apparues des millions d’années avant les oiseaux


Quand on parle d’animaux à plumes, on parle d’oiseau, mais cela n’a pas toujours été le cas. Il semble en effet, que les plumes seraient apparues beaucoup plus tôt que les scientifiques croyaient. Les dinosaures dont le ptérosaure aurait des plumes, bien sûr, il ne pouvait pas voler, mais les plumes servaient une isolation protectrice.
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Les plumes sont apparues des millions d’années avant les oiseaux

Nathalie Mayer
Journaliste

Les chercheurs ont longtemps pensé que les plumes représentaient l’innovation qui avait permis aux oiseaux d’apprendre à voler. Mais les preuves s’accumulent aujourd’hui d’une apparition bien plus précoce des plumes dans l’histoire de la vie.

Comme les dinosaures, les ptérosaures ont disparu il y a 66 millions d’années. Ces reptiles volants semblent avoir été les premiers animaux, après les insectes, à investir le ciel. Longtemps, les scientifiques les ont pensé couverts d’une fourrure. Aujourd’hui, une étude a révélé qu’au moins certains d’entre eux portaient des plumes. De quoi situer l’apparition des plumes à environ 250 millions d’années, largement en amont de celle des oiseaux.

Rappelons que l’archaeopteryx est considéré comme le plus vieil oiseau jamais retrouvé. Il vivait à la fin du Jurassique, soit il y a quelque 150 millions d’années. Tous les fossiles connus de l’archaeopteryx présentent une diversité de plumes : des plumes en duvet sur le corps par exemple, et des plumes plus longues sur les ailes.

Mais, depuis le milieu des années 1990, les chercheurs soupçonnaient déjà que certains dinosaures aient pu porter des plumes. Pourtant, il semblait bien s’agir uniquement de dinosaures proches des oiseaux sur l’arbre phylogénétique qui établit les relations de parenté entre les différents groupes d’êtres vivants. Des dinosaures qui vivaient il y a environ 200 millions d’années.

Une reconstitution du ptérosaure étudié avec ses quatre types de plumes différents. © Yuan Zhang, Université de Nankin

Une reconstitution du ptérosaure étudié avec ses quatre types de plumes différents. © Yuan Zhang, Université de Nankin

Des plumes pour se remettre d’une extinction de masse

Puis, c’est un dinosaure découvert en Russie, le kulindadromeus, qui est encore venu modifier la donne. 

« Il était incroyablement bien conservé et nous lui avons découvert des plumes sur tout le corps », raconte Maria McNamara, chercheur à l’University College Cork (Irlande).

À la grande surprise des scientifiques, car ce dinosaure-là était bien éloigné de la branche des oiseaux sur l’arbre phylogénétique.


Les dinosaures, les ptérosaures et leurs ancêtres portaient déjà des plumes

Aujourd’hui, les chercheurs estiment que les dinosaures, les ptérosaures et leurs ancêtres portaient déjà des plumes. Celles-ci seraient apparues après l’extinction massive du Permien-Trias, pour faciliter les évolutions physiologiques et écologiques et afin de former, pour ces animaux, une couche isolante protectrice. Les autres fonctions de plumes — des fonctions d’apparat ou de vol — auraient vu le jour une centaine de millions d’années plus tard.

Leurs conclusions s’appuient sur les travaux d’une spécialiste du développement des plumes de l’université de Grenoble (France). Selon elle, le même réseau de régulation du génome régit le développement des écailles des reptiles, des poils des mammifères et des plumes des oiseaux. Ainsi, les plumes ont effectivement pu évoluer très tôt.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les plumes sont caractéristiques des oiseaux de nos jours.

  • Mais des preuves existent aujourd’hui que les plumes étaient déjà répandues parmi les dinosaures et même parmi les ptérosaures, des reptiles volants vivant il y a 250 millions d’années.

  • Les plumes seraient alors apparues à des fins de protection.

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Le Saviez-Vous ► Godzilla, le monstre fictif qui représente nos craintes bien réelles


Avec le nouveau film de Godzilla, des chercheurs se sont intéressés au personnage fictif par son évolution depuis sa création en 1954. Cette année-là, le Japon a voulu relier ce monstre de la crainte de l’arme nucléaire. À cette époque, il mesurait 50 mètre et celui de 2019 mesure maintenant 120 mètre. Au cours des années les craintes on évoluer aussi et Godzilla semble représenter les peurs qui étrangement semblent aussi aller dans le même sens des dépenses militaires pas juste pour la guerre, la sécurité alimentaire, le manque d’eau et provoque l’instabilité mondiale. Enfin, bien des films de catastrophes représentent souvent des craintes, comme les changements climatiques, les séismes, volcan, contagion etc ..
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Godzilla, le monstre fictif qui représente nos craintes bien réelles


On voit le monstre « Gojira » en train de dévorer un train, dans une ville.

Image tirée du premier film, « Gojira », de 1954. Photo: Toho Company Ltd

Renaud Manuguerra-Gagné

Au cours de ses 65 ans de règne sur nos écrans, Godzilla, roi des monstres cinématographiques, a plus que doublé de taille. Cette croissance exceptionnelle s’explique par de meilleurs effets spéciaux et une industrie qui en demande toujours plus; mais pour certains chercheurs, un autre élément influerait sur la taille du monstre : notre angoisse collective!

Godzilla est l’un des monstres les plus connus du cinéma, ayant paru dans 35 films depuis 1954, ainsi que dans plusieurs bandes dessinées, mangas et séries télévisées.

L’apparence du monstre a subi bien des transformations au cours de ses décennies d’existence, mais peu importe son format, il est toujours resté synonyme de destruction à grande échelle.

Le personnage est aussi parvenu à maintenir une présence quasi constante dans la culture populaire, tandis que bien d’autres monstres du cinéma des années 50 ont sombré dans l’oubli.

Pour deux chercheurs du Dartmouth College, une université américaine, la fascination qu’exerce encore aujourd’hui ce personnage n’est pas uniquement due à notre amour des films-catastrophes ou à la qualité – variable – des histoires qui y sont racontées.

Ce qui a commencé par une discussion amusante à propos du nouveau film Godzilla : roi des monstres a rapidement évolué en une analyse sérieuse, parue il y a quelques jours dans la revue Science(Nouvelle fenêtre).

Pour ces chercheurs, si Godzilla maintient l’attention du public, c’est parce que sa forme et surtout sa taille évoluent en réponse à l’angoisse collective ressentie par l’humanité au moment de la parution d’un de ces films.

Frise dessinée qui montre l'évolution de la taille de Godzilla.L’évolution de la taille de Godzilla au fil des ans. Photo : N. CARY/SCIENCE

Un monstre créé par un drame réel

Dès sa conception en 1954, Godzilla se voulait une métaphore de la crainte de l’arme nucléaire. Sa première apparition était une réponse directe à un grave accident qui a secoué la population japonaise en 1954.

Le monde était alors en pleine guerre froide : les États-Unis et l’Union soviétique étaient dans une course pour concevoir et tester de nouvelles armes nucléaires. Pour les Américains, l’un des plus importants lieux de test était l’atoll de Bikini, un archipel au milieu de l’océan Pacifique.

Le 1er mars 1954, les Américains y ont fait exploser leur plus puissante arme atomique, une bombe à hydrogène nommée « Castle Bravo ». Selon leurs calculs, l’explosion devait avoir une puissance équivalente à 6 mégatonnes de TNT, et une région de 150 000 kilomètres carrés autour de l’emplacement de test avait été interdite d’accès.

Or, la bombe s’est avérée plus puissante que prévu, explosant avec une force de 15 mégatonnes de TNT, 6000 fois plus puissante que les bombes qui ont frappé Hiroshima ou Nagasaki en 1945.

Les retombées de l’explosion ont largement dépassé la zone d’interdiction et ont exposé à de très fortes doses de radiations un bateau de pêcheurs japonais qui passait à proximité.

De retour au Japon, ces pêcheurs, qui avaient subi de multiples brûlures, ont tous reçu un diagnostic de syndrome d’irradiation aiguë. L’un des 24 membres de l’équipage en est mort, et les autres ont dû être hospitalisés pendant plusieurs mois.

L’histoire a fait le tour du Japon et rouvert les plaies collectives laissées par les deux bombes atomiques qui avaient frappé le pays neuf ans plus tôt.

Huit mois après l’incident, le film Gojira arrivait sur les écrans au Japon. On y présentait un monstre qui rejoignait la surface après les tests nucléaires américains et qui réduisait en cendres les villes japonaises, à la manière d’une bombe atomique.

Une analyse sérieuse d’un personnage fictif

En 1954, Godzilla faisait environ 50 mètres de haut. Dans le plus récent film, paru en 2019, le monstre fait 120 mètres de haut, soit plus du double de sa première incarnation.

Les chercheurs ont amorcé leur réflexion en évaluant la plausibilité biologique d’une telle croissance. Dans les films, Godzilla a toujours été dépeint comme une espèce inconnue de cératosaure, un dinosaure carnivore bipède de l’ère jurassique.

Une telle appartenance voudrait dire qu’il a peu évolué en presque 155 millions d’années. Puis, à partir de 1954, son corps a subi des transformations accélérées.

En comparant sa croissance à celle d’autres dinosaures de la période jurassique, les chercheurs ont calculé, à la blague, que Godzilla grandissait 30 fois plus rapidement que ne le feraient des espèces animales sauvages. Pour eux, cette croissance était donc due à une forte pression sélective, le résultat d’une menace externe le poussant à s’adapter.

La crainte d’une menace plus grande que nature

On voit Godzilla qui crache du feu vers le ciel.L’affiche du film de 2019 « Godzilla : roi des monstres » Photo : Warner Bros.

Bien que les chercheurs reconnaissent qu’une part des pressions sur ce personnage fictif vient de l’industrie du cinéma elle-même, ils ont voulu aller plus loin en observant les stress vécus par le public au cours de l’évolution du monstre.

Même s’il est difficile d’évaluer l’angoisse collective humaine avec précision, les chercheurs ont pu utiliser un équivalent facilement accessible : les dépenses militaires. Ils expliquent que, de tout temps, les investissements militaires de superpuissances comme les États-Unis reflétaient l’état des tensions politiques et sociales à travers le monde.

Ces investissements ne reflètent pas uniquement les conflits armés, comme les risques de guerre nucléaire ou les menaces du terrorisme. Dès 2003, un premier rapport du Pentagone associe les changements climatiques à un effet déstabilisant capable de modifier la sécurité alimentaire ou les ressources en eau. Depuis, d’autres directives et dépenses ont permis de s’y préparer.

En comparant la taille de Godzilla avec les dépenses militaires américaines, les chercheurs ont constaté une très forte corrélation entre les deux. Le monstre gagne en taille au cours de la période allant de 1954 aux années 1990, suivant le climat politique de la guerre froide. Il perd ensuite de sa masse pendant une brève période d’accalmie, puis reprend sa croissance accélérée avec une hausse de l’instabilité mondiale.

Pendant ce temps, le discours des personnages des films change, passant de la dénonciation de l’arme nucléaire à des réflexions sur les dommages environnementaux causés par l’humain, dans les plus récents films.

Pour les chercheurs, dans tous les cas, ce monstre représente une menace plus grande que nature, qui ne peut être affrontée qu’en mettant de côté nos différends et en travaillant ensemble pour le bien commun.

Cette fable permet à un monstre vieux de 65 ans de maintenir son règne sur nos écrans encore aujourd’hui.

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Ce dinosaure de 24 tonnes marchait avec des “talons hauts”


Vous imaginez un dinosaure de 15 mètres de hauteur et pesant 24 tonnes en talons hauts ? C’est un peu comme les éléphants. Comment leurs pieds ont pu supporter leur propre poids ?
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Ce dinosaure de 24 tonnes marchait avec des “talons hauts”


Un dinosaure à talons hauts?

par Brice Louvet, rédacteur scientifique17 mai 2019, 18 h 27 min


Une récente étude signée de l’Université du Queensland (Australie) suggère queRhoetosaurus brownei, un dinosaure de 24 tonnes, marchait probablement avec des “talons hauts”. Les détails de l’étude sont publiés dans le Journal of Morphology.

Sept mètres de haut, 15 mètres de long, 24 tonnes sur la balance, Rhoetosaurus brownei est un monstre du Jurassique moyen. Le plus gros du Queensland à cette époque (160 à 170 millions d’années). Une équipe de chercheurs s’est récemment penchée sur l’animal dans le but d’en apprendre davantage sur la manière dont cet animal pouvait se déplacer. Après avoir analysé les os de son pied, les chercheurs se sont dans un premier temps rendu compte que Rhoetosaurus marchait avec un talon surélevé. S’est alors posée la question suivante : comment ce pied pouvait-il supporter le poids d’un animal aussi lourd ?

De gros coussinets

Pour le savoir, le paléontologue Andréas Jannel et son équipe, de l’Université du Queensland, ont créé une réplique du pied du dinosaure obtenue grâce aux quelques ossements retrouvés dans les années 70. En la manipulant, les chercheurs ont alors compris que le seul moyen pour l’animal de déplacer sa carcasse était qu’il y ait, sous ses talons, un énorme coussin d’amortissement.

«Nous avons également utilisé des techniques de modélisation 3D pour évaluer les différentes postures du pied qui auraient permis à Rhoetosaurus de supporter son poids, explique le chercheur. Nos recherches suggèrent que même si Rhoetosaurus se tenait sur la pointe des pieds, le talon était amorti par un coussinet charnu. Nous voyons une chose semblable sous les pieds des éléphants, mais ce dinosaure était au moins cinq fois plus lourd. Les forces impliquées étaient donc beaucoup plus grandes».

dinosaure

Le pied arrière fossilisé d’un spécimen de Rhoetosaurus brownei en vue dorsale. Crédits : Jay P. Nair & Andréas Jannel.

Un élément clé de l’évolution des sauropodes

Pour les chercheurs, ce “coussin amortisseur” soutenant le talon surélevé est une innovation clé au cours de l’évolution des sauropodes, qui a probablement fait son apparition au cours du Jurassique inférieur.

 «Les avantages d’un coussinet en tissu mou ont peut-être contribué à faciliter la tendance aux énormes tailles corporelles observées plus tard chez ces dinosaures», peut-on lire.

Rappelons par ailleurs que malgré sa taille, Rhoetosaurus brownei n’est pas le plus gros dinosaure a avoir évolué sur Terre. Le plus massif était sans doute l’Argentinosaurus, qui foulait notre planète il y a environ 100 à 93 millions d’années (Amérique du Sud). Les estimations de son poids varient selon les spécialistes, allant de 70 tonnes selon le Natural History Museum de Londres à 90 tonnes selon le Musée américain d’histoire naturelle de New York. Il était également le plus long, avec environ 45 mètres estimés pour certains adultes.

Source

https://sciencepost.fr/

Paléontologie : découverte d’un petit dinosaure avec des ailes de chauve-souris


Un nouveau petit dinosaure a été découvert en Chine qui aurait existé il y a 160 millions d’années. Il était avait des ailes comme une chauve-souris, vivait dans les arbres et probablement omnivore. Les paléontologues croient qu’il pouvait voler, mais il se déplaçait d’arbre en arbre comme un écureuil.
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Paléontologie : découverte d’un petit dinosaure avec des ailes de chauve-souris

Xavier Demeersman
Journaliste

Vieux de plus de 160 millions d’années, ce petit dinosaure avec des ailes membraneuses comme celles des chauve-souris devait passer une partie de son temps à bondir d’arbre en arbre pour chasser, pensent les paléontologues qui l’ont étudié. Sa découverte illustre une expérience de vol chez les dinosaures que les chercheurs n’imaginaient pas il y a encore quelques années. L’étude nous révèle aussi ce qu’il mangeait.

Ce petit dinosaure volait de branche en branche il y a 163 millions d’années Ambopteryx longibrachium est un nouveau petit dinosaure dont le fossile a été découvert par un paysan aux abords de son village en Chine en 2017. Regardez comment cette créature se déplaçait dans la forêt où il chassait au cours du Jurassique supérieur. Ses ailes membraneuses lui permettait de s’essayer au vol.

Découvert en 2017 par un paysan dans la province du Liaoning, dans l’est de la Chine, ce nouveau petit dinosaure baptisé Ambopteryx longibrachium fait la Une cette semaine de la prestigieuse revue Nature. Selon les paléontologues qui en dressent un premier portrait, cette créature qui vivait dans les forêts il y a environ 163 millions d’années (Jurassique supérieur) ne pesait pas plus que quelques centaines de grammes. Pourvu d’ailes membraneuses, il volait probablement de branche en branche, et vraisemblablement de la même façon que le font les écureuils volants d’aujourd’hui.

Les chercheurs ont une idée aussi de son régime alimentaire. Des petits cailloux retrouvés dans son estomac ainsi que des os, laissent à penser qu’il était omnivore comme certains oiseaux, et qu’il ne boudait pas la consommation d’animaux.

Belle reconstitution de Ambopteryx longibrachium. © M. Chung-Tat Cheung, Nature

Belle reconstitution de Ambopteryx longibrachium. © M. Chung-Tat Cheung, Nature

Un écureuil volant avec une étrange tête de dinosaure

Ambopteryx n’est pas la première découverte de fossile de dinosaure avec des ailes évoquant celles des chauve-souris. En 2015, en effet, des chercheurs dévoilaient Yi Qi, un autre petit dinosaure non-aviaire de la famille des scansorioptérygidés dont les membres antérieurs allongés suggéraient qu’il était capable de voler. Mais cette observation n’a pas mis tout le monde d’accord. En tout cas, s’il pouvait le faire, ce n’était pas de la même façon que les célèbres Archaeopteryx — pas les ptérosaures car ils ne sont pas des dinosaures, pour rappel –, ce qui est du jamais vu chez les théropodes et qui a pas mal bousculé les paléontologues quant à la question de l’évolution du vol jusqu’aux oiseaux.

a, b et d : photos du fossile de Ambopteryx longibrachium retrouvé près de la ville de Lingyuan, en Chine. d : gros plan sur l’estomac fossilisé du petit dinosaure. b : reconstitution de l’animal fossilisé depuis plus de 160 millions d’années. © Min Wang, Jingmai K. O'Connor, Xing Xu & Zhonghe Zhou, Nature

a, b et d : photos du fossile de Ambopteryx longibrachium retrouvé près de la ville de Lingyuan, en Chine. d : gros plan sur l’estomac fossilisé du petit dinosaure. b : reconstitution de l’animal fossilisé depuis plus de 160 millions d’années. © Min Wang, Jingmai K. O’Connor, Xing Xu & Zhonghe Zhou, Nature

Cette fois, avec Ambopteryx, cousin de Yi Qi, Min Wang, de l’Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de Chine, qui a dirigé les recherches, et son équipe sont plutôt convaincus qu’il pouvait voler : 

« Ce spécimen soutient l’existence répandue des ailes membraneuses et d’éléments styliformes chez les Scansoriopterygidés ».

En outre, les scientifiques ont aussi trouvé sur le fossile un reste probable de peau d’une membrane, des plumes et un pygostyle où devaient s’enraciner les plumes de sa queue. Enfin, les pieds de l’animal indiquent qu’il pouvait se poser dans les arbres. Mais les chercheurs pensent pour l’instant qu’il se comportait davantage comme un écureuil s’élançant d’arbre en arbre que comme un oiseau. 

« Il grimpait probablement dans les arbres — comme un petit écureuil avec une tête de dinosaure à l’air terrifiant — puis volait de branche en branche », imagine Jingmai O’Connor, spécialiste des ancêtres des oiseaux.

« La chose la plus excitante, pour moi, c’est que cela montre que certains dinosaures ont développé des structures très différentes pour devenir volants », a déclaré l’auteur principal de l’étude, Min Wang.

Il y a eu plusieurs expériences de vol chez les dinosaures mais finalement, c’est l’architecture des ailes avec les plumes qui l’a emporté comme en témoignent leurs descendants.

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Un cimetière de dinosaures datant de 220 millions d’années découvert en Argentine


Un cimetière de dinosaure en Argentine est une vraie aubaine pour les archéologues. Ils croient que ce coin était un accès pour l’eau et lors d’une sécheresse, les animaux épuisé sont mort faute de s’hydrater
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Un cimetière de dinosaures datant de 220 millions d’années découvert en Argentine

 

Un cimetière de dinosaures datant de 220 millions d’années, « une époque dont on connaît peu la faune », a été découvert dans l’ouest de l’Argentine, ont annoncé des chercheurs

« Il y a près de dix individus distincts. C’est une masse d’os agglomérés, il n’y a pratiquement pas de sédiments. C’est comme s’ils avaient fait un puits et qu’ils l’avaient rempli d’os. C’est très impressionnant », a expliqué le paléontologue argentin Ricardo Martinez de l’Institut et musée de sciences naturelles (IMCN) de l’Université de San Juan.

Un fossile de 220 millions d'années dans le parc national d'Ischigualasto, en Argentine, le 8 avril 2019. © HO - IMCN/AFP

Un fossile de 220 millions d’années dans le parc national d’Ischigualasto, en Argentine, le 8 avril 2019. © HO – IMCN/AFP

Le cimetière a été découvert en septembre 2018 dans la province de San Juan (1.100 km à l’ouest de Buenos Aires), a précisé Cecilia Apaldetti, également chercheuse au sein de l’IMCN.

Cette découverte « a une double importance car il y a au moins sept ou huit individus de dicynodontes, qui sont les ancêtres des mammifères, de la taille d’un bœuf, et d’autres archosauriens (reptiles) que nous ne connaissons pas encore et qui peuvent être des dinosaures ou un ancêtre des grands crocodiles », a expliqué Ricardo Martinez.

Pour expliquer les causes d’une telle accumulation d’os, les scientifiques émettent l’hypothèse qu’il y « a pu voir une époque de grande sécheresse et que, à cet endroit, il y avait de l’eau, un petit lac où venaient en masse les herbivores pour boire, et qu’à mesure que l’eau s’évaporait, les animaux s’affaiblissaient et mourraient sur place ».

 

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Découverte d’une empreinte de dinosaure en Antarctique


L’Antarctique n’a pas toujours été froid, il fût une époque que des animaux pouvait vivre sur ce territoire. D’ailleurs, les chercheurs ont trouvé une petite empreinte qui date d’environ 200 millions d’années.
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Découverte d’une empreinte de dinosaure en Antarctique

 

Une découverte inattendue. © photo news.

Des chercheurs ont découvert une empreinte de pas fossilisée de dinosaure vieille d’environ 200 millions d’années lors d’une expédition en Antarctique.

L’animal, dont l’empreinte fait la taille d’une main, faisait partie du groupe des archosauriens, a indiqué l’Institut fédéral allemand des géosciences et ressources naturelles (BGR).

Le type exact de dinosaure dont provient cette empreinte n’est pas encore clair. Les chercheurs ont découvert l’empreinte en janvier 2016 dans les Helliwell Hills, au nord de la terre Victoria, mais leur découverte n’a été publiée que récemment dans la revue Polar Research.

Inattendu

Des os de dinosaures ont déjà été retrouvés dans le sud de la terre Victoria, a expliqué le meneur de l’expédition du BGR, Andreas Laeufer. Dans le nord, c’est toutefois une première.

« C’est une chose à laquelle nous ne nous attendions pas », a-t-il déclaré.

En outre, les scientifiques ont trouvé des restes fossilisés de forêts à environ 1.700 kilomètres du Pôle sud.

« Cela indique que, voici 200 millions d’années, l’Antarctique n’était pas le continent de glace que nous connaissons aujourd’hui. »

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Des petits poissons morts le jour où les dinosaures ont disparu ont été retrouvés


Un jour, il y a 66 millions d’années l’astéroïde, une roche de 10 kilomètres de large est tombé sur la Terre et a été responsable de la chute des dinosaures.. Les premiers témoins des poissons qui nageaient tranquillement dans l’océan. Ils ont été retrouvés en Dakota du Nord aux États-Unis.
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Des petits poissons morts le jour où les dinosaures ont disparu ont été retrouvés

 

fossile dinosaure

Du verre fondu encore présent dans ce fossile de poissons mort il y a 66 millions d’années environ. Quelques minutes après l’impact de l’astéroïde. Crédits : Robert DePalma

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de paléontologues annonce une découverte incroyable. Il s’agit de petits fossiles de poissons, morts quelques minutes après que l’astéroïde ayant entraîné la chute des dinosaures ait frappé la Terre il y a 66 millions d’années.

Une découverte exceptionnelle

Les dinosaures ne sont pas morts en un jour. Mais tout de même, tomber sur des fossiles témoignant de l’un des jours les plus dramatiques de l’histoire de la Terre est une affaire incroyable. Il y a 66 millions d’années, une roche de 10 kilomètres de large percutait la Terre. Des milliards de tonnes de débris projetés en l’air se sont alors, sous l’effet de la chaleur, transformées en roche et en verre fondus, retombant dans l’océan. Certains poissons ont intégré ces matériaux incandescents, avant de se retrouver projetés sur la rive, enfouis sous les sédiments. Ils viennent d’être retrouvés, 66 millions d’années plus tard.

Une équipe de paléontologues annonce en effet avoir déterré les corps de ces victimes dans l’actuel Dakota du Nord (États-Unis). À en juger par la matière contenue dans leur ventre, les chercheurs suggèrent que ces petits poissons sont morts dans les premières heures, voire les premières minutes qui ont suivi l’effondrement de l’astéroïde

« Vous revenez au jour de la mort des dinosaures, explique Timothy Bralower, de la Pennsylvania State University. C’est ce que c’est. C’est le jour où les dinosaures sont morts ».

Le jour de l’impact

Le site fossilifère de Hell Creek est l’un des plus importants de la planète. C’est également l’un des plus étudiés, mais il nous réserve encore quelques surprises. Depuis 2013, des dizaines d’esturgeons et de polyodons fossilisés sont retrouvés, régulièrement, encore recouverts de verre. Hell Creek se trouve peut-être à plus de 3 000 km du cratère Chicxulub, où fut “déposé” l’astéroïde, mais l’impact fut tel que les pluies incandescentes ont eu le loisir de s’abattre bien au-delà. Et ce dans les 15 minutes qui suivirent la catastrophe, suggèrent les chercheurs.

À cette époque, le site de Hell Creek était une vallée fluviale, qui alimentait une mer intérieure reliant l’océan Arctique au golfe préhistorique du Mexique. Selon les chercheurs, des ondes sismiques d’un événement de magnitude 10 à 11 auraient traversé cette mer. On imagine alors ces poissons, nageant tranquillement, ingérer malgré eux (probablement par leurs branchies) la matière incandescente. Mortes, les victimes auraient ensuite été lavées sur les rives par les vagues puis, au rythme des vagues suivantes, se seraient retrouvées peu à peu enterrées dans le limon.

Par chance, ces poissons ont été remarquablement conservés. Ils témoignent aujourd’hui de l’un des événements les plus violents et déterminants de toute l’histoire.

Source

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Ce mini tyran­no­saure de la taille d’un poney est l’an­cêtre du T. Rex


Le tyrannosaure aurait peut-être un ancêtre beaucoup plus petit que lui. C’est du moins ce que prétendent des paléontologues suite à la découverte aux États-Unis d’ossements qui viendrait combler un trou dans l’histoire des dinosaures.
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Ce mini tyran­no­saure de la taille d’un poney est l’an­cêtre du T. Rex

 

par  Laura Boudoux

Le tyran­no­saure n’a pas toujours été le colos­sal préda­teur de plus de 10 mètres de haut que l’on connaît.

Dans l’Utah, aux États-Unis, des restes de ce que les paléon­to­logues consi­dèrent comme ceux d’un « mini T. Rex » ont été décou­verts. Dans leur étude, publiée sur le site Nature le 21 février 2019, les cher­cheurs expliquent que cet ancêtre du tyran­no­saure ne mesu­rait pas plus d’un mètre, et ne pesait certai­ne­ment pas plus de 100 kilos.

« Léger et excep­tion­nel­le­ment rapide », ce mini tyran­no­saure a proba­ble­ment vécu il y a 96 millions d’an­nées, et sa décou­verte pour­rait combler un vide impor­tant dans l’his­toire mythique du dino­saure. Les paléon­to­logues faisaient en effet face jusqu’à présent à « un creux de 70 millions d’an­nées », sur lequel ils n’avaient aucune infor­ma­tion concer­nant l’évo­lu­tion des tyran­no­saures. 

« La seule façon de s’at­taquer à ce problème était de trou­ver plus de données sur ces animaux rares », explique la scien­ti­fique Lind­say Zanno.

Ce petit préda­teur a été nommé Moros intre­pi­dus, en réfé­rence au dieu grec Moros, « qui incarne un destin fatal ». Le mot « intré­pide » a quant à lui été choisi pour mettre en avant « l’hy­po­thèse de la disper­sion intra­con­ti­nen­tale des tyran­no­saures à cette période », expliquent les cher­cheurs. Lind­say Zanno et son équipe ont passé dix ans à fouiller les roches datant du début du Crétacé supé­rieur avant de retrou­ver des dents et un membre posté­rieur du Moros intre­pi­dus. 

Source : Nature

https://www.ulyces.co/

Ce dino­saure décou­vert en Pata­go­nie portait une effrayante crête d’épines acérées


Hum, un dino avec des longues épines, un peu comme un punks n’est-ce pas craquant ? En tout cas, ces dinosaures pas très méchants ne sont pas très jeunes, ils auraient vécu, il y a plus de 140 millions d’années.
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Ce dino­saure décou­vert en Pata­go­nie portait une effrayante crête d’épines acérées

 

Crédits : Jorge A. Gonzá­lez

par  Ulyces

Le fossile vieux de plus de 140 millions d’an­nées a été dévoilé au public pour la première fois le 4 février 2019, rapporte la BBC.

Décou­vert en 2013 en Pata­go­nie, le Baja­da­sau­rus Pronus­pi­nax est une nouvelle espèce de dino­saures, dont la parti­cu­la­rité est de possé­der de longues piques formant une crête sur sa nuque. Herbi­vore de la famille des dicraeo­sau­ri­dés, ce spéci­men se servait proba­ble­ment de ses longues épines pour se défendre, de manière passive. Il est désor­mais exposé au Centre Cultu­rel de la Science de Buenos Aires, en Argen­tine.

« Nous pensons que les longues épines fines et poin­tues qui héris­saient le cou et le dos du Baja­da­sau­rus servaient à dissua­der d’éven­tuels préda­teurs », a confirmé Pablo Gallina, cher­cheur au Conseil natio­nal de la recherche scien­ti­fique et tech­nique (Coni­ce­tet) et à l’uni­ver­sité Maimo­nides de Buenos Aires.

D’après lui, les piques du dino­saure devaient être recou­vertes « d’une gaine en kéra­tine, semblable à celle qui se trouve sur les cornes de nombreux mammi­fères, pour ne pas être cassées ou frac­tu­rées suite à un coup, ou l’at­taque d’un autre animal ».

Ces épines, « simi­laires à des cornes de rhino­cé­ros », servaient égale­ment à régu­ler la tempé­ra­ture des dino­saures, d’après le cher­cheur.

Leur ultime utilité était de l’ordre de la séduc­tion. Cette crête les rendait en effet « plus attrac­tifs sexuel­le­ment » auprès de leurs parte­naires, et augmen­taient leur chance de repro­duc­tion. Pour une raison incon­nue, les paléon­to­logues ne l’ont pas appelé « punko­saure ».

Sources : BBC / Nature

https://www.ulyces.co/

Un nouveau ptérosaure du jurassique découvert en Angleterre


Un nouveau ptérosaure, enfin, ce ptérosaure vivant il y a plus 166 millions d’années était connu depuis plus de 200 ans, mais confondu avec une autre espèce. C’est d’autres fossiles que les paléontologues ont remarquer une mâchoire très différentes des autres et l’ont donc reclasser comme une nouvelle espèce.
Nuage

 

Un nouveau ptérosaure du jurassique découvert en Angleterre

 

ptérosaure

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Une impression d’artiste de Klobiodon rochei, un ptérosaure qui évoluait il y a environ 166 millions d’années. Crédits : Mark Witton

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de paléontologues de l’Université de Portsmouth annonce la découverte des restes fossilisés d’une nouvelle espèce de ptérosaure. Cet ancien reptile volant évoluait il y a environ 166 millions d’années

 Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Acta Palaeontologica Polonica.

Les ptérosaures, ce sont ces grands reptiles volants qui dominaient le ciel à l’époque des dinosaures. Beaucoup d’espèces ont été découvertes, mais celle-ci revêt un caractère particulier. Ce nouveau ptérosaure – baptisé Klobiodon rochei – qui évoluait dans le centre-sud de l’Angleterre il y a environ 166 millions d’années, présentait en effet une gueule pleine de dents pointues. Peu d’espèces de ptérosaures du Jurassique moyen en étaient pourvues, notent les chercheurs. Celles-ci mesuraient environ 2,6 centimètres, verrouillées dans la gueule de l’animal qui pêchait à l’époque poissons et calmars.

« Sa configuration dentaire unique permet de le distinguer des autres ptérosaures »

« Klobiodon nous est connu depuis des siècles, archivé dans un tiroir de musée et vu par des dizaines ou des centaines de scientifiques, mais son importance a été négligée car elle a été confondue avec une autre espèce depuis les années 1800 », a indiqué le paléontologue Michael O’Sullivan de l’Université de Portsmouth.

De nouveaux ossements, découverts dans une couche d’ardoise située à environ 16 km de la ville d’Oxford, ont finalement amené les chercheurs à comprendre qu’il s’agissait finalement d’une toute nouvelle espèce.

 « Seule la mâchoire inférieure de Klobiodon rochei est connue, mais sa configuration dentaire est unique et permet de le distinguer des autres ptérosaures », poursuit le chercheur.

Un environnement bien différent

Klobiodon, qui présentait une envergure d’environ 2 mètres, évoluait à l’époque dans un climat beaucoup plus chaud qu’aujourd’hui. Il y a 166 millions d’années, la Grande-Bretagne n’était pas encore une île gigantesque, mais se composait d’une série de petites îles tropicales (le niveau de la mer était beaucoup plus élevé). K. rochei n’était bien sûr pas seul. Ce dernier fréquentait, par exemple, la même région que l’une des plus célèbres espèces de dinosaures d’Angleterre, le Megalosaurus. Ces redoutables théropodes, qui ressemblaient un peu au T. Rex apparu bien plus tard, pouvaient mesurer 6 à 7 mètres de long et 3 mètres de haut.

On rappelle qu’il y a quelques jours, une équipe de paléontologues de l’Université de Californie du Sud (USC, États-Unis) annonçait en effet avoir découvert la trace d’une dent de requin coincée dans une vertèbre d’un ptéranodon, l’un des plus grands ptérosaures de toute l’histoire (7,5 mètres d’envergure). Ainsi ces reptiles – aussi aériens étaient-ils – restaient malgré tout vulnérables aux créatures venues des profondeurs. Ce fut également probablement le cas pour le Klobiodon rocheiqui fréquentait les côtes anglaises.

Source

https://sciencepost.fr