Le Saviez-Vous ► 38 remèdes de grand-mère qui fonctionnent vraiment


Nos grands-mères avaient leurs propres remèdes. Ils ne sont pas tous efficaces, mais certains ont été approuvés par des études scientifiques. Cependant certains remèdes comme des aliments, des herbes dépendant de la qualité.
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38 remèdes de grand-mère qui fonctionnent vraiment

Essayez l'huile de clou de girofle comme remède de grand-mère pour vos douleur gingivale ou dentaire.GAYVORONSKAYA_YANA/SHUTTERSTOCK

Jen Mccaffery et Tina Donvito avec Jeanne Moncada

Remèdes de grand-mère, vraiment? Du miel pour les blessures, des cerises pour la goutte, de l’huile de foie de morue – berk! – pour la vue: votre grand-mère et ses médecins ne juraient que par ces remèdes maison, et la science moderne leur donne raison.


Au cours des dernières années, des centaines d’études en ont confirmé les vertus. Bien sûr, ils ne sont pas tous efficaces, aussi notre liste ne contient-elle que des traitements ayant fait leurs preuves. N’oubliez pas que même les produits naturels peuvent interagir avec des médicaments. Si vous prenez des pilules régulièrement ou souffrez d’une maladie chronique, consultez un médecin avant d’essayer quoi que ce soit.

Taches brunes: le babeurre

Ce riche dérivé du beurre contient de l’acide lactique et de l’acide ascorbique. Il pâlit efficacement les taches de vieillesse. Appliquez-le avec de l’ouate et rincez à l’eau claire après 20 min.

Allergies: la vitamine C

En plus de combattre le rhume, c’est aussi un antihistaminique naturel. Pas moins de 74 % des participants à une étude qui avaient inhalé de la vitamine C en aérosol ont déclaré que leur nez s’était dégagé, contre 24 % des sujets ayant utilisé un placebo.

Mal de dos: la consoude

Cette plante médicinale est employée depuis des siècles contre les douleurs articulaires et musculaires. Une étude sur 215 patients a établi que l’application d’un concentré de consoude en crème dans le haut et le bas du dos atténue la douleur musculaire. Se trouve dans les magasins de produits naturels et en pharmacie.

Ampoule: la vaseline

Une ampoule, c’est douloureux, et le frottement aggrave les choses. Après l’avoir nettoyée à l’eau et au savon, réduisez le risque de friction en la couvrant de vaseline sous bandage.

Piqûres d’insecte: la farine d’avoine

Elle apaise les démangeaisons depuis l’antiquité gréco-romaine. Sa réputation a un fondement biologique, notamment pour une variété spécifique, l’avoine Rhealba. On trouve des crèmes à l’avoine dans toutes les pharmacies; et on peut fabriquer soi-même une pâte avec des parts égales d’avoine et d’eau. Appliquez sur la peau irritée ou la piqûre d’insecte et rincez après 10 minutes.

Remedes.SHUTTERSTOCK

Brûlures: l’aloes

L’aloès dissipe la sensation de brûlure. Une étude a même prouvé qu’il était plus efficace que tout autre traitement pour les brûlures au deuxième degré. Veillez à l’employer pur, sans parfum. Si vous possédez une plante, cassez tout simplement une feuille et appliquez son suc sur la peau brûlée. Si la lésion est grave, voyez un médecin.

Cals et cors: l’aspirine

Pour ramollir un cor, il suffit de réduire cinq ou six comprimés en poudre fine et de la dissoudre dans une demi-cuillerée à café de jus de citron et le même volume d’eau. Étendez cette pâte sur la partie épaisse de la peau, couvrez-la d’un film plastique puis d’une serviette chaude. Retirez le tout après 10 min et frottez doucement avec une pierre ponce jusqu’à ce que la peau se détache. Seule contre-indication: une allergie à l’aspirine.

Aphte: le lait de magnésie

Les aphtes sont des ulcères buccaux qui peuvent être causés par une infection virale ou une blessure. Pour apaiser la douleur, rincez-vous la bouche avec du lait de magnésie ou appliquez-en sur l’aphte trois ou quatre fois par jour.

Les graines de lin, un atout santéSHUTTERSTOCK

Constipation: les graines de lin moulues

C’est à croire que la nature a conçu les graines de lin pour soulager la constipation. Elles sont très riches en fibres solubles et insolubles qui donnent du volume aux selles et stimulent la croissance des bonnes bactéries. Elles sont aussi une bonne source d’acides gras oméga 3 végétaux qui ramollissent les selles et favorisent le transit intestinal. Ajoutez-en deux ou trois cuillerées à soupe par jour à un régime déjà riche en fibres. Conseil: les graines de lin sont fragiles, elles s’oxydent vite. Conservez-les au réfrigérateur.

Toux: la tisane au thym

Le thym est un expectorant naturel qui décontracte les voies respiratoires et liquéfie le mucus. En association avec la primevère ou le lierre, il réduit la fréquence et la durée des quintes de toux. Pour faire une tisane, mettez deux cuillerées à soupe de thym frais (ou une cuillerée à soupe de thym sec) dans une tasse d’eau chaude, laissez infuser, puis tamisez. Sucrez au miel, si désiré. Vous pouvez aussi ajouter un trait de citron. Conseil: optez pour des ingrédients bio.

Diarrhée: la tisane de mûres

Les mûres contiennent beaucoup de tannins, substances qui tendent à resserrer les muqueuses intestinales. Elles sont employées depuis longtemps contre la diarrhée. Faites-en de la tisane en plongeant une ou deux cuillerées à soupe de mûres fraîches ou surgelées ou encore de feuilles séchées dans une tasse et demie d’eau que vous laisserez bouillir 10 min avant de tamiser. Buvez-en plusieurs fois par jour. On trouve de la tisane aux mûres dans le commerce ; assurez-vous qu’elle contient des feuilles de mûre, et pas seulement un arôme.

Essayez le concombr comme remède de grand-mère contre la fatigue oculaire.TANYA STOLYAREVSKAYA/SHUTTERSTOCK

Fatigue oculaire: le concombre

Étendez-vous sur le dos et posez une tranche de concombre d’environ un demi-centimètre d’épaisseur sur chaque œil fermé. Le concombre contient des antioxydants qui contribuent à atténuer l’enflure et la douleur. Changez les rondelles toutes les deux ou trois minutes pendant un quart d’heure.

Pieds malodorants: l’huile essentielle de lavande

Non seulement elle sent bon, elle possède aussi des propriétés germicides. Avant d’aller au lit, versez quelques gouttes sur vos pieds et massez pour faire pénétrer. Portez des chaussettes pour ne pas tacher les draps.

Reflux gastro-œsophagien et brûlures d’estomac: l’extrait d’artichaut

Les feuilles d’artichaut contiennent de l’acide caféoylquinique qui stimule la sécrétion de bile et atténue donc les nausées, rots, ballonnements et autres symptômes du reflux gastro-œsophagien et des brûlures d’estomac. Comme ces feuilles ne sont que partiellement comestibles, achetez des capsules d’extrait d’artichaut.

Goutte: les cerises

Les personnes qui consomment une vingtaine de cerises par jour sont moins sujettes aux crises de goutte, selon une étude sur 633 patients souffrant de cette maladie. Ces drupes contiennent des substances qui aident à neutraliser l’acide urique. Les tisanes de queue de cerise sont également un diurétique efficace.

La médecine ayurvédique, née en Inde, est reconnue pour ses multiples bienfaits depuis des millénaires.SHUTTERSTOCK

Maux de tête: l’huile essentielle de menthe poivrée

Elle rafraîchit la peau et atténue la douleur d’un mal de tête dû à la tension aussi bien que le paracétamol. Mélangez-en quelques gouttes à de l’huile d’olive pour ne pas irriter la peau, puis massez délicatement le front et les tempes.

Hoquet: le sucre en poudre

Une cuillerée de sucre fait passer plus facilement les remèdes amers, mais s’agissant du hoquet (contractions du diaphragme), c’est le remède. L’explication est avant tout mécanique: avaler des cristaux de sucre vous oblige à déglutir plus fortement que d’habitude, et ça décontracte le diaphragme et donc stoppe les spasmes.

Indigestion: le fenouil

Les minuscules graines que les restaurants indiens servent souvent dans des bols proviennent du fenouil. Ellescontiennent des agents carminatifs qui expulsent les gaz des intestins. Mâchez-en une pincée pour prévenir les rots de digestion.

De la valériane pour un sommeil régénérateur. SHUTTERSTOCK

Insomnie: la valériane

La valériane est une herbe qui accélère l’assoupissement sans vous «assommer» comme certains somnifères. Elle se lie aux mêmes récepteurs cérébraux que les tranquillisants habituellement prescrits. Prenez une demi à une cuillerée de teinture de valériane ou deux capsules de racine de valériane 30 min avant le coucher.

Douleur articulaire: le thé vert

Un puissant antioxydant du thé vert, le gallate d’épigallocatéchine (EGCG), peut apaiser la douleur articulaire et l’inflammation arthrosique. Deux ou trois tasses par jour sont idéales.

Calculs rénaux: le jus de citron

La plupart des calculs se forment quand l’oxalate — molécule qu’on trouve dans les épinards, le son et les frites, entre autres — s’accumule dans l’urine et «colle» au calcium, donnant des cristaux. Boire au moins 125 ml de jus de citron par jour peut être utile parce que l’acide citrique empêche la cristallisation des molécules de calcium et d’oxalate à l’origine des calculs. Le Dr Olivier Traxer, urologue à Paris et membre du comité «lithiase urinaire» de l’Association française d’urologie recommande également le verre de jus d’orange du matin. Prendre un grand verre d’eau citronnée pour commencer la journée est une habitude quotidienne qui peut vous faire du bien.

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Lèvres gercées: l’huile d’olive

Quand vous avez des gerçures, badigeonnez vos lèvres d’huile d’olive. Ce lubrifiant naturel adoucit et hydrate la peau, de même que toute autre huile végétale d’ailleurs.

Symptômes de la ménopause: l’hypnose

Selon un article publié dans Menopause, des femmes qui ont suivi cinq séances d’hypnose par semaine ont éprouvé 74 % de bouffées de chaleur de moins que le groupe témoin pendant les 12 semaines de l’expérience. Mieux, elles ont déclaré que les bouffées dont elles souffraient étaient moins fortes qu’auparavant.

Nausée: le gingembre

Le gingembre peut atténuer les nausées dues à la chimiothérapie, à la grossesse ou au mal des transports. On suppose qu’il agirait en bloquant, au niveau de l’intestin, l’action de la sérotonine à l’origine de certaines nausées. Il stimule peut-être aussi la sécrétion d’enzymes qui favorisent la digestion. Buvez de la tisane au gingembre ou encore mâchez de la racine de gingembre confite.

Douleur cervicale: la digitopression

Avec le pouce ou le bout des doigts, exercez une pression constante sur la zone douloureuse du cou pendant trois minutes. Il est prouvé que cette pression suffit à relâcher les muscles contractés, donc à atténuer la douleur

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Essayez le soja comme remède de grand-mère contre l'ostéoporose.SOMRAK JENDEE/SHUTTERSTOCK

Ostéoporose: le soya

Selon une méta-analyse de diverses études effectuées à l’université de Caroline du Nord (États-Unis), les personnes qui mangent beaucoup d’aliments riches en soya ont une ossature plus saine et subissent moins de fractures. On ne connaÎt pas encore quels composés produisent cet effet, mais parmi les bonnes sources de protéines de soya, on peut citer les graines et le lait de soya, le miso, le tempeh et le tofu.

Psoriasis: la capsaïcine

C’est ce qui rend le poivre de Cayenne si brûlant, et des recherches ont démontré que, en crème, elle tend à apaiser les démangeaisons psoriasiques.

Feu du rasoir: l’avocat

L’avocat est riche en vitamines et en huiles qui adoucissent et hydratent la peau, atténuant l’échauffement dû au rasage. Appliquez de la pulpe broyée ou de l’huile d’avocat directement sur la peau irritée.

EUCALYPTUS.SHUTTERSTOCK

Sinusite: l’huile d’eucalyptus

Traitez vos sinus congestionnés à la vapeur. Mettez quelques gouttes d’huile d’eucalyptus dans une casserole d’eau, portez à ébullition et retirez du feu. Couvrez-vous la tête et les épaules d’une serviette, puis penchez-vous au-dessus de la casserole. Tenez votre visage à une cinquantaine de centimètres de l’eau et inhalez profondément. La vapeur fera pénétrer des gouttelettes d’huile dans vos sinus et atténuera la congestion. Des études ont révélé que le principal composé de l’huile d’eucalyptus, le cinéol, favorise une guérison plus rapide de la sinusite aiguë.

Mal de gorge: la tisane de marrube

Le marrube est une plante apparentée à la menthe qui réduit l’enflure et l’inflammation des tissus de la gorge tout en diluant le mucus qui l’encombre, ce qui facilite son expectoration. Pour une tisane, laissez infuser deux cuillerées à café de marrube frais haché dans une tasse d’eau bouillante 10 min, puis tamisez.

Douleur gingivale ou dentaire: l’huile de clou de girofle

L’huile de clou de girofle peut parfois calmer la douleur d’une inflammation dentaire. Elle possède des propriétés bactéricides et anesthésiques. Mélangez à un peu d’huile d’olive pour éviter toute irritation et gargarisez-vous.

Bienfaits et vertus des canneberges pour prévenir les infections urinaires.SHUTTERSTOCK

Infection urinaire: le jus de canneberges

Une étude sur 373 femmes souffrant d’infections urinaires à répétition a montré que celles qui buvaient un verre de jus de canneberges (cranberry) par jour avaient réduit le nombre d’infections de 40 % par rapport à celles qui prenaient un placebo. D’autres études ont eu des résultats moins clairs, mais on pense qu’un composé de ce jus empêche les bactéries d’adhérer aux parois urinaires.

Troubles de la vue: l’huile de foie de morue

Cette huile est non seulement riche en vitamine D, mais aussi en acides gras oméga 3 qui augmentent l’irrigation sanguine des yeux et réduisent le risque de glaucome et, peut-être aussi, de dégénérescence maculaire. Prenez-en une cuillerée à café par jour. Consommer de l’huile de foie de morue est l’une des 8 façons de manger plus d’aliments riches en vitamine D.

Verrue: le sparadrap

Une étude a constaté que couvrir une verrue de sparadrap et le remplacer tous les six jours avait un effet supérieur de 25% à celui de la cryothérapie, pour nettement moins cher.

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Blessures: le miel

Depuis l’Antiquité égyptienne, on applique du miel sur les blessures. Il est d’ailleurs régulièrement utilisé au Centre hospitalier universitaire de Limoges pour soigner les blessures qui cicatrisent mal. À l’état pur, le miel contient une enzyme, la glucose-oxydase, qui induit une réaction chimique dégageant du peroxyde d’hydrogène, un antiseptique. La puissance antibactérienne variant beaucoup d’un miel à l’autre, on recommande le miel de manuka néozélandais, qui contient un autre composé accroissant son efficacité. Appliquez-le directement sur la blessure toutes les 12 à 24 heures et couvrez-la de gaze stérile.

Candidose: le sel de mer

Remplissez la baignoire d’eau tiède, versez-y une tasse de sel marin et prenez un long bain pour calmer les démangeaisons et la douleur.

Essayez l'huile de theier comme remède de grand-mère contre votre acné.ISTOCK/CHRISTOPHER AMES

Acné: l’huile de théier

D’après une étude, un gel à 5 % d’huile de théier est aussi efficace contre les poussées d’acné qu’une lotion de peroxyde de benzoyle à 5 %, avec moins d’effets secondaires.

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Le Saviez-Vous ► 12 signes que vous faites une intolérance au gluten


Il n’y a pas  (semble-t’il) de test pour la sensibilité au gluten non-cœliaque, mais les chercheurs ont découvert le marqueur biologique de l’intolérance au gluten. Il est donc possible qu’un jour, il y ait des tests pour mieux diagnostiqué ce problème alimentaire. En attendant, il y a des symptômes, il serait judicieux, à mon avis, de tenir un journal de ce que l’on mange et des effets, si on soupçonne une intolérance pour en parler par la suite au médecin. Car les symptômes peuvent aussi être imputés pour d’autres problèmes de santé que l’intolérance au gluten.
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12 signes que vous faites une intolérance au gluten

Certaines personnes éprouvent une intolérance au gluten, sans pour autant souffrir de la maladie cœliaque.GALIYAH ASSAN/SHUTTERSTOCK

Tracy Middleton

On estime que 6% de la population canadienne a des difficultés à digérer le gluten ou éprouve une certaine intolérance au gluten, sans pour autant souffrir de la maladie cœliaque. Est-ce votre cas?

L’intolérance au gluten, en bref

Votre meilleure amie déclare qu’elle renonce au gluten, comme l’ont fait votre tante, votre collègue ou votre ancien colocataire. Cette démarche n’obéit pas à un diagnostic médical préalable, comme celui de la maladie cœliaque auto-immune, qui provoque notamment des lésions permanentes sur l’intestin grêle. Elle répond plutôt à leur conviction qu’ils font une intolérance au gluten et qu’ils se portent mieux en son absence. Cette décision est-elle fondée? Et si c’est votre cas, feriez-vous mieux de proscrire le gluten? Apprenez-en plus sur le régime sans gluten avant d’adopter cette tendance.

La maladie cœliaque touche environ 1% de la population, d’après Santé Canada.

«Les gens qui souffrent de cette maladie auto-immune ne peuvent digérer le gluten, une protéine qui se trouve dans le blé, le seigle et l’orge», explique la Dre Rabia De Latour, gastroentérologue à l’École de médecine de l’Université de New York.

Des études publiées dans The Psychiatric Quaterly et Gastroenterology estiment que de 0,5% à 13% des Américains (1 % à 6 % des Canadiens, selon diverses estimations) pourraient présenter une sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC), moins sévère que la maladie.

«Ils ne subissent pas de lésion de l’intestin grêle comme les personnes atteintes de la maladie cœliaque, mais ont les mêmes symptômes», précise-t-elle.

Les médecins font appel aux tests sanguins et à l’endoscopie pour diagnostiquer la maladie cœliaque et examiner l’inflammation de l’intestin grêle.

 «Il est préférable de faire les tests avant de supprimer le gluten de son alimentation pour éviter de fausser les résultats», recommande l’Association canadienne de la maladie cœliaque (ACMC).

Il n’existe pas encore de test pour la SGNC. Cependant des chercheurs italiens viennent de découvrir un marqueur biologique de l’intolérance au gluten, ce qui pourrait ouvrir la voie au développement de tels tests.

«Pour l’instant, on utilise le diagnostic d’exclusion», explique la Dre De Latour.

Si on élimine la maladie cœliaque, le syndrome du côlon irritable (SCI) et d’autres troubles intestinaux des causes décrites ci-dessous, il serait bon d’essayer un régime sans gluten. En l’absence de résultats, votre médecin pourrait se pencher sur une maladie dont les symptômes se confondent avec ceux de la SGNC.

Ballonnements

«Si vous avez de la difficulté à digérer le gluten, vous aurez des ballonnements et de la sensibilité abdominale», explique la Dre De Latour.

Les affections intestinales chroniques comme le SCI peuvent aussi en être la cause, comme les hormones ou certains aliments – tel le chou de Bruxelles – qui donnent des gaz.

Si vous avez souvent l’estomac enflé et endolori, et plus encore lorsque vous mangez beaucoup d’aliments contenant du gluten, parlez-en au médecin : ça peut être l’un des symptômes d’intolérance au gluten.

Douleurs abdominales

Selon des études publiées dans BMC Medicine et l’American Journal of Clinical Nutrition, environ 83% des gens qui souffrent d’intolérance au gluten ressentent de la douleur abdominale lorsqu’ils en consomment.

«Si tel est votre cas, notez tout ce que vous mangez et les inconforts abdominaux que vous avez, recommande la Dre De Latour. Vous pourrez ainsi mieux identifier les aliments qui vous affectent le plus.»

Cerveau embrouillé

«L’intolérance au gluten ne fait pas qu’affecter les intestins. Elle provoque souvent une sensation de brouillard cérébral. Certaines personnes ont des pertes de mémoire et cherchent beaucoup leurs mots», précise la Dre De Latour.

Des études récentes soulignent toutefois qu’un défaut mineur d’attention, de mémoire ou de capacité à résoudre un problème pourrait s’atténuer durant la première année sans gluten (si vous y êtes intolérant). Mais ces oublis peuvent résulter d’autres facteurs déclencheurs

Signe d’une intolérance au gluten : fatigue.SG SHOT/SHUTTERSTOCK

Fatigue

Vous vous sentez fatigué malgré vos huit heures de sommeil? Des études démontrent que l’intolérance au gluten pouvait réduire le taux d’énergie chez des personnes. Celles qui souffrent d’une maladie cœliaque rapportent une sensation de léthargie conséquente à leur état de malnutrition et d’anémie provoqué par l’absorption intestinale incomplète des nutriments.

«Les gens qui font de la SGNC ressentiraient également de la fatigue, constate la Dre De Latour. Beaucoup de gens intolérants au gluten se disent si épuisés qu’ils peinent à terminer leur journée. »

Constipation et diarrhée

Avoir des selles anormales à l’occasion n’a rien d’inquiétant. Mais un changement marqué pourrait indiquer un problème d’intolérance au gluten dont il faut faire part au médecin. Des études ont démontré que plus de 50 % des gens qui avaient cette intolérance étaient sujets à des diarrhées récurrentes, alors que 25 % étaient constipés. Des selles molles peuvent aussi être le signal d’un trouble intestinal.

Maux de tête

Une étude portant sur 40 recherches récentes révèle qu’il existe une plus grande probabilité de migraines chez les gens qui souffrent de la maladie cœliaque et d’intolérance au gluten que chez ceux qui n’en sont pas affectés. La douleur lancinante de la migraine se concentre souvent sur un seul côté de la tête. L’association canadienne de la maladie cœliaque (ACMC) y ajoute des nausées fréquentes et une hypersensibilité au bruit et à la lumière. Ces symptômes peuvent être si invalidants qu’ils perturbent toute activité

Signe d’une intolérance au gluten : une perte de poids involontaire.AFRICA STUDIO / SHUTTERSTOCK

Perte de poids involontaire

« Les patients atteints de la maladie cœliaque perdent souvent du poids en réaction à l’incapacité de leur intestin grêle abîmé à absorber les nutriments », ajoute la Dre De Latour.

Les personnes qui font de la SGNC sont généralement épargnées, mais il peut arriver qu’elles maigrissent un peu : elles excluent en effet souvent toute nourriture potentiellement préjudiciable de leur alimentation.

Dépression

Il est tout à fait normal de se sentir triste ou irritable à l’occasion. Mais un état dépressif ou anxieux prolongé pourrait être la conséquence de votre alimentation. Une étude menée en 2014 et publiée dans Alimentary Pharmacology & Therapeutics dénote une incidence accrue du sentiment dépressif chez des gens intolérants au gluten à peine trois jours après qu’ils en aient consommé. Ceci corrobore les résultats d’études récentes traçant un lien entre les problèmes intestinaux et l’anxiété.

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Le changement climatique tue de façon plus insidieuse qu’on ne le croit


On parle beaucoup des conséquences des changements climatiques, que ce soit la sécheresse, la famine, les icebergs qui disparaissent … Malheureusement, les personnes plus faibles auront de mal à survivre.

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Le changement climatique tue de façon plus insidieuse qu’on ne le croit

Inondations causées par le cyclone Debbie, le 1er avril 2017 à North MacLean, près de Brisbane, en Australie. | Patrick Hamilton / AFP 

Inondations causées par le cyclone Debbie, le 1er avril 2017 à North MacLean, près de Brisbane, en Australie. | Patrick Hamilton / AFP

Repéré par Robin Lemoine

Repéré sur The Guardian

Une revue de la littérature sur l’Australie et la région Pacifique lève le voile sur plusieurs phénomènes sanitaires alarmants.

En février 2018, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé prévoyait qu’entre 2030 et 2050, le réchauffement de la planète serait responsable de 250.000 décès supplémentaires chaque année, dûs au stress thermique, à la malnutrition, au paludisme et à la diarrhée.

Une nouvelle étude démontre que nous n’aurons pas à attendre jusqu’en 2030. Le document «From Townsville to Tuvalu», publié par l’université Monash de Melbourne, passe en revue les travaux scientifiques présentés dans 120 articles de recherche afin de brosser un tableau complet des impacts sanitaires du changement climatique en Australie et dans la région Pacifique.

La conclusion est claire:

«Il y a déjà, à n’en pas douter, des gens qui meurent à cause du réchauffement climatique», a affirmé au Guardian Misha Colerman, l’une des autrices du rapport.

Propagation des maladies

Au-delà des décès directement imputables aux phénomènes météorologiques tels que les ouragans, les inondations ou les incendies, l’étude met en avant des impacts moins soupçonnés et plus profonds du changement climatique.

«Pendant les incendies du Samedi noir [des feux de brousse dans l’État du Victoria, en février 2009], par exemple, des gens ont été directement tués par le feu, mais il y a également eu près de 400 décès dûs au stress thermique et aux coups de chaleur», illustre Misha Colerman.

Pendant une sécheresse en 2011 à Tuvalu, la diminution des réserves d’eau a parfois empêché la population de se laver, notamment les mains. Une épidémie de diarrhée s’est déclarée, qui a principalement touché les nourrissons âgés de 0 à 2 ans et a été fatale à plusieurs d’entre eux.

Pour l’Australie et la zone Pacifique, l’étude souligne les dangers liés à l’extension de l’habitat des moustiques ou des rats transportant des maladies et aux migrations des animaux qu’ils infectent.

«Alors que les changements climatiques dégradent leur environnement […], des animaux partent à la recherche d’herbe verte et d’eau douce», emmenant avec eux le chikungunya, le zika, le nipah ou la fièvre Q, déjà répandue autour de la ville de Townsville.

Les conséquences du changement climatique seront particulièrement dévastatrices pour le développement infantile. Des travaux scientifiques ont montré que les femmes enceintes victimes des inondations à Brisbane en 2011 avaient donné naissance à des enfants présentant à 2 ans une capacité cognitive inférieure à la moyenne. Les eaux contaminées dans lesquelles leurs mères se sont retrouvées seraient en cause.

«À quoi ressemblera le futur pour nos enfants? Ces phénomènes sont de plus en plus courants, de plus en plus fréquents et ils ne vont pas s’arrêter de l’être de sitôt», met en garde Misha Colerman.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► De quoi meurt-on à travers le monde?


Nous allons tous mourir un jour, que l’on veuille ou non, reste à savoir ce qui provoquera notre mort. Dans le monde, ce n’est pas le requin qui fait le plus de victime, mais des maladies tels que les maladies cardiovasculaires et respiratoires, les cancers etc … Cependant, le nombre de morts pour ses causes peuvent varier selon l’emplacement géographique.
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De quoi meurt-on à travers le monde?

 

Les maladies cardiovasculaires sont responsables de 32,3% des décès dans le monde. | Guillaume Piron via Unsplash

Les maladies cardiovasculaires sont responsables de 32,3% des décès dans le monde. | Guillaume Piron via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Une étude révèle les causes de décès les plus répandues sur la planète, des cancers aux accidents de voiture.

Repéré sur BBC News

Tout le monde meurt un jour. Mais de quoi? Selon une étude portant sur les causes de décès à travers le monde, menée par une équipe de recherche anglaise conduite par Hannah Ritchie et Max Roser, ce sont les maladies cardiovasculaires qui font le plus de victimes avec 17,65 millions de morts par an. Suivent les cancers avec 8,93 millions et les maladies respiratoires avec 3,54 millions de morts. Les accidents de voiture n’arrivent qu’en neuvième position du classement, devancés par les morts des suites d’une diarrhée –près de 1,66 million de personnes chaque année. Le terrorisme et les catastrophes naturelles ferment la marche avec respectivement environ 35.000 et 7.000 morts par an.

Au-delà d’un simple classement, l’étude révèle surtout des disparités géographiques qui reflètent les inégalités sanitaires et économiques. Ainsi, l’épidémie de sida dans les années 1990 impacta massivement les pays subsahariens tels que la Namibie, le Kenya ou le Zimbabwe, l’espérance de vie y passant en moyenne de 62 ans à 50 ans. Dans les pays occidentaux, plus équipés et moins sévèrement touchés, le VIH fit de nombreuses victimes mais n’eut aucune incidence sur l’espérance de vie dont la courbe augmente sans discontinuer depuis les années 1950.

La mortalité infantile en net recul

Ces inégalités se reflètent également du côté de la mortalité infantile, en particulier chez les nouveaux-nés de moins de 28 jours. Si au Japon moins d’un bébé sur mille décède avant l’âge de un mois, dans les pays les plus sinistrés le chiffre bondit à un sur vingt.

Pourtant, à l’échelle mondiale, la mortalité infantile ne cesse de chuter: moins 50% ces dernières décennies. De quoi se réjouir du développement des installations sanitaires à l’international, comme le relèvent les auteurs et autrices de l’étude qui notent que la manière dont nous mourrons va de pair avec l’évolution des pays.

Enfin, l’étude passe aussi en revue des causes moins impactantes de décès, mais non moins intéressantes, comme les morts liées au tabagisme, les décès par exécutions ou ceux causés par des animaux. Une dernière liste qui met d’ailleurs à mal de nombreux clichés puisque le si redouté requin est bon dernier du classement avec quatre morts par an en moyenne, bien loin derrière les 780.000 décès attribués aux moustiques.

http://www.slate.fr

Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent


Enlever ses chaussures en rentrant à la maison ? Il semblerait qu’il y a tout un monde sous nos semelles. Certaines bactéries seraient celles qui nous donnent des misères. Cependant, en générale, cela n’est pas dangereux du moins pour les gens en bonne santé. Mais pour les jeunes enfants, c’est peut-être un peu différent ainsi que les personnes ayant une santé plus fragile.
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Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Faites-vous partie de ces personnes qui enlèvent leurs chaussures dans la maison ou l’appartement ? Peut-être même demandez-vous gentiment à vos invités de faire pareil ? Vous partez du principe que c’est plus propre. Mais est-ce vraiment le cas, ou est-ce beaucoup de bruit pour pas grand-chose ?

On ne va pas se mentir, nos chaussures abritent « des centaines de milliers de bactéries par centimètre carré, explique Jonathan Sexton, microbiologiste à l’Université d’Arizona. Et à chaque pas que nous faisons, dit-il, nous recrutons de nouveaux préposés ».

Qu’il y ait des millions de bactéries, d’accord. Après tout, ce sont elles qui dominent le monde (et nos intestins). Mais quels types de bactéries retrouve-t-on sous nos chaussures ? Et sont-elles pour autant dangereuses pour la santé humaine ?

Du monde sous les chaussures

Des études ont déjà suggéré que près de 96 % de toutes les chaussures (du moins celles analysées) étaient recouvertes de bactéries fécales. Parmi elles, vous retrouverez notamment Escherichia coli (E. coli). Et bien que nombre de ces bactéries soient inoffensives pour l’Homme, certaines souches peuvent en revanche provoquer des diarrhées graves, des infections des voies urinaires et même une méningite.

D’autres études ont également mis en évidence la présence de Staphylococcus aureus, connue pour provoquer de nombreuses infections cutanées et, dans certains cas extrêmes, des infections potentiellement mortelles chez les patients immunodéprimés ou souffrant de problèmes cardiaques. Une étude publiée en 2014 a également révélé la présence de Clostridium difficile, qui de son côté peut entraîner l’apparition de problèmes intestinaux, comme la diarrhée.

bactéries

Staphylococcus aureus, résistante à la méthicilline. Crédits : Pixnio

Ne pas surestimer les risques

Sur le papier, nous aurions donc tout intérêt à retirer nos chaussures chaque fois que nous rentrons à la maison. Mais en réalité, la quantité de ces bactéries potentiellement nocives n’est généralement pas assez élevée pour vous rendre malade.

« Pour un individu en bonne santé, les bactéries sur les chaussures ne posent probablement aucun risque ou un risque minime », explique en effet Kevin Garey, de l’Université de Houston.

Les chercheurs notent tout de même quelques précautions à prendre, notamment en présence de nourrissons rampant au sol, ou encore de personnes immunodéprimées.

« Chez une personne à risque d’infection – généralement une personne récemment hospitalisée – il peut être important de veiller à un bon nettoyage du logement, confirme le chercheur. En résumé, si vous êtes à risque d’infection ou si vous avez un enfant en bas âge, c’est une bonne idée de retirer vos chaussures d’extérieur lorsque vous entrez chez vous, dit-il. Pour la plupart des personnes en bonne santé, toutefois, vous pouvez prendre une décision en vous basant autant sur vos préférences et vos habitudes que sur vos préoccupations potentielles pour la santé ».

Source

https://www.livescience.com/

Le Saviez-Vous ► Faut-il manger du riz quand on a la diarrhée ?


Légende urbaine ou vérité ? Un des remèdes de grand-mère en cas de diarrhée est de manger du riz. Est-ce efficace ? Pour ma part, je faisais de l’eau de riz pour mes enfants mélangé avec un peu du jus, car ce n’était pas vraiment ragoûtant de voir cette matière visqueuse.. Est-ce que tous les riz se valent ?
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Faut-il manger du riz quand on a la diarrhée ?

 

Bol de riz blanc.

Bol de riz blanc.

© MARTIN LEE/REX/REX/SIPA

 

Si vous (ou vos enfants) êtes un habitué de la gastro ou des voyages en Inde, vous êtes également certainement familier de ce conseil : en cas de diarrhée, mangez du riz. A suivre ?

C’est bien connu, nos mères et nos grand-mères l’ont toujours répété : le riz, ça constipe. Info ? Croyance ? Et basée sur quelles réalités scientifiques ? Petite enquête intérieure au cœur des intestins. Pour comprendre le pourquoi des humeurs changeantes de nos intestins (un coup c’est mou, un coup c’est dur), il faut d’abord se pencher sur les selles. Autrement dit, le caca, c’est quoi ? Eh bien c’est une sorte de pâte composée d’eau, de bactéries et de fibres alimentaires non digérées. Quand cette mixture est trop riche en eau et est évacuée trop souvent, on parle de diarrhée. A l’inverse, quand le mélange manque de liquide, les selles sont dures et ont du mal à se frayer un chemin jusqu’à la sortie. On parle de constipation.

La diarrhée : quand le côlon se laisse déborder

Le responsable du dosage en eau, c’est le côlon. Quand tout va bien, il est censé fabriquer l’étron de consistance idéale, avec juste ce qu’il faut de liquide. Un travail complexe quand on sait que la pâte qui lui est apportée par l’intestin précédent (le grêle) ressemble à de la soupe. Le côlon doit donc assécher ce potage. L’image d’une éponge qu’on essore est séduisante mais d’un point de vue physique, ça ne se passe pas tout à fait comme ça. En réalité, dans les cellules de la paroi intestinale sont logées de petites pompes qui transportent les minéraux (le sel essentiellement) de l’intérieur du côlon vers l’intérieur du corps. Pour équilibrer les concentration en sels de part et d’autre de la paroi intestinale, l’eau, par osmose, suit. Enfin, quand on est en bonne santé.

Car en cas de gastro-entérite, un virus maléfique nommé rotavirus empêche le gros intestin d’effectuer sa tâche correctement. La même chose se produit lors de certaines infections bactériennes. La réabsorption intestinale est alors perturbée car les petites pompes décrites ci-dessus ne peuvent plus assurer leur tâche. Du coup, l’eau reste dans le côlon, et finit par sortir par les voies naturelles en entraînant les déchets de la digestion. C’est la diarrhée.

Riz et diarrhée : les meilleurs ennemis

Que viendrait faire le riz dans cette histoire ? Eh bien, pour être franc, pas grand chose, mais quand même. Parce qu’en cas de diarrhée, le côlon est donc mis à rude épreuve. Et le riz (uniquement s’il est blanc) est un aliment sans résidus : autrement dit, une fois que votre bol de riz a franchi l’intestin grêle, il n’en reste rien. Or, pas de déchet égale pas de selle ! Et pas de selle signifie que le côlon peut se reposer un peu.

Mais la diarrhée, ce n’est pas que des excréments liquide, c’est aussi du caca fréquent. On l’a vu, la première tâche du côlon, c’est un travail d’essorage. Mais le gros intestin œuvre également dans la vitesse du transit. En temps normal, les aliments sont poussés grâce à des mouvements réflexes de l’intestin (les mouvements péristaltiques). Sans nous demander notre avis puisqu’il est doté de son système nerveux autonome, le côlon se contracte régulièrement afin d’appuyer sur son continu et de le pousser vers la sortie. Un peu comme on chasserait le dentifrice de son tube. Or, en cas de diarrhée, ces mouvements sont accélérés, d’où un besoin accru de se rendre sur le trône. Là encore, le riz n’a finalement que peu d’influence : son seul pouvoir réside toujours dans son absence de déchet. Sans caca à pousser, le péristaltisme a tendance à ralentir.

Manger du riz en cas de diarrhée ?

En conclusion : ça ne coûte rien de manger du riz en cas de diarrhée, et c’est même recommandé. Les petits grains blancs ne pourront que faire du bien à votre côlon malmené. Mais ça n’est pas un remède miracle qui dispenserait de consulter le médecin… car certains médicaments offrent des effets autrement plus efficaces. Ah, et dernier détail, le riz « anti diarrhée », il doit être blanc. Car le riz complet, chargé de fibres, aurait lui, sur votre système digestif déjà mal en point, un effet aggravant.

Marina Lena

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Infection à E. coli: qu’est-ce que c’est et quels sont les symptômes?


Il y a souvent des rappels d’aliments qui pourraient être contaminés par la bactérie E. coli, il y a d’autres sources de contaminations qu’il faut tenir compte. Même si généralement, cette infection intestinale peut être sans grandes conséquences, il arrive aussi que la bactérie E. coli entraine des complications beaucoup plus graves
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Infection à E. coli: qu’est-ce que c’est et quels sont les symptômes?

 

© getty.

Source: CDC, Independent

L’Escherichia coli, souvent abrégée E. coli, est une bactérie intestinale très courante dont la plupart des souches ne posent pas un très grand risque pour la santé. Cependant, une épidémie d’E. coli a récemment entraîné la mort de cinq personnes et la contamination d’environ 200 personnes aux États-Unis.

E. coli, kezako?

Cette bactérie est normalement présente dans notre organisme et compose 80% de la flore intestinale de la plupart des mammifères, dont l’être humain. Son rôle est de nous protéger d’autres bactéries et d’assurer le bon fonctionnement de notre système intestinal. Pourtant, elle peut parfois provoquer des maux de ventre voire même des intoxications alimentaires. 

Quels sont les symptômes?

Les symptômes, qui peuvent mettre entre trois à quatre jours à faire leur apparition, comprennent la diarrhée (pouvant éventuellement contenir du sang), des crampes d’estomac, des nausées ou des vomissements. E. coli peut également causer diverses maladies, comme la cystite ou encore la pneumonie.

Dans le cas d’une personne infectée qui ne présente aucune complication, ces symptômes peuvent durer environ une semaine.

Quel est son mode de transmission?

La bactérie se développe notamment dans le tube digestif des animaux à sang chaud, comme les bovins par exemple. La contamination se fait ensuite chez l’homme par voie orale, lors de l’ingestion d’aliments contaminés. Certains aliments et boissons, comme le boeuf haché, le lait non pasteurisé ou encore les produits frais tels que les épinards et la laitue, sont plus susceptibles d’être contaminés par la bactérie et d’entraîner une infection.

Parfois, la bactérie peut également se trouver dans l’eau, et ce qu’elle provienne de sources naturelles comme les rivières et les lacs ou de réserves d’eau publiques. Cette contamination se produit à cause de la propagation de la bactérie via les excréments humains et animaux. Quoi qu’il en soit, les réserves d’eau en milieu rural, comme les puits privés par exemple, sont plus susceptibles d’être infectées que les autres, d’après la clinique Mayo.

Comment se protéger?

La bactérie E. coli peut survivre à l’extérieur du corps humain. Il est donc important d’adopter une hygiène irréprochable pour s’en protéger. Lavez-vous bien les mains après être passé aux toilettes, avant et après avoir cuisiné, après avoir été en contact avec des animaux et lors du changement de la couche d’un bébé.

Manger de la viande qui n’a pas été cuite correctement peut également augmenter le risque d’être infecté par la bactérie E. coli. Le CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) conseille de cuire les steaks de boeuf à une température d’au moins 62,6 degrés, et de cuire le bœuf et le porc hachés à une température d’au moins 70 degrés afin d’éradiquer les germes. L’organisation ajoute qu’il faut également éviter d’avaler de l’eau en nageant dans des points d’eau publics comme les piscines ou les lacs.

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