Les poissons fuient le pétrole, selon une étude


Les poissons ont un odorat un peu comme la nôtre. Si bien que quand ils sentent une odeur suspecte comme un déversement de pétrole, ils prennent la fuite.
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Les poissons fuient le pétrole, selon une étude

 

Une truite arc-en-ciel

Une truite arc-en-ciel Photo : iStock

Les poissons fuient les cours d’eau pollués, selon une récente étude de l’Université de l’Alberta. C’est une bonne nouvelle pour les chercheurs qui, jusqu’à présent, connaissaient mal le comportement des poissons en cas de pollution accrue, comme dans le cas d’un déversement de pétrole.

Un texte de Camille Martel

Étonnamment, c’est grâce à leur flair que les poissons évitent la pollution.

« Leur odorat fonctionne comme le nôtre et c’est une très bonne chose », dit Keith Tierney, toxicologue à l’Université de l’Alberta et auteur principal de cette nouvelle étude parue en mai dans la revue Environmental Science & Technology.

Dès qu’ils sentent le danger, ils prennent la fuite! Keith Tierney, toxicologue à l’Université de l’Alberta

Le chercheur explique qu’on peut comparer cela à quelqu’un qui sent de la fumée :

« Dès que notre cerveau reçoit ce signal, une lumière rouge s’allume, et c’est pareil pour les poissons qui sentent une modification de l’environnement aquatique. »

Keith Tierney a mené son étude sur des truites arc-en-ciel, qui figurent parmi les poissons les plus communs en Amérique du Nord.

« On peut étendre les résultats de notre étude à plusieurs espèces de poissons, puisque le système olfactif est similaire pour de nombreuses espèces », mentionne le chercheur.

 

C’est une nouveauté dans le milieu scientifique, souligne Keith Tierney, parce qu’il est difficile de prévenir le comportement des poissons. Les chercheurs ignorent quel niveau exact de toxicité fait fuir les poissons, mais ils le situent entre 1 % et 10 %.

L’étude a aussi montré que l’olfaction des poissons est touchée lorsqu’ils sont coincés dans un cours d’eau pollué. Or, dès qu’ils arrivent à s’en échapper, leur odorat revient.

« C’est comme pour nous, les neurones olfactifs sont ceux qui se régénèrent le plus rapidement. »

Malgré tout, bien des questions restent sans réponse pour les chercheurs. Les effets de l’exposition à long terme aux contaminants de la région des sables bitumineux en Alberta, ainsi que les conséquences de leur exploitation sur la vie aquatique, demeurent méconnus.

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La pollution de l’air aurait causé 7700 décès prématurés au Canada en 2015


La pollution coûte cher, autant pour la santé que la décontamination des eaux, la prolifération des algues, la maladie des abeilles, etc. Cependant, ne rien faire coûterait encore plus cher …
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La pollution de l’air aurait causé 7700 décès prématurés au Canada en 2015

 

La pollution de l'air a coûté aux Canadiens 36 milliards en 2015 à cause de... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

MIA RABSON
La Presse Canadienne
Ottawa

La pollution de l’air a coûté aux Canadiens 36 milliards en 2015 à cause de décès prématurés et de maladies, estime une nouvelle étude.

Le rapport, publié jeudi par l’Institut international pour le développement durable, un organisme indépendant sans but lucratif, s’appuie sur les données scientifiques existantes couvrant différents aspects de la pollution, du smog aux déversements pétroliers en passant par l’utilisation de fertilisants.

L’auteur principal du rapport, Robert Smith, soutient que plus les scientifiques se penchent sur les coûts de la pollution atmosphérique, plus ils constatent que ces coûts sont élevés.

Une étude réalisée en 2008 par l’Association médicale canadienne concluait ainsi qu’environ 2300 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air – une étude considérée comme très sérieuse, indique M. Smith.

Or, on s’est aperçu récemment que cette étude avait grandement sous-estimé les impacts de la pollution de l’air: un rapport de 2015 concluait que le nombre de décès prématurés attribuables à cette pollution au Canada pourrait plutôt se chiffrer à 7700 par année – cinq fois plus.

Le rapport de l’Institut international pour le développement durable a compilé divers coûts associés à la pollution, comme la santé humaine et animale, les dépenses des entreprises et des gouvernements, la décontamination, les algues dans les cours d’eau, l’impact des pluies acides ou la maladie des abeilles.

Ainsi, les pathogènes dans l’eau du robinet coûtent à eux seuls 895 millions, alors que les canicules liées aux changements climatiques ont coûté 1,6 milliard en 2015, estime-t-on. Le coût des tempêtes et des sécheresses est plus difficile à chiffrer parce qu’on ignore jusqu’à quel point ces événements sont liés aux changements climatiques.

Certains des coûts de la pollution ne sont d’ailleurs pas connus parce que la recherche est inexistante, note le rapport.

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Le Saviez-vous ► L’incroyable sable qu’on ne peut pas mouiller


Un sable bien particulier, qui n’est pas de naturel, mais bien fabriqué par l’homme. Ce sable magique a une particularité d’être sec même dans l’eau
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L’incroyable sable qu’on ne peut pas mouiller

 

Sous l’eau, il se comporte comme un fluide et forme des structures pâteuses. Mais ramené à la surface, il prend instantanément la forme d’une poudre sèche.

« MAGIQUE ». Le comportement de cette matière est si étrange que des boutiques le commercialisent en tant que jouet scientifique sous le nom de « sable magique ». En effet, cette poudre sableuse colorée se transforme instantanément en une sorte de pâte aux reflets métallisés si on la plonge dans l’eau. Mais sitôt ramenée à la surface, cette matière redevient aussitôt granuleuse, car parfaitement sèche, comme le montre cette vidéo saisissante :

 

Démonstration des propriétés du « sable magique ».

Délicatement déposé dans le récipient plein d’eau, ce sable qui flotte à la surface constitue une pellicule imperméable. Comme le montre la vidéo, il est alors possible de plonger le doigt dans le verre d’eau et de le ressortir sec, pour peu que la quantité de « sable magique » soit suffisante et que l’on ne descende trop profondément dans le récipient.

Un sable hydrophobe 

Ces étranges propriétés, ce sable les doit à un traitement particulier à l’issue duquel, chacun de ses grains est enrobé d’un revêtement imperméable. Pour ce faire, le sable est soigneusement séché puis soumis à des vapeurs de composés chimiques, et notamment de triméthylsilanol. En présence d’eau, ce revêtement très hydrophobe (qui repousse l’eau) a pour effet de faire adhérer très fortement les grains de sable entre eux.

On observe alors la formation de ces structures pâteuses qui, à l’intérieur, ne contiennent pratiquement pas d’eau. Ces dernière doivent leur aspect « métallisé » aux bulles d’air qu’elles retiennent à leur surface.

USAGES. À l’origine, ce sable a été pensé pour « éponger » les fuites de produits pétroliers à la surface de l’eau. En effet, s’ils ne se mélange pas à l’eau, ce sable a en revanche une bonne affinité pour les hydrocarbures qu’il peut agglomérer en boulettes suffisamment lourdes pour couler au fond des océans.

Toutefois, son coût de fabrication trop élevé le rend mal adapté à cet usage.

 Outre son utilisation ludique, ce sable est un matériau de choix pour ériger des digues temporaires (en cas d’inondation par exemple), pour imperméabiliser le fond de bassins de rétention d’eau et éviter les infiltrations. Il constitue aussi un bon isolant thermique insensible au gel (du fait de l’absence d’eau dans sa structure) d’où son emploi occasionnel pour protéger les racines de certaines plantes.

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Poissons difformes: les sables bitumineux soupçonnés


Le gouvernement Harper a fermer des recherches sur certains lacs expérimentaux afin de voir les effets sur les sables bitumineux. Je doute  que les gens de Pêche et Océans Canada soient objectif avec une telle politique pour mieux comprendre ce qui se passe avec les poissons malades et malformés
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Poissons difformes: les sables bitumineux soupçonnés

 

Poisson déformé péché dans le lac Athabasca.

Poisson déformé péché dans le lac Athabasca.  Photo :  PC/HO

Il semble y avoir des « similarités remarquables » entre des poissons difformes trouvés en aval des sables bitumineux de l’Alberta, et ceux observés après le déversement pétrolier de l’Exxon Valdez en Alaska, et après le désastre de la plateforme Deepwater Horizon, en Floride, affirme un écologiste de renom.

David Schindler de l’Université de l’Alberta a écrit une lettre ouverte à deux ministres fédéraux pour mentionner les récentes découvertes de scientifiques oeuvrant aussi loin que le golfe du Mexique.

Dans sa lettre, M. Schindler affirme qu’en vertu des parallèles entre ces différents endroits, il semble logique de penser que des produits chimiques présents dans le pétrole brut provoquent les malformations.

À lire aussi: Des poissons malades et difformes

Il propose que le Canada prenne la tête des recherches dans ce dossier en isolant les différents composés chimiques et en les testant sur des stocks de poissons dans des environnements contrôlés.

M. Schindler précise que la région des lacs expérimentaux — qui a été fermée aux chercheurs par Ottawa pour des économies annuelles d’environ 2 millions $ — est le laboratoire naturel idéal pour ces travaux.

Selon le chercheur, on ne pourrait pas établir la liste des produits chimiques impliqués même si le gouvernement fédéral surveillait plus étroitement ce qui se passe dans la région de la rivière Athabaska.

Une porte-parole de Pêche et Océans Canada n’a pas directement répondu aux préoccupations de M. Schindler, mais a indiqué que

« le gouvernement continue de travailler activement à mettre en place un nouvel exploitant pour la région des lacs expérimentaux afin que la recherche puisse s’y poursuivre. »

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