«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout»


Tout être sur terre devrait avoir droit a un toit, des vêtement, a une alimentation acceptable, des soins santé et dentaire, et aussi une bonne éducation. Dans les pays pauvres certains vivent avec moins de 2 $ par jour, on essaie de les aider avec du développement durable, mais ce n’est pas suffisant. Par contre, dans les pays riches,   et on voit le contraire, on diminue l’aide aux plus pauvres, on limite les soins de santé (pour passer un écho dans ma ville, l’attente est de 1 an), l’éducation supposé être gratuite coûte une fortune,etc. … Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent
Nuage

 

«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout»

 

Getty ImagesEn 1990, l’est de l’Asie comptait pour 50 % de la population pauvre dans le monde, contre un peu plus de 10 % pour l’Afrique subsaharienne. En 2015, les chiffres s’étaient inversés.

Par Daniel Casillas

Selon des données de la Banque mondiale, le nombre de personnes vivant avec 1,90 $US par jour est passé de 12,7% (896 millions) à 10,7% de 2011 à 2013 (766 millions).

Des chiffres encore beaucoup trop élevés, déplore Philip Alston. Métro s’est entretenu avec le rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme à l’Organisation des Nations unies, alors qu’on souligne mardi la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Quel est, selon vous, le portrait de la situation dans le monde à cet égard?

Sur le plan historique, les 30 dernières années ont été synonymes de baisse substantielle de la pauvreté, particulièrement dans des pays comme la Chine et l’Inde. La Banque mondiale est la principale source de données, et elle établit que, si une personne vit avec 1,90 $US ou plus par jour, elle est sortie de la pauvreté extrême. Il n’y a pas vraiment d’endroits sur la planète où on peut mener une vie décente avec cette somme.

L’ONU, quant à elle, va plus loin en prenant en considération des critères comme le système de santé, l’éducation, la violence. Ainsi, on compte près d’un milliard de personnes qui vivent encore dans la pauvreté.

Qu’est-ce qui est fait pour la combattre?

La communauté internationale se concentre sur les Objectifs de développement durable, qui ciblent les pays à bas salaires, mais ce n’est pas assez. La pauvreté est aussi répandue dans les pays plus riches. Pour ma part, je note que les mêmes gouvernements qui participent à l’effort mondial font l’inverse chez eux. Ils démantèlent leur système de sécurité sociale, suppriment des avantages dans le domaine de la santé, modifient leur Constitution pour réduire au maximum les dépenses sociales et blâment pauvres et marginalisés. Ces gestes montrent que beaucoup d’États ne s’attaquent pas au problème de la pauvreté avec sérieux.

En Occident, on est obsédés par les réductions d’impôts, qui enrichissent les riches et qui n’aident pas les moins nantis.

«La pauvreté pourrait être éradiquée, mais on s’en fout, préférant partir du principe que toutes les personnes pauvres sont des moins que rien qui n’ont que ce qu’elles méritent.»

Philip Alston, rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme à l’ONU, affirmant que si la pauvreté existe encore aujourd’hui, c’est avant tout un choix politique. «On n’a aucun scrupule à laisser un grand nombre d’enfants vivre dans la pauvreté, alors qu’ils n’ont assurément rien à se reprocher», ajoute-t-il.

Quels sont les problèmes auxquels doivent faire face les gens vivant dans la pauvreté?

Le manque de possibilités pour s’en sortir. Quand on a faim, on ne peut pas se concentrer à l’école. Quand on vit dans un quartier pauvre sans surveillance policière, on a plus de chance de subir des traumatismes physiques ou psychologiques, ou de se faire voler ses quelques biens. Quand on a des dents en mauvaise santé parce qu’il n’y a pas de fluorure dans l’eau qu’on consomme et qu’on ne peut pas se payer des soins dentaires, on a plus de difficultés à trouver un emploi.

Et si on a un job, il risque probablement d’être temporaire et payé à l’heure, avec donc moins de temps libre pour, par exemple, aller voter pour le parti ou pour la personne qui pourrait nous aider. C’est un cercle vicieux.

http://journalmetro.com/

Des briques sur Mars


Ils sont drôle les savants de la NASA, ils commencent tout juste a explorer la planète mars qu’ils pensent une manière de construire des bâtiments sur la surface tout en restant écolo, alors que sur Terre on peine a faire des efforts durables pour l’environnement
Nuage

 

Des briques sur Mars

 

La conquête de Mars passera inévitablement par le développement durable.

par Guillaume Pagès,

On ne sait pas encore comment amener de l’oxygène sur Mars, mais on sait comment utiliser le recyclage pour y construire des briques.

La NASA travaille sur des bactéries capables de recycler les déchets martiens et de les transformer…. en briques !

Des Chroniques martiennes de Ray Bradbury à la réalité, la frontière est finalement ténue. Alors que des plans pour construire des bâtiments sur Mars sont déjà en cours d’élaboration, la NASA a en effet découvert un microbe « ingénieur » qui pourra dispenser l’envoi par fusée de matériaux de construction. D’après nos confrères du magazine New Scientist, l’agence spatiale américaine travaille actuellement sur des microbes capables de se nourrir des rochers de la planète et des déchets produits par les astronautes pour les transformer en briques.

Et de citer Lynn Rothschild, chercheuse à l’Ames Research Center de Moffett Field (Californie), qui dirige les recherches en partenariat avec la Synthetic Biology Initiative de la NASA :

« La biologie synthétique se situe au carrefour de la biologie et de l’ingénierie. Ses praticiens ont construit un ensemble d’outils biologiques constitués par des morceaux de gènes appelés “biobricks” dont chacune remplit une fonction spécifique et peut être insérée dans d’autres microbes pour leur donner cette fonction. »

La conquête de l’espace passe désormais par les éco-matériaux et le recyclage

Sporosarcina Pasteurii de son nom scientifique, la bactérie sur laquelle les experts de la NASA se sont penchés a notamment la capacité assez rare de pouvoir décomposer l’urée et l’ammonium excrète, rendant ainsi l’environnement local suffisamment alcalin pour que les ciments de carbonate de calcium puissent se former.

Pour faire simple, elle absorbe l’urine pour la transformer en brique, laquelle peut ensuite être utilisée pour construire une maison au bout de deux semaines avec des murs aussi résistants et comprimés que du béton (!)

Le développement durable s’imposerait-il jusque dans la conquête de la planète rouge ? Cette bactérie hors norme capable de transformer les déchets humains en matériaux de construction laisse en tout cas rêveur. Dommage tout de même qu’on y ait pensé pour Mars, mais pas pour la Terre…

Crédits : Wikimedia Commons / Nicolas Papastathopoulos – NASA and The Hubble Heritage Team

http://www.zegreenweb.com