Quand les plantes lancent un SOS, les guêpes leur répondent


L’odeur que dégage l’herbe lorsqu’elle est coupée est en fait un signal de détresse. En gros, vous respirez l’herbe qui crie de douleur. Certaines plantes aussi envoient des molécules de détresse quand elles sont attaquées par des insectes et font appelle aux guêpes. Les chercheurs on remarquer pour le maïs génétiquement modifié, que les guêpes ne viennent pas à la rescousse s’il est attaqué contrairement ceux qui ne le sont pas. La nature fait mieux que la science
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Quand les plantes lancent un SOS, les guêpes leur répondent

 

Lorsque les chenilles s'attaquent aux feuilles certaines plantes appellent les guêpes à la rescousse.

Lorsque les chenilles s’attaquent aux feuilles certaines plantes appellent les guêpes à la rescousse. BRÉVAULT/CIRAD

Par Joël Ignasse

L’odeur de l’herbe coupée diffuse une molécule qui attire les guêpes parasites s’attaquant aux insectes ravageurs. 600 molécules de signalisation ont ainsi été recensées chez les plantes.

ODEUR. L’odeur du gazon fraîchement tondu est agréable aux narines du promeneur. Il s’agit pourtant d’un véritable signal de détresse ! Celui-ci est émis par les plantes lorsqu’elles passent sous les ciseaux de la tondeuse ou quand elles sont croquées par des insectes. Ces signaux se sont pas émis en vain, puisqu’ils attirent d’autres bestioles qui s’attaquent aux ravageurs.

Une molécule aux fonctions multiples

On savait déjà que le tabac émet des signaux volatils, lorsque ses feuilles sont en train de se faire dévorer par la chenille du sphinx du tabac. Ces signaux attirent une punaise qui s’attaque aux œufs et aux larves du papillon.

Une nouvelle étude, plus générale et qui porte sur le maïs et l’herbe du gazon, est publiée dans The Plant Journal. Les chercheurs y expliquent avoir identifié une nouvelle molécule, l’acide jasmonique, capable de convoquer des guêpes parasites à la rescousse de ces plantes lorsqu’elles sont en danger.

DÉFENSES. Les scientifiques ont étudié le comportement des guêpes avec des épis de maïs génétiquement modifié pour ne pas produire d’acide jasmonique. Quand ils se font dévorer par des insectes, les guêpes ne réagissent pas. À l’inverse, avec du maïs non modifié produisant cet acide, dès qu’il y a des feuilles attaquées par des chenilles :

« les guêpes parasites arrivent en nombre vers le plant en train d’être mangé et pondent leurs œufs dans les chenilles » relate Michael Kolomiets, spécialisé en pathologie végétale et principal auteur de l’étude.

L’acide jasmonique permet également l’activation au sein de la plante d’une hormone, la jasmonate, qui déclenche d’autres mécanismes de défense contre les insectes comme la production de composés amers ou d’odeurs désagréables pour les ravageurs.

« Cette substance à une double fonction. Elle déclenche dans la plante la production de composés insecticides. Mais elle a aussi une fonction indirecte de défense en envoyant un signal de type SOS attirant les guêpes » résume Michael Kolomiets.

Il semblerait aussi que le gène qui régit la production d’acide jasmonique joue un rôle dans la résistance à la sécheresse, les plants de maïs modifié y étant plus sensibles. Les chercheurs sont en train d’explorer cet aspect et ils travaillent aussi à catégoriser les quelques 600 molécules de signalisation recensées chez les plantes

https://www.sciencesetavenir.fr/

Des enfants migrants drogués sans consentement dans des centres gouvernementaux américains


Comment peut-on donner autant de psychotrope à des enfants. Avant que Donald Trump change d’avis sur la séparation des enfants et des parents migrants. Certains enfants se sont retrouvés dans des endroits qui donnaient des pilules et des injections sans le consentement des parents. Pourtant, le Président avait bel est bien dit qu’on s’occuperait bien des enfants …..
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Des enfants migrants drogués sans consentement dans des centres gouvernementaux américains

 

Among the most disturbing are the accusations that staff at federally contracted facilities gave children five different types of psychotropic medications without informing their parents.

 

Les allégations portent sur un établissement de santé mentale au Texas qui a eu des problèmes dans le passé.

  • Par Roque Planas, HuffPost US

  • Le personnel travaillant pour le compte du Bureau de la réinstallation des réfugiés (BRR) droguent systématiquement les enfants migrants en situation de détresse avec des psychotropes sans le consentement de leurs parents, selon des documents de cour.

    Les responsables de l’administration Trump ont maintes fois insisté sur le fait que la politique de séparation des familles qu’ils ont mise en place au cours des six dernières semaines est sans cruauté. Mais le procès en cours sur l’accord de Flores, un règlement de 1997 qui régit en partie la détention des enfants migrants que la Maison-Blanche espère renverser, allègue une litanie d’actes répréhensibles dans les installations contractées par le BRR.

    Les allégations concernant les injections de drogues sont parmi les plus inquiétantes. Un enfant, cité dans les documents déposés en cour, a déclaré avoir pris jusqu’à neuf comprimés le matin et sept autres le soir, sans savoir quel était le médicament.

    « Le BRR administre régulièrement des médicaments psychotropes aux enfants sans autorisation légale », note un mémo déposée le 16 avril. « Lorsque les jeunes s’opposent à la prise de tels médicaments, le BRR les contraint. Le BRR n’exige ni ne demande le consentement d’un parent avant de donner un médicament à un enfant, ni ne sollicite l’autorisation légale de consentir à la place des parents. Au lieu de cela, le personnel du BRR ou de l’établissement signe des formulaires de «consentement» se dotant d’une «autorité» pour administrer des médicaments psychotropes aux enfants confinés.

    La plupart des allégations se concentrent sur le centre de traitement résidentiel Shiloh, à Manvel, au Texas. Mais les avocats de l’affaire Flores, qui ont accès aux dossiers médicaux de leurs clients, disent que le problème est très répandu.

    « Ce n’est pas spécifique à Shiloh », a déclaré Holly Cooper, l’un des avocats représentant les enfants dans le litige de l’accord Flores, à propos des allégations de d’utilisation de drogues.

  • Les avocats ont vu l’utilisation de médicaments psychotropes dans tous les établissements où le gouvernement fédéral détient des mineurs non accompagnés, mais ont noté que les seuls cas d’injections forcées qu’ils ont documentés se sont produits à Shiloh.

    Un enfant, identifié dans les dossiers de la cour comme Julio Z., a déclaré que le personnel de Shiloh l’avait jeté à terre et l’avait forcé à prendre des médicaments. Il a assuré avoir vu le personnel ouvrir la bouche d’un autre enfant pour le forcer à avaler une pilule. Lorsque Julio Z. a tenté de refuser le médicament, il a dit que le médecin l’avait ignoré.

    « Ils m’ont dit que si je ne prenais pas les médicaments, je ne pouvais pas partir », a déclaré Julio Z. « Que la seule façon de sortir de Shiloh était si je prenais les pilules. »

    « Parfois, ils me donnent des injections forcées », a indiqué un autre enfant, identifié comme Rosa L. « Un ou deux membres du personnel me tiennent les bras, et l’infirmière me donne une injection. »

    Les médicaments ont souvent des effets secondaires graves. Julio Z. a affirmé avoir pris 45 livres en deux mois. Une mère d’un enfant identifié dans les dossiers judiciaires comme Isabella M. a déclaré que les médicaments étaient si puissants que sa fille est tombée à plusieurs reprises parce qu’elle ne pouvait pas marcher.

    Le Shiloh Residential Treatment Centre a refusé de commenter les allégations, en renvoyant le HuffPost américain au BRR. L’agence n’a pas immédiatement répondu aux appels ou aux courriels demandant des commentaires.

    Le BRR libère généralement les mineurs non accompagnés à un sponsor après les avoir pris en charge – généralement un parent ou un membre de la famille. Mais à n’importe quel moment au cours des dernières années, plus de 200 enfants demeurent toujours sous la garde du gouvernement fédéral parce que le BRR n’arrive pas à trouver de répondant ou parce que l’organisme choisit de placer les enfants dans des établissements sécurisés ou des centres de traitement.

    Les enfants peuvent se retrouver dans des centres de traitement en raison de problèmes de comportement ou de problèmes de santé mentale. Certains d’entre eux souffrent de traumatismes graves ou de troubles psychiatriques nécessitant des soins médicaux, y compris des problèmes comme le syndrome de stress post-traumatique. Les psychotropes peuvent, en fait, être des réponses valables à ces problèmes, ont écrit les avocats dans l’affaire Flores dans le mémo.

    Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit et adapté de l’anglais.

  • https://quebec.huffingtonpost.ca/

Moral


Sommes-nous des gens ayant une moralité ? La vie en soi est le respect de ce qui nous entoure que ce soit la faune, la flore et aussi les autres humains. On s’aperçoit que nous avons du chemin faire, mais cela est pourtant possible quand on voit des gens qui respectent la vie qu’elle quel soit
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Moral

 

 

L’homme n’est moral que lorsque la vie en soi, celle de la plante et de l’animal aussi bien que celle des humains, lui est sacrée et qu’il s’efforce dans la mesure du possible d’aider toute vie en détresse.

Albert Schweitzer

Automutilation: un problème de santé publique en croissance


Au Canada, l’automutilation augmente beaucoup chez les jeunes. Pourquoi ? Peut-être un effet d’entrainement, surtout avec Internet, les jeunes discutent beaucoup de leur mal-être. Chose de certains, ces jeunes ont besoin d’aide et ce n’est pas en les culpabilisant qu’on pourra les venir en aide
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Automutilation: un problème de santé publique en croissance

    L’automutilation commence en moyenne vers l’âge de 13 à 15 ans et est plus souvent remarquée chez les adolescentes et les jeunes adultes. Les comportements d’automutilation sont deux fois plus fréquents chez les personnes de sexe féminin que chez les personnes de sexe masculin.

    L’automutilation commence en moyenne vers l’âge de 13 à 15 ans et est plus souvent remarquée chez les adolescentes et les jeunes adultes. Les comportements d’automutilation sont deux fois plus fréquents chez les personnes de sexe féminin que chez les personnes de sexe masculin. (mg.src.ca)
    Crédit photo : Photo : iStock

L’EXPRESSION D’UN MAL-ÊTRE 

 

LOUISE LEDUCLA PRESSE

« En troisième secondaire, avec une amie, on s’était lancé le défi d’arrêter toutes les deux de s’automutiler le plus longtemps possible. Cette fois-là, j’ai tenu pendant trois mois. »

Emmie Wesline, qui a aujourd’hui 21 ans et qui est romancière, raconte s’être automutilée de 11 à 17 ans.

« Je regardais l’émission Degrassi à la télévision et il y avait un personnage, Eli, qui consultait un psychologue pour tenter d’arrêter de s’automutiler. Moi, je n’ai pas retenu qu’il devait consulter pour son problème. Je n’ai retenu que cette idée de m’automutiler. »

La tendance à l’automutilation, comme le faisait Emmie, a bondi ces dernières années.

En cinq ans, le nombre d’hospitalisations à la suite de blessures auto-infligées – lacérations, brûlures de cigarette, etc. – a bondi de 85 % au Canada, selon l’Institut canadien d’information sur la santé. En chiffres bruts, cela représentait quelque 2500 hospitalisations en 2013-2014.

Et cette compilation n’inclut même pas la province qui se situe au deuxième rang pour la population, le Québec. Le ministère de la Santé confirme ne pas documenter le phénomène.

Mais c’est loin d’être parce qu’il n’existe pas, confirme le Dr Martin Gauthier, psychiatre à l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM.

« À notre hôpital, la moitié des jeunes qui sont vus en urgence psychiatrique s’automutilent. En consultation externe, c’est le tiers des cas. » — Le Dr Martin Gauthier

Si le problème est très répandu dans les centres jeunesse et dans les prisons, on le retrouve dans tous les milieux sociaux, indiquent les psychiatres interrogés.

Dans les statistiques canadiennes, la proportion est d’environ quatre filles pour un garçon, une proportion semblable à ce qui se voit dans la littérature à ce sujet.

« Les garçons ont davantage tendance à user de violence qu’ils dirigent vers les autres, observe le Dr Martin Gignac, chef de la pédopsychiatrie à l’hôpital Sainte-Justine. Chez les filles, on note une surreprésentation du problème parmi celles qui ont grandi dans des milieux carencés, au support familial effiloché. Elles souffrent souvent d’un vide intérieur, elles ont des relations conflictuelles, elles sont impulsives, du genre “tout ou rien”. »

« Les jeunes racontent s’automutiler pour évacuer une tension, mais derrière cela, il y a une réelle détresse, note pour sa part la Dre Johanne Renaud, pédopsychiatre au Centre Manuvie de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Si l’automutilation est distincte de la tentative de suicide, elle en demeure un important facteur de risque : 50 % de ceux qui s’automutilent ont un risque suicidaire. »

Emmie raconte que dans son cas, tout est parti d’un changement d’école, quand elle avait 10 ans. Elle s’est alors sentie très seule, en plus d’être victime de taquineries et d’intimidation en raison de ses quelques kilos en trop.

« Très vite, l’automutilation est devenue pour moi une drogue dont je ne pouvais plus me passer. La perspective de m’automutiler, le soir, m’aidait à passer à travers ma journée. Je savais que je trouverais ainsi un soulagement. »

UN SOULAGEMENT BIEN TEMPORAIRE

Se faire mal, un soulagement ? Cela survient parfois parce que l’automutilation peut avoir pour effet biologique de libérer des endorphines (des médecins prescrivent d’ailleurs parfois un médicament qui vient bloquer cette réponse des endorphines).

Le soulagement qu’on peut tirer de l’automutilation est de très courte durée, relève le Dre Renaud.

« Ça libère momentanément une certaine tension, mais ça ne règle aucun problème de fond et le grand danger, c’est que ça devienne comme une drogue. Quand on commence jeune, le risque est grand que ça se chronicise. »

Comme bien d’autres jeunes qui utilisent cet exutoire, Emmie a fait une tentative de suicide, à 17 ans.

« Quand mes parents m’ont annoncé qu’ils allaient divorcer, ça s’est rajouté à tout le reste et j’ai fait une tentative de suicide. »

« J’ai été hospitalisée en psychiatrie, poursuit-elle. On a trouvé des rasoirs sur moi. Quand je suis repartie, à l’hôpital, on m’a demandé si je voulais les reprendre. J’ai répondu que non. Là, j’étais déterminée à m’en sortir et j’ai été vue par une travailleuse psychosociale au CLSC. »

UN EFFET DE MODE ?

Mais pourquoi les jeunes sont-ils si nombreux maintenant à s’automutiler ? Est-ce une mode ?

« Il y a certainement un effet d’entraînement, répond la Dre Renaud. Beaucoup de sites internet en parlent. »

« Il y a quelque chose de l’ordre de la contagion », croit aussi le DrMartin Gauthier, de l’Hôpital de Montréal pour enfants, qui se demande pourquoi ce phénomène émerge si massivement, là, maintenant.

Il avance qu’avec l’internet, les jeunes ont aujourd’hui beaucoup plus tendance à chercher des réponses à l’extérieur d’eux-mêmes plutôt qu’à donner dans l’introspection.

Le Dr Gauthier soumet le phénomène pourrait avoir un certain lien avec cette question du corps qui, soudainement, n’est plus claire et nécessite une réflexion.

« En clinique, on voit aussi de plus en plus de jeunes transgenres. Le questionnement ne touche plus tant l’orientation sexuelle que l’identité sexuelle, dont la réponse n’est plus binaire. En fait, pour eux, être gai, c’est aussi straight qu’être hétérosexuel. »

L’automutilation, est-ce une façon d’attirer l’attention ?

« C’est plutôt un appel à l’aide, une façon de dire sa détresse de façon très inappropriée et dangereuse », corrige la Dre Renaud.

L’important, conclut-elle, c’est de ne pas laisser le problème s’installer, mais de suivre le plus rapidement possible une psychothérapie.

« On peut s’en sortir », insiste-t-elle.

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Des 5 à 12 ans affectés par des pensées suicidaires


C’est quand même triste que de jeunes enfants pensent aux suicides et lancent des appels de détresse. Heureusement qu’avant l’adolescence, ces enfants ne passent pas nécessairement à l’acte, mais les risques peuvent s’aggraver en grandissant si personne ne les entends
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Des 5 à 12 ans affectés par des pensées suicidaires

 

La psychiatre de l'enfance et de l'adolescence Johanne... (Shutterstock, Rob Hainer)

La psychiatre de l’enfance et de l’adolescence Johanne Renaud conseille aux parents de demander de l’aide si l’enfant a un changement de comportement qui ne s’explique pas.

Shutterstock, Rob Hainer

Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) Des enfants de six, sept ans ne se suicident pas, heureusement, mais certains d’entre eux ont des pensées suicidaires qui peuvent les prédisposer à passer à l’acte à l’adolescence.

«Chez les jeunes enfants [de 5 à 12 ans], ce sont des comportements suicidaires que l’on diagnostique. C’est à partir de 13 ans qu’il y a des décès. C’est rare, mais ça arrive. Il y a même eu un décès à 11 ans», a indiqué, mercredi, la Dre Johanne Renaud, lors d’un forum organisé à Québec par l’Association québécoise de prévention du suicide.

Lors de son exposé, la psychiatre de l’enfance et de l’adolescence à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal a illustré ses propos par un cas fictif mais réaliste d’un enfant de sept ans qui se plaignait tout le temps d’être malade, d’avoir des maux de ventre, qui était déprimé, qui avait perdu l’appétit. Il avait tenu des propos suicidaires en classe devant son professeur en lui disant qu’il pourrait se tirer une balle dans la tête.

«Ce n’est pas une menace. C’est un signe de détresse, de souffrance. Ça veut souvent dire que ça va vraiment mal dans sa vie. Un enfant tout petit qui dit qu’il serait mieux de disparaître, qu’il est trop souffrant, qui est déprimé peut avoir des pensées suicidaires. Il ne peut pas dire qu’il fait une dépression. Il ne sait pas ce qu’est une dépression», a affirmé la Dre Renaud.

Chez les adolescents, on diagnostique des dépressions depuis quelques années. Être dépressif ne veut pas dire pour autant être suicidaire, a précisé la médecin. Sans vouloir dramatiser la situation, elle conseille aux parents de demander de l’aide si l’enfant a un changement de comportement qui ne s’explique pas.

Un phénomène «pas rare»

«Ce n’est pas rare la dépression chez les jeunes. Il y a 10, 15 ans, ça n’existait pas. On parle de phase à l’adolescence. Aujourd’hui, s’il y a des antécédents familiaux répétés, on commence à se dire que ce sont peut-être les premiers signes d’une dépression. Il ne faut pas passer à côté. Ça arrive très rapidement. C’est plus fréquent dans certaines familles», a-t-elle observé.

La vérification des antécédents familiaux est un passage obligé avant d’établir un diagnostic, selon la psychiatre.

«On oublie ça souvent. C’est plus facile de poser des questions pour savoir s’il y a des cas de maladies cardiaques dans la famille, de l’asthme, du diabète. C’est plus difficile pour savoir s’il y a eu des dépressions, des suicides dans la famille, de la consommation de substances. Ce sont encore des sujets tabous», a-t-elle déploré.

Malgré plusieurs interventions publiques sur la prévention du suicide au Québec, la Dre Renaud estime qu’il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.

«Le suicide chez les 15-19 ans représente 20 % de tous les décès dans ce groupe d’âge. La première cause de décès demeure les accidents de la route. Il reste encore du travail d’information à faire auprès du grand public, des parents, même des médecins et des intervenants en première ligne», a-t-elle plaidé.

La psychiatre a fait part d’une amélioration chez les garçons au Québec depuis une dizaine d’années avec une diminution marquée du nombre de suicides.

«C’est possiblement grâce à nos interventions qu’il y a eu une baisse chez les garçons. Il y a maintenant un protocole qui a été mis en place pour s’occuper des jeunes», a-t-elle dit.

Chez les filles, on note une légère augmentation des suicides qui est toutefois moindre que dans les autres provinces canadiennes.

«Le danger pour les filles, ce sont les médias sociaux. Elles les utilisent tellement. Il y a beaucoup de tentatives de suicide en lien avec les médias sociaux. Des adolescentes prennent les petits mots qu’on peut y lire au premier degré», a expliqué la médecin spécialiste.

Par ailleurs, les statistiques qui montrent qu’il y a plus de suicides chez les garçons sont trompeuses sur l’ampleur des tentatives de mettre fin à ses jours.

«Il y en a plus, de suicides chez les garçons à cause de la létalité des moyens utilisés. Les filles, on les sauve à l’hôpital», a-t-elle dit.

La Dre Renaud enseigne en pédopsychiatrie à l’Université McGill. Elle est également responsable du Centre Standard Life en prévention de la dépression et du suicide chez les jeunes.

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8 bouleversantes métamorphoses de chiens abandonnés de tous


Il y a ceux qui abandonnent les chiens et d’autres qui réussissent à les sauver. Ces chiens ont vécu dans la détresse la plus totale pour ensuite revivre avec des nouveaux maitres au grand coeur
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8 bouleversantes métamorphoses de chiens abandonnés de tous

Par Sophie Le Roux Crédits photo : BARC – Shayna Pitch

Ils s’appellent Bethany, Shrek, Chewy, Davi ou encore Lamby. Ils sont tous des chiens heureux et choyés aujourd’hui. Mais tous ont en commun d’avoir frôlé la mort, avant d’être secourus par de véritables héros, des anges gardiens prêts à tout pour offrir à ces animaux abandonnés de tous.

Retour sur certains des plus beaux sauvetages et métamorphoses de chiens véritablement miraculés :

Davi, un Pit Bull sauvé de la mort

Lorsque Wilson Coutinho a trouvé Davi dans la rue, abandonné sur un terrain vague dans un abri de fortune, il n’avait plus que la peau sur les os, et souffrait au niveau de son postérieur d’une abominable infection qui a bien failli lui coûter la vie.

Sauvé, soigné, choyé et aimé, il s’est véritablement métamorphosé. Sa queue a dû être amputée, mais il ne semble pas avoir d’autres séquelles.

> L’histoire de Davi et les images de sa métamorphose

 

Le poignant sauvetage de Bethany

L’histoire de Bethany est bouleversante. Elle illustre le triste sort de bien des chiens abandonnés, et errants, si ce n’est que cette chienne, elle, s’est vu offrir une seconde chance.

L’animal a été sauvé par l’association américaine Hope for Paws, après avoir été contacté au sujet d’un chien malade, et sans-abri, ayant désespérément besoin d’aide, et de soins médicaux.

Son sauvetage nous est raconté dans une très belle, et très émouvante vidéo.

 

Entrez la légende de la vidéo ici

La métamorphose de Shrek, un chien abandonné dans les bois

Lorsque le chien Shrek a été découvert par ceux qui sont aujourd’hui ses maîtres, il était dans un état pitoyable, c’est le moins que l’on puisse dire. Le pauvre animal n’avait plus rien d’un chien…

« Un matin, après un orage terrible, mon mari a vu quelque chose qui ressemblait à un vieux tapis, ou un coyote mort dans un champ«  raconte au site Metro la vétérinaire canadienne et maman adoptive de ce chien abandonné, Brenda Gough. « Il était terrifié, tremblait horriblement, et nous ne pouvions pas voir s’il était malade ou blessé. Il ne pouvait pas courir très vite car son pelage était si lourd et plein de noeuds qu’il maintenait ses pattes collées« .

Shrek a été conduit dans la clinique vétérinaire où travaille Brenda, à Brandford, dans l’Ontario. Il a été lavé et rasé, et les médecins qui se sont occupés de lui ont alors découvert sous l’épaisse couche de poils sales et emmêlés, un adorable Bichon maltais âgé de six ans.

> Toute l’histoire de Shrek

 

Le déchet était un adorable chien

Une vieille peluche mise au rebut, ou un simple tas de déchets : voilà à quoi ressemblait ce pauvre chien lorsque ses sauveteurs l’ont découvert. Mais lorsqu’ils l’ont vu bouger et entendu respirer, ils ont réalisé que cette boule de poils dégoûtante trouvée errant dans les rues de Montréal était bien vivante.

Secouru par la SPCA de l’Ouest du Québéc, le toutou n’avait plus rien de l’adorable Cavalier King Charles qu’il s’est révélé être après avoir été nettoyé, tondu et soigné. La pauvre bête, sans doute lâchement abandonnée après des années de négligence et de maltraitance, était effrayée, affamée et gelée.

Mais après avoir été débarrassé de sa fourrure aussi sale qu’emmêlée, nourri, réchauffé et câliné, le petit Cavalier King Charles a peu à peu repris du poil de la bête.

> L’histoire du chien Rasta et sa métamorphose en images

La seconde chance de la petite Fiona

Fiona est une jolie petite chienne heureuse et aimée. Mais ça n’a pas toujours été le cas…

Lorsqu’elle a été secourue par Eldad Hagar, ce grand amoureux des animaux et fondateur de l’association baptisée Hope for Paws, elle dépérissait dans une rue de Los Angeles où elle avait été abandonnée, au milieu d’un tas de déchets.

Soignée, nettoyée, nourrie, bichonnée, câlinée, petit à petit, la petite chienne baptisés Fiona s’est métamorphosée. Son pelage devenu gris a retrouvé sa blancheur, et surtout, son regard triste s’est mué en regard brillant et rieur. Quelques semaines plus tard, elle était adoptée par un couple californien.

> La métamorphose de Fiona en images

 

La métamorphose de Chewy, l’adorable sosie de Chewbacca

Au Centre pour chiens Blue Cross de Southampton (Angleterre), le petit Chewy avait bien du mal à trouver une nouvelle famille à cause de son étrange physique. En effet, ce toutou de type Lhassa Apso de six ans, abandonné par un maître devenu malheureusement incapable de prendre soin de lui, n’était pas des plus mignons.

Avec son long pelage en pagaille et sa mâchoire inférieure un peu trop avancée, le petit chien ressemblait à s’y méprendre à Chewbacca, le célèbre personnage velu des films Star Wars. Une similitude qui ne séduisait pas vraiment les adoptants potentiels du refuge, au plus grand désespoir de l’équipe.

Aux grands maux les grands remèdes, comme on dit : les employés du centre ont décidé de relooker le petit Chewy pour l’aider à trouver une famille. Tondeuse, brosse et ciseaux, ils se sont armés de tous les accessoires imaginables pour discipliner ce manteau de poils derrière lequel se cachait cet amour de chien.

> Toute l’histoire de Chewy

La spectaculaire transformation de Theo, petit chien abandonné de tous

Quelles que soient les mésaventures qu’ils ont pu connaître, les chiens font toujours preuve d’une impressionnante capacité d’adaptation. C’est ce que montre la belle histoire de Theo, un petit chien qui a connu le pire avant de retrouver l’espoir. Sa métamorphose, aussi bien physique que psychologique, fait chaud au cœur et ne laissera personne insensible.

Car heureusement pour Theo et ses semblables, il y a à travers le monde des hommes et des femmes qui se battent pour les animaux abandonnés et maltraités. Des gens comme Eldad Hagar, de l’association Hope for Paws, dont les sauvetages émeuvent tous les amis des animaux.

> L’histoire de Theo en images

Lamby, ou le bouleversant sauvetage d’une chienne errante à Bali

Dans les rues de Bali, petite île de l’archipel indonésien, des centaines de chiens errent à la recherche d’un peu de nourriture et de chaleur. La petite Lamby aurait pu n’être qu’un animal sans toit ni famille de plus, mais sans doute suivie par une bonne étoile, elle a eu l’immense chance de croiser le chemin de Shayna Pitch et Brandon Nadeau, un couple originaire de l’Iowa aux Etats-Unis et installé en Indonésie.

Le corps décharné, couvert de plaies et presque dépourvu de poils, Lamby les a bouleversés. Ils l’ont alors fait monter sur l’un de leurs vélos, avant de rouler pendant 45 minutes jusqu’au refuge où tous deux sont bénévoles, le Bali Dog Adoption and Rehabilitation Centre (BARC).

Ils auraient pu se contenter de confier la petite chienne aux bons soins de leurs collègues, mais Shayna et Brandon ont eu un coup de coeur pour elle et lui ont rendu visite chaque jour, pour la regarder se refaire une santé, jouer avec elle, et lui offrir tout l’amour et la tendresse dont elle avait besoin. Puis lorsque Lamby fut totalement remise sur pattes, ils n’ont pas pu se résoudre à la laisser derrière eux. Le couple est tombé amoureux de cette petite chienne et a donc décidé de la ramener chez eux, où l’attendait leurs 4 autres chiens, tous adoptés dans des refuges.

> La métamorphose de Lamby en images

 

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Le sexe des cauchemars


Pourquoi nous faisons des cauchemars ? Plusieurs hypothèses, mais pas vraiment de réponses, Cependant, il semble qu’il y a une différence dans les rêves que l’on soit un homme ou une femme
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Le sexe des cauchemars

 

Mars et Vénus ne seraient pas distincts que sous la couette. Une fois endormis,... (Illustration Johan Batier, La Presse)

ILLUSTRATION JOHAN BATIER, LA PRESSE

ISABELLE AUDET
La Presse

Mars et Vénus ne seraient pas distincts que sous la couette. Une fois endormis, les hommes et les femmes évolueraient là aussi sur deux planètes. Une récente étude révèle que les cauchemars des femmes contiennent davantage de conflits interpersonnels et ceux des hommes, de cataclysmes et d’agressions physiques. La porte s’entrouvre sur un univers aussi complexe qu’intime.

Clichés, les cauchemars?

Un homme se retrouve dans une île déserte, après être tombé d’un bateau. Il a survécu, mais il constate soudainement qu’il a de l’eau dans les poumons. Il a alors la profonde certitude qu’il ne lui reste que quelques minutes à vivre. Seul au milieu de l’océan, il comprend qu’il ne reverra plus ses enfants.

L’horreur.

La détresse est si grande que le rêveur se réveille en sursaut. Il vient de vivre ce que le professeur et chercheur Antonio Zadra, de l’Université de Montréal, qualifie de cauchemar typique. Un univers aux émotions si intenses qu’elles mènent au réveil.

M. Zadra a relevé un défi colossal: avec l’étudiante au doctorat Geneviève Robert, il a analysé près de 10 000 récits de rêves rapportés par 572 participants anonymes. L’objectif : différencier les cauchemars des mauvais rêves (les premiers provoquent un réveil, contrairement aux seconds) et, surtout, se pencher sur le contenu même de ces rêves.

Sur le lot, 684 rêves au contenu plus négatif ont été retenus. Autant d’histoires tristes, invraisemblables et terrifiantes. Une fois toutes les émotions compilées, une tendance se dégage de cette enquête: les hommes et les femmes rêvent différemment.

«[Dans cette étude], les femmes rapportent deux fois plus de cauchemars où la thématique principale touche les conflits interpersonnels. Les hommes, de leur côté, font beaucoup plus de cauchemars où il est question de guerres, de désastres naturels, comme une inondation, un tremblement de terre, une infestation d’insectes… Beaucoup de thèmes se rejoignent entre les deux sexes et il n’y a pas de règle absolue, mais il y a sans aucun doute des différences», explique Antonio Zadra.

Un conjoint infidèle, un supérieur déraisonnable, un proche injuste… Les femmes se sentent souvent diminuées et incomprises dans leurs cauchemars. Les hommes, eux, sont surtout axés sur l’attaque, ou encore sont sur la défensive. Bref, dans l’action.

En fait, les thèmes qui font qu’un film intéressera généralement un public féminin ou masculin sont les mêmes qui nous interpellent la nuit. Sauf que, cette fois-ci, le film d’horreur n’a qu’un unique spectateur. Un spectateur captif.

Les femmes plus touchées

Autre fait marquant: les femmes font beaucoup plus de cauchemars que les hommes.

«C’est quelque chose de très connu dans le domaine, explique Tore Nielsen, professeur à l’Université de Montréal et directeur du Laboratoire des rêves et cauchemars de l’hôpital du Sacré-Coeur. Les femmes se souviennent généralement beaucoup plus de leurs rêves que les hommes. Il y a une grande différence à ce chapitre, et on ne sait pas pourquoi. Tellement que ça influence nos recherches aussi, parce qu’on a souvent du mal à trouver assez d’hommes pour nos tests.»

Antonio Zadra abonde dans le même sens. Il remarque aussi que les femmes prêtent une attention plus grande à leurs rêves, alors que les hommes, au contraire, ont tendance à minimiser les impacts d’un cauchemar.

De plus, le fait que, statistiquement, les femmes soient plus anxieuses que leurs pairs masculins pourrait aussi expliquer pourquoi elles sont plus sujettes aux cauchemars.

«Il y a des gens qui, de façon naturelle, répondent à des stress dans leur vie avec une charge émotive beaucoup plus forte, explique M. Zadra. Ça a un plus grand impact sur le plan psychologique. Ce sont ces gens-là qui sont susceptibles de faire des cauchemars.»

Un prochain défi pour le chercheur pourrait être de trouver quel niveau de stress déclenche un cauchemar. Hypothétiquement, on peut donc espérer qu’un jour, il sera possible de prévoir l’apparition d’un cauchemar, et (ô joie!) de le tuer dans l’oeuf.

Pourquoi rêve-t-on?

La fonction même du rêve (et, surtout, du cauchemar) relève presque de la philosophie. Elle se classe tout près des «qui suis-je?» et autres «d’où venons-nous?» qui nous taraudent depuis toujours.

Plusieurs scientifiques évoquent la piste évolutionniste. Ainsi, on pourrait rêver afin de mieux réagir à des situations de la vie réelle. Une sorte de répétition, donc.

Une théorie intéressante, mais qui ne dit pas tout, affirme Antonio Zadra, professeur en psychologie à l’Université de Montréal.

«Les poursuites, les tremblements de terre, ce n’est pas notre réalité quotidienne. Alors pourquoi ces thématiques reviennent-elles?» Antonio Zadra professeur en psychologie à l’Université de Montréal

«Peut-être est-ce un restant des circonstances dans lesquelles on vivait dans notre milieu ancestral ? Dans beaucoup de cauchemars, il y a des gens qui vont se réveiller avant un dénouement, ou bien qui vont avoir des solutions fantastiques : ils vont se mettre à voler, ils vont faire disparaître quelqu’un… des choses qui ne fonctionneraient pas très bien à l’état de veille. C’est une idée intéressante, mais ce n’est certainement pas la réponse complète.»

Tore Nielsen, professeur à l’Université de Montréal, ajoute que le rêve a une fonction sans équivoque sur le plan de la mémoire et des apprentissages. Plusieurs études sont d’ailleurs menées pour détailler ces connaissances au Laboratoire des rêves et cauchemars de l’hôpital du Sacré-Coeur.

N’empêche, il flotte toujours une aura de mystère autour des songes.

«Je crois qu’il y a quelque chose, mais je ne sais pas quoi, concède M. Zadra. Si on se demande quelle est la fonction de rêver, on peut aussi se demander quelle est la fonction d’être réveillé ! Je pense que le fait de rêver a une importance, une fonction, mais je pense que cette fonction est indépendante du fait que l’on se souvienne de nos rêves, ou pas. S’il faut se souvenir de nos rêves pour qu’un processus fonctionne, c’est un phénomène d’une inefficacité colossale!»

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