Destruction d’articles réexpédiés à Amazon : « Une pratique assez répandue », selon un expert


C’est peut-être une bonne raison de ne pas acheter en ligne. Je peux comprendre que des compagnies comme Amazon ne peut pas entreposer les retours des achats en ligne, mais la solution de la destruction du produit parce que c’est moins cher est un vrai gaspillage épouvantable. Pourquoi ne pas être en relation avec un commerce qui vend a prix réduits les objets retourné en donnant seulement par exemple une garantie de 30 jours au lieu de 2 ans. Un moment donné, il va falloir faire des choix, arrêter d’encourager ce genre de gaspillage, même si en ligne c’est moins cher pour nous.
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Destruction d’articles réexpédiés à Amazon : « Une pratique assez répandue », selon un expert

Un colis expédié par Amazon sur un tapis roulant.

Au total, 8 % des achats en ligne sont renvoyés à l’expéditeur (archives).

PHOTO : REUTERS / ALBERT GEA

Radio-Canada

Des marchandises achetées en ligne se retrouvent de plus en plus dans les sites d’enfouissement. Pour les vendeurs tiers sur Amazon, il est moins coûteux de les détruire que de les entreposer.

C’est plus avantageux de l’envoyer à un incinérateur ou à un site d’enfouissement, explique le professeur à l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa Marc Tassé, en entrevue à l’émission Les matins d’ici.

Pour eux, financièrement, c’est ce qu’il y a de plus logique. Amazon n’a pas non plus tout l’espace pour tout entreposer. Il faudrait qu’ils agrandissent et là, ils factureraient les fournisseurs et, pour ces derniers, ce serait moins rentable, poursuit-il.

En effet, lorsque les vendeurs tiers ne parviennent pas à vendre leurs produits, les coûts mensuels d’entreposage imposés par Amazon deviennent exorbitants : ils passent de 40 $ le mètre cube à 750 $ après six mois, puis à 1515 $ au bout d’un an.

Au total, 8 % des achats en ligne sont renvoyés à l’expéditeur. De ces 8 %, 40 % sont des vêtements, selon le professeur Tassé.

https://ici.radio-canada.ca/

Réchauffement climatique : le coût exorbitant des catastrophes naturelles en 2019


On parle d’au moins 15 catastrophes naturelles qui sont reliées aux changements climatiques qui coûte des milliards de dollars ainsi que nombre considérables en pertes humaines. L’agent a toujours été un obstacle pour agir contre les changements climatiques. Bien maintenant, cela coûtera encore plus cher, justement parce que les gouvernements, les entreprises ont préféré le profit qu’à l’avenir.
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Réchauffement climatique : le coût exorbitant des catastrophes naturelles en 2019


Le bouleversement climatique se paie au prix fort, humainement mais aussi économiquement. Une quinzaine de catastrophes naturelles, cette année, lui sont dues. Une ONG britannique les a répertoriées, évaluant les dégâts et le coût financier à plus d’un milliard de dollars mais, pour presque la moitié d’entre elles, la facture s’élève à plus de 10 milliards de dollars.

Au moins 15 catastrophes naturelles liées au changement climatique ont causé des destructions d’un coût de plus d’un milliard de dollars en 2019 et sept d’entre elles d’au moins 10 milliards, selon une compilation effectuée par une ONG britannique.

« Des phénomènes météo extrêmes, alimentés par le changement climatique, ont frappé tous les continents peuplés en 2019, entraînant dans la mort et déplaçant des millions de personnes et causant des milliards de dollars de dégâts », souligne l’ONG britannique Christian Aid dans une étude parue vendredi.

En se fondant sur la compilation de données disponibles en source ouverte (rapports de l’ONU ou de structures étatiques, études scientifiques, presse), l’ONG liste 15 événements — typhons, inondations, feux de forêt — ayant provoqué pour plus d’un milliard de dollars (900 millions d’euros) de dégâts.

Vue aérienne d'inondations au Japon à Omachi, le 28 août 2019. © Jiji Press, AFP

Vue aérienne d’inondations au Japon à Omachi, le 28 août 2019. © Jiji Press, AFP

Des phénomènes météo extrêmes frappant tous les continents

Sept de ces catastrophes ont même causé des dégâts évalués à plus de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros) : les inondations dans le nord de l’Inde et le typhon Lekima en Chine (10 milliards chacun) ; l’ouragan Dorian en Amérique du Nord (11,4 milliards) ; les inondations de juin à août en Chine (12 milliards) ; les inondations dans le Midwest et le sud des États-Unis (12,5 milliards) ; le typhon Hagibis en octobre au Japon (15 milliards) et les feux de forêt en Californie d’octobre-novembre (25 milliards).

« Chacun de ces désastres a un lien avec le changement climatique », relèvent les auteurs.

Ainsi, en Argentine et en Uruguay, où des inondations ont causé pour 2,5 milliards de dégâts en janvier, les zones affectées ont connu des précipitations cinq fois plus importantes que la moyenne, un an après avoir connu une grave sécheresse. Des variations qui s’accentuent avec le changement climatique, et des sols rendus plus secs qui aggravent les conséquences en cas de fortes pluies.

La population s'est réfugiée sur ls gradins d'un terrain de sport à la suite des inondations causées par le cyclone Idai au Mozambique. © DFID, UK Department for International Development, Flickr

La population s’est réfugiée sur ls gradins d’un terrain de sport à la suite des inondations causées par le cyclone Idai au Mozambique. © DFID, UK Department for International Development, Flickr

L’Inde et le Mozambique, deux pays les plus touchés

Autre exemple, le cyclone Idai, qui a dévasté la deuxième ville du Mozambique en mars, a été selon des scientifiques renforcé par le réchauffement de la température de l’océan Indien, alors que la montée du niveau des eaux a aggravé les inondations qui l’ont suivi. Mêmes phénomènes à l’œuvre pour le cyclone Fani en Inde et au Bangladesh en mai, avec des dégâts évalués à plus de huit milliards de dollars.

Christian Aid souligne toutefois qu’« en aucune façon les chiffres financiers ne donnent une vison globale » de l’étendue de ces catastrophes, notamment en conséquences pour les populations.

Prenant en compte les vies humaines perdues, l’ONG souligne que « l’immense majorité des décès a été causée par deux événements seulement » (les inondations dans le nord de l’Inde, 1.900 morts, et Idai au Mozambique, 1.300 morts), rappelant que les populations les plus pauvres paient le prix le plus élevé des conséquences du changement climatique.

« Par contraste, les coûts financiers sont plus élevés dans les pays riches et le Japon et les États-Unis ont connu les trois événements les plus coûteux », selon le rapport.

Mi-décembre, le réassureur suisse Swiss Re avait, dans une première estimation annuelle, évalué à 140 milliards de dollars les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres humains en 2019, contre 176 milliards en 2018.

https://www.futura-sciences.com/

Climat: plus d’ouragans, plus de destruction


Ceux qui sont anti-climatiques, devraient pourtant voir l’évolution des changements climatiques qui s’accélèrent. Tant que cela nous touche pas vraiment, on dirait que c’est loin …
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Climat: plus d’ouragans, plus de destruction

PHOTO MERIDITH KOHUT, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Les ouragans dans l’Atlantique Nord sont de plus en plus destructeurs.

Avec au moins 98 morts et près de 16 milliards de dollars en dégâts, la saison des ouragans dans l’Atlantique Nord a été plus destructrice que la moyenne pour la quatrième année de suite.

      NICOLAS BÉRUBÉ

      LA PRESSE

      18 ouragans

      PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

      Un total de 18 tempêtes tropicales ont été observées dans l’Atlantique Nord durant la saison 2019.

      Un total de 18 tempêtes tropicales, dont six sont devenues des ouragans et trois, des ouragans majeurs, ont été observées dans l’Atlantique Nord durant la saison 2019, qui s’étalait du 1er juin au 30 novembre

      « Dix-huit tempêtes, c’est très élevé : la moyenne est de 12, explique à La Presse Phil Klotzbach, chercheur au département des sciences de l’atmosphère à l’Université d’État du Colorado. Cela dit, sept tempêtes ont duré un jour ou moins. Et nous avons eu trois ouragans majeurs, ce qui est directement sur la moyenne. »

      Dorian

      PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

      L’ouragan le plus dévastateur de l’année a été Dorian, qui a frappé les Bahamas le 1er septembre.

      L’ouragan le plus dévastateur de l’année a été Dorian, qui a frappé les Bahamas le 1er septembre. L’un des ouragans les plus puissants jamais enregistrés, avec des vents de près de 300 km/h, Dorian a fait 70 victimes.

      « C’est l’ouragan qui a le plus retenu l’attention cette année, autant pour le nombre de morts que pour les dommages, explique M. Klotzbach. Les dommages causés par Dorian aux Bahamas sont évalués à plus de 8 milliards US. Pour un pays avec une économie relativement petite, et une économie qui s’appuie largement sur le tourisme, ç’a été une catastrophe. »

      Plus d’ouragans ?

      PHOTO DANIELE VOLPE, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

      La crise climatique provoque un réchauffement de l’eau des océans, ce qui entraîne une augmentation de la force des ouragans.

      La crise climatique provoque un réchauffement de l’eau des océans, ce qui entraîne une augmentation de la force des ouragans. Mais cela ne veut pas dire qu’il y en aura plus, note Phil Klotzbach.

      « Si les changements climatiques continuent à évoluer comme on le prévoit, nous verrons probablement des ouragans plus puissants, mais pas nécessairement plus d’ouragans. Or, avec la hausse du niveau des océans, le même ouragan risque de transporter plus d’eau à l’intérieur des terres et faire plus de dommages. On risque aussi de voir des pluies plus abondantes, parce qu’une atmosphère plus chaude peut contenir plus d’humidité. Les villes qui tiennent un registre des pluies font déjà état d’une hausse des épisodes de pluies torrentielles. À court terme, c’est ce qui est le plus inquiétant sur le front des changements climatiques. »

      Kammuri frappe les Philippines

      PHOTO ASSOCIATED PRESS

      Le typhon Kammuri menaçait lundi les Philippines.

      Pendant que l’heure est au bilan en Atlantique Nord, d’autres régions du globe continuent de faire face aux tempêtes dévastatrices. C’est le cas des Philippines, aux prises avec le typhon Kammuri, qui a touché les côtes du pays lundi, poussant les autorités à annoncer une fermeture temporaire de l’aéroport de la capitale, Manille, où habitent plus de 13 millions de personnes. Les météorologues prévoient d’intenses précipitations ainsi que des vents de 165 km/h, avec des rafales pouvant atteindre 250 km/h. Le typhon le plus dévastateur enregistré dans le pays, Haiyan, a fait plus de 7300 morts et disparus en 2013.

      https://www.lapresse.ca/

      Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentaire


      Le gaspillage des vêtements invendus n’est pas quelque chose qu’on entend parler, mais c’est une réalité. Il y a des commerces qui aiment mieux découper les vêtements et les enfouirent que les donner à des organismes, il semble qu’à Montréal cela va changer et peut espérer que d’autres villes suivront l’exemple.
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      Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentaire


      Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentairePhoto: Métro

      En plus de s’attaquer au gaspillage alimentaire, la Ville entend interdire aux commerces du textile de jeter leurs invendus aux ordures. Une mesure qui vise à réduire le nombre de déchets enfouis tout en donnant une seconde vie à ces vêtements.

      «Dans le même état d’esprit de valorisation plutôt que d’enfouissement, nous allons interdire aux commerçants de détruire et de jeter des vêtements qui ne seront pas vendus», a déclaré jeudi la responsable de la transition écologique à la Ville de Montréal, Laurence Lavigne Lalonde.

      Cette dernière a pris part à une conférence de presse à l’hôtel de ville en compagnie de l’élu responsable des services aux citoyens, Jean-François Parenteau.

      Les deux conseillers ont présenté le Plan directeur de gestion des matières résiduelles 2020-2025 de la Ville. Ce document, qui fera l’objet d’une consultation publique au cours des prochains mois, se donne des cibles ambitieuses. Il vise notamment à tendre vers le zéro déchet en détournant de l’enfouissement 85% des matières résiduelles de la métropole d’ici 2030.

      Selon la Ville, il presse de trouver des moyens de réduire le volume de déchets alors que le site d’enfouissement de Terrebonne aura atteint son point de saturation dans 10 ans.

      «L’urgence d’agir pour réduire nos matières enfouies est bien réelle.» -Laurence Lavigne Lalonde

      «Un fléau»

      Pour atteindre les objectifs de ce plan, la métropole entend agir sur plusieurs fronts. En plus de réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2025, la Ville compte interdire aux commerces de jeter leurs vêtements invendus.

      «La question du gaspillage vestimentaire est un fléau et nous savons que nous devons l’attaquer, surtout lorsque nous savons que l’industrie du textile est l’une des plus polluantes à l’échelle de la planète», a souligné Mme Lavigne-Lalonde.

      La Ville entend d’abord demander aux commerces du textile de s’associer avec des organismes qui redistribuent les vêtements usagés. L’administration mettra aussi en place un encadrement règlementaire pour faciliter le déploiement de boîtes de dons.

      Les commerces qui refuseront de changer leurs habitudes pourraient en subir les conséquences, a prévenu Mme Lavigne-Lalonde.

      «Économie circulaire»

      La Ville aimerait aussi voir plus de vêtements être transformés en d’autres produits sur le principe de «l’économie circulaire».

      L’entreprise Certex, basée dans la municipalité de Saint-Hubert, transforme notamment des vêtements usagés ou invendus en chiffons industriels. Les vêtements en polyester, qui sont faits à base d’hydrocarbures, peuvent aussi servir comme source d’énergie dans les cimenteries

      Le textile usagé pourrait par ailleurs servir au rembourrage de meubles ou encore comme isolant dans les maisons, si la loi le permet.

      «Au Québec, on est une des dernières rares provinces qui n’autorise pas l’usage du textile usagé pour le rembourrage. Donc, évidemment, nous allons interpeller le gouvernement du Québec pour lui demander de relancer ce marché, qui est un marché énorme pour nous», a évoqué M. Parenteau. 

      Le rôle des citoyens

      La Ville entend aussi réduire de 10% la quantité de déchets produits par habitant dans la métropole d’ici 2025 et de 20% d’ici 2030. Cela signifie que chaque Montréalais devra produire 10 kilos de déchets en moins annuellement.

      Pour atteindre cette cible, la Ville entend notamment adopter l’an prochain un règlement visant à réduire l’usage du plastique à usage unique sur son territoire. La Ville réalisera en outre des projets pilotes dans 22 écoles de la métropole dès cette année pour y intégrer des systèmes de collecte des matières organiques.

      La Ville n’a pu fournir un estimé de la facture qui sera associée à l’application de l’ensemble de ce plan.

      https://journalmetro.com/

      La destruction de la nature, une menace pour l’Homme autant que le réchauffement


      Nous n’avons plus le choix, et il y a urgence ! Il faut accepter de changer notre consommation et notre mode de vie car la nature souffre ! Sans la nature, nous ne pouvons survivre.Il faut arrêter la déforestation, changer pour le mieux l’agriculture, le gaspillage etc ..
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      La destruction de la nature, une menace pour l’Homme autant que le réchauffement

       

      Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait,... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

      Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait, il concerne toutes les espèces animales ou végétales vivant sur la planète, y compris celle qui se met elle-même en danger en détruisant la nature : l’Homme.

      AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS
      Agence France-Presse
      Paris

      Le message lancé lundi à l’ouverture d’une réunion mondiale sur la biodiversité est clair : la destruction de la nature menace l’Homme «au moins autant» que le changement climatique et mérite donc autant d’attention pour éviter des impacts dévastateurs.

      Scientifiques et diplomates de plus de 130 pays sont réunis jusqu’à samedi pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans, un sombre inventaire d’une nature pourtant vitale pour l’humanité.

      «Les preuves sont incontestables : notre destruction de la biodiversité et des services écosystémiques a atteint des niveaux qui menacent notre bien-être au moins autant que les changements climatiques induits par l’Homme», a déclaré Robert Watson, président de Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

      Le groupe d’experts a travaillé pendant trois ans sur un rapport de 1800 pages qui devrait devenir la référence scientifique en matière de biodiversité, comme le sont ceux du GIEC pour le climat.

      Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait, il concerne toutes les espèces animales ou végétales vivant sur la planète, y compris l’espèce qui se met elle-même en danger en détruisant la nature : l’Homme. Et l’Homme ne peut vivre sans cette nature qui lui rend des services inestimables, des insectes pollinisateurs aux forêts et océans absorbant le CO2, en passant par les médicaments ou l’eau potable.

      Alors comme pour le climat, «ce mois d’avril 2019 peut marquer le début d’un « tournant parisien » similaire pour la biodiversité et les contributions de la nature aux populations», a estimé M. Watson, en référence à l’accord de Paris, en 2015.

      Beaucoup espèrent que cette évaluation sera le prélude à l’adoption d’objectifs ambitieux lors de la réunion en 2020 en Chine des États membres de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique (COP15).

      Quasiment aucun des 20 objectifs précédemment définis pour 2020, qui visent une vie «en harmonie avec la nature» d’ici 2050, ne seront atteints, selon le projet de synthèse du rapport, projet qui sera discuté, amendé et adopté ligne par ligne par les délégués avant sa publication le 6 mai.

      «Le patrimoine environnemental mondial […] est en train d’être altéré à un niveau sans précédent», met en garde ce texte.

      Un quart des 100 000 espèces évaluées – portion minime des 8 millions estimées sur Terre – sont déjà menacées d’extinction, sous pression de l’agriculture, de la pêche, de la chasse, ou encore du changement climatique.

      Mais «une accélération rapide imminente du taux d’extinction des espèces» se profile, selon le projet de rapport : entre 500 000 et un million devraient être menacées, dont «beaucoup dans les prochaines décennies».

      «Modifier notre consommation»

      Des projections en accord avec ce que décrivent depuis des années certains scientifiques : le début de la 6e«extinction de masse», la première depuis l’arrivée des hommes sur la planète.

      Le texte fait clairement le lien entre les deux menaces majeures que sont le réchauffement et les atteintes à la nature, identifiant certaines causes similaires, en particulier les pratiques agricoles et la déforestation, responsables d’environ un quart des émissions de CO2 mais aussi de graves dommages directs aux écosystèmes.

      Le tout sur une planète de plus en plus peuplée dont les habitants consomment de plus en plus.

      «Il ne faut pas seulement modifier la production agricole, il faut aussi modifier notre consommation. Par exemple, un régime alimentaire bien équilibré est bon pour notre santé et aussi bon pour la planète», a expliqué Paul Leadley, un des auteurs du rapport.

      «Si on mange un peu moins de viande rouge, ça réduit les gaz à effet de serre et […] ça laisse plus de place aux milieux naturels», a ajouté le chercheur.

      Mais vu l’ampleur des réformes à mettre en place, qui impliquent une véritable transformation de nos modes de vie, les résistances risquent d’être encore plus fortes que pour la lutte contre le changement climatique.

      «Il pourrait y avoir des difficultés avec certains pays. Nous ne savons pas comment le Brésil va réagir, avec le nouveau gouvernement (de Jair Bolsonaro). Nous ne savons pas ce que les États-Unis pensent de cette évaluation», note ainsi Günther Mitlacher, de WWF, qui décrit aussi une division Nord-Sud semblable à la géopolitique climatique.

      Avec notamment des pays africains très demandeurs d’actions parce qu’«ils voient que leur population dépend des ressources naturelles», ajoute-t-il.

      https://www.lapresse.ca/

      La douceur


      Comme la pierre sculptée par l’eau, ce n’est pas la violence qui peut faire d’un enfant, un adulte responsable, mais la douceur et le juste-milieu.
      Nuage

       

      La douceur

       

       

      Ce n’est pas le marteau qui a rendu ces pierres si parfaites, mais l’eau avec sa douceur, sa danse et sa chanson. Là où la dureté ne fait que détruire, la douceur parvient à sculpter.

      Paulo Coethe

      Un million de déplacés après les inondations du Kerala en Inde


      Plus de 1 million de personnes secourues et 50 000 habitations détruites par les inondations en Inde. Alors que d’autres n’ont pas voulu quitter leur demeure, mais demandaient des vivres et de l’eau potable. Il y a plus de 400 morte suite à cette catastrophe qui coûtera à l’Inde des milliards de dollars.
      Nuage

       

      Un million de déplacés après les inondations du Kerala en Inde

       

      Des Indiens sur le parvis du temple Aluva Shiva inondé.

      Le barrage Idamalayar a cédé après les fortes pluies inondant de grands secteurs près de la ville de Kochi. Photo : Reuters/Sivaram V

       

      Plus de 1 million de personnes sont hébergées dans des camps de déplacés au Kerala, ont annoncé mardi les autorités de cet État du sud de l’Inde frappé par une violente mousson qui a fait plus de 410 morts.

      AGENCE FRANCE-PRESSE

      La décrue progressive des eaux, rendue possible par l’affaiblissement de la pluie ces derniers jours, met au jour peu à peu l’ampleur des destructions dans cette région luxuriante prisée des touristes en saison sèche.

      Le nombre de personnes dans les camps humanitaires est maintenant de 1 028 000, et elles sont réparties dans plus de 3000 lieux d’accueil improvisés, a indiqué à l’AFP un porte-parole du gouvernement communiste local.Les secouristes ont découvert lundi six nouveaux corps, portant le bilan des victimes à plus de 410 morts depuis le début de la mousson au mois de juin, l’une des plus violentes en un siècle. La saison de la mousson s’achève en septembre.À Chengannur, l’une des villes les plus touchées, une eau encore haute d’une soixantaine de centimètres continuait de bloquer de nombreuses routes, a constaté une équipe de l’AFP. La pluie perdurait, mais d’une intensité moindre que la semaine précédente.

      D’après l’armée indienne à pied d’œuvre sur le terrain, plusieurs milliers de personnes se trouvent toujours dans des habitations inondées de la ville.

      Selon un haut gradé qui n’a pas souhaité être nommé, la plupart de ces résidents ne souhaitent pas être secourus, mais seulement recevoir des vivres et de l’eau potable.

      « Par le passé, il n’y avait jamais plus de 30 centimètres d’eau. Les gens ne sont pas habitués à ça », a déclaré à l’AFP K.G Pillai, un habitant qui a vu l’eau monter jusqu’à près de 2,5 mètres dans sa maison, qu’ont pu atteindre mardi une équipe de secouristes.

      Des dizaines de milliers de personnes du district de Chengannur, l’un des plus concernés, dépendent des soupes populaires. Dans le Kerala, les largages de provisions et médicaments aux zones sinistrées par hélicoptères, et même par drones, se poursuivent. Grâce au réseau de canaux intérieurs qui quadrille le Kerala, des pêcheurs se sont joints avec leurs bateaux aux opérations de secours. Des bénévoles ont installé des soupes populaires.

      Le gouvernement du Kerala a remercié les pêcheurs pour leur engagement et a annoncé un dédommagement de 3000 roupies (56 $ CA) par jour de travail pour chaque bateau.

      « État de catastrophe naturelle »

      Des sinistrés sont installés dans un campement à Cochin, dans le Kerala. Ils sont assis sur des chaises ou couchés sur des couvertures posées sur le sol.

      Plus d’un million de sinistrés sont répartis dans près de 3000 lieux d’accueil improvisés, selon un porte-parole du gouvernement du Kerala. Photo : Associated Press/Aijaz Rahi

      La contamination des sources d’eau potable et les mauvaises conditions d’hygiène font craindre aux autorités l’apparition de maladies. Des agents sanitaires vont être déployés dans les villages pour suivre la situation.

      Les précipitations auraient causé la destruction de 50 000 habitations, a rapporté Shashi Tharoor, député du Kerala et ancien haut responsable de l’ONU.


      Le coût des inondations est évalué à 3 milliards de dollars par les autorités locales, un montant appelé à s’alourdir à mesure que la décrue mettra au jour l’ampleur des dévastations.

      Les gens ont perdu la plupart ou l’intégralité de leurs biens ces derniers jours. Un haut gradé qui a parlé à l’AFP

      Face à cette situation, le gouvernement indien a décrété « l’état de catastrophe naturelle ».

      Le sort du Kerala a suscité l’émotion aussi bien en Inde qu’à l’international. Des millions d’euros de donations ont été récoltés pour financer les opérations humanitaires et la reconstruction.

      Le Kerala a reçu plus de 1 million de touristes l’année dernière, selon les statistiques officielles.

      Les autorités ont fermé l’aéroport international de Kochi jusqu’au 26 août au moins.

       

      https://ici.radio-canada.ca/