Il est minuit


Pour ceux qui cherche et ne trouve pas l’amour de leur vie
Pour ceux qui ont tant rêver,  mais rien ne viens
Peut-être un jour, ou un soir quelqu’un viendra frapper a votre porte
Nuage

 

Il est minuit

Il est minuit 
Et tout est calme
Le rêve s’enfuit
Mais sans vacarme

Dans mon château
Ou mon palais
Plus rien n’est beau
Plus rien me plait

J’attends l’appel
Qui ne viens pas
Destin cruel
Quel embarras !

Les chiens aboient
Pour adoucir
Mon désarrois
Vers l’avenir

On nous surnomme
Les oubliés
Qui sont en somme
Des estropiés

Quêtant pitance
D’un peu de vie
Sans arrogance
Ni eau-de-vie

Il est  minuit 
J’attends encore
Et je m’ennuie
Mais ont m’ignore

Comme autrefois
Dans la nuit sombre
J’attends ta voix
À travers l’ombre

À cet instant
Tout m’abandonne
Tout est distant
Que j’en frisonne

Dois-je ruser ?
Ou bien mentir ?
Dois-je oser ?
Ou m’abêtir ?

Le moi devient scène
Jouant tragédie
Avec ton haleine
Noyant l’hérésie

Mes nerfs sont rouillés
Mes cellules éclatent
Ma peau est mouillé
Mon coeur se dilate

Il est minuit 
J’attends  toujours 
Qu’il me réjouit
Ce grand  amour 

Seul sur ce point
Coupé du monde
Le mal s’enjoint
Puis se féconde

À mon chagrin
Qui se poursuit
Vers le déclin
Comme la nuit

Une déception
Ou bien la peur
Ou suspicion
D’idées trompeurs

Tout ce silence
Prive mon coeur
D’une joie immense
D’ou ma rancoeur

Il est minuit
Puis je m’endors
Sans aucun bruit
Dans les remords

Me réveillé ?
Non, non et non
Me réveillé
?
Encore non

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
12 Mars 2004

Entends l’appel


On se plaint des coûts de la vie, de l’autobus manqué, des problèmes avec internet ou l’ordinateur … d’avoir mal dormi, mais ailleurs .. la réalité de leur vie est pourtant bien pire
Nuage

Entends l’appel

 

Entends l’appel, les cris, les hurlements
Près de toi où à l’autre bout du monde
Abandonner dans leur isolement
Que la mort vient chercher à chaque seconde
De la soif, de la faim
De ces ventres qui gargouillent
De la peur de demain
De ces gorges qui bredouillent
De ces terres desséchées
De ces rivières taries
De ces arbres écorchés
De toutes ces eaux pourries

Entends ce bruit de tonnerre, de douleur
Près de toi où à l’autre bout du monde
Abandonner à ce jour au malheur
Que la mort vient chercher à chaque seconde
Par la hache, balles, et bombes
De ces corps décharnés
Un sol, une hécatombe
Des ces gens internés
Ne reste que murmures
Sous l’emblème du silence
Ne reste que des morsures
D’une vie en pénitence

Qu’à tu fais pour modifier mon destin
Pendant que tu dors, moi j’ai toujours peur
Pendant que tu manges, moi j’ai toujours faim
Pendant que tu ries, moi je suis en pleurs
Tout mon sang que je perds
Œuvre de ton ignorance
Tu préfères le pervers
Augmentant ma souffrance
Quelle est donc ta justice ?
De me laisser mourir
Dans tous tes maléfices
Pour toi, je dois souffrir

Alors sur ma tombe ne viens plus pleurer
Pour te redonner bonne conscience
A mon âme, ne reviens pas m’implorer
Le pardon de ton insouciance

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
12 Février 2004

Ma sœur menacée


Nous sommes en 2003, entre nos petits ennuis de tous les jours, il y aussi des discussions sur la guerre en Irak mais aussi la guerre en générale qui n’attaque pas ceux qui la provoquent mais qui tuent beaucoup trop de victimes dont des femmes qui en plus subissent les pires sévices et une profonde humiliation,
Nuage

 

Ma sœur menacée

 

 

Les yeux  embués, je pense à toi si fort
Différentes images me sont parvenues
De toute cette atrocité mise à nue
Victime d’injustice, de l’alliance cornue
Et ton corps menacé  par l’inconnu
N’attend le rêve te venir de l’ONU 
En déguisement théâtral saugrenu
Prônant liberté dans divers tenu

Mon esprit agité par une nuée de remords 
Ma sœur, toi qui habites les quatre coins
Ta misère, ton chagrin, j’en suis témoin
Ton corps estropié par des chiens sans  soin
Tes cris d’alarme me poignardent  même de loin
Orgueilleux, ce soupçon de pus rejoint 
D’autres démons pour revenir au point
Nous faire reculer au temps des bédouins
D’où la loi de l’abus souffre d’embonpoint
 
Réveille toi, allaite ton enfant dès l’aurore
Donne lui ton lait du fleuve de ton chagrin
Lègue lui la force  et désigne son chemin
Il reviendra un jour de bon matin
T’offrir la tête pour guérir du venin
De la crapule qui a brûlé tes seins
Qui t’a violé sans pitié, sans refrain
L’homme qui abuse d’une femme n’est que porcin
Pourquoi priver la vie de son destin
Ainsi étouffer l’arôme du jasmin

23 Décembre 2003
Rachel Hubert (Nuage)  Saïd

Ah mon coeur


A force d’écrire sous l’inspiration des discussions sur MSN (je ne chatte plus depuis des années) Un ami me présentait ses textes, sans rime, et de longues phrases alors a deux nous avons donc écrits plusieurs poèmes .. Deux cultures, deux mondes et même deux langues différentes réunit pour écrire Il ne voulait pas cosigné mais a accepté que son prénom apparaisse
Nuage

Ah mon coeur

 

Toi, mon cœur, je te dédie ces rimes
Un parfum s’émane pour consoler
Dans les fentes profondes de tes abîmes
Pour revoir ton destin qui s’envole

La nuit est parsemée de remords
De ma vie présente et du passé
A qui dois-je accusé de tout tord
Si ce n’est que toi qui as rusé

Je t’ai relaté, mon cœur, milles fois
Ce bas monde, ne mérite plus tes larmes
Tu n’es que bois en cendre et sans foi
Tes rires étouffés deviennent sans charmes

Que diras-tu devant tous les anges ?
Quand la poussière réduira ton corps ?
Quand  Dieu entendra ces fausses louanges ?
Toi qui te croit invincible et fort

Regretteras-tu d’avoir aimé ?
L’aspect d’une personne qui t’a ruiné 
De toute ta vie, tu n’as qu’écumé
Envoûté de passions raffinées 

Imagines-toi que par ton orgueil
Tu ne goûteras plus les miels d’Eden
Ta vie gâchée, l’enfer en accueil
Réfléchi avant de perdre l’haleine

Sûrement, l’un de nous dois calmer l’autre
Avant le jour de résurrection
Pour une pause du plus sage des apôtres
Et se soustraire de l’humiliation

Le jour se lève et l’espoir renaît
Mon cœur, aide-moi à me relever
Pour changer mon destin imparfait
Que dans l’au-delà, je sois sauvé

Rachel Hubert (Nuage) et Saïd
13 Novembre 2003

Écoute la terre


Je ne sais pas si vous en souvenez mais en 2003 ce fut la guerre en Irak lancé par Bush. Voyant les nouvelles, les bêtises humaines, les erreurs des soi-disant alliés et toutes ces innocentes victimes …
Nuage

 

Écoute la terre

 

Écoute la terre, d’où sort les murmures
De poètes déchus, fréquentant les nuits
Dépeindre sous leurs pierres, de leurs tombes impures
Quelques vies fichues, d’un destin enfuient
Les proses de l’histoire, inscrite à jamais
De soupirs confiés, à l’oreille distraite
D’amour illusoire, d’un semblant de paix
De rêves mystifiés, mit à la retraite

Écoute la terre qui quelquefois tremble
Engouffre dans les abîmes, les peuples insoumis
Victoire de cette guerre, d’où la vie s’affole
Voulant taire les crimes de l’homme ennemi
Entasse ses ossements, réduit en poussière
Mais l’âme en sursis, attend le procès
De son châtiment, dans le cimetière
Sans le paradis, viens les pires regrets

Écoute la terre, d’où coulent les ruisseaux
Le murmure du vent, le bruissement des feuilles
Au calme du désert, au chant des oiseaux
Du son sanglotant, d’un nuage en deuil
Tous les secrets que dévoile ce monde
Unissant ses forces à cette création
Oubli le rejet, de cette fausse Joconde
Ce n’est que l’écorce, d’une simple illusion

Rachel Hubert (Nuage)
23 juin 2003

Nous sommes contradictoire


C’est vrai qu’en temps qu’être humain nous sommes très souvent contradictoire.. Nous voulons telle chose mais nous choisissons de rester dans les sentiers tortueux … Alors So ! So ! So ! solidarité, So ! So ! So ! solidarité,
Nuage

Nous sommes contradictoire

 

Sur son lit de mort, le roi des Scythes réunit ses fils, et leur
tendant un faisceau de nombreuses branches, leur demanda de le
rompre.
 
Malgré leur jeunesse, malgré leur vigueur, malgré leur acharnement,
nul de ses fils n’y parvint. Le vieux père défit alors le faisceau,
et en brisa une à une les branches avec une facilité déconcertante.
 
Il dit alors à ses fils intrigués:
« Tant que vous serez unis,
nul ne pourra vous vaincre. Mais le jour oû vous ne serez plus
solidaires sera le commencement de votre chute. »
 
Ce conseil vaut, je crois, pour toute entreprise. Mais il vaut
aussi et encore plus pour chaque être.
 
Car c’est connu l’homme est légion.
 
Nous avons en nous une multitude de personnalités. Et la plupart
du temps elles sont contradictoires.
 
Une partie de nous sait qu’il est mauvais de fumer, qu’un jour
nous en contracterons peut-être le cancer
(de la bouche, du pharynx,
des poumons)
, et pourtant une autre partie de nous-même ne peut
résister à la tentation d’allumer une nouvelle cigarette, même
si fumer ne nous apporte pas vraiment de satisfaction…
 
De même nous souhaitons être mince, par coquetterie, ou par un
souci tout légitime de conserver notre santé, et pourtant nous
faisons des excès qui compromettent notre idéal.., et notre tour
de taille!
 
De manière plus subtile, nous désirons ouvertement le succès,
mais lorsqu’une occasion en or se présente enfin, nous faisons
tout en notre pouvoir pour la saboter, comme si nous ne nous
croyions pas digne de réussir, comme si le succès n’était que pour
les autres…
 
Il faut donc tenter d’être solidaire… avec soi-même!
 
D’éliminer la partie obscure de nous, la haine, la peur, l’ennui,
et faire triompher la lumière qui nous habite, l’amour, la joie
dont nous sommes faits: la Vie en somme.
 
Avoir un idéal, et le garder en tête, malgré les contrariétés,
malgré les déceptions, malgré les retards…
 
Avoir un but et le poursuivre avec volonté, avec patience, avec
foi et discipline.
 
Comme il a été dit des centaines de fois avant moi – ce qui
n’enlève rien à la sagesse de cette vérité:

« Qui sème une action
récolte une habitude. Qui sème une habitude récolte un caractère.
Qui sème un caractère récolte un destin ».

« Caractère égale destinée », a dit Héraclite 
.

Et me rappeler que le bonheur lui aussi est une habitude.
Parce qu’il est un état d’esprit.
Pour être heureux, je dois être solidaire avec moi-même.
 
(extrait de Le bonheur et autres mystères, de Marc Fisher, Editions
Un  Monde Différent, avec l’accord de l’auteur)

Tends tes mains


Toujours le même ami, qui passait des heures a parler de sa douce inaccessible, la famille lui a tourné le dos devant cet amour impossible d’ailleurs ils avaient un peu participer a mettre des obstacles … je copiais la discussion, enlevais mes réponses puis raccourcissait ses dires et prenait donc le fond de ses pensées pour écrire a ma façon
Nuage

Tends tes mains

 

 

Tends tes mains, tends tes mains
Et essaie de m’entendre
Sans répondre au refrain
Sortir de ce méandre
Sans blâmer, sans médire
Mon chagrin n’est que cendre
Je suis en plein délire
Je ne peux prendre ton corps
Mais peut-être ta conscience
Oublier tout remords
Implorant indulgence

Tends tes mains, tends tes mains,
Touches mon cœur, touches mes plaies
Que provoque ton dédain
La sècheresse de ton âme
A mon être mutilé
Me fait sentir infâme
Ton orgueil, m’a défié
Que dire de l’injustice
Que tu me fais subir
Une vie sans nul délice
Sans regard aux souvenirs

Tends tes mains, tends tes mains
Pour mes derniers soupirs
De mon esprit mondain
Mon audace n’a su fuir
Tu as creusé ma tombe
Devant mon entourage
Tout en larguant ta bombe
J’ai vu mon sarcophage
Les gens perce ma folie
Je n’ai rien su cacher
A toi, mon affection
Tes bras tendu au ciel
Sans atteindre ses piliers
Optant le virtuel
Et ainsi m’humilier

Tends tes mains, tends tes mains
Aux idées de folies
Recherche de mon destin
Cet espoir mon délit
Mes désirs conjuguer
Avec malheur et larmes
La corde est à mon cou
N’ai crainte, tu peux tirer
Je suis tellement à bout
La mort doit m’engouffrer
Mieux que cette solitude
Loin de ton cœur, ma lune
Sans toi, la vie est rude
Je n’ai que de rancune

Tends tes mains, tends tes mains
Avant le grand jugement
Pardon au Dieu Unique
J’ai cru clandestinement
A tes notes, ta musique
Mais, tu jouais si faux
Mensonges et mécréances
Sans guérison des maux
Refusant toutes alliances
Mes membres vont témoigner
D’avoir vouer l’amour
Et ma foi consigner
Dû à tes beaux discours

Tends tes mains, tends mains
Pour ce dernier adieu
Ce roman n’est plus sain
Mon poème un aveu
Mes mots ne sont que vent
Un frisson, au parcours
Ton oreille te touchant
De mes pulsions vautour
L’avenir n’est que désert
J’ai espéré en vain
Mon souffle était pervers
Maintenant c’est la fin

Rachel Hubert (Nuage)
29 Janvier 2003

Lettre à mon cœur


D’autres poèmes de la peine de cet ami a suivi, car cela a duré plusieurs mois voir plus d,un an, avant qu’elle s’atténue A tous les soirs sur MSN, il racontait quelques fois d’espoir mais souvent ce fut son désespoir que cet amour n’aboutisse point
Nuage

Lettre à mon cœur

Cet amour était signe d’un destin
L’éclat du tonnerre se fige en vain
Puis, deviens lumière blanche dans les cieux
J’ai surpris la tristesse dans ses yeux
Mon amour aurait sans doute vaincu
Cet état de solitude vécu

Je créais des palais en papier
Agrémenté de jardins princiers
Espoir qu’un jour des fontaines de marbres
Jaillissent au milieu de centaines d’arbres
Peut-être que le mur des amertumes
Reste  un cauchemar décrit par ma plume

Respirant à même son souffle errant
À la vue d’images de rires d’enfants
Que l’aquarelle colore ses joues rouges
J’ai cru que son cœur, pour moi seul bouge
Pour cette âme solitaire, j’ai juré
Donnant ma folie pour l’enivrer

Celui qui offre sa vie à une âme
Donne à l’humanité  tout un charme
Cette destinée, je cherchais refuge
Car mes sentiments étaient déluge

Ma vie, reflétait  que des tourments
A perdre l’esprit de discernement
Cette romance a réduit mon sommeil
A chercher souvenirs de merveille

Tout  n’était que simple magie de lune
Par sa voix musique de ma fortune
Laissant mes nerfs pincés à ses cordes
Que son influence en moi déborde
Malgré le temps, son hypocrisie
M’a aveuglé à croire au sursis

La faveur des sales jeux de ce monde
Par méprise a étouffé ma ronde
Mon cœur maintenant est divisé
Ma peau trouer, mes forces épuisées
Je ne cesse de seriner des mots
Sans trouver des remèdes à mes maux

Mon intérieur s’est trop révolté
Devant la déception récolté
Comment ai-je pu croire en cet amour !
Et me conduire comme un troubadour
En fait n’était que suicide d’une flamme
Donnant grande douleur  devant ce drame

Mon cœur tu murmures de si grands signes
De ton ire à ma faiblesse indigne
Montrant à ton tour le désespoir
Je ne peux adoucir mes déboires

Gavé en tout sens par les génies
Cette vérité en moi, je renie
Ma vision demeure dans ce mirage
Scruter le regard de cette image
Me laissant errer dans ce désert
Sans eau, sans amour a découvert
Je brûle par ma grande perte, d’un brasier
Qui consume mon destin humilié

Rachel Hubert (Nuage)
21 Janvier 2003

L’amour, j’ai rêvé


Ce poème et d’autres aussi,  a été inspiré par un ami qui aimait éperdument une femme qui le menait par le bout du nez. Faisant croire en au grand amour, mais trouvait des excuses pour le tenir quand même à distance … et pourtant il l’aimait très fort, Que de discussions a me relater sa peine et son incompréhension face a sa dulcinée. Mais sa douleur avait quelque chose de vraiment poétique,
Nuage

L’amour, j’ai rêvé

 

 

Illusion de mon destin, surgit  l’éclat du tonnerre
Enflamme ainsi le chemin, car je m’égare sur cette terre
A chercher une âme errante, pour ensoleillé ma vie
Une aventure flamboyante, chassant à jamais l’ennui

J’ai rêvé jouant musique, avec ton corps, sur tes côtes
Une mélodie exotique, trouvant toutes les notes sans fautes
Étendus sur l’herbe bien fraîche, les oiseaux chantaient pour nous
Suivait non loin en cortège, les criquets un peu jaloux

Mais ce rêve m’est refusé, l’histoire m’a broyé le cœur
Des émotions ont rusé, me jetant dans une noirceur
Je suis puni pour l’espoir, de croire en cette douce romance
De ma prison, je peux voir, au loin l’amour d’innocence

L’éclair revient et repart, mêler mes larmes à la pluie
Ne trouvant aucun rempart, aucune tendresse comme appui
Je m’égare dans mes pensées, je m’enfonce dans ma tristesse
Ton regard cristallisé, est fantôme d’une fausse promesse

Que reste t-il de mes rêves, que des cauchemars de naufrage !
De mon esprit sans but crève, sans dire, je t’aime en message
Cette magie de la lune blanche, à trahit mon souhait d’aimer
La solitude en revanche me reste fidèle sans blâmer

Rachel Hubert (Nuage)
7 Janvier 2003

Solitude où folie


La solitude quand elle nous est étrangère, elle notre ennemie, souvent cette solitude imposée nous accapare l’esprit. Essayant de la fuir,  elle s’approche pour enfoncer son dard jusqu’au plus profond de l’âme … mais tranquillement l’apprivoisée, elle devient notre amie, notre complice
Nuage

Solitude où folie

 

Je cris dans la nuit noire, mon existence bossue
Parmi ces étoiles moires, qui m’ont tellement déçue
Ces ténèbres, mon histoire, me semble si décousue
Je cherche l’échappatoire, une promesse d’une issue

Cette dure solitude, cache une certaine folie
Silence d’une habitude qui est mélancolie
Sans aucun prélude, cet état me vieillie
Je me perds dans ce vide, dans ce trou avili

Où est l’ultime désir, qui errait dans ce ciel ?
Ce rêve me fait moisir, très loin de l’arc-en-ciel
Il me reste qu’à gésir, d’une vie qui n’est point miel
Je ne veux être vizir, juste toucher l’essentiel

Dites moi, j’ai fait quel crime, pour me mettre en prison ?
Pourquoi on me réprime, quelle est la vraie raison ?
Ce mystère me déprime, au fond de ma cloison
J’ai perdue mon estime, devant cette trahison

Je scrute avec ivresse, le chemin du bonheur
Quitter cette forteresse, un signe de mon malheur
Mon manque de grande tendresse, m’entraîne dans la laideur
Au creux de ma détresse, on a volé mon cœur

Suis-je peut-être trop naïve, car mon rire disparaît ?
Trop de larmes récidive, je vis à l’imparfait
Ma plume donne pour missive, d’un destin contrefait
Où est l’alternative, pour espérer mon souhait ?

Je ne sais plus que faire, ni quel espoir envier
Je sonde un autre repaire, dans mon âme falsifier
Je veux être volontaire, enfin être purifier
Pendant ce millénaire, d’un rêve revivifier

Rachel Hubert (Nuage)
17 Octobre 2002