Le sable, autant indispensable que surexploité


On s’inquiète avec raison de l’eau potable, de nos forêts, de l’air bref, de nos ressources naturelles. A t’on pensé au sable ? C’est une ressource naturelle qui semble inépuisable et tellement utilisée, voir surexploiter. On utilise le sable dans beaucoup d’objets courant ainsi que dans la construction. Juste 1 km d’une autoroute prend 30 000 tonnes de sable et de granulats. C’est le sable de près des côtes, des plages qui ont le plus utilisé provoquant l’érosion des côtes. C’est une ressource qu’il va falloir gérer avec parcimonie dans l’avenir.
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Le sable, autant indispensable que surexploité

 

Un travailleur dans une carrière de sable.

Le sable est perçu à tort comme une ressource inépuisable, alors que l’utilisation qu’on en fait dirige le monde vers une pénurie. Photo : Associated Press/Brett Coomer

Si vous pensiez que le sable était une ressource inépuisable, détrompez-vous. Une pénurie est même annoncée, au rythme où l’humain maximise son utilisation au détriment de l’environnement.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Après l’air et l’eau, le sable est la ressource naturelle la plus exploitée sur la planète.

Bâtiments, routes, bouteilles de verre, écrans d’ordinateur, puces électroniques, cosmétiques, détergents… Le sable se trouve dans plus de 200 objets et activités industrielles au quotidien. Même le délavé de votre jean est obtenu grâce au sable.

C’est cependant le secteur de la construction qui en engloutit la majorité.

« Le béton est le matériau synthétique le plus utilisé au monde », confirme le directeur général de l’Association béton Québec, Luc Bédard.

Les 6 milliards de mètres cubes de béton produits annuellement par cette industrie mondiale sont composés d’eau, mais surtout de sable et de granulats.

Il en faut, par exemple, 200 tonnes pour construire une maison. Chaque kilomètre d’autoroute nécessite pour sa part 30 000 tonnes de sable et de granulats.

Qu’est-ce que le sable?

Le sable se définit en granulométrie par toute particule comprise entre 0,063 mm et 2 mm. Le granulat, pour sa part, est un fragment de roche dont la taille est inférieure à 125 mm.

Notre consommation de sable est aussi astronomique que semblent l’être nos réserves. On estime qu’il y a plus de 120 millions de milliards de tonnes de sable sur la planète.

La majeure partie de ce sable n’est cependant pas exploitable.

« Le désert du Sahara, par exemple, a une quantité de sable immense. Mais c’est un sable trop fin, qui ne convient pas au béton », explique Luc Bédard.

Des grains de sable vus de près.

Il existe différents types de sable. Celui du désert, par exemple, est inutilisable en construction. Photo : iStock

Il faut donc faire une distinction entre le sable du désert, plus arrondi, et le sable marin, dont les propriétés angulaires font qu’il s’agrège bien. C’est celui-là qui est prisé par l’industrie.

Environ 75 millions de tonnes de sable marin sont donc extraites chaque année à même les rivages.

La demande surpasse la nature

Un enjeu majeur pour notre utilisation du sable est que la nature en génère très peu et à un rythme très lent.

« À l’échelle humaine, le sable n’est pas renouvelable, car il faut des milliers d’années à des centaines de milliers d’années pour le former », explique Éric Chaumillon, professeur en sciences de la Terre à l’Université de La Rochelle.

Le sable découle d’un processus naturel d’érosion. La roche, altérée par des intempéries, notamment, se fragmente en plus petites particules, qui sont ensuite transportées par les rivières jusque dans les lacs et les océans.

Or, l’humanité consomme environ 40 milliards de tonnes de sable et de granulats par an, soit le double de ce que l’ensemble des fleuves mondiaux exporte vers les océans.

L’humain est devenu une force géologique aussi importante que l’érosion planétaire. Éric Chaumillon, Université de La Rochelle

Les carrières de sable vidées, les berges et les anciens lits de rivières exploités à leur plein potentiel, il a fallu se tourner vers les océans pour combler les besoins.

De l’excès à la démesure

L'immense tour pointe vers le ciel.

La plus grande tour du monde, Burj Khalifa, a nécessité l’importation de quantités prodigieuses de sable à Dubaï pour assurer son édification. Photo : Getty Images/Robert Hoetink

« On s’oriente aussi de plus en plus vers la mer en raison du développement démographique », explique Éric Chaumillon.

Des pays à petite surface, ayant de moins en moins de place pour développer leurs infrastructures, préfèrent ne pas sacrifier leurs terres pour ouvrir de nouvelles carrières de sable ou de granulats à ciel ouvert.

C’est le cas de l’Angleterre et de la Belgique, cite en exemple l’expert européen. Mais la surutilisation de sable a aussi entraîné des dérives ailleurs dans le monde.

Singapour a même gagné une partie de son territoire sur la mer. L’archipel asiatique s’est étendu de plus de 20 % en 40 ans, passant de 580 à 720 kilomètres carrés en important de grandes quantités de sable des pays voisins pour les étendre dans la mer. Le petit pays d’une superficie à peine plus grande que celle de Toronto est le plus grand importateur de sable du monde.

Une visualisation de Singapour de la NASA.

Singapour s’est étendue sur la mer en l’espace de 40 ans.  Photo : NASA

La dérive s’illustre aussi à Dubaï, qui a importé d’énormes quantités de sable de l’Australie après avoir épuisé les siennes pour construire gratte-ciel et îles artificielles. L’aménagement de ces îles aux formes distinctives dans le golfe Persique a nécessité plus d’un demi-milliard de tonnes de sédiments.

Un visualisation de Dubaï par la NASA.

L’image de Dubaï est maintenant associée à ces îles artificielles sorties de nulle part.  Photo : NASA

La demande croissante en sable au Moyen-Orient et en Asie a même contribué au développement d’un marché noir et à l’émergence d’une mafia documentée en Inde.

C’est aussi dans cette région du monde que les conséquences ont commencé à être observées : des plages et des îles entières ont disparu après un pillage massif de sable.

Quel cadre législatif pour le sable?

Il est difficile d’évaluer la réelle problématique du sable, puisque son utilisation est peu répertoriée dans certaines régions du monde.

L’absence de législation est aussi un problème. Des gouvernements ont discrètement commencé à réglementer son exploitation, en interdisant le dragage dans les rivières et les océans ou les exportations massives vers l’étranger. Aucune convention internationale ne régule cependant l’extraction, l’utilisation ou les échanges de sable.

Augmenter le prix du sable et taxer l’exploitation des carrières font partie des solutions proposées par les Nations unies pour s’attaquer au problème.

Des conséquences à court et à long terme

Une dame ramasse des coquillages sur la plage.

Les plages du monde entier se vident de leur sable. Ici, sur l’un des atolls des îles Marshall, les arbres tombent dans l’océan Pacifique en raison de l’érosion côtière. Photo : Associated Press/Rusty Middleton

Prendre le sable des plages ou le pomper dans l’océan fragilise la défense naturelle des côtes.

Chaque trou créé par le pompage au fond de la mer est comblé par les vagues, qui vont chercher le sable des plages. Vidées de leur sable, les plages ne jouent plus leur rôle de frein de l’érosion côtière.

Avec le réchauffement climatique, la montée des eaux devient donc de plus en plus problématique.

« La barrière sédimentaire, soit l’ensemble plage sous-marine, plage et dune, est la meilleure protection contre les assauts de l’océan », prévient Éric Chaumillon.

« Appauvrir les barrières dans un contexte d’élévation du niveau marin est une erreur qui coûtera très cher, puisque la moitié de l’humanité vit à proximité des côtes », poursuit-il.

Sans une prise de conscience rapide du problème, plusieurs villes côtières risquent gros en raison de l’érosion et de la submersion appréhendées dans les prochaines décennies.

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Des micro-puces sur des cactus en Arizona pour dissuader les voleurs


Des vols de cactus dans un Parc National aux États-Unis qui peuvent rapporter jusqu’à 300 dollars US. Rien recule les voleurs, n’importe quoi pour faire de l’argent. En mettant des micro-puces sur ces cactus, il semble que ce soit assez efficace pour dissuader les voleurs
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Des micro-puces sur des cactus en Arizona pour dissuader les voleurs

 

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Des cactus dans le Parc National de Saguaro | Ade Russell via Flickr CC License by

Repéré sur El Espectador

Repéré par Camille Jourdan

Pour éviter les nombreux vols de cactus dans le Parc National de Saguaro, des micro-puces ont été implantées sur ces énormes plantes du désert.

Véritables «symboles de l’Ouest américain et du Nord du Mexique», les Saguaros sont ces gigantesques cactus que l’on a si souvent vus dans les westerns, et qui décorent aujourd’hui souvent l’entrée des villas d’Arizona. Ces arbres qui poussent par milliers dans le désert ne manquent pas d’attirer les voleurs. Très régulièrement, des personnes les arrachent ou les coupent pour ensuite les revendre; un Saguaro haut d’un mètre ou 1,50 mètre peut se vendre à plus de 300 dollars! Pour éviter cela, le Parc National des Saguaros, près de Tucson, a installé des micro-puces sur ses cactus, rapporte le journal colombien El Espectador.

Ces petites cartes de 50 millimètres de large permettent de repérer ceux qui s’aventureraient à embarquer un cactus à travers le parc. S’ils se font arrêter, ces voleurs risquent une amende pour infraction mineure.

«Ce programme est avant tout préventif», explique le chef des garde-forestiers, Ray O’Neil:

«Nous voulons que les gens sachent que nos Sauguaros sont protégés avec des micro-puces, et que s’ils essayent de les voler, ils devront en payer les conséquences.»

Selon le garde-forestier, ce système montre déjà ses preuves, puisque personne ne s’est fait arrêté jusqu’à présent.

«Et le coût de ce programme est relativement bas», souligne-t-il, précisant qu’il suffit de débourser 2 dollars par micro-puce.

Pour le moment, seuls 200 cactus en ont été dotés, sur les plusieurs milliers -environ un million- de Sauguaros que compte le parc. En espérant que ce système empêche également les actes de vandalisme: O’Neil rapporte que certains cactus sont attaqués à la machette, ou que d’autres encore servent de cibles pour les tirs amateurs.

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Il s’élance vers le ciel et se blesse en voulant prouver que la Terre est plate


Il l’a fait, il s’est élancé dans le ciel avec sa fusée artisanale. C’est courageux, mais il s’est écrasés dans le désert aux États-Unis. Il n’a donc pas pu vérifier son hypothèse, que la terre selon lui, est plate
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Il s’élance vers le ciel et se blesse en voulant prouver que la Terre est plate

 

Il a fait 570 mètres dans les airs dans une fusée artisanale, puis s’est écrasé dans le désert.

  • The Associated Press

Un scientifique autodidacte qui croit que la Terre est plate s’est propulsé à environ 570 mètres dans les airs à bord d’une fusée artisanale avant de se blesser légèrement en atterrissant durement dans le désert de Mojave aux États-Unis.

« Je suis soulagé » a-t-il déclaré après avoir été examiné par des ambulanciers.

« Je suis fatigué d’entendre des gens dire que je suis un dégonflé et que je n’ai même pas construit de fusée, j’en ai marre, maintenant j’ai réussi, je l’ai fait. »

« Mad » Mike Hughes a raconté à l’Associated Press qu’il s’était blessé au dos, mais qu’il se portait plutôt bien après le lancement qui a eu lieu samedi près d’Amboy, en Californie.

Dans sa fusée, l’homme a atteint une vitesse que son assistant, Waldo Stakes, a estimé être de 560 kilomètres par heure avant de sortir son premier parachute.

Il a dû déployer un deuxième parachute avant d’atterrir.

Le décollage, qui a eu lieu dans cette ville du désert – à environ 320 kilomètres à l’est de Los Angeles, était initialement prévu au mois de novembre 2017.

À l’époque, l’homme avait rencontré des ennuis mécaniques et le Bureau de Gestion du Territoire (Bureau of Land Management), auquel revient la gestion des terrains publics aux États-Unis, avait refusé de lui permettre de décoller.

Le chauffeur de limousine âgé de 61 ans a converti une roulotte en rampe de lancement sur laquelle il a installé la fusée.

Pendant des mois, il s’est enfermé dans son garage pour construire sa propre fusée.

Avant le lancement, Mike Hughes a souvent eu des discussions animées sur les médias sociaux avec des gens qui doutaient de sa capacité à réaliser son projet.

Contrairement à ce que plusieurs personnes croyaient, il a indiqué, avant le lancement, que cette mission n’avait pas pour objectif de prouver que la Terre était plate.

« Est-ce que je crois que la Terre est plate comme un « frisbee », oui je le crois, a-t-il déclaré. Est-ce que j’en suis certain? Non, c’est pour cette raison que je veux aller dans l’espace »

« Mad » Mike Hughes souhaite maintenant construire une autre fusée qu’il appellera « Rockoon » et qu’il transporterait dans l’atmosphère à l’aide d’un ballon rempli de gaz, pour ensuite s’élancer dans l’espace.

Selon lui, l’engin lui permettrait de s’élever à 110 kilomètres dans les airs.

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Créer de l’eau potable à partir de l’air du désert, c’est possible!


Les scientifiques prédisent que 50 % de la population mondiale va manquer de l’eau d’ici quelques années. Les chercheurs améliorent une technique peu coûteuse et plus durable pour amasser l’eau à partir de l’humidité même dans un désert. Pour le moment, il est petit et ne peut ramasser qu’un quart de litre, ils espèrent réussir pour fabriquer l’appareil plus gros et ainsi amasser plusieurs litres d’eau pour les besoins d’une maisonnée
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Créer de l’eau potable à partir de l’air du désert, c’est possible!

 

Le nouveau dispositif permet d'extraire l'humidité d'un air très sec.

Le nouveau dispositif permet d’extraire l’humidité d’un air très sec.  Photo : MIT

Des tests menés sur le terrain en Arizona, aux États-Unis, confirment qu’un dispositif présenté l’an dernier par une équipe américaine est bel et bien capable de créer de l’eau potable à partir de l’air très sec du désert.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle

Même dans les régions les plus arides de la Terre, il y a de l’humidité dans l’air. Des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’Université de Californie à Berkeley ont mis au point un appareil capable d’extraire l’eau de l’humidité présente dans l’air, et ce, même si elle est pratiquement inexistante.

Dans un monde où l’eau potable est de plus en plus rare, et où de graves pénuries d’eau affectent déjà plusieurs pays, le potentiel de cette invention est grand. Particulièrement lorsqu’on pense au futur, alors que la population humaine ne cessera d’augmenter dans un monde frappé par les effets du réchauffement du climat.

Créer de l’or bleu

Cette technologie pourrait éventuellement fournir un nouveau moyen d’obtenir de l’eau propre et fraîche presque partout sur Terre, en puisant l’eau directement de l’humidité de l’air, même dans les endroits les plus secs.

L’équipe de recherche, qui inclut des ingénieurs et des chimistes, affirme qu’il reste encore beaucoup de travail à réaliser pour utiliser son concept d’extraction de l’eau de l’air à grande échelle, mais elle se dit encouragée par les résultats des tests réalisés à Tempe, une ville au climat aride située en banlieue de Phoenix.

Vous pouvez vraiment obtenir de l’eau potable directement à partir de l’air le plus sec du désert. Evelyn Wang, MIT

Des technologies existent déjà pour extraire l’eau de l’air très humide, par exemple des systèmes de récolte d’eau à partir du brouillard. Elles ont d’ailleurs été déployées dans un certain nombre de zones côtières. Certaines méthodes permettant de retirer l’humidité de l’air sec existent aussi, mais sont très coûteuses.

La présente invention est toutefois la première qui pourrait être utilisée à grande échelle pratiquement n’importe où, quel que soit le taux d’humidité, et à des coûts moindres.

En fait, la technique permet d’extraire de l’eau dans de l’air n’ayant un taux d’humidité que de 10 %. Par comparaison, les méthodes actuelles exigent des niveaux beaucoup plus élevés, avoisinant les 100 % d’humidité pour les méthodes de récolte du brouillard, et plus de 50 % pour les systèmes à base de rosée. En outre, ces deux méthodes nécessitent de grandes quantités d’énergie pour le refroidissement.

Le nouveau procédé a recours à un genre de matériau en mousse attirant l’humidité et utilise des interactions entre des molécules organiques et une surface métallique. Elle est entièrement alimentée par la chaleur du soleil.

Le détail des tests est publié dans la revue Nature Communications.

Alimenter une maison

La version testée sur le terrain inclut quelques améliorations par rapport au concept initial décrit l’an dernier dans la revue Science. Elle permet même d’extraire l’eau à des températures sous zéro.

Toutes les interrogations soulevées l’an dernier ont été positivement réglées dans nos tests. Evelyn Wang, MIT

Le petit prototype testé n’a servi qu’à prouver la valeur du concept, et sa grosseur devra être augmentée pour réussir à produire un quart de litre d’eau par jour, un rendement jusqu’à trois fois supérieur à celui de l’actuelle version.

De plus, le nouveau système ne nécessite pas de pompes ni de compresseur qui peuvent s’user.

« Il peut être utilisé de manière totalement passive, dans des endroits à faible humidité, mais avec de grandes quantités de lumière du soleil », explique Hyunho Kim du MIT.

La prochaine étape est donc de créer un appareil plus gros et plus efficace capable de produire les litres d’eau nécessaires pour alimenter une maison.

Des tests de qualité de l’eau ont aussi été menés et n’ont montré aucune trace d’impuretés.

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Mystères et sculptures de chameaux dans le désert saoudien


De l’art rupestre datant d’au moins 2000 ans dans le désert en Arabie Saoudite. Des sculptures d’animaux rarement utilisés à cette époque. On ne sait pas trop pourquoi et surtout comment ils ont fait étant donné que c’est sur des montagnes
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Mystères et sculptures de chameaux dans le désert saoudien

 

L'une d'elles en particulier se démarque: un chameau... (FAYEZ NURELDINE, AFP)

L’une d’elles en particulier se démarque: un chameau (à gauche) face à ce qui serait un âne, une mule ou un cheval (à droite), des animaux rarement représentés dans l’art rupestre de la région.

FAYEZ NURELDINE, AFP

 

Agence France-Presse
AL JOUF

Au milieu d’un désert écrasé par le soleil, Hussein Al-Khalifa, un responsable du patrimoine en Arabie saoudite, pointe fièrement du doigt des silhouettes de chameaux sculptées dans la roche: une découverte sans précédent qui reste entourée de mystères.

On voit bien ce qui serait un âne,... (Fayez Nureldine, AFP) - image 1.0

 

On voit bien ce qui serait un âne, une mule ou un cheval (à droite) face au reste de la tête d’un chameau (à gauche).

FAYEZ NURELDINE, AFP

Elles sont une douzaine de sculptures, certaines endommagées par l’érosion ou des actes de vandalisme, qui dateraient d’environ 2000 ans. Elles ont été découvertes il y a quelques années dans une propriété privée du désert d’Al-Jouf, dans le nord du royaume.

Ciselées sur trois éperons rocheux, ces sculptures reflètent un niveau de compétence jamais vu dans d’autres formes d’art rupestre du désert saoudien.

M. Khalifa, membre d’une mission archéologique franco-saoudienne, raconte avoir accidentellement découvert les sculptures, lorsqu’un ami lui a parlé d’une « montagne en forme de chameau ».

« En me rendant sur la zone, j’ai en fait découvert que des chameaux étaient sculptés dans les affleurements de la montagne. C’est vraiment unique », dit-il.

Le chameau, appelé « vaisseau du désert » et apprécié pour sa viande, son lait et sa capacité de résistance, est un sujet récurrent sur les sites archéologiques saoudiens.

Mais ceux d’Al-Jouf sont différents.

Certaines de ces sculptures sont perchées très haut sur les montagnes, laissant penser que des cordes ou des échafaudages ont été utilisés.

L’une d’elles en particulier se démarque: un chameau face à ce qui semble être un âne, une mule ou un cheval, des animaux rarement représentés dans l’art rupestre de la région.

Routes de la Mésopotamie

« Les sculptures en trois dimensions témoignent d’une grande maîtrise au niveau du réalisme et de la taille », explique Maria Guagnin, de l’Institut Max Planck des Sciences de l’Histoire humaine basé en Allemagne.

« Cela pourrait changer notre compréhension de la dynamique des populations préhistoriques et de leurs traits culturels », dit-elle à l’AFP.

Mais le mystère reste entier sur les sculpteurs et les outils utilisés.

M. Khalifa relève une proximité avec les Nabatéens, des Arabes nomades connus pour avoir fondé la ville de Petra, dans l’actuelle Jordanie, sculptée dans des falaises de grès.

« Il s’agit d’une découverte scientifique importante qui nous rappelle l’importante histoire préislamique de l’Arabie saoudite », estime l’archéologue Guillaume Charloux, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en France.

« Je ne peux qu’espérer que cela amènera les gens à découvrir la variété et la richesse du passé saoudien », ajoute M. Charloux, qui dirige la mission avec M. Khalifa.

Les sculptures d’Al-Jouf ont des styles différents, ce qui suggère qu’elles ont été réalisées par plusieurs artistes.

Il est possible, estiment des archéologues, que le site ait été un lieu de vénération, un lieu de repos sur une route de caravanes ou une frontière délimitant deux régions.

« Mon hypothèse aujourd’hui est que les sculpteurs étaient des habitants de la région et que le site était un lieu emblématique sur les routes empruntées par les caravanes vers la Mésopotamie », avance M. Charloux.

« Questions sans réponse »

Le désert saoudien est riche en sites historiques, dont certains n’ont été mis au jour que récemment, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies.

Mais pour trouver des réponses à toutes les questions concernant les sculptures de chameaux, un important travail de terrain est encore nécessaire.

Plusieurs des sculptures érodées sont difficiles à dater, les archéologues estimant toutefois qu’elles auraient été achevées au cours des premiers siècles avant J-C.

« Si elles datent d’avant la domestication du chameau, elles représentent des spécimens sauvages qui ont peut-être été chassés, et une chasse réussie peut avoir été vitale pour la survie des populations locales », indique Mme Guagnin.

Pour l’instant, les autorités saoudiennes surveillent le site pour empêcher les chasseurs de trésors d’y accéder, et cherchent à l’acquérir auprès de son propriétaire privé.

Mais d’autres mystères demeurent, comme celui entourant l’un des éperons rocheux qui, vu d’un certain angle, ressemble à un visage humain.

« Il y a tant de questions sans réponses », reconnaît M. Khalifa.

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Des chutes de neiges inhabituelles dans le désert marocain


Il n’y a pas juste en Amérique ou en Europe que la température joue avec le climat, au Maroc aussi, il fait plus froid et la neige recouvre des milieux arides qui sont plus habitué à la sécheresse ou à la chaleur
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Des chutes de neiges inhabituelles dans le désert marocain

 

Depuis le week-end dernier, une intense vague de... (PHOTO AFP)

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Depuis le week-end dernier, une intense vague de froid touche le Maroc – la deuxième en quelques semaines – et a déclenché des chutes de neige inhabituelles sur des régions arides du pays.

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Zagora

De la neige sur les dunes de sable et les palmiers: les villes de Zagora et Ouarzazate, aux portes du désert dans le sud marocain, sont actuellement recouvertes d’un épais manteau blanc, phénomène météorologique inhabituel dû à une vague de froid venue du nord de l’Europe.

Des images qui ont fait le tour des réseaux sociaux montrent ces deux villes et celle de Taroudant, dans le sud du royaume également, sous la neige.

«La dernière fois qu’il a neigé à Zagora, c’était dans les années 1960! Ici, on est plus habitué aux vagues de chaleur et à la sécheresse qu’à la neige (…) c’est la stupéfaction chez les habitants», a déclaré un résident de Zagora, une localité située à près de 700 km de Rabat, par-delà le massif du Haut-Atlas.

Depuis le week-end dernier, une intense vague de froid touche le Maroc – la deuxième en quelques semaines – et a déclenché des chutes de neige inhabituelles sur des régions arides du pays.

«On n’a pas toujours l’habitude de voir la neige dans ces régions. Cela est dû à une masse d’air froide en provenance de l’Europe du nord qui est descendue jusqu’au désert», a expliqué à l’AFP Houcine Youaabeb de la Météorologie nationale.  Selon lui, «le froid se maintiendra jusqu’à jeudi»

L’intérieur du pays, plus habitué aux hivers rigoureux avec ses grands massifs montagneux, est également touché par cette vague de froid.

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La plus grande centrale d’énergie solaire du monde grille les oiseaux en plein air


Il était prévu que la centrale solaire qui donne de l’électricité à 140 000 foyers à Las Vegas aux États-Unis fasse des victimes parmi les oiseaux. Sauf qu’en fait, les morts sont plus nombreux qu’ils croyaient.
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La plus grande centrale d’énergie solaire du monde grille les oiseaux en plein air

 

La centrale électrique solaire d'Ivanpah en Californie le 13 février 2014. REUTERS/Steve Marcus

La centrale électrique solaire d’Ivanpah en Californie le 13 février 2014. REUTERS/Steve Marcus

Grégoire Fleurot

La plus grande centrale solaire du monde est une construction formidable… sauf pour les oiseaux qui ont la mauvaise idée de la survoler et qui prennent littéralement feu en plein air. Et il y en a beaucoup, rapporte l’agence de presse américaine Associated Press dans un long article consacré au sujet.

Selon les enquêteurs environnementaux fédéraux qui ont visité la gigantesque centrale solaire d’Ivanpah, au sud-ouest de Las Vegas dans le désert de Mojave en Californie, un oiseau y est victime des reflets des rayons du soleil toutes les deux minutes.

La centrale, dont Google est un des investisseurs, est composée de plus de 300.000 miroirs mesurant chacun la taille d’une porte de garage et inclinés pour refléter les rayons du soleil sur trois grandes tours remplies d’eau. La chaleur ainsi créée produit de la vapeur qui fait tourner des turbines générant assez d’électricité pour 140.000 foyers. 

Selon les enquêteurs, la centrale pourrait agir comme un «piège géant» à oiseaux. La lumière intense émise par les panneaux (assez puissante pour aveugler les pilotes d’avion qui atterrissent ou décollent à Las Vegas) attire les insectes, qui à leur tour attirent les petits oiseaux mangeurs d’insectes. Ceux-ci se font griller en plein vol, entrainant des petits nuages de fumée visibles à l’œil nu. 

Image tirée du rapport de mise en conformité

Certains biologistes avancent une autre explication: les oiseaux pourraient confondre l’étendue de miroirs avec un lac.

 «Les morts d’oiseaux ne sont que le dernier exemple en date de la manière dont la recherche d’énergie propre peut avoir des conséquences négatives sur l’environnement, souligne Associated Press. Les fermes solaires ont été critiquées pour leur impact sur les tortues de désert et les éoliennes tuent également des oiseaux, dont des rapaces.»

Les autorités et le constructeur de la centrale de 14 km², qui a coûté 2,2 milliards de dollars, connaissaient le risque pour les oiseaux, comme le montre un document officiel de mise en conformité environnementale daté de décembre 2013, mais ne s’attendaient pas à ce qu’il y ait tant de victimes.

La Commission pour l’énergie de Californie estime que les morts d’oiseaux et les problèmes environnementaux qu’elles sont susceptibles d’entrainer sont acceptables parce que «les bénéfices du projet vont dépasser ces impacts», rapportait Gizmodo en février dernier. Mais tout le monde n’est pas du même avis.

Les enquêteurs environnementaux veulent interrompre le projet d’extension de la centrale tant que l’on ne connait pas exactement l’échelle du problème. BrightSource, l’entreprise qui gère la centrale, estime le chiffre à 1.000 oiseaux tués par an, tandis que les experts de l’ONG Center for biological diversity penchent plutôt pour 28.000.

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