Ces chemins inattendus ont peut-être été empruntés par nos ancêtres


Les anthropologues ont toujours pensé que l’Homo sapien aurait pris des routes migratoires plus aisé à parcourir pour rejoindre l’Asie de l’Est entre 125 000 et 12 000 ans Mais avec la technologie et une meilleure connaissance du climat à cette époque, il se pourrait que l’Homo sapiens aurait emprunté les déserts et des montagnes pour se diriger vers l’Asie du Nord. Donc, ils pensent diriger leurs recherches sur ces nouvelles hypothèses de la présence précoce de l’Homo sapiens.
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Ces chemins inattendus ont peut-être été empruntés par nos ancêtres


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Le désert de Gobi (Mingurl Kim / iStock)

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une récente étude suggère que nos ancêtres, quittant l’Afrique pour se diriger vers l’est, ont pu emprunter des routes migratoires inattendues, traversant montagnes et déserts.

Les anciennes routes migratoires

En examinant les chemins empruntés par nos ancêtres rejoignant l’Asie de l’Est il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, les chercheurs ont toujours accordé plus d’importance aux “routes du sud”. Le climat et la topographie des lieux semblaient en effet plus cléments. Les déserts et des chaînes de montagnes – en Asie du Nord et centrale – étaient jusqu’à présent des zones considérées comme étant trop inhospitalières, et trop difficiles à traverser. C’est pourquoi ces “routes” ont été négligées par les anthropologues.

Depuis quelques années en revanche, des progrès sont réalisés dans notre compréhension des climats passés. Certaines découvertes archéologiques laissent également à penser que des humains se sont effectivement déplacés plus au nord pendant le Pléistocène supérieur, il y a entre 125 000 et 12 000 ans. Des chercheurs se sont donc appuyés sur ces nouvelles données pour créer un nouveau modèle informatique. Le but était de pouvoir estimer les voies migratoires potentiellement empruntées à travers l’Asie par nos ancêtres à cette époque.

À travers montagnes et déserts

Les résultats ont alors suggéré que pendant les périodes sèches et froides, les “routes” traversant les monts Altaï et Tian Shan, ainsi que les déserts de Gobi et Taklamakan semblaient – comme on le pensait – très inhospitalières. Mais lors de périodes plus chaudes et plus humides, comme ce fut le cas à certaines périodes, ces régions auraient présenté des conditions beaucoup plus favorables.

« Nos modèles de trajectoire les moins coûteux soulignent que, dans des conditions climatiques plus humides et plus chaudes, il aurait été possible de déplacer des populations humaines dans les déserts de Gobi et Taklamakan, ainsi que dans les chaînes de montagnes de l’Altaï et du Tian Shan », peut-on lire dans l’étude

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ancêtres

Itinéraires de dispersion à travers l’Asie basés sur une analyse de trajectoire au “moindre coût”. Crédits : Li et al., PLOS One, 2019

Concentrer les recherches plus au nord

Ces nouveaux résultats ne nous disent pas que nos ancêtres ont réellement emprunté ces chemins. Mais le fait qu’il ait été “possible” de les suivre devrait inciter les chercheurs à concentrer de nouvelles recherches dans ces régions.

« Notre modélisation des données climatiques géographiques et passées disponibles suggère que les archéologues et les anthropologues devraient rechercher une présence humaine précoce, une migration et une interaction avec d’autres hominines dans de nouvelles régions de l’Asie considérées comme des vides statiques », explique en effet l’archéologue Patrick Roberts, principal auteur de l’étude.

Les chercheurs notent par ailleurs que l’un des « signes distinctifs d’Homo Sapiens » est sa capacité à s’adapter à divers environnements, parfois très compliqués.

« Compte tenu de la flexibilité de notre espèce, il ne serait pas surprenant que nous trouvions des preuves de présence de nos ancêtres au milieu des déserts ou des nappes glaciaires montagneuses de l’Asie, note le chercheur. C’est peut-être ici que réside la clé du caractère unique de notre espèce ».

Source

https://sciencepost.fr/

Cet animal a les plus grandes oreilles du monde par rapport à sa taille


Il n’est pas nécessaire d’être un éléphant pour avoir les plus grandes oreilles. Une espèce de gerboise raffle la première place en rapport a sa grandeur.
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Cet animal a les plus grandes oreilles du monde par rapport à sa taille


La gerboise aux longues oreilles, que l’on peut apercevoir dans le désert de Gobi en Mongolie, a été filmée pour la première fois en 2007.

PHOTOGRAPHIE DE VALERIY MALEEV, NATURE PICTURE LIBRARY

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Dans la Nature, l’espèce ayant les plus grandes oreilles est un animal très petit et plutôt mignon : la gerboise à longues oreilles. Et pourtant, les animaux aux grandes oreilles sont assez nombreux.

Champion incontesté

L’animal ayant les plus grandes oreilles par rapport à sa taille porte le nom évocateur de gerboise à longues oreilles (Euchoreutes naso). Il s’agit d’une des 33 espèces de gerboises connues, une sorte de petit rongeur sautillant. Il faut savoir que la gerboise aux longues oreilles vit dans le désert de Gobi (partagé entre la Chine et la Mongolie) selon l’Union internationale pour la conservation de la nature(UICN). Par ailleurs, l’animal est classé “en préoccupation mineure” depuis 2008 après avoir été considéré comme étant “en danger” depuis 1996.

Découverte en 1901 par le zoologiste Marcus Ward Lyon (1875-1942), les premières images vidéo de la gerboise à longues oreilles sont apparues en 2007. Il aura fallu donc attendre plus d’un siècle avant d’obtenir ces images animées de cette espèce de gerboise !

Selon le réalisateur du documentaire Jonathan Baillie pour la Zoological Society of London (ZSL), l’animal est “mignon et comique” et a par conséquent reçu le surnom de “Mickey Mouse du désert”.

Aire de répartition de la gerboise à longues oreilles (Euchoreutes naso)
Crédits : UICN


Voici les premières images vidéo montrant la fameuse gerboise à longues oreilles :

Sources : National GeographicUICN

https://sciencepost.fr/