Des taches après le soleil? C’est peut-être à cause du «champignon de l’été»


L’été, la plage, le soleil tout pour rendre les journées agréables. Cependant, un champion peut infecter la peau : il est connu sous le pityriasis versicolor ou plus simplement : champignon d’été. Heureusement, cette infection n’est pas contagieuse et n’est pas dangereuse, par contre les traitements dépendant de l’infection.

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Des taches après le soleil? C’est peut-être à cause du «champignon de l’été»


Sur une peau bronzée le champignon crée des taches blanches et sur peau claires des taches

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Marion Durand

Sur une peau bronzée le champignon crée des taches blanches et sur peau claires des taches rosées. Pityriasis versicolor ou champignon de l’été. Une infection dont on ne parle pas souvent.

SANTÉ – Si chaque été vous remarquez des petites taches apparaître sur le haut de votre corps (bras–torse–coup–dos), c’est peut-être le signe que vous avez le Pityriasis versicolor, aussi appelé le “champignon de l’été”. Même si le nom peut en effrayer plus d’un, cette mycose bénigne est due à une levure (un champignon unicellulaire) que l’on retrouve dans les couches superficielles de la peau.

Le “champignon de l’été” n’est pas une maladie contagieuse mais une infection,

“On la contracte très facilement, sur toutes les plages du monde”, explique Catherine Oliveres-Ghouti, dermatologue interrogée par Le HuffPost, “que ce soit à la Baule ou à Bangkok”, s’en amuse t-elle.

Ce champignon, beaucoup plus actif l’été que l’hiver prolifère grâce à la transpiration et au PH acide de notre corps, “les champignons et la levure raffolent des milieux acides”, révèle le docteure Oliveres-Ghouti, aussi membre du conseil syndical des dermatologues.

Exemple de Pityriasis versicolor sur peau

DOCTEUR CATHERINE OLIVERES-GHOUTIExemple de Pityriasis versicolor sur peau claire

Pour lutter contre, il faut avoir recours aux antifongiques locaux (médicaments capables de traiter les mycoses…). Souvent présentés sous formes de gel moussant, ces médicaments devront être appliqués sur tout le corps.

Le sulfure de sélénium, à la fois antifongique et antiséborrhéique, peut également être utilisé.

“Je préconise à mes patients d’acheter en pharmacie le Ketoderm” (un antifongique), conseille la dermatologue.

Pour les personnes avec la peau blanche, les taches disparaissent très rapidement, pour celles avec la peau plus foncée, il faudra attendre de bronzer à nouveau par-dessus. 

Le Pityriasis versicolor récidivant

En général les récidives chez le même patient sont fréquentes, jusqu’à 90 % dans les 2 ans après la première infection. Environ 10 %, récidivent sur le long terme,

“Certaines personnes font ça depuis 10-15 ans et dès que les beaux jours arrivent les tâches réapparaissent”, précise la dermatologue

“Dans ces cas là, un traitement plus long est à prévoir”.

Certains médecins prescrivent un traitement d’entretien avec une ou deux applications par semaine pendant plusieurs mois, d’autres préfèrent un traitement préventif qui consiste à reprendre le traitement local avant ou au début de la saison estivale.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les tatouages coups de soleil, une tendance dangereuse


Le désavantage des réseaux sociaux est qu’ils ne donnent pas tous le bon exemple. Les tatouages de la peau semblent revenir en force sur Instagram, malgré les risques potentiels que cela peut occasionner sur la santé.
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Les tatouages coups de soleil, une tendance dangereuse


© Instagram #funtatoo

Se brûler délibérément au soleil pour obtenir une marque sur la peau, il s’agit du nouveau phénomène qui inquiète les dermatologues. 

Marie Demaret

Les tatouages coups de soleil, cette pratique un peu étrange, étaient apparus en 2015 mais avaient fort  heureusement très vite disparu. Mais ne dit-on pas que la mode est un éternel recommencement ? Car depuis plusieurs semaines les photos de ce type de tatouages se multiplient sur Instagram: petites étoiles, logo de Batman, cœur… Le principe est très simple, exposer une partie de son corps au soleil en ayant préalablement recouvert la zone que l’on souhaite tatouer avec un morceau de papier de la forme de notre choix. C’est ainsi qu’après un certain laps de temps, la peau se retrouve brûlée au premier degré à l’exception de l’endroit protégé par le papier et que l’on obtient l’illusion d’un tatouage. Plusieurs tutos expliquant comment procéder ont vu le jour sur les réseaux sociaux et il même possible d’acheter sur certains sites internet des pochoirs pour réaliser ces “tatouages”. 

Une pratique irresponsable 

Il ne faut pas être un expert pour savoir que cette pratique se révèle très dangereuse pour la peau. On ne le dira jamais assez, il est primordial de protéger sa peau avec de la crème solaire avant chaque exposition prolongée au soleil. Plusieurs dermatologues ont d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme face à ce phénomène en rappelant qu’une exposition intense aux UV causant un coup de soleil entraîne des dommages significatifs dans l’ADN de la peau, avec des conséquences graves et potentiellement mortelles.

Attraper un coup de soleil une ou deux fois par an suffit à tripler le risque de développer un mélanome (cancer de la peau) et à accélérer le vieillissement de la peau. 

https://www.7sur7.be/

Fabriquer soi-même sa crème solaire est inefficace et dangereux


Sur les réseaux sociaux, nous pouvons trouver de tout. Une des grandes modes est de faire des produits maisons sans avoir de notions scientifiques sur les tous les ingrédients qu’on mélange. Il semble qu’on offre des recettes pour faire des crèmes solaires maison. Bien qu’on ne connait pas les conséquences à long terme, ils ne protègent pas du tout contre les rayons du soleil. C’est un gros risque pour la peau.
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Fabriquer soi-même sa crème solaire est inefficace et dangereux

Le SPF de certaines formules n'était que de 2, alors que les dermatologues suggèrent généralement un SPF minimum de 30. | Tomas Salas via Unsplash

 

Le SPF de certaines formules n’était que de 2, alors que les dermatologues suggèrent généralement un SPF minimum de 30. | Tomas Salas via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Repéré sur Huffpost

Les scientifiques alertent sur les risques des recettes DIY, publiées notamment sur Pinterest, qui n’offrent quasiment aucune protection face aux rayons du soleil.

Sur Pinterest, on trouve des photos de villas de rêve en Toscane ou à Santorin, des recettes de pâtes à toutes les sauces, mais aussi de plus en plus de tutos pour préparer soi-même sa crème solaire.

À l’approche de l’été, ces DIY connaissent un franc succès. Une étude publiée dans la revue Health Communicationrévèle que près de 95% des publications concernant ces crèmes solaires artisanales présentes sur Pinterest suscitent des réactions et avis positifs chez les internautes.

Problème, 68% des posts recommandant ce type de recettes mettent en avant des préparations qui ne protègent pas suffisamment contre le soleil. Le facteur de protection solaire (FPS ou SPF, selon son acronyme anglais) de certaines formules n’était que de 2, alors que les dermatologues suggèrent généralement un FPS minimum de 30.

D’autres ingrédients très utilisés par les apprenti·es chimistes, comme l’huile de noix de coco, le beurre de karité ou la cire d’abeille, ne sont d’aucune utilité face aux UVA et UVB, ces rayonnements ultraviolets produits par le soleil et néfastes pour notre santé.

Lara McKenzie, co-autrice de l’étude, s’inquiète de cette tendance qui séduit de plus en plus de monde:

«Le nombre moyen de sauvegardes pour une publication de ce type sur Pinterest est d’environ 800, observe-t-elle, mais l’un des posts analysé dans l’étude a été sauvegardé plus de 21.000 fois. C’est dans l’air du temps et c’est très populaire.»

La chercheuse remarque que la plupart des personnes tentées par cette pratique sont des parents qui risquent non seulement d’utiliser ces préparations sur eux-mêmes, mais également sur leurs enfants.

Risques de cancer de la peau

Beaucoup d’internautes succombent aujourd’hui à la mode des cosmétiques faits maison et cherchent à supprimer les produits chimiques de leur routine de soin. Mais la fabrication d’un écran solaire efficace ne s’improvise pas.

«Il y a beaucoup de technologies qui entrent dans la fabrication des nanoparticules présentes dans les écrans solaires et il y a des pourcentages spécifiques de zinc ou de titane à respecter», appuie Devika Icecreamwala, dermatologue à Berkeley, en Californie.

Le zinc et le titane sont deux ingrédients actifs que l’on retrouve dans les écrans solaires à base minérale, aussi appelés écrans solaires physiques (ou filtres minéraux). Autre option, les écrans solaires chimiques, qui contiennent des ingrédients actifs comme l’avobenzone, l’octinoxate et l’oxybenzone, plus controversée car potentiellement nocive pour les récifs coralliens et le système endocrinien humain.

Comme le rappelle la journaliste Julia Brucculieri dans un article pour le Huffpost, il n’existe pour le moment aucunes données définitives sur la dangerosité de ces ingrédients. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’une crème solaire maison n’est la garantie d’aucune protection.

«Si vous utilisez un écran solaire fait maison et qu’il n’est pas efficace, c’est comme si vous ne portiez pas d’écran solaire du tout. Et plus il y a de coups de soleil, plus le risque de cancer de la peau augmente», alerte Devika Icecreamwala, qui met également en garde contre les risques de réactions allergiques.

http://www.slate.fr/

Mélanome : avez-vous le cancer de la peau?


Les beaux jours supposés de s’installer, il est primordial de faire attention au soleil autant les enfants que les adultes. L’inspection de notre corps est aussi importante pour vérifier tous grains de beauté suspects. En cas de doute en parler avec son médecin (et non sur Internet dans les réseaux sociaux).
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Mélanome : avez-vous le cancer de la peau?


Mélanome : avez-vous le cancer de la

CHESIIRECAT VIA GETTY IMAGES

Par Philippe Lépine

Vous avez ce grain de beauté d’une drôle de couleur qui vous fatigue depuis un moment? Il pourrait s’agir d’un mélanome, le cancer de la peau le plus fréquent et le plus mortel. À l’occasion de la Journée mondiale du mélanome, on vous donne des pistes pour le dépister à la maison.

Si une personne meurt d’un mélanome toutes les heures en Amérique du Nord, et que son incidence a plus que triplé au cours des 30 dernières années, il reste l’un des cancers avec le taux de guérison le plus élevé, avec plus de 85% selon les données du Réseau mélanome Canada.

Mais les médecins sont unanimes : pour le guérir, vaut mieux le diagnostiquer tôt. Pour ce faire, la méthode ABCDE reste la plus répandue.

  • A comme Asymétrie: une tache est douteuse si elle présente une lésion asymétrique

  • B comme Bords: une tache est douteuse si elle présente une bordure irrégulière, encochée, délimitée par rapport à la peau environnante

  • C comme Couleur: une tache est douteuse si sa couleur n’est pas homogène. Cela peut aller du brun clair au noir foncé, ou être des zones blanches où le pigment a disparu, des zones rouges inflammatoires ou des zones cicatricielles bleutées

  • D comme Diamètre: une tache est douteuse si son diamètre est supérieur à 6 millimètres.

  • E comme Évolution: une tache est douteuse si elle est évolutive dans sa taille (la lésion s’élargit) ou si sa couleur ou son épaisseur changent

Mélanome : avez-vous le cancer de la

RÉSEAU MÉLANOME CANADA

Le président de l’Association canadienne de dermatologie(ACD), Dr. Neil Shear, avoue que l’ABCDE «n’est pas parfaite», mais que ça aide «à attirer l’attention des gens vers une condition atypique ou inhabituelle» de leur peau.

Pour lui, tout le monde devrait étudier sa peau de la tête au pied régulièrement.

« Nous insistons sur la nécessité de consulter votre dermatologue dès que vous remarquez des changements inquiétants sur votre peau», ajoute-t-il.







Les facteurs de risque :

– Brûlures sévères avec cloques avant l’âge de 20 ans

– Des cheveux roux ou blonds et des yeux bleus

– Une peau qui a tendance à brûler

– Antécédents familiaux ou personnels de mélanome ou d’autres cancers de la peau

– Une peau pâle avec des taches de rousseur

– Grains de beauté atypiques avec une couleur et une forme inhabituelle

– Plus de 50 grains de beauté sur votre corps

– Exposition aux rayons UV — notamment le soleil et les sources d’UV artificielles (lits de bronzage, lampes solaires)

Source : Réseau mélanome Canada


Un pays amnésique? 

Le plus récent sondage annuel réalisé en ligne par leur association dévoile que seulement deux Canadiens sur dix utilisent de l’écran solaire tous les jours. Pire : il relève une augmentation importante du pourcentage de la population qui croit encore qu’il faille prendre un coup de soleil pour obtenir un beau bronzage (23% en 2018, contre 17% en 2017).

« Cet écart entre les connaissances et le comportement concernant certaines mesures de protection solaire est préoccupant pour les dermatologues, affirme Dre Jennifer Beecker, présidente nationale du Groupe de travail de l’ACD sur la prudence au soleil. Alors que nous nous préparons pour les mois d’été, pendant lesquels les Canadiens passent plus de temps à l’extérieur et augmentent leur exposition aux rayons ultraviolets (UV) du soleil, notre profession veut sensibiliser les gens aux pratiques sécuritaires au soleil et dissiper certaines idées fausses courantes. »

L’ACD a également constaté que 60% des Canadiens croyaient à tort qu’une exposition au soleil sans écran était nécessaire pour que le corps absorbe la vitamine D. Or, le système est capable d’emmagasiner tout le nécessaire à son bon fonctionnement même si notre peau est couverte d’écran solaire.








    Les bons gestes à adopter pour éviter le mélanome

    • Rechercher de l’ombre entre 11 h et 15 h.
    • Portez des vêtements de protection, un chapeau à large rebord et des lunettes de soleil anti-UV.
    • Porter un écran solaire dont le facteur de protection solaire (FPS) est d’au moins 30.
    • La détection précoce est essentielle à la prévention. Il faut inspecter régulièrement sa peau et consulter un dermatologue certifié si l’on détecte une lésion suspecte.


    https://quebec.huffingtonpost.ca/

    Les labradors chocolat ont une santé plus fragile que les noirs et les jaunes


    La couleur du poil du Labrador peut avoir une incidence sur sa santé. Il semble que les labradors couleur chocolat vivent en moyenne 2 ans de moins et éprouvent des problèmes aux oreilles et de peau.
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    Les labradors chocolat ont une santé plus fragile que les noirs et les jaunes

     

    labradors

    Les labradors chocolat vivent en moyenne moins longtemps que les autres.

    © ARDEA/MARY EVANS/SIPA

    Par Anne-Sophie Tassart

    Une étude menée au Royaume-Uni révèle que les labradors chocolat ont une espérance de vie réduite par rapport à leurs congénères de couleur noire ou jaune.

    Comme la plupart des races de chiens, les labradors ont des prédispositions pour certaines maladies. 67 en tout dont certaines sont liées à l’obésité qui guette tout particulièrement ces animaux. Des chercheurs britanniques et australiens ont également découvert que les labradors chocolat sont malheureusement encore plus enclins que ceux de couleur noire ou jaune, à développer certaines pathologies. .

    Une cohorte de 33.320 labradors

    Les scientifiques ont utilisé le VetCompass, un programme qui permet de recueillir des données sur les chiens suivis par les vétérinaires au Royaume-Uni. Grâce à ces informations, les auteurs de l’étude parue le 22 octobre 2018 dans la revue spécialisée Canine Genetics and Epidemiology, se sont intéressés à 3 types de données : la démographie, la mortalité et les maladies qui affectent les labradors.

    « Les analyses démographiques couvrent les 33.320 labradors de la base de données du VetCompass suivis par un vétérinaire en 2013 alors que les informations sur les problèmes de santé et sur la mortalité ont été extraites d’un échantillon aléatoire comprenant 2074 (6,2%) de ces chiens », précise l’étude.

    Au Royaume-Uni, la plupart des labradors sont noirs (44,6%), 27,8% sont jaunes et 23,8% sont chocolat (les auteurs n’expliquent pas dans leur étude pourquoi l’ensemble n’atteint pas 100%).

    Les labradors chocolat ont la peau et les oreilles fragiles

    Selon les résultats obtenus, l’espérance de vie moyenne des labradors est de 12 ans…mais pas pour ceux qui possèdent une robe chocolat. En effet, ces derniers ont une vie raccourcie de pratiquement 2 ans (ils ont une espérance de vie moyenne de 10,7 ans exactement) selon l’étude.

    « La prévalence de l’otite externe (inflammation du conduit auditif externe, NDLR) est de 12,8% chez les chiens noirs, de 17% chez les chiens jaunes mais chez les chiens chocolats, elle atteint les 23,4% », s’inquiètent les chercheurs. « De même, la prévalence de la dermatite pyotraumatique (inflammation cutanée, NDLR) chez les chiens noirs est de 1,1%, chez les jaunes de 1,6% mais chez les chiens chocolat elle atteint les 4% ».

    Pour cette race, la pigmentation des poils est donc clairement liée à des problèmes auriculaires et dermatologiques. Comment est-ce possible ? Tout d’abord, il faut savoir que la couleur chocolat est récessive chez les labradors : elle ne peut se manifester que si l’animal a reçu de son père et de sa mère la portion ADN qui la confère.

    « Donc si une couleur chocolat est désirée pour la portée, les éleveurs peuvent utiliser seulement certaines lignées ce qui peut involontairement augmenter la prédisposition des chiots à développer des maladies particulières », poursuivent les auteurs.

    La lignée des labradors chocolat, de part sa population restreinte et donc son pool génique limité, serait plus encline à développer des problèmes dermatologiques ou auriculaires. Cette découverte pourrait permettre aux éleveurs et aux vétérinaires de cibler plus facilement les examens à faire sur ces animaux.

    https://www.sciencesetavenir.fr/

    Le Saviez-Vous ► Pourquoi il faut laver vos vêtements neufs avant de les porter


    J’ai toujours aimé mieux lavé mes vêtements neufs avant de les porter, sans pourtant savoir vraiment pourquoi c’était mieux pour la santé. Je trouve que les explications sont très convaincantes.
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    Pourquoi il faut laver vos vêtements neufs avant de les porter

    MASKOT VIA GETTY IMAGES

    Question de bon sens, ne le faites pas forcément s’ils sont en soie.

    Lorsque vous achetez un vêtement neuf, vous pensez sûrement que ce n’est pas grave de le porter directement, sans le laver, parce que seules quelques autres personnes l’ont essayé. Détrompez-vous.

    D’après Philip Tierno, professeur de microbiologie et de pathologie à l’Université de New York, le nombre de gens qui ont essayé le chemisier ou la robe que vous avez décidé d’acheter serait bien supérieur à ce que vous imaginez.

    « On ne parle pas seulement de quatre, cinq ou six personnes, mais de dizaines et même plus, si ce vêtement est resté en magasin pendant plusieurs semaines, voire un mois », explique-t-il.

    Bien évidemment, ce chiffre dépend de divers facteurs, tels que la taille du magasin ou la vitesse à laquelle les vêtements se vendent. Mais est-ce que vous voulez vraiment porter un vêtement essayé par ne serait-ce qu’un seul inconnu?

    Philip Tierno a mené des recherches au cours desquelles il a fait des examens sur des vêtements (hauts, pantalons, robes, maillots de bain, sous-vêtements, etc.) de grandes chaînes de prêt-à-porter et de boutiques de luxe pour y rechercher des bactéries et autres germes laissés par des clients qui les ont essayés sans les acheter. Sur certains, il a trouvé des norovirus, des bactéries telles que des streptocoques et des staphylocoques, et même des matières fécales.

    Un risque d’infection

    Tous ces germes sont déposés principalement de trois manières: par la peau, le système respiratoire (le nez et la bouche) et l’anus. Si vous touchez des vêtements contaminés par ces germes puis votre bouche, vos yeux ou votre nez, vous courez un risque.

    Rassurez-vous, le risque de développer une infection sérieuse reste « très faible », ajoute-t-il.

    Mais la possibilité existe, en particulier si vous avez des éraflures ou des coupures.

    Germes mis à part, de nombreux vêtements sont aussi traités avec des agents chimiques et des colorants qui peuvent provoquer des irritations, ce qui vous donne une autre raison de passer vos vêtements neufs à la machine avant de les porter.

    Le docteur Meghan Feely, une dermatologue qui travaille dans le New Jersey et à Manhattan, connaît bien les substances chimiques que l’on trouve sur les vêtements. Elle traite souvent des patients victimes de dermites de contact et les aide à déterminer l’origine de leurs rougeurs et autres irritations, y compris lorsqu’il s’agit de réactions allergiques.

    Comment réduire les dangers

    Elle confie au HuffPost que ces irritations peuvent apparaître dans les heures ou les jours qui suivent le contact avec les vêtements « lavés avec certaines lessives ou traités avec certains agents chimiques, colorants, résines ou agents tannants »

    Par exemple, elle a traité des victimes d’allergies au formaldéhyde, substance utilisée pour créer des vêtements infroissables.

    D’après elle, si la réaction est allergique, laver le vêtement peut aider, mais la meilleure solution est de ne plus le porter. Pour les autres réactions, certains produits chimiques seraient à éviter complètement ou bien nécessiteraient plusieurs lavages ou des lavages avec des produits spéciaux. C’est pourquoi il faut se renseigner sur les produits utilisés par les différentes marques.

    Elle recommande également d’utiliser des lessives et assouplissants sans parfum ni colorant.

    « Faites un cycle de rinçage supplémentaire pour bien rincer la lessive », conseille-t-elle.

    Pour Philip Tierno, c’est en effet une bonne idée de passer les vêtements neufs à la machine ou de les faire laver à sec, en fonction leur nature:

    « Bien évidemment, on ne vous dit pas de passer un vêtement de soie à la machine. Il faut faire preuve de bon sens. »

    Le docteur Krista Lauer, directrice médicale nationale de Larada Sciences et des Lice Clinics of America (cliniques antipoux), partage ce point de vue, et ajoute que l’essayage de chapeaux et bonnets comporte également des risques: les poux, qui peuvent également se transmettre lorsqu’on essaye un chapeau porté par quelqu’un qui en avait.

    Encore une fois, le risque de développer une infection sérieuse en essayant des vêtements n’est pas très élevé, mais il est facile de le minimiser. Lavez-vous les mains après un essayage, en particulier avant de manger, boire ou vous toucher le visage.

    Vous porterez votre nouvelle tenue bien assez tôt. Et ce sera encore mieux sans une irritation pour l’accompagner.

    Cet article, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Léa Chalumeau pour Fast For Word.

    https://www.huffingtonpost.fr/

    Vivre en pensant être infecté d’insectes, un mal d’origine inconnue


    Une maladie qui n’est pas reconnue par le corps médical et pourtant elle a fait des ravages. Juste aux États-Unis, il y a plusieurs milliers de personnes qui souffrent de la maladie de Mogellons. Cette maladie a plusieurs symptômes dont certains sont invisibles pour les autres et a pour conséquence d’une automutilation.
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    Vivre en pensant être infecté d’insectes, un mal d’origine inconnue

     

    Mais pourquoi ça gratte? | It's Okay To Be Smart via Youtube License by

    Mais pourquoi ça gratte? | It’s Okay To Be Smart via Youtube License by

    Repéré par Aurélie Rodrigues

    Ces personnes souffrent de Morgellons, une maladie (encore) non reconnue par le corps médical.

     

    Lésions cutanées, fatigue, problème de concentration, violentes démangeaisons et une impression que des insectes grouillent sous la peau… Ces symptômes sont associés à la maladie des Morgellons, non reconnue par le corps médical. Cette pathologie divise les médecins, qui n’arrivent pas à s’accorder sur son origine: phénomène psychologique ou maladie de peau?

    Des chercheurs à la Mayo Clinic (fédération hospitalo-universitaire) estiment que plusieurs dizaines de milliers d’Américains et Américaines pourraient en souffrir.

    «C’est comme si leur peau était infectée par des aliens. Certaines maladies mentales comme la schizophrénie et la démence ou encore la consommation d’amphétamines peuvent la déclencher», avance Mark Davis, auteur d’une étude publiée en avril 2018 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

    Cas extrêmes, solutions extrêmes

    En 2004, une étude réalisée par l’académie de médecine ANNALS à Singapour décrivait la détresse ressentie par les malades: certains en venant à s’automutiler pour extraire «les parasites», en se rongeant les ongles jusqu’au sang ou en utilisant une lame de rasoir. Newsweek explique que le diagnostic posé sur le mal qui les hante ne libère pas toujours les malades, et ce, même quand leurs résultats des analyses sont normaux.

    La majorité des cas recensés par la division de dermatologie du National University Hospital à Singapour était des femmes de plus de cinquante ans. Certains médecins ont traité ces malades avec des neuroleptiques, estimant pour leur part qu’il s’agissait d’un «délire parasitaire» aussi appelé syndrome d’Ekbom.

    «Une femme s’est aspergée les cheveux de kérosène et s’est ouvert la tête en espérant se débarrasser des insectes. Elle avait l’habitude de porter un bonnet de douche car elle craignait que les petites bêtes pénètrent son crâne. Un autre patient avait arraché ses ongles et ses acrochordons pour les montrer aux médecins et prouver la présence d’insectes», expliquent les auteurs de l’étude.

    Théories du complot

    Il suffit d’effectuer une simple recherche Google pour découvrir plusieurs théories conspirationnistes autour de la maladie des Morgellons. Parmi elle, celle des chemtrails, très populaire: les trainées blanches formées par la condensation d’eau produite par les moteurs d’avion seraient en fait des produits chimiques déversés à haute altitute. Pour les complotistes, ces épandages seraient à l’origine de la maladie.

    En 2012, une étude publiée par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a été établi qu’il n’y avait pas cause infectieuse ni environnementale. À l’époque, le San Francisco Chronicle rapportait le témoignage de Cindy Casey, quarante-neuf ans:

    «Nous voulons être reconnus. Ce mal n’est pas une illusion».

    Pour les dermatologues de la Mayo Clinic, de nouvelles études sont nécessaires: «Il est crucial de trouver l’origine de cette maladie».

    Car s’il est (pour l’instant) impossible de déterminer la source de ce mal, la souffrance reste belle et bien réelle.

    http://www.slate.fr/