Abandonnés jusque dans la mort


Je crois que ce qui est pire quand on vit le dernier souffle, c’est d’être abandonné à des mains étrangères pour décider de notre sort et oublié de tous ceux que l’on a connu
Nuage

 

Corps non réclamés

Abandonnés jusque dans la mort

 

b05fe206-3f25-49fd-8ff9-547cdfc172af

Photo Archives / Agence QMI

Le Bureau du coroner répertorie sur son site internet le nom de gens abandonnés jusque dans la mort.

Hugo Bourgoin / Agence QMI

 

MONTRÉAL – Chaque année, des centaines de personnes meurent dans l’indifférence la plus totale au Québec. Leur corps n’est jamais réclamé et c’est l’État qui doit en disposer aux frais des contribuables.

Alors que le ministère de la Santé (MSSS) donne certaines de ces dépouilles qui répondent à des critères bien précis à la science, le Bureau du coroner répertorie sur son site internet le nom de gens abandonnés jusque dans la mort.

Louis Croteau, né en novembre 1947. Jean Brunet, né en février 1959. Claude Lorion, né en avril 1960. Bon an, mal an, une cinquantaine de personnes se retrouvent sur cette liste alors que leur dépouille (confiée au coroner pour cause de décès obscure, violente ou par suite de négligence) repose dans un réfrigérateur ou à la morgue de Montréal ou celle de Québec en attente d’être réclamée.

Délai de 30 jours

Une attente qui ne donnera souvent rien. Malgré les avis invitant un proche à se manifester, la plupart demeureront sans réponse.

«Ce qu’on nous demande, c’est de garder le corps au moins 30 jours à partir du moment où le décès est signalé au coroner. C’est assez peu et, règle générale, on les garde plus que 30 jours parce que cette période-là inclut tout le processus», explique Geneviève Guilbault, porte-parole du Bureau du coroner.

Le coroner doit d’abord faire son travail d’expertise et les policiers sont ensuite mandatés pour retrouver des proches du défunt. Dans l’éventualité où ces recherches ne mènent à rien, le nom de la personne est inscrit sur la liste des corps non réclamés. Ultimement, tous subiront le même sort.

Inhumés dans l’oubli

«C’est toujours la même issue: on doit l’enterrer. On n’a pas le droit de l’incinérer, de le donner à la science ou quoi que ce soit», ajoute Mme Guilbault.

Autant à Montréal qu’à Québec, les corps sont enterrés dans un cimetière avant de sombrer dans l’oubli; aucune pierre tombale pour commémorer leur mémoire.

Malgré tout, le Bureau du coroner doit verser 475 $ plus taxes pour chacun de ses corps à la maison funéraire chargée de l’inhumation.

Pour sa part, le MSSS, qui gère la majorité des corps non réclamés au Québec (ceux dont la cause de la mort est immédiatement classée comme étant naturelle), a dépensé 168 498 $ l’an dernier pour l’inhumation de 330 corps. En 2012, cette dépense s’élevait à 182 552 $.

Désistement des proches

Un corps est considéré non réclamé lorsqu’aucun proche ne se manifeste à l’intérieur d’un certain délai. Il arrive cependant que la famille d’un défunt décide tout simplement de se désister et de ne pas récupérer la dépouille.

Il faut dire qu’aucune loi ne force qui que ce soit à s’occuper du cadavre d’un proche.

«Les gens ne sont pas obligés de se manifester et s’ils le font, ils doivent s’engager à offrir une sépulture décente», explique Geneviève Guilbault.

Qu’est-ce qui incite les gens à se désister? Des conflits familiaux et des ennuis financiers peuvent être parmi les causes. Chose certaine, à tout moment une personne peut changer d’idée et communiquer avec le Bureau du coroner pour demander l’exhumation d’un corps.

«Quelqu’un pourrait être non réclamé par désistement et, tout à coup, on a une rentrée d’argent et on décide d’enterrer notre proche», ajoute la porte-parole qui admet cependant que ces demandes se font rares. 

http://www.journaldequebec.com/

À Los Angeles Au péril de sa vie, un labrador protège son ami canin


Il y a des chiens qui marquent leur passage par un comportement exceptionnel. C’est justement ce qu’il est question ici. Un beau labrador noir, qui malgré la circulation et du danger d’être frapper par une voiture a tenu a rester près de sa compagne Ca c’est d’être loyal
Nuage

 

À Los Angeles

Au péril de sa vie, un labrador protège son ami canin

 

Il est souvent dit que le chien est le meilleur ami de l’homme, mais comme le démontre cette histoire, le chien est fort probablement le meilleur ami de ses pairs également.

 

L’agence pour le contrôle animalier de Los Angeles a voulu honorer la loyauté d’un labrador noir qui a eu le courage de défier la circulation automobile afin de protéger la dépouille d’un chien qui avait été happé à mort par un véhicule.

Un motocycliste qui a vu l’évènement se produire mercredi dernier a installé des cônes orange afin de dévier la circulation pour protéger les animaux de compagnie.

 

Il a par la suite filmé la scène. Sur la vidéo, on peut voir la femelle labrador s’étendre aux côtés du labrador blond.

Le labrador noir de deux ans semble être sans famille.

En effet, personne n’est venu réclamer l’animal, que les employés du refuge ont appelé affectueusement Grace.

http://tvanouvelles.ca

Des centaines de corps abandonnés


Comment se fait-il que des gens soient abandonné de la sorte dans des morgues, et ce a tout âge? Plusieurs demeurent inconnus, d’autres c’est une indifférence totale de la famille envers la personne décédée et quelques cas, probablement c’est manque de ressources pour donner un sépulture descente ..
Nuage

Des centaines de corps abandonnés

Décès - Des centaines de corps abandonnés

À la morgue de Québec, les dépouilles sont congelées en attendant qu’on «trouve preneur».

© Jean-François Desgagnés/Agence QMI

Diane Tremblay

QUÉBEC — Le nombre de dépouilles abandonnées dans les réfrigérateurs des salons funéraires est en augmentation au Québec.

Depuis trois ans, 1227 Québécois sont morts dans l’indifférence la plus totale. À défaut de trouver un proche pour s’occuper des obsèques, les corps finissent par s’entasser dans les morgues, c’est l’État qui doit en disposer.

L’an dernier, l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, qui collige les données pour l’ensemble de la province, a enregistré 388 corps déclarés comme non réclamés. De 2008 à 2010, ce phénomène a connu une augmentation vertigineuse de 27,6 %.

« Notre rôle est purement technique. On n’a pas fait d’analyse sociologique du phénomène. On essaie de retracer les familles et, lorsque c’est impossible, on établit des liens avec les maisons funéraires pour disposer des corps. On est dans la technicalité et la gestion », a dit Pierre Lafleur, porte-parole de l’Agence.

Le délai minimal de conservation est de 30 jours. Lorsqu’il est évident qu’un corps ne sera pas réclamé, celui-ci est offert à la science, s’il respecte certaines conditions.

Les corps autopsiés, accidentés ou déformés par la maladie sont automatiquement rejetés. En 2010, 33 corps non réclamés ont été transférés dans une institution d’enseignement.

Coût

Au sens de la loi, un corps est considéré comme non réclamé lorsque le conjoint ou un proche parent confirme par écrit qu’il n’a pas l’intention de s’en occuper, ou que ces derniers n’ont pu être trouvés au terme d’une recherche policière.

« Avec l’enquête de voisinage, on retrouve un proche dans la plupart des cas à l’intérieur de quelques semaines. Des personnes seules qui décèdent, ça arrive souvent! C’est l’odeur qui alerte les voisins », a confirmé Catherine Viel, de la police de Québec.

Finalement, lorsque les autorités ont tout fait pour retracer un proche et que celui-ci ne veut pas prendre en charge les coûts des funérailles, la facture de crémation est envoyée à Québec.

Le gouvernement octroie aux maisons funéraires 550 $ par adulte et 300 $ par enfant pour disposer des corps non réclamés. En 2010, on a enregistré 155 corps de bébés morts-nés ou n’ayant survécu que quelques heures qui n’ont pas été réclamés par les parents, comparativement à 150, en 2009.

L’an dernier, l’État québécois a déboursé 132 484 $, soit 10 % de plus qu’en 2009.

Facteurs

Le vieillissement de la population expliquerait en partie l’augmentation de ces statistiques, mais ce n’est pas le seul facteur. Les problèmes sociaux, en particulier chez les jeunes, et les problèmes de santé mentale entraînent une rupture des liens familiaux.

À la suite de la désinstitutionnalisation, on dénombrait 400 itinérants dans les rues de Québec, il y a 25 ans. La moitié venait des institutions psychiatriques, ce qui laisse penser que ces personnes meurent comme elles ont vécu, seules, et dans l’oubli.

http://fr.canoe.ca