Une tonne de déchets par kilomètre aux abords des autoroutes


C’est quoi qui est compliqué à comprendre de ne pas jeter des ordures que ce soit des papiers, des boites, des mégots de cigarette par terre ? En ville, je trouve qu’il n’y a pas assez de poubelles et encore, on trouve des ordures à côté de ces poubelles, alors que sur l’autoroute, il n’y a aucune raison de jeter des déchets sur le bord des routes. Sommes-nous si irresponsables ?
Nuage

 

Une tonne de déchets par kilomètre aux abords des autoroutes

 

Les bordures des autoroutes du Québec se transforment en véritables dépotoirs à la fin du printemps. Chaque année, le ministère des Transports doit faire appel à des entreprises pour ramasser les ordures laissées par les automobilistes.

Sur l’autoroute 20, entre le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et Sainte-Julie, les travailleurs du sous-traitant EMR recueillent l’équivalent d’une tonne de déchets par kilomètre au printemps. Il s’agit d’un des pires secteurs au Québec.

Un de ces travailleurs, Jocelyn 64 ans, tente de se faire à l’idée que les comportements ne changeront pas de si tôt.

« On ramasse juste les morceaux apparents, les morceaux assez gros. Les petits morceaux, on ne les ramasse pas parce qu’on ne fournirait pas. Y en a trop! »

« Tout ce que le monde jette par terre, des bouteilles de bière, des déchets, des couches… On trouve de toute, on trouve de toute », explique un autre travailleur Stéphane Chamard.

Même des objets inusités comme une baignoire ou une cuvette ont déjà été retrouvés dans un fossé.

Le ministère des Transports consacre un important budget au nettoyage de ces bordures et à tondre la pelouse.

« On a un budget dédié à ça. Pour l’année 2013-2014, on parle d’un peu moins de 5 millions de dollars », explique la porte-parole Sarah Bensadoun.

Pourtant, depuis des décennies, une loi interdit de jeter quoi que ce soit sur un chemin public.

Le nombre de contraventions, de 100 $, émises par la Sûreté du Québec est passé de près 300 $ en 2011 à 500 $ deux ans plus tard.

D’après un reportage de Mathieu Dion

http://ici.radio-canada.ca/

Recyclage : par ici, les pneus!


Avant on pouvait voir des montagnes de pneus dans divers dépotoirs .. Aujourd’hui, c’est chose du passé … Imagine, si le recyclage des pneus est une réussite alors peut-on espérer la même chose avec les télévisions, ordinateurs, cellulaires …
Nuage

 

Recyclage : par ici, les pneus!

 

Photo : iStoc

Catherine Dubé

Le Québec est le champion canadien du recyclage de pneus usés. Au point que les entreprises de transformation manquent de matière première et en importent désormais de l’Ontario et des États-Unis

L’industrie québécoise du recyclage, dont le chiffre d’affaires annuel atteint 40 millions de dollars, s’est notamment développée grâce au programme d’élimination des lieux d’entreposage, lancé en 2001 par Recyc-Québec. Plus de 45 millions de pneus croupissaient dans ces dépotoirs à ciel ouvert, dont le dernier a été vidé en juillet dernier.

Chaque année, les Québécois se débarrassent de huit millions de pneus, que s’arrachent les recycleurs. Ceux-ci en font des dos d’âne, des revêtements de terrains de sport, des surfaces antidérapantes pour les terrains de jeux, du paillis pour les platebandes et des joints d’étanchéité, entre autres. Le plus gros recycleur de pneus au Canada, la société sherbrookoise Animat, fabrique des tapis d’étable – pour le confort du bétail -, qu’elle exporte dans 22 pays.

http://www.lactualite.com

Brésil: l’un des plus grands dépotoirs du monde ferme


Il était comme temps de faire quelque chose avec ce dépotoir dans un pays ou la nature est pourtant généreuse Malheureusement ce qui vivent de ce dépotoir seront sans travail … 
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Brésil: l’un des plus grands dépotoirs du monde ferme

 

Le dépotoir Gramacho de Rio de Janeiro, au Brésil.

PHOTO REUTERS

Jenny Barchfield
Associated Press
Rio de Janeiro

L’un des plus grands dépotoirs en plein air du monde fermera dans les prochains jours, après 34 ans de services malodorants. Longtemps considéré comme un symbole de mauvaise planification urbaine et de négligence environnementale, le dépotoir Gramacho de Rio de Janeiro, au Brésil, sera transformé en installation qui captera les gaz à effet de serre générés par les ordures et qui les transformera en énergie capable de chauffer des maisons et de faire rouler des voitures.

Les environnementalistes ont longtemps blâmé le dépotoir pour les hauts niveaux de pollution dans la baie Guanabara, où s’écoulent des liquides toxiques provenant des déchets.

Mais on ne sait pas très bien ce qui arrivera avec les 1700 personnes qui travaillent dans le dépotoir pour trier les 9000 tonnes de détritus qui y sont déversés chaque jour. Connus sous le nom de «catadores», ces travailleurs du dépotoir recevront un petit dédommagement des autorités municipales, mais il n’y aura pas de place pour eux dans le dépotoir de remplacement, où la majorité des déchets sont déjà envoyés.

«Quand vous arrivez ici pour la première fois, vous vous demandez si vous serez capable de le faire, mais on s’y habitue, on se fait des amis et on trouve que c’est un bon travail», a expliqué Lorival Francisco dos Santos, un homme âgé de 46 ans qui travaille dans le dépotoir depuis 13 ans.

La fermeture du dépotoir Gramacho a été reportée à plusieurs reprises au cours des dernières années, mais cette fois-ci sera la bonne.

«Nous le disons depuis des années aux «catadores», mais ils n’ont jamais cru que ça se produirait pour vrai», a expliqué le directeur du dépotoir, Lucio Alves Vianna.

Le dépotoir Gramacho a été construit en 1978 sur un marécage écologiquement fragile qui surplombe la baie Guanabara. Pendant 20 ans, il a fonctionné presque sans supervision gouvernementale. Il n’y a pas eu d’aménagements pour éviter que les liquides de matières toxiques et organiques se déversent directement dans la baie, qui est devenue impropre à la baignade.

En 1996, les autorités de Rio sont intervenues et ont mis fin au travail des enfants dans le dépotoir. Les «catadores» ont été enregistrés et des restrictions ont été imposées sur les types de déchets qui pouvaient y être déposés.

Des camions ont commencé à recouvrir les déchets avec d’épaisses couches de terre. Aujourd’hui, avec 12 couches de terre de cinq mètres chacune, le terrain de 130 hectares ressemble à une véritable montagne de déchets qui surplombe la baie.

Dans le cadre du projet de reconversion du dépotoir, 200 puits permettront de capter le dioxyde de carbone et le méthane qui émanent des ordures en décomposition. Les gaz seront acheminés vers les installations gérées par Petrobas, la société pétrolière publique brésilienne.

Les ventes de crédits de carbone et de biogaz devraient rapporter environ 232 millions de dollars US en 15 ans, dont un pourcentage sera reversé aux «catadores».

Le transport des déchets vers le nouveau dépotoir conforme aux normes écologiques devrait permettre de réduire les émissions de gaz carboniques de 1400 tonnes par année.

http://www.lapresse.ca