Lise Théberge poursuit son combat contre l’intimidation


Peut-être qu’à force d’en parler qu’on finira par agir car il est plus que temps. Voici une mère qui a perdu son fils quand il a voulu défendre quelqu’un a cause de l’intimidation, de la violence … Celui qui a porter son coup fatal même s’il s’est reconnu coupable a été relâché ,. c’est quoi le message qu’on lance dans les cas d’intimidation ? Il est important d’en parler dès le jeune âge qu’il faut dénoncer
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Lise Théberge poursuit son combat contre l’intimidation

 

Mort de son fils - Lise Théberge poursuit son combat contre l’intimidation

Lise Théberge rencontre des élèves, de la maternelle au secondaire.

© Brigitte Dubé / Agence QMI

TROIS-PISTOLES – Lise Théberge, la mère du jeune Jean-Benoit Beaulieu, décédé après avoir reçu un coup de poing le 25 avril 2007, à la Polyvalente de Trois-Pistoles, poursuit son combat contre l’intimidation.

«Oui, c’est de vos affaires, dit-elle aux jeunes qui assistent à ses conférences. Vous êtes les mieux placés pour lutter contre ce fléau.»

Mme Théberge a instauré une tradition pour commémorer le jour de la mort de son fils, qui a été emporté à la suite d’une hémorragie cérébrale. Chaque année, le 25 avril, c’est la journée «Portez du blanc».

Après sa rencontre avec des élèves de la Polyvalente de Matane, récemment, elle a constaté que sa conférence a pu faire une différence.

«J’ai appris que les intervenants ont reçu plusieurs dénonciations à la suite de mon passage, a-t-elle dit. Ce qu’il faut, c’est que ça ne soit plus considéré comme normal. Les jeunes, les adultes, tous ceux qui sont témoins d’intimidation ne doivent plus jamais tolérer ça. Ce qui est arrivé à Marjorie Raymond, de Sainte-Anne-des-Monts, est horrible. Il faut que ça cesse.»

Lise Théberge rencontre des élèves, de la maternelle au secondaire. Elle tente de leur faire réaliser qu’on peut être un intimidateur sans même s’en rendre compte.

«Et ça commence jeune, a-t-elle indiqué. Les enfants devraient être sensibilisés plus tôt. Lancer des moqueries juste pour le “fun”, regarder de travers, parler dans le dos, ça se voit tous les jours, mais c’est de l’intimidation. Certains vont plus loin et planifient leurs actions. Ils poussent la méchanceté jusqu’à rabaisser leur victime devant tout le monde et incitent d’autres jeunes à l’exclure complètement.»

Mme Théberge ajoute que les jeunes se déculpabilisent en disant qu’ils ont «juste achalé une personne une fois. […] Il faut voir que du côté de la personne intimidée, c’était peut-être la dixième, la vingtième fois».

Et c’est sans parler de la cyberintimidation. «C’est affreux ce que les jeunes se disent sur Facebook et autres réseaux sociaux», a-t-elle poursuivi.

«Le jour de sa mort, Jean-Benoit est intervenu pour défendre le plus petit de ses amis dans une altercation», a relaté Lise Théberge aux jeunes de la Polyvalente de Matane, précisant qu’il est parfois difficile de savoir qui est l’intimidé et qui intimide.

En s’interposant dans cette foire d’empoigne, il a malheureusement trouvé la mort. Le jeune qui lui a asséné le coup de poing fatal a d’abord été reconnu coupable d’homicide involontaire, puis acquitté en appel.

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