Vous n’êtes pas frileux ? Vous avez peut-être des gènes de l’homme de Denisova


Intéressant à savoir que ceux qui affrontent le froid sans problème comme les Inuits, les amérindiens, certaines ethnies en Sibérie et en Chine. Donc, je n’ai probablement pas le gène qui est acclimaté au froid. pendant nos hivers
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Vous n’êtes pas frileux ? Vous avez peut-être des gènes de l’homme de Denisova

 

Les Inuits (ici au Groenland) possèdent une variante du chromosome 1.

Les Inuits (ici au Groenland) possèdent une variante du chromosome 1.

©GONZALO AZUMEND / LAIF – REA

Hérités de ce représentant disparu du genre Homo, les gènes de l’homme de Denisova permettent à des populations de l’Arctique de supporter les grands froids.

Bien que disparus il y a plus de 30.000 ans, l’homme de Neandertal et plus encore celui de Denisova — un autre représentant du genre Homo — ont légué de précieux gènes à des populations modernes, révèle une équipe internationale de généticiens. En particulier aux Inuits de l’Arctique et, plus généralement, à toutes les populations amérindiennes arrivées sur le continent américain par le détroit de Bering. Toutes conserveraient en effet dans leur génome une trace de croisement avec les représentants de ces souches humaines plus anciennes qui vivaient en Sibérie, trace qui leur permet aujourd’hui d’affronter et de supporter les rigueurs du Grand Nord.

Plus on remonte vers le Nord, plus cette variante génomique apparaît fréquente

 

Les chercheurs dirigés par Rasmus Nielsen, de l’université de Berkeley (États-Unis) ont décelé que les Inuits possèdent une variante très particulière du chromosome 1, portant deux gènes (TBX15 et WAR2). Le gène TBX15 joue un rôle dans le développement du corps et notamment dans celui du tissu graisseux brun, utilisé pour produire de la chaleur en cas de froid. Plus on remonte vers le Nord, plus cette variante génomique apparaît fréquente parmi les populations asiatiques, alors qu’elle est absente en Afrique, rare en Europe et peu répandue en Océanie.

Les chercheurs ont établi que cette variante était proche de celle portée par les hommes de Neandertal et plus encore de celle des hommes de Denisova, qui vivaient en Asie centrale il y a plus de 30.000 ans et étaient adaptés aux climats froids. Une forme très bien conservée de la variante dénisovienne a même été retrouvée par les chercheurs chez deux ethnies vivant encore dans le nord-est de la Sibérie, les Iakoutes et les Évènes, ainsi que chez les Naxi, établis dans le sud de la Chine au pied de l’Himalaya, tandis que la forme des Inuits se retrouve chez les Amérindiens.

https://www.sciencesetavenir.fr/

La paléogénétique sans os est née


La technologie en génétique ouvre une porte à la paléogénétique qui peut trouver de l’ADN mitochondrial dans des sédiments qui peuvent être datés des milliers d’années. Ils peuvent donc trouver la présence de mammifères, mais aussi de l’être humain comme l’homme de Néandertal et l’homme de Denisava. Et ce, sans aucun os à se mettre sous la dent
Nuage

 

La paléogénétique sans os est née

 

Ce crâne ancien atteste qu’un ours a vécu dans la grotte de la Caune de l’Arago, à Tautavel, dans les Pyrénées orientales. Les sédiments revèleront-ils que des humains ont aussi foulé cette grotte ?

L’analyse des fragments d’ADN mitochondrial présents dans les sédiments prélevés dans des grottes occupées par le passé a permis d’identifier de nombreux mammifères, dont des espèces humaines.

François Savatier

 

C’est une immense surprise : il est possible retrouver de l’ADN humain dans les sédiments des grottes occupées il y a des centaines de milliers d’années. C’est ce que vient de démontrer une équipe conduite par Svante Pääbo et Matthias Meyer, de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutionniste à Leipzig.

Ces chercheurs ont rassemblé 85 échantillons de sédiments prélevés dans des cavernes habitées par des néandertaliens ou des denisoviens, puis ils ont tenté d’en extraire de l’ADN mitochondrial.

Cet « ADNmt » provient, non pas du noyau de la cellule, mais des mitochondries, les petits organites qui lui apportent son énergie. Surprise, alors que un milligramme d’os ancien contient généralement entre 34 et 9000 fragments d’ADNmt, un milligramme de sédiment contient entre 30 et 4500 fragments d’ADNmt appartenant à des espèces de mammifère.

Bien entendu, l’ADN mitochondrial retrouvé dans les sédiments provient avant tout de bactéries et d’autres micro-organismes, mais les paléogénéticiens savent le trier. Pour cela, ils séquencent les millions de fragments extraits d’un échantillon afin de constituer des bibliothèques de séquences. Des algorithmes et des bases de génômes de référence permettent ensuite de calculer la probabilité qu’une séquence appartienne à telle ou telle espèce ou famille. Les chercheurs ont ainsi identifié entre 14 et 50 114 fragments ayant une probabilité notable d’appartenir à une espèce identifiée, puis vérifié que l’ensemble des fragments couvrent bien le génome de l’espèce en question, comme on peut s’y attendre en l’absence de contamination. Ils ont aussi vérifié que les bases C des extrémités de rubans d’ADN ont été remplacées par d’autres bases, ce qui est un marqueur sûr de l’ancienneté de l’ADN.

Au final, les chercheurs ont pu identifier des séquences d’ADN mitochondrial attribuables à 12 familles mammifères. Il s’agit sans surprise du mammouth et du rhinocéros à poils laineux, des hyènes des cavernes (disparues) et tachetées (qui vit encore en Afrique), de l’ours des cavernes (disparu),… mais aussi à des bovidés, suidés (sangliers), équidés et canidés (loups).

Et l’Homme ? Pour identifier de l’éventuel ADNmt humain, les chercheurs ont employé la technique de la capture par hybridation, qui consiste à fabriquer à partir d’un ADN de référence des « sondes » spécifiques d’une espèce susceptibles de se lier chimiquement à un fragment complémentaire issu de cette espèce. Les chercheurs ont ainsi identifié entre 10 et 165 séquences probablement humaines et manifestement anciennes.

Les premiers résultats suggèrent la présence probable d’ADNmt néandertalien dans les grottes d’El Sidrón (Espagne), de Trou Al’Wesse (Belgique), et de Denisova (Sibérie). Or la présence de néandertaliens dans ces sites est attestée par des os fossiles, mais mis au jour dans d’autres strates que celles où ont été prélevés les échantillons… Les chercheurs n’ont pas identifié d’ADNmt humain dans les sédiments très anciens, tels ceux prélevés sur les sites de Caune de Neuf échantillons extraits de la galerie est de la grotte de Denisova suggèrent aussi la présence probable de Denisoviens dès le Pléistocène moyen (- 781 000 à – 126 000 ans). l’Arago et Chagyrskaya (en Sibérie). Dans deux autres sites aux sédiments plus récents, celui de Cottès (Vienne) et celui de Vindija (Croatie), aucune trace d’ADN humain n’a été trouvée, mais le nombre d’échantillons examinés est trop faible pour exclure cette possibilité.

En résumé, une nouvelle méthode de recherche de traces de d’ADN ancien dans des strates géologiques dénuées de fossiles émerge. Sera-t-elle bientôt étendue aux sites de plein air ? Quoi qu’il en soit, il est écrit dans la Genèse :

Souviens-toi, homme, que tu es poussière, et que tu redeviendras poussière.

Oui, mais une poussière identifiable !

http://www.pourlascience.fr

Les allergies: un héritage de l’homme de Néandertal


Les allergies seraient issues par l’héritage des gènes de l’union des Néandertaliens et Dénisoviens
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Les allergies: un héritage de l’homme de Néandertal

 

Les allergies dont souffre l’homme moderne proviendraient de gènes hérités des Néandertaliens et Dénisoviens, des cousins éteints des humains, à la suite de croisements avec ces espèces il y a environ 40 000 ans, révèlent jeudi deux études.

Ces accouplements préhistoriques font que tous les humains modernes à l’exception des Africains ont hérité de 1 à 6% de gènes d’anciens hominidés comme l’homme de Neandertal et de Denisova, des peuplades qui vivaient en Sibérie.

Trois de ces gènes sont, parmi ceux provenant de ces deux espèces, les plus courants trouvés chez les hommes modernes et jouent un rôle important dans le système immunitaire, expliquent ces deux études publiées dans la revue American Journal of Human Genetics.

Cette découverte suggère que l’héritage génétique confère un avantage dans l’évolution des humains en dopant leur système immunitaire.

Mais ces gènes sont aussi responsables d’une sensibilité excessive du système immunitaire, ce qui provoque des allergies. Les porteurs sont ainsi plus sujets à l’asthme, au rhume des foins et à d’autres allergies.

Ces gènes se sont probablement transmis aux hommes modernes quand les premiers groupes ont quitté l’Afrique il y a environ 50 000 ans pour venir en Europe. Ils ont alors eu des rapports sexuels avec des Néandertaliens déjà établis en Eurasie.

« Notre étude montre que les croisements avec des humains archaïques ont eu des implications pratiques pour les hommes modernes, dont la plus évidente a été notre adaptation à l’environnement en améliorant notre résistance aux pathogènes et notre métabolisme pour digérer de nouveaux aliments », explique Janet Kelso, du Max Planck Institute en Allemagne, principal auteur d’une des études.

« Les Néandertaliens avaient vécu en Europe et dans l’ouest de l’Asie pendant 200 000 ans avant l’arrivée des humains modernes. Ils étaient probablement bien adaptés au climat, à l’alimentation et aux pathogènes et en s’accouplant avec eux, nous humains modernes avons hérité de ces adaptations avantageuses », poursuit-elle.

Janet Kelso a scanné les génomes d’humains contemporains pour détecter des gènes de Néandertaliens ou de l’homme de Denisova.

Deux des trois gènes du système immunitaire correspondaient à de l’ADN de Néandertal et le troisième à celui de Denisova.

Le plus commun de ces gènes a été trouvé dans toute la population non-africaine, le second surtout chez les Asiatiques et le troisième, plus similaire à l’ADN de Denisova et plus rare, dans un petit groupe d’Asiatiques.

Lluis Quintana-Murci, de l’Institut Pasteur à Paris et principal auteur de la deuxième étude, a étudié 1 500 gènes actifs dans le système immunitaire. Il a déterminé que la plupart des adaptations se sont produites il y a 6 000 à 13 000 ans, quand les humains sont passés du mode de vie chasseur-cueilleur à l’agriculture.

http://quebec.huffingtonpost.ca/