Au diable la saleté!


J’aime bien la propreté, d’ailleurs le ménage de printemps va bientôt être a l’ordre du jour, mais je pense qu’une personne demysophobe.
Nuage

 

Au diable la saleté!

 

Vous ne supportez pas la moindre poussière ou la très légère odeur de transpiration ?

 Vous souffrez très probablement demysophobie. Autrement dit, vous fuyez tout ce qui peut se rapporter à l’idée de saleté.

 Explications.

De grec mysos, crime, souillure, impureté, et phobos, peur, la mysophobie correspond à une crainte extrême de la saleté et de la contamination. Cette peur panique provoque l’apparition systématique de troubles somatiques comme une tachycardie, des suées profuses voire des pertes de connaissance.

En termes de qualité de vie, les conséquences de cette phobie peuvent être très handicapantes. En effet, la vaisselle sale, le linge utilisé sont autant d’objets de la vie quotidienne auquel chacun est exposé. Pour « vaincre » la saleté, les mysophobiques développent souvent un trouble obsessionnel du comportement (TOC) qualifié de « laveur ». Ils se lavent et nettoient leur environnement de très nombreuses fois par jour.

Pour soigner les mysophobiques, le psychiatre ou le psychologue les expose progressivement à l’idée qu’un peu de saleté ne peut pas leur faire de mal. Il s’agit pour eux d’apprendre à vivre dans un environnement, certes propre, mais pas complètement aseptisé. Et surtout, à la fin du traitement, les patients doivent oublier l’idée qui les hante en permanence.

  • Source : interview du Dr Rachel Bocher, psychiatre au CHU de Nantes,

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