Les plantes disparaissent à un rythme plus alarmant que les animaux


On parle beaucoup de d’extinction d’animaux, moins des plantes. Pourtant, il y a plus de plantes qui disparaissent dans le monde que d’animaux. C’est dramatique, car les plantes sont liés aux animaux. Il semble que ce soient surtout les plantes vivaces et certains arbres et buissons qui sont le plus touché. La majorité des plantes disparues viennent des régions tropicales et des petite iles. On ne doute pas que ce soit l’activité humaine qui en est la grande cause, que ce soit par l’agriculture, barrage, urbanisation, déforestation ….
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Les plantes disparaissent à un rythme plus alarmant que les animaux


Photo: iStock

Renaud Manuguerra-Gagné

Depuis 1900, trois espèces de plantes disparaissent chaque année. C’est le double des disparitions qu’on remarque chez les animaux et c’est 500 fois plus rapide que ce que l’on observerait si la nature en était la seule responsable.

Selon de nombreux scientifiques, la Terre se trouve actuellement au début d’une sixième extinction de masse. Un récent rapport de l’ONU a d’ailleurs montré que plus d’un million d’espèces risquent de disparaître d’ici le prochain siècle à cause de l’activité humaine.

Jusqu’à maintenant, la majeure partie de l’attention et des efforts de conservation a été dirigée vers les animaux, comme les mammifères ou les oiseaux. Or, une nouvelle étude, parue dans la revue Nature Ecology & Evolution, montre que le nombre de plantes à avoir disparu de la surface de la Terre au cours des 250 dernières années est deux fois plus élevé que ce qu’on a constaté du côté des animaux (Nouvelle fenêtre).

Puisque les plantes sont à la base de nombreux écosystèmes, cette découverte pourrait avoir des conséquences importantes pour plusieurs autres espèces animales qui les utilisent comme source de nourriture ou comme habitation.

Les îles et les régions tropicales particulièrement touchées

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont ratissé large, passant en revue des études scientifiques, des bases de données d’organismes internationaux ainsi que des archives de musée. De toutes les espèces de plantes cataloguées depuis 1753, environ 571 ont maintenant disparu de la surface de la Terre.

Carte du monde montrant le nombre d’espèces de plantes disparues depuis 1750. Carte du nombre d’espèces de plantes disparues depuis 1753. Photo : Nature Ecology & Evolution

Bien que ce chiffre soit quatre fois plus élevé que ce qu’on retrouve actuellement sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, les chercheurs croient que leur premier bilan sous-estime largement l’ampleur du problème.

Ces derniers soulignent que les données actuelles restent limitées et que de l’information supplémentaire provenant de plusieurs régions à travers le monde permettrait d’avoir un portrait plus global de la situation.

Ces résultats ont quand même montré que les plantes touchées avaient des origines génétiques ou évolutives assez variées, ce qui signifie que ces extinctions ne sont pas nécessairement liées à des caractéristiques biologiques.

Malgré tout, les chercheurs ont relevé que des plantes vivaces comme certains arbres ou buissons étaient les plus touchés par ces disparitions. De plus, leurs données indiquent que certains endroits sont plus concernés que d’autres, et que la majorité des plantes disparues provenait de régions tropicales ou de petites îles.

De toutes les régions étudiées, c’est dans l’archipel d’Hawaï que l’on a retrouvé le plus d’espèces éteintes, avec 79 plantes aujourd’hui disparues. Le triste palmarès concerne aussi l’Afrique du Sud, avec 37 espèces, ainsi que des régions comportant des biodiversités uniques, comme Madagascar, l’Australie, l’Inde et le Brésil.

Dans ces régions, la principale cause d’extinction est attribuable aux activités humaines, comme l’agriculture, l’urbanisation, la déforestation ou la construction de barrages.

Des espèces en fin de vie

Une partie de la difficulté de faire un bilan des espèces disparues vient du fait qu’il faut plusieurs années pour confirmer qu’une variété de plantes s’est éteinte. Pour les chercheurs, parcourir le monde entier à la recherche des derniers survivants d’une espèce est souvent impossible.

À cela, il faut aussi ajouter qu’il existe plusieurs espèces surnommées « mortes-vivantes », c’est-à-dire que leurs derniers représentants n’ont plus aucune chance de reproduction et sont condamnés à disparaître au cours des prochaines années.

De plus, puisque la communauté scientifique découvre plusieurs milliers de nouvelles espèces chaque année, il est probable que plusieurs espèces se seront éteintes avant même qu’on ne les découvre et ne puissent jamais faire partie de ce recensement.

Heureusement, il arrive que des espèces considérées comme éteintes soient redécouvertes par la suite, lorsque des populations inconnues sont répertoriées pour la première fois. Ces espèces ne sont toutefois pas nécessairement hors de danger, et leur faible nombre leur occasionne un risque élevé de disparaître de nouveau.

Pour les chercheurs, ce type de recensement est essentiel pour faciliter le travail de conservation, en déterminant non seulement les espèces les plus à risques, mais aussi les lieux où la biodiversité a été fragilisée par les activités humaines.

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La pollution des Romains à l’origine d’un changement climatique


Si nous devions apprendre de l’histoire à propos des changements climatiques, nous pourrions retourner loin dans le temps, bien avant les avions, les automobiles, les usines … Aussi loin que l’Empire romain qui a dégrader l’environnement en incendiant des forêts, brûlant du charbon de bois, le refroidissement à entraîner la chute des Romains. Alors, imaginez à la vitesse que nous allons à dégrader l’environnement ce que le climat sera.
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La pollution des Romains à l’origine d’un changement climatique


Céline Deluzarche
Journaliste

Bien avant les voitures et les centrales à charbon, les Romains ont massivement brûlé du bois et décimé des forêts pour se nourrir et entretenir leur mode de vie. Des activités qui ont significativement modifié le climat de l’époque, preuve que l’Homme était déjà un gros pollueur il y a 2.000 ans.

Plus personne aujourd’hui ne remet en cause l’implication des activités humaines dans le réchauffement climatique. La concentration de l’atmosphère en CO2 a atteint un record de 407 parties par million (ppm) en 2018, contre 280 ppm avant la révolution industrielle, sans compter les particules fines émises par les voitures et les centrales à charbon.

L’Homme n’a cependant pas attendu les avions ni le pétrole pour polluer l’atmosphère. Une nouvelle étude de l’ETZ Zürich montre que les Romains ont eux aussi contribué au changement climatique à travers leurs activités. Plusieurs articles avaient déjà pointé du doigt les nombreux dégâts causés par l’Homme, notamment via la déforestation pour dégager des terres, récolter du bois de construction, ou faciliter les déplacements.

Les Romains brûlaient également du charbon et du bois pour fabriquer du fer, cuire des poteries, se chauffer et cuisiner mais également pour la crémation des corps. Selon les différentes estimations, un habitant brûlait ainsi entre 1,5 et 5 kg de bois chaque jour à l’époque. Mais, entre l’augmentation de l’albédo et les émissions d’aérosols conduisant plutôt à un refroidissement, et la réduction de la capacité des sols à capturer le CO2 favorisant le réchauffement, l’impact sur le climat n’avait pas été clairement établi.

Une pollution ayant plutôt un effet refroidissant

Pour leur étude, les chercheurs suisses se sont appuyés sur un ensemble d’analyses visant à estimer les émissions d’aérosols issus des incendies et le changement d’affectation des sols pour le premier siècle après J.-C, lorsque l’empire romain était à son apogée. Ils ont ensuite appliqué un modèle de simulation climatique pour estimer les conséquences sur le climat. D’après leurs calculs, la déforestation aurait entraîné un léger réchauffement de 0,15 °C tandis que les aérosols issus de incendies auraient à l’inverse refroidi le climat de 0,17 °C à 0,46 °C. Une différence qui peut sembler minime mais qui est en fait considérable si l’on attribue cet effet uniquement aux activités humaines.

Les feux de friches et de résidus agricoles provoquaient une pollution massive déjà à l’époque des Romains. © Melena-Nsk, Fotolia

Les feux de friches et de résidus agricoles provoquaient une pollution massive déjà à l’époque des Romains. © Melena-Nsk, Fotolia

Les estimations climatiques montrent pourtant une période anormalement chaude entre 250 et 400 après J.-C (appelée « optimum climatique romain »), attribuée en grande partie à des phénomènes naturels : activité du soleil, modifications des courants océaniques et faible activité volcanique. Un réchauffement qui aurait été atténué par la pollution anthropique des Romains, estiment les chercheurs. Les fumées des incendies auraient en revanche provoqué une énorme pollution dans les villes et affecté le régime des précipitations.

Un Petit Âge glaciaire à l’origine de la chute de l’Empire romain ?

À cet optimum climatique a succédé le « Petit Âge glaciaire », une longue vague de froid qui s’est étendue de 536 à 660 après J.-C et qui aurait entraîné des décennies d’étés plus froids, parfois jusqu’à 4 °C inférieurs par rapport à la température normale selon les travaux de Ulf Büntgen et de ses collèges publiés dans la revue Nature Geoscience.

Ce refroidissement constitue l’une des nombreuses explications à la chute de l’Empire romain. Dans son ouvrage Comment l’Empire romain s’est effondré, Kyle Harper, professeur d’histoire à l’université d’Oklahoma, explique ainsi comment les changements climatiques et les dégâts causés à l’environnement (forêt coupées et incendiées, construction de routes…) ont favorisé la propagation des épidémies et entraîné des crises alimentaires. Une leçon à retenir pour notre société moderne ?

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les Romains ont largement contribué à la dégradation de l’environnement en incendiant des forêts, et en brûlant du bois et du charbon.

  • Ces modifications auraient, à elles seules, modifié le climat comme on le constate pour la période actuelle.

  • C’est toutefois un refroidissement qui aurait finalement entraîné la chute de l’Empire romain.

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Les chimpanzés ne survivent plus que dans des «ghettos forestiers»


Les animaux qui ont besoin de la forêt pour vivre, sont souvent confinés dans de plus petits territoires à cause de la déforestation, l’urbanisation, l’agriculture et les industries. C’est ce que rencontre une espèce de chimpanzé.
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Les chimpanzés ne survivent plus que dans des «ghettos forestiers»

Comme beaucoup d'autres gros animaux, la principale menace... (PHOTO AP)

Comme beaucoup d’autres gros animaux, la principale menace qui pèse sur les chimpanzés est la perte de leur habitat.

Agence France-Presse
Paris

Sous la pression de l’urbanisation et de la chasse, les chimpanzés ne survivent plus que dans des ilôts de nature de plus en plus petits, se sont alarmés mardi des primatologues spécialistes de ce plus proche parent des humains.

Les quatre sous-espèces du primate africain sont menacées d’extinction et l’une d’entre elles – le chimpanzé verus – a perdu plus de 80% de sa population en trois générations.

Après une réunion en Allemagne, 40 experts du monde entier ont lancé un appel pour sauver cet animal qui partage près de 99% des gènes de l’homme.

«Nous étudions des communautés de chimpanzés depuis des décennies et nous avons tous vu nos groupes d’étude devenir de plus en plus isolés», ont-ils souligné dans un communiqué.

«Les chimpanzés en sont réduits à vivre dans des ghettos forestiers», ont-ils ajouté.

Comme beaucoup d’autres gros animaux, la principale menace qui pèse sur ces singes est la perte de leur habitat, réduit par l’extension des villes qui abritent une population en hausse, les industries minières, la déforestation ou l’agriculture.

Les chimpanzés sont aussi chassés pour leur viande ou abattus par les fermiers qui veulent protéger leurs cultures.

Anne Pusey a travaillé dans le parc national de Gombe, en Tanzanie, pendant 40 ans.

Mais ce parc où la primatologue Jane Goodall a mené les travaux qui l’ont rendue célèbre «est devenu une petite île entourée par des terres agricoles denses, conduisant à la réduction de deux des trois communautés (de chimpanzés) dans le parc et à la disparition d’une communauté à l’extérieur», a-t-elle regretté dans le communiqué de l’Institut Max Planck.

Les primatologues réunis en Allemagne ont toutefois noté que la présence permanente de chercheurs sur le terrain permettait de maintenir un nombre plus élevé de singes en comparaison à d’autres zones.

Ils ont ainsi appelé à ce que ces groupes en meilleure santé bénéficient d’une «protection spéciale intense» de la part des chercheurs et des autorités locales, «avant qu’il ne soit trop tard».

«Plus d’investissements doivent être faits dans la recherche pour que nous puissions comprendre vraiment la diversité de ces populations avant qu’il ne soit trop tard», ont-ils ajouté.

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Mena­cés par la défo­res­ta­tion et la mala­die, les koalas pour­raient bien­tôt dispa­raître


Il n’y a pas juste les chats qui mettent en péril les animaux en Australie, l’homme a une grande responsabilité pour sa part. Les koalas même s’ils sont 80 000 en Australie, il y a eu 8 millions de tués entre 1890 et 1927. Ils ne peuvent plus jouer un rôle dans l’écosystème. En plus de leur habitat détruit, les changements climatiques, sans oublier les maladies, il serait important de les protéger dès maintenant.
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Mena­cés par la défo­res­ta­tion et la mala­die, les koalas pour­raient bien­tôt dispa­raître

Crédits : David Clode

par  Mathilda Caron

Mena­cés par la défo­res­ta­tion, les mala­dies et le chan­ge­ment clima­tique, les koalas seraient désor­mais une espèce « fonc­tion­nel­le­ment éteinte ».

Dans un rapport publié récem­ment, l’Aus­tra­lia Koala Foun­da­tion (AKF) affirme qu’il n’en reste plus que 80 000 dans toute l’Aus­tra­lie, rappor­tait The Conver­sa­tion le 9 mai dernier. Cela repré­sente 1 % des 8 millions d’in­di­vi­dus tués pour leur four­rure et envoyés au Royaume-Uni entre 1890 et 1927.

L’ex­pres­sion « fonc­tion­nel­le­ment éteint » signi­fie qu’une espèce a telle­ment dimi­nué, qu’elle n’est plus en mesure de jouer un rôle impor­tant dans son écosys­tème. Lorsqu’elle atteint un stade critique, elle ne peut plus produire la géné­ra­tion suivante, entraî­nant sa dispa­ri­tion.

Présents depuis plus de trente millions d’an­nées, les koalas sont un élément clé pour la santé des forêts d’eu­ca­lyp­tus. Ils sont consi­dé­rés comme vulné­rables dans les États du Queens­land, de Nouvelle Galle du Sud et le Terri­toire de la capi­tale. Selon l’AKF, la situa­tion est grave et il faut agir rapi­de­ment

« Il est temps que l’État adopte cette loi de protec­tion des koalas et qu’il y ait un véri­table chan­ge­ment », explique la prési­dente de l’or­ga­ni­sa­tion, Debo­rah Tabart.

Source : Austra­lia Koala Foun­da­tion

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La destruction de la nature, une menace pour l’Homme autant que le réchauffement


Nous n’avons plus le choix, et il y a urgence ! Il faut accepter de changer notre consommation et notre mode de vie car la nature souffre ! Sans la nature, nous ne pouvons survivre.Il faut arrêter la déforestation, changer pour le mieux l’agriculture, le gaspillage etc ..
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La destruction de la nature, une menace pour l’Homme autant que le réchauffement

 

Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait,... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait, il concerne toutes les espèces animales ou végétales vivant sur la planète, y compris celle qui se met elle-même en danger en détruisant la nature : l’Homme.

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS
Agence France-Presse
Paris

Le message lancé lundi à l’ouverture d’une réunion mondiale sur la biodiversité est clair : la destruction de la nature menace l’Homme «au moins autant» que le changement climatique et mérite donc autant d’attention pour éviter des impacts dévastateurs.

Scientifiques et diplomates de plus de 130 pays sont réunis jusqu’à samedi pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans, un sombre inventaire d’une nature pourtant vitale pour l’humanité.

«Les preuves sont incontestables : notre destruction de la biodiversité et des services écosystémiques a atteint des niveaux qui menacent notre bien-être au moins autant que les changements climatiques induits par l’Homme», a déclaré Robert Watson, président de Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

Le groupe d’experts a travaillé pendant trois ans sur un rapport de 1800 pages qui devrait devenir la référence scientifique en matière de biodiversité, comme le sont ceux du GIEC pour le climat.

Si le mot «biodiversité» semble parfois bien abstrait, il concerne toutes les espèces animales ou végétales vivant sur la planète, y compris l’espèce qui se met elle-même en danger en détruisant la nature : l’Homme. Et l’Homme ne peut vivre sans cette nature qui lui rend des services inestimables, des insectes pollinisateurs aux forêts et océans absorbant le CO2, en passant par les médicaments ou l’eau potable.

Alors comme pour le climat, «ce mois d’avril 2019 peut marquer le début d’un « tournant parisien » similaire pour la biodiversité et les contributions de la nature aux populations», a estimé M. Watson, en référence à l’accord de Paris, en 2015.

Beaucoup espèrent que cette évaluation sera le prélude à l’adoption d’objectifs ambitieux lors de la réunion en 2020 en Chine des États membres de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique (COP15).

Quasiment aucun des 20 objectifs précédemment définis pour 2020, qui visent une vie «en harmonie avec la nature» d’ici 2050, ne seront atteints, selon le projet de synthèse du rapport, projet qui sera discuté, amendé et adopté ligne par ligne par les délégués avant sa publication le 6 mai.

«Le patrimoine environnemental mondial […] est en train d’être altéré à un niveau sans précédent», met en garde ce texte.

Un quart des 100 000 espèces évaluées – portion minime des 8 millions estimées sur Terre – sont déjà menacées d’extinction, sous pression de l’agriculture, de la pêche, de la chasse, ou encore du changement climatique.

Mais «une accélération rapide imminente du taux d’extinction des espèces» se profile, selon le projet de rapport : entre 500 000 et un million devraient être menacées, dont «beaucoup dans les prochaines décennies».

«Modifier notre consommation»

Des projections en accord avec ce que décrivent depuis des années certains scientifiques : le début de la 6e«extinction de masse», la première depuis l’arrivée des hommes sur la planète.

Le texte fait clairement le lien entre les deux menaces majeures que sont le réchauffement et les atteintes à la nature, identifiant certaines causes similaires, en particulier les pratiques agricoles et la déforestation, responsables d’environ un quart des émissions de CO2 mais aussi de graves dommages directs aux écosystèmes.

Le tout sur une planète de plus en plus peuplée dont les habitants consomment de plus en plus.

«Il ne faut pas seulement modifier la production agricole, il faut aussi modifier notre consommation. Par exemple, un régime alimentaire bien équilibré est bon pour notre santé et aussi bon pour la planète», a expliqué Paul Leadley, un des auteurs du rapport.

«Si on mange un peu moins de viande rouge, ça réduit les gaz à effet de serre et […] ça laisse plus de place aux milieux naturels», a ajouté le chercheur.

Mais vu l’ampleur des réformes à mettre en place, qui impliquent une véritable transformation de nos modes de vie, les résistances risquent d’être encore plus fortes que pour la lutte contre le changement climatique.

«Il pourrait y avoir des difficultés avec certains pays. Nous ne savons pas comment le Brésil va réagir, avec le nouveau gouvernement (de Jair Bolsonaro). Nous ne savons pas ce que les États-Unis pensent de cette évaluation», note ainsi Günther Mitlacher, de WWF, qui décrit aussi une division Nord-Sud semblable à la géopolitique climatique.

Avec notamment des pays africains très demandeurs d’actions parce qu’«ils voient que leur population dépend des ressources naturelles», ajoute-t-il.

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Les scientifiques ont retrouvé la trace de la plus grande abeille du monde


 

L’abeille géante de Wallace n’avait pas été vue depuis 38 ans. Et voilà qu’une femelle apparaît ! Il y a t’il de l’espoir pour cet insecte qu’elle soit protéger en Indonésie, car en plus de la perte de son habitat, il y a les collectionneurs qui sans scrupule voudront voir l’abeille géante de Wallace épinglé dans leur collection.
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Les scientifiques ont retrouvé la trace de la plus grande abeille du monde

 

© Clay Bolt.

The Guardian

L’abeille géante de Wallace a été redécouverte en Indonésie alors que les scientifiques la croyaient disparue depuis des décennies.

Aussi grande que le pouce d’un adulte, possédant une mâchoire semblable à celle d’un coléoptère et quatre fois plus grosse qu’une abeille domestique: il semble difficile de passer à côté de l’abeille géante de Wallace. Pourtant, cela faisait 38 ans que les scientifiques n’avaient plus croisé son chemin… jusqu’à aujourd’hui. Une équipe de biologistes américains et australiens ont en effet (re)découvert une abeille géante de Wallace dans les Moluques du Nord, en Indonésie. L’insecte vivrait seul dans un nid de termites dissimulé dans un arbre, à plus de deux mètres du sol.

« Bulldog volant »

« C’était absolument époustouflant de voir ce ‘bulldog volant’ d’insecte qu’on pensait disparu », a déclaré le photographe scientifique Clay Bolt, qui a eu la chance de capturer les premières images de l’espèce. « Voir à quel point cette abeille est belle et grande, entendre le bruit de ses ailes géantes frémir alors qu’elle passait près de ma tête: c’était tout simplement incroyable ».

Cette abeille géante, dont la femelle peut mesurer jusqu’à quatre centimètres de long, a été découverte pour la première fois en 1858 par l’explorateur et naturaliste britannique Alfred Russel Wallac sur l’île indonésienne de Bacan

Il avait alors décrit l’abeille comme « un grand insecte noir, semblable à une guêpe, avec une mâchoire immense comme un doryphore ».

Rares apparitions

Les scientifiques ne virent cette abeille pour la deuxième fois qu’en 1981. Adam Messer, un entomologiste américain, put l’observer sur trois îles indonésiennes, et il découvrit que l’abeille utilise ses mandibules géantes pour récolter de la résine et du bois afin de se construire un nid résistant à l’assaut des termites.

La redécouverte d’une abeille femelle ravive ainsi l’espoir que les forêts de la région abritent encore cette espèce. Son habitat est menacé par la déforestation massive en Indonésie, et sa taille et sa rareté en font une cible privilégiée pour les collectionneurs. Il n’existe actuellement aucuneloi concernant le commerce de l’abeille géante de Wallace.

Espèce en danger?

« Nous savons que diffuser la nouvelle de cette redécouverte peut sembler être un gros risque (…), mais en réalité, les collectionneurs sans scrupules savent déjà que l’abeille est là-bas », a déclaré Robin Moore, biologiste chez Global Wildlife Conservation.

Pour lui, il est essentiel que les défenseurs de l’environnement alertent le gouvernement indonésien et le poussent à agir pour protéger l’espèce.

« En faisant de cette abeille un symbole en matière de conservation, nous sommes certains que l’avenir de cette espèce sera meilleur que si nous la laissions tranquillement tomber dans l’oubli« , a-t-il ajouté.

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Notre surconsommation d’avocats a des conséquences dramatiques


La prochaine fois que vous manger des avocats provenant du Chili, pensez que des enfants de 10 ans n’ont jamais vue de l’eau dans le fleuve, car la plantation d’avocats demande beaucoup d’eau.. Au Mexique pour satisfaire la demande, on est prêt provoquer des incendies pour contourner la loi pour la plantation illégale d’avocats, ce qui a entraîner la déforestation de milliers d’hectares
Sans nécessairement ne plus manger d’avocat, nous serions mieux de diminuer la consommation surtout lors d’évènement spécial qui fait monter en flèche la consommation de ce fruit.
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Notre surconsommation d’avocats a des conséquences dramatiques

 

L’avocat a même été surnommé le nouveau «diamant de sang».

 

Sa couleur verte flashy est partout sur les réseaux sociaux, sa consistance crémeuse fait le bonheur des vegans, et ses propriétés nutritionnelles ne cessent d’être vantées: l’avocat est une star des exportations latino-américaines vers les États-Unis et l’Europe, au risque de conséquences néfastes sur l’environnement.

Car la demande croissante dans ces deux continents est de plus en plus montrée du doigt en raison des répercussions induites par la production en Amérique latine, en particulier au Mexique, au Chili, au Pérou et en Colombie.

Le chef irlandais JP McMahon, une étoile au Michelin, a été le premier à qualifier l’avocat de nouveau « diamant de sang », en référence aux diamants extraits en Afrique qui ont alimenté des conflits meurtriers sur ce continent.

Il a arrêté de proposer ce fruit dans son restaurant de Galway (ouest de l’Irlande). D’autres chefs lui ont emboîté le pas.

« Cela m’a frappé que l’avocat soit associé au changement climatique et à la déforestation parce que c’est un symbole de santé dans le monde occidental », a-t-il déclaré à l’AFP.

Voici la situation au Mexique et Chili.

L »or vert » du Mexique

Le Mexique est le premier producteur au monde d’avocats. La majorité des plantations se trouve dans l’État de Michoacan (centre) sur la côte Pacifique, qui jouit d’un sol volcanique adapté.

Mi-janvier, un camion chargé d’avocats sortait de l’État toutes les six minutes afin de répondre à la demande pour le Super Bowl, la grande finale de football américain aux États-Unis, qui aura lieu le 3 février.

En 2018, plus de 377 000 tonnes, soit 80% de la production, ont été envoyées vers le voisin du nord, soit une hausse de 13% par rapport à l’année précédente.

Plus de 57 000 tonnes sont exportées vers les autres marchés (+ 8%), selon les chiffres de l’Association des producteurs et exportateurs d’avocats du Mexique (APEAM).

Mais des plantations illégales de cet « or vert » ont entraîné la déforestation de milliers d’hectares dans cet État de près de 5 millions d’habitants, selon des chercheurs qui dénoncent des contournements de la loi. La législation locale autorise des plantations sur un terrain forestier quand les arbres ont été coupés ou ravagés par le feu.

« Il y a une pratique très commune chez les propriétaires forestiers qui consiste à semer des avocatiers sous les arbres, et peu à peu, ils coupent les arbres pour laisser les avocatiers à découvert », explique à l’AFP Luis Mario Tapia Vargas, chercheur à l’Institut national de recherches forestières, agricoles et d’élevage (Inifap).

Il y a aussi les incendies. Selon le chercheur, 95% d’entre eux sont intentionnels et peuvent ravager 10 000 hectares les années de sécheresse. Quant aux plantations illégales, elles ont atteint 15 000 hectares en 2018.

« De nouvelles plantations sont autorisées contre des pots-de-vin », souligne-t-il.

Le porte-parole de l’APEAM, Ramon Paz Vega, affirme à l’AFP que la déforestation massive a eu lieu dès 1997, avant que la production d’avocats n’explose.

« Cela ne veut pas dire que la production d’avocats n’a pas de conséquences sur l’environnement, elle en a », reconnaît-il.

Selon l’APEAM, cette production industrielle est une source importante d’emplois, 75 000 directs et 30 000 indirects.

« Sans cette culture, de nombreux petits agriculteurs et travailleurs agricoles seraient des émigrants ou membres de bandes criminelles », explique M. Paz Vega.

La guerre de l’eau au Chili

« Il y a des enfants de 10 ans qui n’ont jamais vu d’eau dans le fleuve », déplore Rodrigo Mundaca, fondateur de Modatima, une organisation pour l’accès à l’eau dans la province de Petorca, dans le centre du Chili.

Dans la localité du même nom, à 150 km au nord de Santiago, sont produits une grande partie des avocats chiliens destinés à l’exportation.

Pour la saison 2017-2018, le pays a produit près de 225 000 tonnes d’avocats, selon l’association des producteurs. Environ 30% étaient destinés à la consommation locale et le reste a été exporté vers les États-Unis, l’Europe, la Chine et l’Argentine.

Mais les habitants accusent la filière d’être à l’origine des graves sécheresses qui frappent la région depuis dix ans.

La culture de l’avocat a besoin d’importante quantités d’eau, environ 100 000 litres par jour et par hectare, selon Rodrigo Mundaca qui s’indigne que les 3 000 habitants de Petorca n’ont même pas d’eau « pour répondre à leurs besoins quotidiens ».

Selon les estimations, la localité compte 9 000 hectares de plantations d’avocatiers — contre 2 000 dans les années 1990 — dont 60% dans des zones qui n’étaient pas initialement dédiées à l’agriculture.

Pour s’assurer l’eau suffisante, l’industrie draine les fleuves et creuse des puits pour capter l’eau souterraine, explique Rodrigo Mundaca. Selon lui, les grandes entreprises productrices reçoivent des certificats de qualité qui leur permettent d’exporter à l’étranger, mais les règles sont « facilement contournables », explique-t-il.

Il en appelle désormais à l’éthique des consommateurs, tout comme JP McMahon.

« Avons-nous réellement besoin d’avocats toute l’année ? Nous devons commencer à réfléchir à la provenance des aliments », estime le chef irlandais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/