Les feux de forêt en Californie signaleraient l’arrivée d’une nouvelle ère de feu… le Pyrocène


2019 a été assez incendiaires, pas juste en Californie, mais a travers le monde. Les causes sont divers tels que les changements climatiques, la déforestation, le gaz, le pétrole, et encore pour d’autres raisons indiquent peut-être que nous entrons dans une nouvelle ère. L’ère Pyrocène ou si on préfère l’ère de feu.
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Les feux de forêt en Californie signaleraient l’arrivée d’une nouvelle ère de feu… le Pyrocène

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Des feux violents ravagent la Californie, en octobre 2019. | Josh Edelson/AFP/Getty Images

Stéphanie Schmidt

La Californie brûle. Et suite à ces incendies, il y a de plus en plus de réfugiés, obligés de fuir leurs foyers qui s’en retrouvent incinérés et détruits. Serait-on entrés dans le pyrocène ?

Premièrement, d’où vient le terme de pyrocène ? Nous pouvons nous demander par la même occasion, quand est-ce que commence l’Anthropocène ? Selon les auteurs que l’on sollicite, nous avons une multitude de choix et d’éléments déclencheurs quant à la nature des événements considérés comme marqueurs. Et le pyrocène dans tout ça ? Il faut savoir que l’Anthropocène historique peut être envisagé comme très précoce, par exemple avec la maîtrise du feu par notre espèce, une maîtrise qui aurait pu très vite (selon l’hypothèse développée par Stephen J. Pyne et secondairement par Andrew Y. Glickson et Colin Groves dans leurs ouvrages respectifs) permettre à notre espèce d’impacter fortement les biotopes.

Les indices montrent que les feux anthropiques affectent des milieux précis, tels les steppes karoo en Afrique du Sud, où les plantes survivantes en sont venues à avoir besoin du feu pour se reproduire… ce qui prouve qu’elles y sont exposées de façon cyclique depuis très longtemps.

De ce fait, il est intéressant (et important) de noter que les incendies qui ravagent la Terre à l’ère actuelle ne sont pas juste anodins. En effet, entre les mains des humains, ces combustions ont aussi des causes plus profondes : les sociétés modernes brûlent des paysages lithiques, une biomasse autrefois vivante, désormais fossilisée sous forme de charbon, de gaz et de pétrole, ce qui aggrave les incendies de ces paysages. Cette influence ne vient pas seulement du changement climatique (bien que ce soit clairement un facteur).

La transition vers une civilisation fondée sur les combustibles fossiles a également une incidence sur la manière dont les habitants des sociétés industrielles vivent sur les terres et sur le type de pratiques qu’ils adoptent en matière de feux.

Mais même sans le changement climatique, un grave problème d’incendie existerait à l’heure actuelle. Les agences foncières américaines ont réformé leurs politiques en vue de rétablir un bon comportement vis-à-vis des feux, il y a de cela 40 ou 50 ans, excepté quelques zones, cela n’a pas été réalisable à grande échelle.

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L’incendie Kincade Fire brûle tout sur son passage. Ici dans le comté de Sonoma, en Californie, le 24 octobre 2019. Crédits : Noah Berger/AP

Un incendie n’est pas le résultat d’un seul et unique facteur. En effet, les flammes synthétisent leur environnement : le feu est comme une voiture sans conducteur qui roule sur la route, en intégrant ce qui l’entoure. Parfois, il doit faire face à une courbe prononcée, plus communément appelée changement climatique. Parfois, c’est une intersection délicate où le paysage urbain et la campagne se rencontrent. Il arrive parfois que des accidents de la route (comme par exemple des coupes forestières, des herbes envahissantes ou des environnements post-brûlés), entraînent des accidents.

À l’heure actuelle, le changement climatique améliore les performances des incendies, il est effectivement propice aux feux. Et comme il s’agit d’un phénomène mondial, sa portée est absolument gigantesque : de zones d’incendie de plus en plus nombreuses, des extinctions de masse et autres effets néfastes. Cependant, le changement climatique ne suffit pas à lui seul à expliquer le fléau des incendies.

Il faut considérer le feu dans toutes ses manifestations : l’inflexion critique des temps modernes s’est produite lorsque les humains ont commencé à brûler de la biomasse fossilisée plutôt que vivante. Cela a déclenché une «transition pyrique » qui ressemble à la transition démographique qui accompagne l’industrialisation lorsque les populations humaines se développent d’abord, puis se réduisent.

Quelque chose de similaire se produit avec la population d’incendies, tandis que de nouvelles sources d’inflammation et de nouveaux carburants deviennent disponibles.

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Le grand incendie de 1910 a tué 78 pompiers à Idaho et au Montana (USA) et a entraîné un demi-siècle de gestion forestière axée sur la suppression des incendies. Crédits : Library of Congress

Finalement, alors que la substitution technologique (par exemple, le remplacement des bougies par des ampoules) et la suppression active réduisaient la présence de flammes nues, la population d’incendies est tombée au point où l’incendie ne pouvait plus effectuer le travail écologique requis. Entre temps, la société s’est réorganisée autour des combustibles fossiles, s’adaptant à la combustion des paysages lithiques et ignorant le feu latent des vivants.


Mais à présent, les sources surchargent les puis : il y a trop de biomasse fossile qui est brûlée pour être absorbée dans les limites écologiques anciennes. Les carburants dans le paysage vivant s’empilent et se réarrangent. Le climat est déréglé.

L’ère du Pyrocène ?

Au vu de ce qui se passe actuellement à travers le monde, nous pouvons facilement imaginer que la Terre entrera dans une véritable ère de feu comparable aux ères glaciaires du Pléistocène, avec l’équivalent pyrique des inlandsis (des glaciers de très grande étendue), des lacs pluviaux, des plaines d’épandage périglaciaires, des extinctions massives et des changements du niveau de la mer.

À l’heure actuelle, il reste difficile d’intégrer pleinement les pratiques de lutte contre le feu humain dans l’écologie traditionnelle. Mais les feux industriels, (contrairement aux feux sauvages), sont uniquement le produit de la manipulation humaine, et sont donc restés en dehors des limites de la science écologique

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Ici, encore une fois les flammes de l’incendie Kincade Fire, qui consumment une maison en Californie, le 24 octobre 2019. Crédits : Noah Berger/AP

Par exemple, dans les pays développés, la combustion industrielle organise l’agriculture, les environnements bâtis, les environnements périurbains et les réserves pour les espaces naturels (et tout cela est disponible pour le développement des incendies).

C’est en additionnant tous les effets directs et indirects, soit les zones en combustion, les zones à brûler (industrie), les impacts hors site, la perturbation de la vie humaine et de ses habitats que nous obtenons une véritable pyrogéographie qui ressemble étrangement à un âge de glace, mais avec du feu. D’où le nom de “pyrocène“.

Conclusion ?

Dans tous les cas, concernant les flammes qui ont éclaté en Californie, en Amazonie, en Angola, en Zambie, au Congo, à Bornéo et en Indonésie, sans parler des incendies inquiétants en Alaska, au Canada, en Sibérie et au Groenland : 2019 restera une année « bouillante », signifiant que nous sommes peut-être bien entrés dans l’ère du Pyrocène…

À présent, selon le CAMS (Copernicus Atmosphere Monitoring Service), au cours du premier semestre 2019, environ 3500 tonnes de dioxyde de carbone ont été produites (ce qui n’est pas forcément supérieur aux mesures de ces 16 dernières années). Par contre, l’augmentation se situe ailleurs : en effet, la différence se trouve dans les incendies ayant éclatés dans les régions arctiques, en particulier les flammes qui ont d’abord touché l’Alaska (soit 9700 kilomètres carrés de toundra et de forêt d’hiver), puis au Groenland, où le pergélisol a perdu de la consistance à cause des incendies.

Contrairement aux incendies en Amazonie, ceux qui ont touché les régions arctiques sont dus à la hausse des températures qui assèchent les forêts et qui, par conséquent, provoquent plus fréquemment des incendies spontanés : dans ces régions, les chutes de neige sont de plus en plus sporadiques et les tempêtes plus fréquentes.

Tandis que les incendies qui ont ravagé l’Afrique, l’Amazonie, l’Indonésie et la Californie sont des feux saisonniers, ou causés par la déforestation et les pratiques agricoles humaines. Finalement, quant aux feux qui ont sévi en Arctique, ils sont totalement imprévisibles car ils sont une conséquence directe de la fragilité et de l’aridité croissante des sols, causés par le changement climatique.

Ces véritables « mégafeux» qui ravagent la planète sont donc une conséquence non négligeable des choix des sociétés modernes.


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Une plante miracle peut freiner la déforestation de l’Amazonie


En Amazonie, il y a les incendies de forêt et la déforestation. L’un peut être la cause de l’autre. Cependant, il existe une plante, qui pourrait remettre la forêt amazonienne en bon état. Elle a l’avantage de grandir vite et de fertiliser le sol pour que d’autres plantes puissent pousser à leur tour. Cependant, si la déforestation continue de plus belle, même cette plante ne pourra pas stopper la disparition de la forêt.
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Une plante miracle peut freiner la déforestation de l’Amazonie

Plus de 90.000 incendies ont été recensés en Amazonie depuis janvier 2019. | Carl de Souza / AFP

Plus de 90.000 incendies ont été recensés en Amazonie depuis janvier 2019. | Carl de Souza / AFP

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur The Independent

L’arbre inga permet de rétablir la biodiversité en recolonisant les zones détruites par les incendies.

Depuis le début de l’année 2019, l’Amazonie est en proie à de violents incendies qui ont déjà dévasté plus de 7.853 kilomètres carrés de forêt. Au milieu de cette triste scène apocalyptique, une plante toute particulière apparaît comme une lueur d’espoir: l’arbre inga. Il peut à la fois pousser rapidement sur les terrains ravagés par les flammes et favoriser la fertilité de ces sols, accélérant ainsi la renaissance de la flore.

Cette plante, qui compte environ 300 espèces, libère une grande quantité d’azote, un nutriment essentiel pour les autres plantes, dans ces sols pauvres laissés en friche après le passage d’un des 90.000 incendies recensés dans la région cette année. Grâce à ce travail de fond, les terrains deviennent suffisamment fertiles pour que d’autres espèces s’y enracinent à nouveau. Une solution salutaire bienvenue dans un contexte morose.

Selon la Fondation Inga, la plantation de cet arbre pouvant atteindre une taille maximale de 20 mètres de hauteur permettrait aussi de «protéger les sols, supprimer les mauvaises herbes et fournir de la nourriture».

Sa gousse de 30 à 40 centimètres de long contient en effet jusqu’à trente graines aplaties, dont la membrane fine est comestible. Cette source de nourriture aide les populations locales à s’alimenter ainsi qu’à nourrir le bétail.

Corridor pour la faune sauvage

Vue du ciel, une partie de la plus grande forêt du monde est défigurée, fractionnée en différentes zones éloignées parfois de plusieurs kilomètres. Cultiver l’inga pourrait conserver des corridors vitaux pour la faune sauvage dans ces espaces désertiques. C’est notamment l’objectif de l’institut Ouro Verde, qui s’est lancé dans un vaste projet visant à soutenir et encourager les agriculteurs souhaitant planter ces arbres.

Mais pour ne pas être vaines, ces tentatives de reverdir les zones dévastées de l’Amazonie doivent avoir lieu en même temps que l’arrêt de la destruction de la forêt tropicale. Pour l’instant, les choses n’ont pas l’air d’évoluer dans le bon sens. Les incendies frappant cette région du monde se multiplient et 2019 restera dans les mémoires comme une année noire, avec une hausse de 93% de la déforestation par rapport à la période de janvier à septembre de l’année précédente, selon l’Institut national de recherche spatiale (INPE).

Le professeur Thomas Lovejoy de l’Université George-Mason a déclaré en août à The Independent que la déforestation pourrait atteindre prochainement un «point de basculement» irréversible si le problème n’était pas pris en charge à sa juste mesure.

Si ce scénario venait à se confirmer, cet enseignant qui étudie l’Amazonie depuis 1965 pourrait ainsi assister, comme le reste du monde, à la mort progressive du poumon vert de notre planète.

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Le combat d’une jeune Ougandaise contre le changement climatique


Une autre jeune, une Ougandaise Leah Namugerwa qui a voulu suivre les traces de Greta Thunberg. Elle a organisé toute seule sa première manifestation pour l’environnement malgré les doutes de sa famille. Aujourd’hui, ils sont plusieurs jeunes qui veulent des actions concrètes contre les changements climatique en Ouganda.
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Le combat d’une jeune Ougandaise contre le changement climatique

Le combat d'une jeune Ougandaise contre le changement climatiqueLeah Namugerwa, une Ougandaise de 15 ans, tient une pancarte prônant la grève pour alerter contre le réchauffement planétaire, le 4 septembre 2019 à Kampala.© AFP/SUMY SADURNI

Par AFP

Kampala (AFP)

Quand la jeune Ougandaise Leah Namugerwa a eu 15 ans en août, au lieu de fêter son anniversaire avec sa famille et ses amis, elle a décidé de planter 200 arbres, pour alerter sur les dommages causés à l’environnement dans son pays.

Jonglant entre l’école, les manifestations, les discours qu’elle prononce dans les capitales de la région pour appeler à sauver la planète, elle fait partie de ces jeunes inspirés par la désormais célèbre militante écologiste suédoise Greta Thunberg, âgée de 16 ans.

« Si les adultes ne sont pas prêts à prendre l’initiative, moi et d’autres enfants nous leur montrerons la voie. Pourquoi est-ce que je devrais regarder sans rien faire, quand des injustices environnementales se déroulent sous mes yeux », a déclaré Leah la semaine dernière à Kigali, où son discours sur l’urgence climatique lui a valu une « standing ovation ».

De retour à Kampala, elle raconte que l' »inaction » du gouvernement ougandais sur les thématiques environnementales et les sit-in de Greta Thunberg devant le Parlement suédois l’ont incité à organiser des grèves hebdomadaires dans son école.

Leah fait partie du mouvement de jeunes Fridays for Future, initié par Greta Thunberg, qui a reçu cette semaine le prix d' »ambassadeurs de conscience » de l’ONG Amnesty International.

La jeune fille est à l’origine d’une campagne pour inciter la ville de Kampala à interdire l’usage des sacs plastiques, et pour alerter sur les risques de la déforestation et les sécheresses prolongées et inondations attribuées au changement climatique.

« Ce qui m’a fait m’inquiéter et m’a poussée à m’impliquer dans cette campagne, c’est le changement climatique et l’impact qu’il a sur nos vies: les fortes températures, plus élevées que jamais, que nous avons connues; les inondations (…); les maladies qui se répandent », dit-elle.

Elle considère que les jeunes « doivent dire ce qu’ils ont sur le cœur ». « Si on ne le fait pas, notre avenir n’est pas garanti. Les dirigeants actuels ne seront plus là, mais nous nous le serons et nous souffrirons des conséquences de leur inaction. Nous devons parler maintenant, pas demain. »

– ‘C’est réel’ –

Originaire du district de Mukono, dont les forêts ont été décimées ces dernières décennies en raison de l’expansion de la capitale ougandaise voisine, elle a organisé toute seule sa première manifestation pour la défense de l’environnement un vendredi en février cette année, dans une banlieue de Kampala.

« Je sentais que je faisais ce qu’il fallait, que j’étais sur la bonne voie, mais pour la plupart des gens, dont des membres de ma famille, ça leur semblait bizarre. Ils me regardaient étrangement, secouaient leur tête comme s’ils n’y croyaient pas, pendant que je tenais mes pancartes », raconte-t-elle.

Maintenant, un groupe de jeunes gens la rejoint chaque vendredi, manquant un jour d’école pour faire grève.

« Des gens m’ont critiquée. Ils disent qu’à mon âge, le vendredi, je devrais être en cours et pas dans les rues à faire grève. C’est une bonne chose que mes parents m’aient soutenue et encouragée », explique l’adolescente dont le père, à la tête d’une société de vente de matériaux de construction, accompagne régulièrement sa fille en voiture pour son action hebdomadaire.

Leah, qui prendra part ce vendredi à des manifestations mondiales sur le thème de l’urgence climatique, est rassurée de voir que l’intérêt pour les questions environnementales augmente en Ouganda.

« On ne donne pas aux problématiques liées au changement climatique la priorité qu’on devrait leur donner (…). Mais grâce à notre campagne, le débat commence à prendre maintenant », remarque-t-elle.

Pour Jérome Mukasa, 15 ans, l’un des jeunes qui l’ont rejointe dans son combat, Leah a ouvert les yeux des jeunes Ougandais sur les crises environnementales qui frappent l’Ouganda.

« Avant, le message sur le climat et l’environnement n’était pas clair pour certains d’entre nous, mais Leah l’a simplifié pour nous, en nous disant que c’est réel et que c’est un danger pour nous tous. »

© 2019 AFP

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La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espace


La NASA expérimente une façon d’éradiquer le paludisme depuis l’espace, qui a commencé depuis 2017. Ils ont remarqué que la déforestation semble être une conséquence du paludisme. Pouvoir prévoir à l’avance les risques de contamination et amener le personnel en prévention pour éviter des épidémies
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La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espace

La Nasa veut lutter contre le paludisme depuis l’espacePhoto: Getty Images

Plusieurs maladies véhiculées par les moustiques sévissent encore dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, la dengue, le virus Zika, le chikungunya, mais aussi le paludisme (ou malaria), contre lequel la Nasa expérimente depuis l’espace une nouvelle technique en Birmanie afin de tenter de l’éradiquer.

Les scientifiques de l’agence spatiale américaine, en partenariat avec des chercheurs de l’université américaine du Maryland, exploitent des données satellitaires regroupant divers facteurs environnementaux comme la température, l’humidité du sol, les précipitations et la couverture forestière.

Ils les combinent ensuite avec des données socioéconomiques comme la densité de la population et le nombre de déplacements transfrontaliers.

L’objectif est d’identifier à l’avance les zones particulièrement sensibles au paludisme, pour que du personnel qualifié et des médicaments puissent être acheminés à temps afin de prévenir une éventuelle épidémie.

«Beaucoup de personnes utilisent dans une certaine mesure la modélisation spatiale (…) Mais pas avec la même intensité et les mêmes capacités que celles que nous avons ici», explique à l’AFP Tatiana Loboda, la scientifique qui pilote le projet en Birmanie.

L’expérimentation a débuté en 2017, mais l’équipe de la chercheuse a déjà constaté une forte corrélation entre le taux de déforestation et la maladie.

Une théorie (qui reste à prouver) est que ces zones, comprenant souvent des exploitations forestières, des mines et des plantations, accueillent un nombre particulièrement important de travailleurs migrants ou saisonniers qui transportent avec eux de nouvelles souches du parasite.

La tâche des scientifiques est délicate en Birmanie où plusieurs régions, théâtres de conflits entre l’armée et des factions rebelles, sont très difficiles d’accès.

«Je voudrais couvrir l’ensemble du pays en effectuant des déplacements aléatoires (sur le terrain), mais je ne peux pas», déplore Tatiana Loboda.

Le nombre de décès dus au paludisme a chuté dans le pays de 3900 en 2010 à 220 en 2017, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que cette maladie connaît une baisse massive du nombre de cas dans le monde depuis une dizaine d’années (-40%) et pourrait être éradiquée «en l’espace d’une génération», selon un rapport publié dans la revue The Lancet.

Mais la Birmanie héberge plusieurs formes de paludisme résistant au traitement standard et les experts craignent qu’elles se répandent notamment en Afrique subsaharienne où se concentre la majorité des décès.

La dengue et le paludisme, deux maladies qui se transmettent via une piqûre de moustique, présentent des signes cliniques relativement semblables (forte fièvre, vomissements…). Les zones les plus exposées au paludisme sont généralement les régions rurales ou reculées, tandis que la dengue est très active dans les zones urbaines ou semi-urbaines.

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Plus de 500 tribus sont mena­cées par les incen­dies en Amazo­nie


La déforestation de la forêt Amazonienne serait un facteur important des feux de forêt qui sévit au Brésil. La tribu Mura a toujours voulu garder leur territoire intact, ils luttent contre la disparition de leur habitat. Ils ne sont pas les seuls, car la forêt la plus grande au monde, abrite environ 500 tribu, sans compter de 3 millions d’espèces animales et végétales. Oui, c’est un crime, un crime contre la planète et l’humanité.
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Plus de 500 tribus sont mena­cées par les incen­dies en Amazo­nie


par  Mathilda Caron


Plus d’un million de personnes, appar­te­nant à quelque 500 tribus de la forêt amazo­nienne, sont mena­cées par les incen­dies dévas­ta­teurs qui touchent la région depuis plusieurs semaines, rappor­tait News.com.au le 22 août.

Face aux flammes, les habi­tants de la zone se mobi­lisent. La semaine dernière, les membres de la tribu Mura ont peint leurs corps en orange et ont saisi des arcs et des massues pour s’en­fon­cer dans la forêt. Leur objec­tif était de lutter contre la défo­res­ta­tion qui entraîne la dispa­ri­tion de leur habi­tat, d’après l’agence Reuters.

Selon l’ONG Insti­tuto Socioam­bien­tal, plus de 18 000 membres de la tribu Mura sont mena­cés. Ils vivent dans l’État d’Ama­zo­nas, le plus vaste et le mieux préservé de la forêt amazo­nienne du Brésil, et sont témoins de la destruc­tion constante des forêts.

Et le 24 août, une autre tribu de l’État du Mato Grosso, au sud de l’Ama­zo­nie, a montré sa déter­mi­na­tion :

« Nous allons nous battre pour défendre la forêt, pour préser­ver notre mode de vie, pour produire sans détruire », expliquent ses membres.

Au total, la plus grande forêt du monde abrite envi­ron 500 tribus, quelque trois millions d’es­pèces animales et végé­tales, et produit envi­ron 20 % de l’oxy­gène dans le monde.

Ces incen­dies sont « une tragé­die, un crime contre la planète et l’hu­ma­nité », a confié l’éco­lo­giste Adriane Muel­bert au maga­zine Natio­nal Geogra­phic.


Sources : News.com.au / Reuters / Natio­nal Geogra­phic

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Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendies


Ce qui protège la forêt amazonienne des incendies est sa densité et son humidité. Hélas, la déforestation vient mettre une ombre sur cette nature unique. En ajoutant les changements climatiques et El Niño, l’Amazonie n’a vraiment pas besoin d’ajouter la déforestation au risque d’incendie.
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Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendies


Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendiesPhoto: Mario Tama/Getty ImagesDéforestation en Amazonie brésilienne

La hausse dramatique du nombre d’incendies en Amazonie brésilienne est avant tout causée par la progression de la déforestation, explique à l’AFP Paulo Moutinho, chercheur à l’Institut de recherche environnementale sur l’Amazonie (IPAM).

Le chercheur remet en cause l’argument du gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui soutient que cette augmentation du nombre d’incendies est due à la sécheresse, habituelle en cette période de l’année.

Le ministre brésilien de l’Environnement, Ricardo Salles, a affirmé que la hausse du nombre d’incendies en Amazonie était due au «temps sec, au vent et à la chaleur». Qu’en est-il?

La déforestation explique la majorité des incendies. Historiquement, ils sont liés à l’avancée de la déforestation, conjuguée à des périodes de saison sèche intense. Mais en 2019 nous n’avons pas une sécheresse aussi sévère que lors des années précédentes, or il y une hausse substantielle des incendies. Tout indique donc que la saison sèche n’est pas du tout le facteur prédominant. S’il y avait eu plus de sécheresse, cela aurait été bien pire.

Qu’est-ce qui provoque ces incendies?

Les incendies ont toujours eu une origine humaine, le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées, pour ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones plus sèches qui n’étaient pas destinées à être brûlées. Très souvent, la pluie les éteint ou ils finissent pas rencontrer des barrières de végétation plus denses et plus humides et s’éteignent d’eux-mêmes.

Combien de temps faut-il pour récupérer ces zones?

En Amazonie, les flammes agissent au niveau du sol, mais cela suffit pour provoquer la mort d’arbres très grands, jusqu’à deux ans après l’incendie. Les arbres morts perdent leurs feuilles, cela entraîne une pénétration plus grande du soleil dans la forêt, la végétation devient alors plus inflammable. S’il n’y a pas de nouveaux incendies, plusieurs décennies seront nécessaires pour retrouver la même densité (de végétation). Dans certaines régions, les zones dévastées sont envahies par d’autres espèces typiques de zones plus sèches, comme celles du Cerrado (la savane brésilienne).

Quelles sont les conséquences de ces incendies?

Il y a d’abord une perte de la biodiversité et de la fonction de la forêt, celle de fournir des nuages à l’atmosphère pour produire la pluie. En outre, les fumées au-dessus des villes amazoniennes ont de graves conséquences sur la santé, provoque de sérieux problèmes respiratoires. Et cela se traduit en dommages économiques.

La politique du président Jair Bolsonaro encourage-t-elle les incendies?

Je n’ai pas de données pour répondre à cela (…) Je peux dire que le problème est très sérieux et que le gouvernement devrait lancer immédiatement une campagne de contrôle et de prévention de la déforestation. Cette progression doit cesser. L’occupation illégale de terres publiques signifie un vol pour tous les Brésiliens. Dans la majorité des cas, la déforestation permet de spéculer en revendant les terres plus tard.

À combien est estimée la déforestation de l’Amazonie aujourd’hui?

La zone du bassin amazonien (au Brésil et dans d’autres pays) qui a été déforestée est équivalente à la surface du territoire français. Cela représente environ 20%. Il en reste encore 80%. Nous avons encore le temps d’éviter un effondrement fonctionnel de la forêt, mais la solution doit être rapide. Il faut prendre en compte également le fait que la dégradation de la forêt ne vient pas seulement de la déforestation. Il y aussi les effets du changement climatique, des phénomènes toujours plus fréquents tels que El Niño, qui apportent beaucoup de sécheresse en Amazonie.

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Plus de 200 millions d’arbres plantés en une journée en Éthiopie


Planter plus de 224 arbres en une seule journée en Éthiopie est vraiment un bel exploit. Si en plus, ils veulent dépasser le record de l’Inde 66 millions d’arbres plantés, alors c’est le genre de défi qui mérite d’être relevé, car en plus, cela lutte contre la déforestation et un coup de pouce pour contrer les changements climatiques. Un exemple à suivre.
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Plus de 200 millions d’arbres plantés en une journée en Éthiopie

Le premier ministre éthiopien, accroupi, plante un arbre.

Abiy Ahmed

PHOTO : TWITTER DU BUREAU DU PREMIER MINISTRE ÉTHIOPIEN

Dans une opération de grande envergure, le gouvernement éthiopien a coordonné lundi la plantation de plus de 200 millions d’arbres en une journée. Un record, selon les autorités.

L’initiative du premier ministre Abiy Ahmed a pour objectif de remédier à la déforestation ainsi qu’à lutter contre les changements climatiques.

La Fana Broadcasting Corporate, filiale de l’État, a annoncé que plus de 224 millions d’arbres ont été plantés lundi, dépassant l’objectif de départ qui était de 200 millions en une journée.

« Aujourd’hui, l’Éthiopie a pour objectif de battre le record du monde pour un héritage vert », avait tweeté le bureau du premier ministre le lundi matin.

Pour sa part, le premier ministre a participé à l’opération en plantant des arbres dans le sud du pays.

À long terme, l’Éthiopie a pour but de planter quatre milliards d’arbres entre mai et octobre.

Selon les responsables de l’Agriculture, plus de 2,6 milliards d’arbres ont déjà été plantés dans presque toutes les régions de ce pays de l’Est du continent africain.

Moins de 4 % des terres du pays sont désormais boisées, recense Farm Africa, une organisation engagée dans la gestion forestière du pays. Cette situation représente un recul d’environ 30 % par rapport à la fin du 19e siècle.

La déforestation chronique du pays est liée, entre autres, à une population croissante et aux changements climatiques, selon les spécialistes.

En plus des citoyens éthiopiens, différents organismes internationaux ont participé à l’opération qui vise à dépasser les 66 millions d’arbres plantés en Inde en 2017.

Le bureau du premier ministre a indiqué à l’Associated Press que des logiciels ont été développés spécialement pour aider à compter le nombre d’arbres plantés.

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